12.09.2009
Sale temps pour les Willy

Les Amoureux De La Bastille, 1957
C'est vraiment un sale été pour les Willy.
Après Willy DeVille parti bien trop tôt il y a quelques semaines, voici le tour du photographe Willy Ronis, parti presque centenaire rejoindre Doisneau, Brassaï et les autres maîtres de la lumière et de l'argentique.
Mais si chaque nouvelle rencontre avec Willy Ronis au hasard des médias me semblait relever d'une grâce et d'un miracle qui semblait devoir durer éternellement malgré les 99 ans du Monsieur, il n'y avait aucune raison décente de craindre la disparition prématurée du guitariste écartelé entre les villes de New York, Paris et la Nouvelle Orléans.
Les voilà partis tous les deux.
Mais nous pourrons toujours profiter de leurs oeuvres, même dans notre sommeil.
Willy de Ville : "Even While I Sleep"
"You maybe far away
Or just maybe down the street
I hear every sound that you make
And every time that your heart beats
You’re there in every dream I dream
You’re there even when I sleep"
Et que la mort veuille bien ficher la paix aux "Little Willies", merci.
Paz y Salud
Zgur
22:46 Publié dans Humeur, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : art, photographie, musique, willy, willy ronis, willy de ville, 2009
05.04.2009
Un peu de beauté (perdue) dans ce monde de merde (6) : Indiens par Edward S. Curtis & Talking Heads
On connait tous les photos d'indiens prises il y a un siècle par Edward S. Curtis sans connaitre forcément son nom.
En voici quelques unes choisies parmi les milliers de son oeuvre monumentale.



Et écoutons le vent avec Mojique, et avec les "Têtes parlantes".
Mojique thinks of days before americans came
He sees the foreigners in growing numbers
He sees the foreigners in fancy houses
He thinks of days that he can still remember...now.
Mojique holds a package in his quivering hands
Mojique sends the package to the american man
Softly he glides along the streets and alleys
Up comes the wind that makes them run for cover
He feels the time is surely now or never...more.
The wind in my heart
The wind in my heart
The dust in my head
The dust in my head
The wind in my heart
The wind in my heart
(come to) drive them away
Drive them away.u
Mojique buys equipment in the market place
Mojique plants devices in the free trade zone
He feels the wind is lifting up his people
He calls the wind to guide him on his mission
He knows his friend the wind is always standing...by.
Mojique smells the wind that comes from far away
Mojique waits for news in a quiet place
He feels the presence of the wind around him
He feels the power of the past behind him
He has the knowledge of the wind to guide him...on.
The wind in my heart
The wind in my heart
The dust in my head
The dust in my head
The wind in my heart
The wind in my heart
(come to) drive them away
Drive them away.
Et à celles et ceux qui ne comprendraient pas pourquoi certains n'ont pas confiance dans les traités signés par les occidentaux et les étatsuniens en particulier, je conseille d'aller réviser l'histoire des guerres indiennes.
Et pas la peine de me taxer d'antiaméricanisme primaire. Ce pays a de magnifiques qualités mais il a le gros défaut d'oublier ses propres défauts. Et d'oublier la tache indélébile sur laquelle il s'est bâti, comme beaucoup d'autres pays fondés sur le principe de Terra Nullius, justifiant la colonisation (ça vous rappelle pas autre chose?).
Alors profitez de la beauté perdue que nous évoquent les photographies de Curtis et la chanson des Talking Heads.
Poussières dans ma tête
Le vent dans mon coeur...
Paz y Salud !
Zgur
voir aussi Un peu de beauté dans ce monde de merde (5) et toujours chez l'ami Fleuryval
11:59 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : culture, musique, art, photographie, edward s. curtis, indians, indiens, talking heads, listening wind










