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25/11/2007

Mission Olivennes : comme la maffia, juge et partie

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Le nouveau boss de l'industrie musicale ?

 

Ca y est.

Ca pue encore le foutage de gueule.

La (grosse) commission Olivennes a rendu son rapport sur  "la lutte contre le téléchargement illicite et pour le développement des offres légales d'oeuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques"

Demander au patron de la FNAC de piloter la commission de "lutte contre le piratage", c'est comme commander au chef de la mafia un rapport sur la lutte contre le racket. Un peu trop juge et partie!

Les lobbies sont au travail pour ne défendre que leurs intérêts et camoufler les conséquences de leurs erreurs.

Les medias aux ordres crient victoire.

Les artistes qui sont mis en avant ne sont que les dindons de la farce. 

Et de  nouvelles lois liberticides sont en préparation au détriment des citoyens.

C'est un dossier complexe où la désinformation règne et où on ne nous propose qu'une solution, présentée comme seule possible  (TINA a encore frappé!).

J'y reviendrai bientôt.

En attendant,

Vigilance et information.

 

Zgur 

 

En savoir plus: avec la ligue Odebi sur odebi.org 

28/08/2006

« Évidemment » le piratage …

medium_pirate.gifQue les choses soient claires, les chroniques économiques du matin des radios m’énervent prodigieusement. Leurs a priori idéologiques se camouflent difficilement derrière une soi-disant neutralité et une objectivité journalistique qui reste à démontrer.

Aujourd’hui 28 août 2006, sur Europe 1, c’est un coutumier du raccourci, Axel de Tarlé, qui nous entretenait ainsi de la chute d’un distributeur de disques au Etats-Unis :

 " - Towers Records en faillite.

- Tower Records c’est un peu l’équivalent de la FNAC ou de Virgin aux Etats-Unis et pour la deuxième fois en deux ans le célèbre disquaire américain s’est déclaré en faillite aux Etats-Unis. En cause : la chute des ventes de CD qui ont encore reculé de 6% l’an dernier dans le monde.

- Et tout ça à cause évidemment du piratage."

 

Tout est dans ce  "évidemment" prononcé par le journaliste qui relance les différents sujets de la chronique d’Axel de Tarlé. Car sans même connaître ce sujet (Tower records), on peut se poser légitimement la question de savoir pourquoi la déconfiture d’une entreprise serait « évidemment » due à une cause unique et « évidemment » totalement extérieure à l’entreprise.

 La remarque de la chronique d’Axel de Tarlé sous entend :

- que les dirigeants de Tower Records ne sont pour rien dans la faillite de leur entreprise,

- que cette faillite n’est que la conséquence de la baisse des ventes MONDIALES de CD,

- que cette baisse est le seul fait du piratage.

Il semble cependant que les choses soient un peu plus complexes que cela.
Créée en 1960 à Sacramento par Russ Solomon dans le drugstore de son père ; Tower Records a su, pendant 40 ans, profiter des évolutions du marché du disque aux Etats unis. Se développant petit à petit, Towers Records ouvre un magasin à San Francisco en 1968, un à Tokyo en 1973 et , grand saut pour une chaîne régionale états-unienne, à New-York en 1983, au bon moment pour bénéficier du boom du Compact Disc qui va durer un quinzaine d’année. (1).

Tower Records, c’est aujourd’hui 89 magasins dans 20 états des Etats-Unis dont 44 en Californie. Selon la Recording Industry Association of America, il s’est vendu plus de 705 millions de CD en 2005 (-8% par rapport à l’année précédente) dont 13.6 million sur internet (+199% par rapport à 2004) (2)

Pourtant, le distributeur « n'a pas réussi à s'adapter à un paysage en évolution rapide, avec l'irruption d'acteurs comme le magasin en ligne Amazon.com, le géant de la distribution Wal-Mart, ou le développement de la musique numérique. » comme l’écrit le journal québécois Le Devoir (3) qui ajoute que « Wal-Mart cause dans doute du tort à Tower en bradant les CD pour en faire des produits d'appel qui lui permettent de remplir ses magasins ». Cité par le San Francisco Chronicle, Don VanCleave, président de la Coalition des disquaires indépendants états-uniens, rappelle que chaque magasin Tower Records avait son propre acheteur, responsable de son stock, ce qui permettait au magasin de refléter les préférences de sa clientèle locale. Puis la compagnie a décidé de centraliser les achats. Conséquence : une uniformisation de l’offre (2).

Internet n’est donc qu’une partie du problème de Tower Records, la mauvaise gestion stratégique de la direction de l’entreprise semble en cause, sans oublier la concurrence de la grande distribution tentaculaire.

On est loin du piratage, non ?

On est loin de toute « évidence », non ?

J’attend avec impatience les explications prochaines d’Axel de Tarlé sur les bienfaits de la loi DAVDSI sur la création musicale et audio visuelle.

Zgur


Sources :
(1)http://www.pbs.org/newshour/bb/business/july-dec06/music_...

(2)http://sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2006/08/26/T...

(3)http://www.ledevoir.com/2006/08/28/116839.html

Dessin de Georges Mathieu 

 

 
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