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12/03/2015

Changement ?

2012 :

politique,hollande,ps,changement,le changement c'est maintenant

2015 :

politique,hollande,ps,changement,le changement c'est maintenant

D'une certaine manière, on était prévenu depuis longtemps :

2005 :

politique,hollande,ps,changement,le changement c'est maintenant

TINA, la salope a beaucoup d'amants !

Trop.

Et bien sûr, ils n'écoutent personne d'autres !

Jusque à nous mener dans le mur.

Ou pire.

 

Zgur_

 

PS: Pour éviter toute ambiguïté, je ne regrette pas d'avoir voté Hollande en 2012, d'avoir dégagé Sarkozy (et permis que la Justice enquête sur ses malversations supposées). Je regrette ce que Hollande a fait de sa victoire.

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10/12/2012

Questions de responsabilité, ou la mondialisation et la guerre expliquées par Will Hunting

Il y a parfois des moments de films qui semblent expliquer de façon limpide les questions politiques qui nous concernent. Et pas seulement dans les films qui se veulent explicitement politiques.

Ainsi, j'aime bien ce passage de Matrix dont j'ai déjà parlé.

Mais j'aime aussi la tirade de Matt Damon sur la responsabilité dans Will Hunting :

 

"- La question est : "Pourquoi pas ?"

- Pourquoi je ne travaillerai pas pour la N.S.A. ?
Ca, c'est une colle. Je vais essayer d'y répondre.

Disons que je travaille à la N.S.A et qu'on dépose un code sur mon bureau, un code réputé inviolable. Mettons que je tente ma chance et mettons que je le déchiffre.

Là je suis très content de moi parce que j'ai bien fait mon boulot mais c'était peut-être le code de l'emplacement d'une armée rebelle au Moyen Orient ou en Afrique du Nord.

Et une fois qu'on a repéré le lieu, on bombarde le village où les rebelles se cachent et quinze cents personnes que j'ai jamais vu, qu'y m'ont rien fait, sont tuées.

Et les politiciens disent envoyer les Marines assurer la sécurité parce qu'ils en ont rien à foutre. C'est pas leur gosse qu'ils envoient se faire descendre. Comme eux ils sont jamais allés au feu parce qu'ils étaient tous planqués dans la garde nationale.

C'est un pauvre môme de Boston Sud qui se prend un Shrapnel dans les fesses. Et il revient pour apprendre que l'usine où il travaillait s'est exporté dans le pays d'où il vient d'arriver et le mec qui lui a filé le Shrapnel dans le cul, c'est lui qui a son job parce qu'il bosse quinze cents par jour sans pause pipi.

Maintenant il comprend que la seule raison qu'il y avait de l'envoyer là-bas, c'était de mettre en place un gouvernement qui nous vendrait le pétrole pour pas cher.

Et bien sûr, les compagnies pétrolières exploitent le conflit qu'il y a eu pour faire monter leurs prix et se faire du même coup un beau p'tit bénef.

Mais ça aide pas mon pote qui travaille pour des clous.

Il traine un max à livrer le pétrole bien sûr, peut-être même qu'ils vont employer un alcoolique comme capitaine, un buveur de martini qui s'amuse à faire du slalom entre les icebergs jusqu'au jour où il en frappe un. Le pétrole se déverse et ça tue toute vie dans l'Atlantique nord.

Alors là mon pote est chômeur, il peut pas se payer de voiture c'est à pied qu'il se cherche des jobs, ce qui est pas marrant parce que le Shrapnel qu'il a eu dans le cul lui a filé des hémorroïdes et puis en plus, il crève de faim parce qu'à la soupe populaire on lui propose comme plat du jour, de la morue de l'Atlantique nord avec de l'huile de moteur.

Alors qu'est ce que j'en pense ?

Je vais attendre une offre meilleure.

Je me dis "Putain ! Je ferais peut-être aussi bien de descendre mon pote, prendre son job, le filer à son pire ennemi, faire monter les prix, bombarder et tuer des bébés phoques, fumer de l'herbe, m'engager dans la Garde Nationale... Et puis je serai p't-être élu président."



Je pense souvent à cette tirade, notamment :

- chaque fois que je croise un connard de "responsable" qui me dit "Moi, je ne fais pas de politique, ja fais juste mon travail.",

- quand j'apprends que des journalistes croient malins de divulguer que l'héritier de la Couronne britannique est en Irak ou Afghanistan, mettant ainsi encore plus en danger que d'habitude les soldats qui y sont (et qu'on ne vienne pas m'accuser de complaisance envers ces conflits, voir ici ou là,) ou encore ),

- quand des connards chez Charlie Hebdo, récidivistes, choisissent le pire moment pour balancer leurs dessins anti-islam pour se faire de la pub,

- à chaque fois que j'entends 'On ne peut pas faire autrement. Prions Sainte Tina !"

Ce que j'en pense alors ?

"Je vais attendre une offre meilleure."

Arf !

Zgur_


12/11/2011

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (8/50) The Proclaimers "Sunshine on Leith" (1988)

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les raisons de cette série,
c'est à lire ici, ici ou
.

 musique,politique,mes années 80,the proclaimers,sunshine on leith,ecosse

The Proclaimers est un groupe écossais créé par les jumeaux binoclards Charlie et Craig Reid. Ce groupe est plutôt méconnu en France, sans doute faute de tournée et de promotion des différents disques qu'ils ont sortis depuis une vingtaine d'année.

Pourtant, tout le monde connait certaines de leurs chansons car elle ont été utilisées dans des films, "Shrek" notamment.

Ce disque contient "I'm gonna be (500 miles)", leur premier tube, utilisé dans le film Benny and June" :

 

 

Il contient aussi de nombreuses ballades et des chansons au contenu plus politique, puisque les frères Reid sont favorables à l'indépendance de l'Ecosse.  Ils posent ainsi dans "What to do" la question de la démocratie par le nombre on fait partie de la minorité.

"...
Pat votes the scots way
Just like her mother
But south always takes all
Just like her brother

The next time she might vote
So might the others
But times running out pal
Cause they’re giving up in numbers

What do you do
When democracy’s all through
What do you do
When minority means you?"

 

Mais la chanson de de disque que je préfère, et des Proclaimers en général, c'est "Cap in hand" qui parle clairement de notre passivité devant le fait de voir notre pays être dirigé par d'autres.

Eux parlent de l'Ecosse par l'Angleterre ...

 

"CAP IN HAND"

I could tell the meaning of a word like serene
I got some 'O' Grades when I was sixteen
I can tell the difference between magarine and butter
I can say "Saskatchewan" without starting to stutter

But I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand
I could get a broken jaw from being in a fight
I know its evening when day turns to night
I can understand why Stranraer lie so lowly
They could save a lot of points by signing Hibs Goalie

But I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand

We fight - when they ask us
We boast - then we cower
We beg
For a piece of
Whats already ours

Once I thought I could make God a bribe
So I said I was in his lost tribe
Getting handouts can be so frustrating
"Get in line son, there's five million waiting"

I can't understand why you let someone else rule your land, cap in hand
I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand
I can't understand why you let someone else rule your land, cap in hand

Ce qui veut dire :

Nous combattons - quand ils l'exigent
Nous plastronnons - puis nous tremblons de
Quémander
Un morceau de
Ce qui est DEJA à nous.

...

Je ne peux pas comprendre pourquoi nous laissons quelqu'un d'autre diriger notre pays, casquette à la main !

 

J'y vois aussi la démocratie dévoyée ( "Un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple",  avez-vous dit avec Lincoln ?) alors que nos pays sont de plus en plus évidemment dirigés aux profits exclusifs de la finance et de leurs soutiens et complices au pouvoir.

Je traduirais donc volontiers le refrain de cette chanson

 Je ne peux pas comprendre pourquoi nous laissons quelqu'un d'autre diriger notre pays, l'arme au pied !

Je parle de l'arme politique et idéologique bien sûr.

Sachant néanmoins qu'eux, n'hésiterons pas bientôt à faire un usage élargi des armes, '"maintien de l'ordre", qu'ils disent) dans la guerre qu'ils nous font.

Oui. Il y a beaucoup de sens et de sensibilité dans les chansons des Proclaimers.

Découvrez les, si vous ne les connaissez pas encore.

Paz y salud !

Et slàinte mhath

Zgur_

 

BONUS :

The Proclaimers  chez Wikipedia

Site officiel de The Proclaimers

Les Proclaimers sont aussi fans de football, de l'équipe écossaise du Hibernian Football Club, et Sunshine on Leith le titre de cet album est devenu l'hymne de ce club à l'occasion d'une tentative de rachat combattue par les supporters.

 

Et cliquez là pour lire et écouter tous les épisodes de Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

11/08/2011

Non. La crise n'est pas arrivée comme un phénomène météo. Elle a des responsables bien humains, et ils ont des objectifs bien précis

Une des choses qui m'énèrvent le plus quand j'entend les commentaires sur les événements économiques qui se produisent, et notamment lors des crises économiques ou des krachs boursiers, c'est bien tous ces emprunts au vocabulaire le la météorologie.

En effet, parler de tempête boursière, de coup de tonnerre, d'ouragan, de tsunami a un objectif précis, celui de nous faire croire que ce qui arrive est du domaine de la nature des choses, alors qu'il s'agit bien de conséquences d'actions strictement humaines. Les marchés ne sont pas naturels, il sont le produits des hommes, tout comme leur fonctionnement.

Alors heureusement qu'il y a quelques films et livres (de plus en plus) pour nous expliquer le pourquoi et le comment de ces événements humains, trop humains. La rage qui nous étreint à les voir et les lire expliquent sans doute que certains préfèrent les camoufler sous les oripeaux de la météo.

Alors pour comprendre le pourquoi de la merde dans la laquelle nous sommes et dans laquelle nous allons vraisemblablement nous enfoncer de plus en plus, voici trois films ou livres hautement recommendables (parmi plein d'autres):

Tout d'abord, "Inside Job"un documentaire (Oscar 2011 du documentaire) à voir et à faire voir à tous :


Inside Job - Bande-annonce - VOST par SonyPicturesFr

 On peut voir le film ici. On peut l'acheter en DVD là.

 

Pour continuer, quelques extraits du livre de Paul Jorion qui nous annonce rien moins que "Le capitalisme à l'agonie".

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"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté.

[…]

Nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui son habituelles depuis deux siècles, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement, et pour tout dire, celle de sa chute.

[…]

Ce qui conduit à penser que des systèmes comme le capitalisme marchent, c’est un double phénomène : premièrement le fait qu’il est objectivement très avantageux pour un petit nombre, et que cette minorité dispose, de ce fait, des moyens financiers qui lui permettent de promouvoir l’idée que « cela marche » (on pense ici au financement par les banques et des mécènes milliardaires, aux Etats-Unis, de facultés de «sciences » économiques où l’on produit des « théories » justifiant le comportement des banquiers et des milliardaires), et, deuxièmement, le fait qu’aux yeux de la masse – à qui l’on réussit à cacher la quasi-impossibilité pour elle d’accéder au petit groupe des bénéficiaires du système -, son exclusion du nombre des élus peut paraître imputable à un simple « incident technique » aisément réparable, l’initiative de le réparer ne semblant relever que de la volonté individuelle : «  Si je faisais un peu plus d’exercice… si je me levais un peu plus tôt le matin… » - autrement dit, le système tire partie de la prédisposition humaine à l’espérance.

[…]

La crise a généré une pléthore de faits invalidants le bien-fondé de la déréglementation et de la privatisation prônées par le libéralisme radicale qui s’est épanoui en Grande-Bretagne dans les années 70, puis aux Etats-Unis dans les années 80, avant de trouver son expression consommée en Europe dans le texte du traité de Lisbonne. Réduire la dette publique au cœur de la crise, c’est bien entendu agir à contretemps, mais l’erreur n’est pas commise de bonne foi : à défaut de pouvoir justifier la poursuite de la révolution ultralibérale au moment où sa nocivité a été amplement démontrée, on cherche des prétextes qui permettront de la proroger. Car si programme a trouvé sa réfutation dans la réalité, la volonté de le mener à son terme n’a pas faibli pour autant parmi ses partisans endurcis. Les faits comptent pour si peu aux yeux des idéologues. On s’en est donc pris sous couvert de rigueur, aux mesures de protection sociales qui avaient pourtant permis à certains pays – à la France en particulier, de s’en tirer bien mieux , dans les soubresauts de la crise, que bon nombre d’autres."

 

Les bénéficiaires de cette croisade ultraliberale veulent donc se poursuivre avec l'aide de leurs affidés qui essayeront comme par le passé de profiter le la "Stratégie du choc", comme décrite et dénoncée par Naomi Klein dans son livre et le documentaire qui en a été tiré :

 
LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE par baryla

 

Naomi Klein nous dit "il n'y a plus d'effet de surprise, nous sommes devenus résistants au choc".

Rien n'est moins sûr pour la majorité des gens, soumis et bombardés par la propagande ordinaire de l'ordre libéral et de ses laquais et larbins des médias.

Alors,

Informons nous librement et ...

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

08/05/2008

TINA est une grosse salope ... et menteuse en plus

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En réponse à quelques commentaires quasi désespérés (de cui cui, tgb, coccinelle)  à mon billet précédent, je pourrai proposer de lire les "Que faire ?" de  Nikolaï Tchernychevsky ou de Lenine.

Mais ces textes, malgré leur interêt certain, datent d'une autre époque et l'un d'eux a fait l'objet d'une exprérimentation politique peu concluante.

Toutefois, je viens de commencer un livre de John Saul qui devrait nous redonner un peu d'espoir.

Extrait :

"Le fait de croire en la possibilité de changer représente quelque chose de bien précis.  Cela signifie que nous croyons en la réalité du choix,  que nous croyons qu'il existe bel et bien des choix, que nous avons le pouvoir de choisir dans l'espoir de rendre la socété meilleure. [...] Au coeur même de l'idée de civilisation en tant que projet commun, il y a la conviction que les citoyens possèdent ce pouvoir de choisir. Et plus les gens croient qu'il existe des choix rééls, plus ils veulent voter - acte minimal - et, ce qui est important, plus ils veulent s'impliquer dans la société."  (p. 13)

 

Parce que si tu ne t'occupes pas de politique, la politque s'occupe de toi quand même. 

Et TINA, cette grosse salope menteuse, n'est pas une fatalité.

Juste une idée (bien) reçue dans les sphères des gens actuellement au pouvoir.

 

Ajout de 19h30

J'ai continué ma lecture cet après midi :

"Croire en la réalité du choix est l'une des caractéristiques les plus fondamentales du pouvoir. Assez curieusement, beaucoup d'individus qui pensent être des leaders trouvent cette réalité très exigeante. Ils croient que leur boulot consiste à comprendre le pouvoir et le management, et peut-être à apporter des corrections mineures dans ce qu'ils pensent être le cours des évènements. Mais ils tiennent pour assurées les vérités dominantes du jour et sont donc fondamentalement passifs.

Par suite, c'est la réalité qui leur impose un changement. Ou bien on les remplace"

[...]

"Quest ce que la barbarie ?

C'est davantage que de la violence physique. Plus profondément, c'est un atteinte à la confiance en soi individuelle. C'est notre confiance en nous qui nous permet de discerner dans la complexité et l'incertitude de la réalité quelque chose de positif, de façon à ne pas être effrayés par la possibilité de choisir. La barbarie peut être considérée comme une violence infligée à la vision que l'individu a de lui-même comme citoyen. Et cette violence vient de la croyance selon laquelle la vérité s'est révélée par elle-même. Une vérité religieuse, une vérité raciale, une vérité économique.  Même une vérité scientifique. L'adjectif ne compte guère.

A la fausse lumière de la vérité , l'histoire s'étiole et semble toucher à sa fin. Le destin, semble-t-il, oeuvre implacablement. Et le pouvoir décline; plus de choix ni de civisme. Au lieu de cela, on privilégie l'exercice rafiné du pouvoir, qu'on peut acquérir et conserver en surfant habilement sur la vague de l'inévitable. " (pp. 21-22)

"Surfer habilement sur la vague de l'inévitable", ça me rappelle furieusement quelques uns.

Ce bouquin est décidément très intéressant et en phase avec ce que nous vivons.

 

Zgur

 

 

En savoir plus 

Sur John Saul :  biographie sur wikipedia, en anglais

en français sur l'encyclopédie canadienne

Site officiel : www.johnsaul.com C'est un homonyme

Je vous conseille aussi son livre "Le compagnon du doute", chez Payot,  excellent. 

 
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