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12.11.2011

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (8/50) The Proclaimers "Sunshine on Leith" (1988)

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les raisons de cette série,
c'est à lire ici, ici ou
.

 musique,politique,mes années 80,the proclaimers,sunshine on leith,ecosse

The Proclaimers est un groupe écossais créé par les jumeaux binoclards Charlie et Craig Reid. Ce groupe est plutôt méconnu en France, sans doute faute de tournée et de promotion des différents disques qu'ils ont sortis depuis une vingtaine d'année.

Pourtant, tout le monde connait certaines de leurs chansons car elle ont été utilisées dans des films, "Shrek" notamment.

Ce disque contient "I'm gonna be (500 miles)", leur premier tube, utilisé dans le film Benny and June" :

 

 

Il contient aussi de nombreuses ballades et des chansons au contenu plus politique, puisque les frères Reid sont favorables à l'indépendance de l'Ecosse.  Ils posent ainsi dans "What to do" la question de la démocratie par le nombre on fait partie de la minorité.

"...
Pat votes the scots way
Just like her mother
But south always takes all
Just like her brother

The next time she might vote
So might the others
But times running out pal
Cause they’re giving up in numbers

What do you do
When democracy’s all through
What do you do
When minority means you?"

 

Mais la chanson de de disque que je préfère, et des Proclaimers en général, c'est "Cap in hand" qui parle clairement de notre passivité devant le fait de voir notre pays être dirigé par d'autres.

Eux parlent de l'Ecosse par l'Angleterre ...

 

"CAP IN HAND"

I could tell the meaning of a word like serene
I got some 'O' Grades when I was sixteen
I can tell the difference between magarine and butter
I can say "Saskatchewan" without starting to stutter

But I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand
I could get a broken jaw from being in a fight
I know its evening when day turns to night
I can understand why Stranraer lie so lowly
They could save a lot of points by signing Hibs Goalie

But I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand

We fight - when they ask us
We boast - then we cower
We beg
For a piece of
Whats already ours

Once I thought I could make God a bribe
So I said I was in his lost tribe
Getting handouts can be so frustrating
"Get in line son, there's five million waiting"

I can't understand why you let someone else rule your land, cap in hand
I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand
I can't understand why you let someone else rule your land, cap in hand

Ce qui veut dire :

Nous combattons - quand ils l'exigent
Nous plastronnons - puis nous tremblons de
Quémander
Un morceau de
Ce qui est DEJA à nous.

...

Je ne peux pas comprendre pourquoi nous laissons quelqu'un d'autre diriger notre pays, casquette à la main !

 

J'y vois aussi la démocratie dévoyée ( "Un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple",  avez-vous dit avec Lincoln ?) alors que nos pays sont de plus en plus évidemment dirigés aux profits exclusifs de la finance et de leurs soutiens et complices au pouvoir.

Je traduirais donc volontiers le refrain de cette chanson

 Je ne peux pas comprendre pourquoi nous laissons quelqu'un d'autre diriger notre pays, l'arme au pied !

Je parle de l'arme politique et idéologique bien sûr.

Sachant néanmoins qu'eux, n'hésiterons pas bientôt à faire un usage élargi des armes, '"maintien de l'ordre", qu'ils disent) dans la guerre qu'ils nous font.

Oui. Il y a beaucoup de sens et de sensibilité dans les chansons des Proclaimers.

Découvrez les, si vous ne les connaissez pas encore.

Paz y salud !

Et slàinte mhath

Zgur_

 

BONUS :

The Proclaimers  chez Wikipedia

Site officiel de The Proclaimers

Les Proclaimers sont aussi fans de football, de l'équipe écossaise du Hibernian Football Club, et Sunshine on Leith le titre de cet album est devenu l'hymne de ce club à l'occasion d'une tentative de rachat combattue par les supporters.

 

Et cliquez là pour lire et écouter tous les épisodes de Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

19.06.2011

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (7/50) Joe Jackson "Look Sharp" & "I'm the man" (1979)

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les raisons de cette série, c'est à lire ici, ici ou .


Ah, ça fait un moment que je veux mettre ces deux disques de Joe Jackson dans cette série sur mes années 80. Et ne venez pas me dire qu'ils sont sortis en 1979, parce qu'en France ça doit être en 80 et puis je suis chez moi ici et je fais ce que je veux. Non mais.

jjacksonsharpman.jpg

Joe Jackson est un immense musicien. Qui s'est orienté après ses débuts rock énervé nourri de reggae et de punk, vers une musique jazz plus complexe et apaisée mais toujours de grande qualité et avec un grand succès. Tant mieux pour lui.

Mais...

A tous ses disques ultérieurs je préférerai toujours ces deux galettes dont je ne sais quels morceaux choisir (puisque choisir, c'est renoncer) tant je les connais tous pas coeur, les rocks, les ballades, les très énervés et les plus désabusés. Je les aime tous, chacun pour des raisons différentes.

Alors començons par un morceau dominical :

"Sunday papers"

"...If you want to know about the gay politician
If you want to know how to drive your car
If you want to know about the new sex position
You can read it in the sunday papers, read it in the sunday papers

Sunday papers dont ask no questions
Sunday papers dont get no lies
Sunday papers dont raise objection
Sunday papers dont got no eyes..."

(Nous, le dimanche, on a le JDD, Aujourd'hui/LeParisien, ou les torchons sans grand intérêt de la PQR. Ce n'est pas mieux.)

 

Et, dimanche ou pas, You gotta "Look Sharp" !

 

"...Smoke my cigarettes and drink my beer
Tell me that this world is no place for the weak
Then you can look me in the eye
And tell me if you see a trace of fear

You gotta look sharp
You gotta look sharp
And you gotta have no illusions
Just keep going your way looking over your shoulder..."


D'ailleurs, on sait tous que 'C'est different pour les filles" ("It's different for girls")

"...She said - just give me something
Anything
Well give me all you got but not love
No not love she said
Don't you know that it's different for girls
You're all the same"


Mais mon morceau préféré de JJ (1) reste 'I'm the man" dont la modernité est étonnante, tant d'un point de vue musical que du sens des paroles (et sur des superbes images d'un concert au College Hatfield Polytechnicle 14 juin 1980) :

 

"I'm the man"

Pretty soon now
You know I'm gonna make a comeback
And like the birds and the bees in the trees
It's a sure-fire smash
I'll speak
To the masses through the media
And if you got anything to say to me
You can say it with cash

'Cause I've got the trash and you got the cash
So baby we should get along fine
So give me all your money 'cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo

Kung fu
That was one of my good ones
Well what's a few broken bones
When we all know it's good clean fun
Skateboards
I've almost made them respectable
You see I can't always get through to you
So I go for your son
I had a giant rubber shark and it really made a mark
Did ya lookit lookit lookit all the blood
So give me all your money 'cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo

Right now
I think I'm gonna plan a new trend
Because the line on the graph's getting low

And we can't have that
And you think you're immune
But I can sell you anything
Anything from a thin safety pin
To a pork pie hat
'Cause I got the trash and you got the cash

So baby we should get along fine
Why don't you give me all your money
'Cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo"

 

"Mais je peux te vendre n'importe quoi
d'une petite épingle à nourrice à un chapeau "pork-pie"
Parce que j'ai la camelote et tu as le fric
"

Trente et un ans après, on n'a pas, je crois, décrit aussi bien dans une simple chanson la puissance et le cynisme du marketing et de la mode (qui se démode) façonnés par ceux qui tirent les ficelles et les bénéfices du système, banksters et autres complices.

Je n'en avais pas conscience alors quand, jeune et néanmoins (déjà) énervé, j'écoutais en boucle cette chanson, et les autres de ces albums de Joe Jackson.

Je me suis rattrapé depuis.

Arf !

Zgur_

 

 

En savoir plus :

La bio de Joe Jackson sur wikipedia en français, en anglais

 

 

(1) faudra que je vous parle un jour de l'autre JJ de mon coeur, l'immense JJ Cale ;0)

11.10.2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (6/50) - 1981 - Mick Fleetwood "The Visitor"

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore les raisons de cette série, c'est à lire ici, ici ou .

 

Un des albums que j'ai le plus écouté étant jeune est le "Rumours" de Fleetwood Mac (et c'est aussi celui que j'ai longtemps cherché en téléchargement il y a quelques années quand j'ai eu un ordinateur digne de ce nom et une connection internet potable, car 25€ alors le CD déjà largement amorti me semblait - et me semble toujours - hors de prix et de propos).

Mais ce n'est pas de celui là dont je vais parler ici dans ma série musicale des années 80 (car "Rumours" date de 1977) mais du disque "The visitor"enregistré en solo à Accra au Ghana en 1981 par Mick Fleetwood, le batteur - et la moitié - de Fleetwood Mac.

MickFleetwood-TheVisitor-1981.jpg

J'ai aussi longtemps cherché ce disque.

Très longtemps.

Il n'a, à ma connaissance, jamais été réédité en CD.

Et je l'ai finalement trouvé en téléchargement.

Ahahahalégal !

(Je signale aux Hadopitres que je l'ai en vinyl 33t, alors pas la peine de m'écrire)

Et on le trouve maintenant aussi en partie sur YouTube, ce qui me permet de vous le faire découvrir avec quelques morceaux.

Le premier "O Niamali" montre la fusion du batteur qu'est Mick Fleetwood dans la rythmique du morceau ghanéen.

 

 

Le deuxième "Amelle (Come Show Me Your Heart)" est, avec sa ryhtmique chaloupée et nonchalante, ses choeurs et ses solos de guitare,  un des plus beaux morceaux que j'ai jamais entendus.

Et que je réécoute à chaque fois avec un sentiment de ravissement et de volupté musicale que je vous souhaite éprouver à son écoute.

 

 

Ce disque est une merveille qui part parfois un peu dans tous les sens (notamment une bonne reprise du Not fade Away des Rolling Stones), mais Mick Fleetwood sait nous ramener au bercail de son projet.

Alors un petit dernier pour le plaisir "Dont Be Sorry, Just Be Happy" :

 

 

Ca fait quand même du bien d'entendre ça, non ?

Et la pochette, c'est quand même de la belle ouvrage.

Alors on dit encore merci à Internet qui permet de telles découvertes ou redécouvertes.

Paz y Salud

Zgur

 

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

24.06.2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (5/50) - 1980 & 1981 - Steely Dan et Donald Fagen

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les raisons de cette série, c'est à lire ici, ici ou .

 

Bon, dans mes années 80, je n'écoutais pas que des musiques à tirer dans les coins, concoctées par des musiciens "méconnus mais néanmoins géniaux". J'appréciais et j'apprécie encore nombre de disques qui ont eu des carrières florissantes. Ainsi, ces deux disques de Steely Dan et de Donald Fagen, la moitié musicale de Steely Dan, justement (l'autre étant Walter Brecker).

STEELYDANFAGEN.jpg

Je ne suis pas trop fan de musique californienne (à quelques exceptions près) que je trouve souvent bien trop propre sur elle et parfois tellemment  "léchée" et sucrée que ça gâte les dents et les oreilles.

Mais ces deux disques-là ont longtemps tourné sur ma platine et dans mon lecteur de cassettes. Après un long purgatoire, il y sont revenus et m'ont procuré à nouveau des sensations musicales magiques auxquelles s'étaient ajouté comme un goût de madeleine.

Vous connaissez sûrement ces morceaux :

Gaucho (1980)

 

I.G.Y. (1981)

 

Et puis, ce n'est pas parce qu'une des plus belle voix de radio se comporte aujourd'hui, envers des humoristes que j'apprécie, comme le gougnafier qu'il avait prétendu ne jamais devenir que je devrais regretter d'aimer encore et toujours ce morceau, Hey nineteen, qui fut le générique d'une émission phare du France Inter des années 80 (Synergie).

 

Hey nineteen (1980)

 

Les virtuoses musicaux - particulièrement ceux de la côte ouest étatsunienne - sont parfois pénibles.

Mais quand ils réussissent leur coup, c'est vraiment, vraiment bien., n'est-ce pas ?

...

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Arf !

Zgur

 

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

27.04.2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (4/50) - 1984 & 1986 - en guise d'hommage à Lizzy Mercier Descloux

Lors de sa création, Radio Nostalgie programmait du rock des années 50/60 : Gene Vincent (un peu), Johnny Halliday (déjà) beaucoup, les yé-yés (trop). Aujourd'hui, la nostalgie, ce sont les années 80. A toutes les sauces, la mode, la musique, la coke (?)...

Mais coté musique des années 80 qu'on fait subir aux auditeurs, je m'énerve vite. Ras le bol de ces merdes qui en étaient déjà à l'époque, même si elles on eu du succès.

Ras le bol des "besoins de rien (et surtout pas d'eux), (PAS) envie de toi", ras le bol des "Images", des "Ricci e poveri" à renier de honte ses origines italiennes, et de toutes ces autres bouses (françaises, italiennes ou d'ailleurs) pour les oreilles.

Il y avait plein d'autres musiques, qui ont eu du succès (ou pas) dans ces années 80.

En voici quelques unes que j'écoutais alors, sans volonté d'exhaustivité.

lmdgazelles.jpg

Quand Lizzy Mercier  Descloux est décédée en 2004, j'avais été frappé par l'indifférence et le silence des médias à son égard. Je n'ai pas souvenir d'avoir lu ou vu alors des articles sur elle et cela m'avait passablement énervé.

J'ai déjà parlé ici de Lizzy Mercier Descloux. C'était dans mon premier hommage à Nelson mandela il y a trois ans déjà. Parce que, avec Paul Simon (Graceland, 1986) et Johnny Clegg (Third world child, 1987),elle est celle qui a fait découvrir dès 1984 la musique d'Afrique du Sud aux français (et à moi) avec cette reprise du succès des Mahotella Queens "Kazet" (plus connu sous le nom d'"Où sont passées les gazelles ?").

 


Lizzy Mercier Descloux les gazelles

Puis en 1986 j'ai retrouvé Lizzy Mercier Descloux, grâce à un ami complètement raide dingue de cet album, plus jazz, où on retrouve sur quatre morceaux le souffle génial de la trompette de Chet Baker.

 

oneforthesoul.jpg

 

Après ça, j'avoue que j'ai perdu le fil, ces deux albums continuant néanmoins de m'accompagner depuis cette époque.

Peu avant son décès, j'avais remarqué son nom dans une revue éditée par un lieu parisien. Content de cette retrouvaille, j'ai alors découvert ses autres aventures, musicales et artistiques (au coeur de la création de la no-wave newyorkaise des années 78-79, amie de Patti Smith, de Jean-Michel Basquiat, etc. cf sa bio sur wikipedia).

Lizzy Mercier Descloux mériterait une place bien plus grande dans les esprits curieux des musiques des années soixante dix à quatre vingt dix. Tous ses disques ont été réédités par ZeRecords, le label de son compagnon (mari ?), mais le site du label est pour l'instant indisponible.

Je vous encourage à les découvrir, cela vaut le détour.

Paz y Salud !

Zgur

 

Bonus :

Un bel article sur la réédition des deux premiers albums de Lizzy Mercier Descloux sur popnews.com

Une reprise de 1995 du Sun is shining de Bob Marley

 

Episodes précédents :

(1/50) - 1980 : Original Mirrors

(2/50) - 1980-1982 : UB40

(3/50) - 1981 & 1984 - Laurie Anderson

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

03.04.2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (3/50) - 1981 & 1984 - Laurie Anderson

 

Lors de sa création, Radio Nostalgie programmait du rock des années 50/60 : Gene Vincent (un peu), Johnny Halliday (déjà) beaucoup, les yé-yés (trop). Aujourd'hui, la nostalgie, ce sont les années 80. A toutes les sauces, la mode, la musique, la coke (?)...

Mais coté musique des années 80 qu'on fait subir aux auditeurs, je m'énerve vite. Ras le bol de ces merdes qui en étaient déjà à l'époque, même si elles on eu du succès.

Ras le bol des "besoins de rien (et surtout pas d'eux), (PAS) envie de toi", ras le bol des "Images", des "Ricci e poveri" à renier de honte ses origines italiennes, et de toutes ces autres bouses (françaises, italiennes ou d'ailleurs) pour les oreilles.

Il y avait plein d'autres musiques, qui ont eu du succès (ou pas) dans ces années 80.

En voici quelques unes que j'écoutais alors, sans volonté d'exhaustivité.

 

En gros paresseux que je suis, je profite subrepticement de corriger le lien vers un fichier clip valable dans mon billet de novembre 2008 sur O Superman de Laurie Anderson (que j'ai manquée à La Villette la semaine dernière) pour en faire le troisième épisode de ma saga musicale personnelle des années 80. Et hop !

 

"A l'époque, cette chanson m'intriguait et me plaisait sans que je la comprenne vraiment.

Aujourd'hui, je la comprends bien mieux et elle m'intrigue et me plait encore plus.

 

"Here come the planes

So you better get ready."

 

O Superman - Laurie Anderson (1981)

O Superman. O judge. O Mom and Dad. Mom and Dad.
O Superman. O judge. O Mom and Dad. Mom and Dad.
Hi. I'm not home right now. But if you want to leave a
message, just start talking at the sound of the tone.
Hello? This is your Mother. Are you there? Are you
coming home?
Hello? Is anybody home? Well, you don't know me,
but I know you.
And I've got a message to give to you.
Here come the planes.
So you better get ready. Ready to go. You can come
as you are, but pay as you go. Pay as you go.

And I said: OK. Who is this really? And the voice said:
This is the hand, the hand that takes. This is the
hand, the hand that takes.
This is the hand, the hand that takes.
Here come the planes.
They're American planes. Made in America.
Smoking or non-smoking?
And the voice said: Neither snow nor rain nor gloom
of night shall stay these couriers from the swift
completion of their appointed rounds.

'Cause when love is gone, there's always justice.
And when justive is gone, there's always force.
And when force is gone, there's always Mom. Hi Mom!

So hold me, Mom, in your long arms. So hold me,
Mom, in your long arms.
In your automatic arms. Your electronic arms.
In your arms.
So hold me, Mom, in your long arms.
Your petrochemical arms. Your military arms.
In your electronic arms.

 

Et quand maman n'est plus là, quoi ?

Arf !

Zgur

 

Tout sur cette chanson sur wikipedia en anglais

La bio de Laurie Anderson (Mme Lou Reed à la ville !)

 

 

BONUS 2010 (ou plutôt 1984):

MrHeartbreak.jpg

Sur son disque "Mister Heartbreak" de 1984, il y a cette chanson "Excellent Birds", ici magnifique en public :

Dans le disque, c'est un duo avec l'excellent Peter Gabriel (dont le dernier disque me laisse pourtant dubitatif malgré toute l'admiration que j'ai pour lui et dont je reparlerai prochainement ici).

Zgur

 

Episodes précédents :

(1/50) - 1980 : Original Mirrors

(2/50) - 1980-1982 : UB40

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

17.03.2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (2/50) - 1980-1982 : UB40

Lors de sa création, Radio Nostalgie programmait du rock des années 50/60 : Gene Vincent (un peu), Johnny Halliday (déjà) beaucoup, les yé-yés (trop). Aujourd'hui, la nostalgie, ce sont les années 80. A toutes les sauces, la mode, la musique, la coke (?)...

Mais coté musique des années 80 qu'on fait subir aux auditeurs, je m'énerve vite. Ras le bol de ces merdes qui en étaient déjà à l'époque, même si elles on eu du succès.

Ras le bol des "besoins de rien (et surtout pas d'eux), (PAS) envie de toi", ras le bol des "Images", des "Ricci e poveri" à renier de honte ses origines italiennes, et de toutes ces autres bouses (françaises, italiennes ou d'ailleurs) pour les oreilles.

Il y avait plein d'autres musiques, qui ont eu du succès (ou pas) dans ces années 80.

En voici quelques unes que j'écoutais alors, sans volonté d'exhaustivité.

 

UB40 (à prononcer youbi forti et pas u b quarante, please) est une groupe de reggae qui a eu un immense succès dans les années 80 et 90. Mes albums préférés sont trois des quatre premiers, entre leur premier tube (Food for thought et les cuivres d'Astro) et leurs autres très grands tubes (Red, red wine, etc. :

ub40signingoff.jpg

Signing Off (1980) avec le super tube "Food for Thought"
dont nos amis playlisteurs nous parlaient récemment.

UB40Present-arms.jpg
dont est tiré la chanson "One in ten" sur le chomage (voir plus bas, et qui rappelle
le nom du groupe (tiré du nom du formulaire de chomage de l'époque)
et l'engagement des membres du groupe.

ub44.jpg
UB44, sans doute celui qui a eu le moins de succès.



UB 40 - One in ten (1981)

I am the one in ten
A number on a list
I am the one in ten
Even though I don`t exist
Nobody Knows me
Even though I`m always there
A statistic, a reminder
Of a world that doesn`t care

My arms enfold the dole queue
Malnutrition dulls my hair
My eyes are black and lifeless
With an underprivileged stare
I`m the beggar on the corner
Will no-one spare a dime?
I`m the child that never learns to read
`Cause no-one spared the time

[Chorus]

I`m the murderer and the victim
The licence with the gun
I`m a sad and bruised old lady
In an ally in a slum
I`m a middle aged businessman
With chronic heart disease
I`m another teenaged suicide
In a street that has no trees

[Chorus]

I`m a starving third world mother
A refugee without a home
I`m a house wife hooked on Valium
I`m a Pensioner alone
I`m a cancer ridden spectre
Covering the earth
I`m another hungry baby
I`m an accident of birth.

Les paroles de cette chanson parlent des dix pour cent de lapopulation au chomage au Royaume Uni du début des années 80 sous le Tatchérisme le plus brutal.

Je suis un parmi dix
Numéros sur la liste
Je suis un parmi dix
On s'demande même si j'existe
Personne ne me connais
Même si je suis toujours là
Une statistique, un rappel
A un monde qui n'en a rien a faire.

Trente ans après, dans la France de Sarkozy (et pas que), le chomage officiel atteint de nouveau les dix pour cent de la population active. Mais le chiffre réel n'en est sans doute pas souvent passé en dessous depuis longtemps (voir le site sur le NAIRU).

Chanson finalement désespérante derrière son rythme entrainant.

Jusqu'à quand ?

Paz y salud !

Zgur

 

Episode précédent : (1/50) - 1980 : Original Mirrors

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

05.02.2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (1/50) - 1980 : Original Mirrors

Lors de sa création, Radio Nostalgie programmait du rock des années 50/60 : Gene Vincent (un peu), Johnny Halliday (déjà) beaucoup, les yé-yés (trop). Aujourd'hui, la nostalgie, ce sont les années 80. A toutes les sauces, la mode, la musique, la coke (?)...

Mais coté musique des années 80 qu'on fait subir aux auditeurs, je m'énerve vite. Ras le bol de ces merdes qui en étaient déjà à l'époque, même si elles on eu du succès.

Ras le bol des "besoins de rien (et surtout pas d'eux), (PAS) envie de toi", ras le bol des "Images", des "Ricci e poveri" à renier de honte ses origines italiennes, et de toutes ces autres bouses (françaises, italiennes ou d'ailleurs) pour les oreilles.

Il y avait plein d'autres musiques, qui ont eu du succès (ou pas) dans ces années 80.

En voici quelques unes que j'écoutais alors, sans volonté d'exhaustivité.

Je commence avec les Original Mirrors, un groupe qui n'a fait que deux albums et dont je connais le premier par coeur. J'en avais gagné le 33t dans l'émission de Bernard Lenoir et je l'ai retrouvé il y peu, après de oong mois de recherches, sur le net. Rien à jeter, toujours aussi bon. On y trouve le guitariste Ian Broudie (des futurs Lightning seeds).

 

original-mirrors-album-cover.jpg

 

Original Mirrors - Chains of love (1980)


Original Mirrors - Sharp words (1980)

 

Ce disque n'a eu aucun succès (d'où pas grand chose sur YouTube ou Deezer et cie) malgré ses grandes qualités.

Je l'écoute souvent et je vous le recommande chaudement.

Paz y Salud !

Zgur

 

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

 
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