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12/06/2009

Des clous dans le lait

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A l'attaque des citadelles de la consommation

 

Adepte de la cogestion de la politque agricole française (un de ses dirigeants a même été ministre), la FNSEA envoie ces derniers jours ses fantassins à l'assaut des gros vilains de la grande distribution.

Z'étaient pourtant plutôt copains comme cochons il y a peu, les bouseux et les patrons.

Et je ne sache pas que les agriculteurs votent en masse contre des gouvernements de droite dont la politique de maintien de bas salaires ne peut être acceptée que par la compression des coûts, à tous niveaux, et plus particulièrement sur les produits gricoles de base.

Tout ça pendant que les intermédiaires cherchent à maintenir leur marges et bénéfices.

Rappellons que les familles actionnaires de la grande distribution sont devenues en cinquante ans parmi les plus riches de France.

Au dépens très souvent des producteurs coincés par le chantage et le pouvoir des centrales d'achat oligopolistiques.

 

MORALITÉ : quand les clous votent pour les marteaux, faut pas qu'ils s'étonnent de se faire taper dessus.

 

Pourtant, "Pas de pays sans paysans".

Oui mais lesquels ?

Ceux chantés par les Fabulous Trobadors et les Massilia Sound System :

Arf !

Zgur

 

17/11/2007

La guerre qui nous est faite

Un simple dessin d'Olivox, vu chez CSP, me semble résumer nos sombres temps :

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 (Cliquez sur le dessin pour l'agrandir )

 

"Il faudrait reconnaître que le chaos poitique contemporain est lié à la décadence du langage, et qu'on pourrait commencer à y rémédier en s'y attaquant du coté des mots... Le discours politique - et à queques variations près c'est vrai de tous les partis politiques, des conservateurs aux anarchistes - est conçu de manière à faire apparaître les mensonges véridiques et le meurtre respectable, et à conférer une apparence de solidité au vent lui-même."

Georges ORWELL,

cité par J-J. Courtine en introduction

à L'art du mensonge politique de Jonathan Swift 

 

"faire apparaître les mensonges véridiques", ainsi en est-il du mot "réforme" qui cache, mal, la régression sociale et la lutte du "tous contre tous"" organisée à leur profit par les puissances d'argent et leur presse aux ordres.

Ne nous laissons pas abuser.

Ne les laissons abuser nos proches.

Réapproprions nous les mots

Zgur 

03/11/2007

Enrichissons notre vocabulaire - leçon n°3 : oligarchie

A la demande quasi-générale, troisième leçon de vocabulaire :

 

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 Pour le savoir (un peu), cliquez sur le livre

 

OLIGARCHIE, subst. fém.


A.Système politique dans lequel le pouvoir appartient à un petit nombre d'individus ou de familles, à une classe sociale restreinte et privilégiée. Au XVIIIe siècle le gouvernement municipal des villes avait donc dégénéré partout en une petite oligarchie (Tocqueville, Anc. Rég. et Révol., 1856, p.114). Jusqu'à la fin du XIXe siècle, on a vécu sur une typologie des régimes politiques héritée des Grecs, qui opposait la monarchie, l'oligarchie et la démocratie. Monarchie ou gouvernement d'un seul, oligarchie ou gouvernement de quelques-uns, démocratie ou gouvernement de tous (Traité sociol., 1968, p.5):

1. De même que dans la société actuelle l'influence de la bourgeoisie possédante et capitaliste, si elle est dominante, n'exclut pas pourtant toute influence de la démocratie et du prolétariat, de même l'État, expression et organe de cette société, est un composé d'oligarchie bourgeoise et capitaliste, de démocratie et de puissance prolétarienne.
Jaurès, Ét. soc., 1901, p.178.


P. méton. [Dans ce système pol.] Groupe restreint de personnes détenant le pouvoir. Bien que la puissance et l'argent se perpétuassent dans les mêmes familles, on tolérait l'oligarchie, parce qu'on avait l'espoir d'y atteindre (Flaub., Salammbô, t.1, 1863, p.99). Se courber sous le sabre d'une oligarchie militaire à qui la France doit Sedan et qui, détruisant par son impéritie les forces vives de l'armée, ne tolère point les critiques sous prétexte qu'elle est «l'armée» (Clemenceau, Iniquité, 1899, p.229):

2. L'existence d'une Chambre des Lords pouvait paraître absurde à des esprits qui n'admettaient pas de représentation sans élection; Disraëli montrait que le danger était plus grand encore de l'élection sans représentation. Une oligarchie de politiciens professionnels pouvait se faire élire, et gouverner un pays sans en être l'image...
Maurois, Disraëli, 1927, p.102.


B.P. anal.
1. [Dans une entreprise, un organisme, etc.] Organisation dans laquelle le pouvoir de décider, de diriger appartient à un petit nombre d'individus; p. méton., groupe restreint de personnes détenant ce pouvoir. Dans son évolution technocratique, l'entreprise publique a perdu tout caractère socialiste. À l'intérieur elle tend à enfanter des oligarchies professionnelles (Chenot, Entr. national., 1956, p.119):

3. ... une petite couche d'administrateurs gérant l'institution d'en haut, et jouissant d'une stabilité complète dans leurs fonctions dont le renouvellement est automatiquement assuré par une assemblée se conformant aux indications données par les dirigeants eux-mêmes. Là encore des études (...) seraient utiles pour préciser la réalité et la portée de cette propension à l'oligarchie dans les groupes de pression.
Meynaud, Groupes pression Fr., 1958, p.114.


2. Groupe restreint de personnes dominant l'activité d'un pays dans un secteur donné. Maladie profonde d'une société où sous couleur de servir la patrie, tous les intérêts des vieilles oligarchies s'organisent en des états-majors de caste, avec l'aide de l'Église, pour reprendre, sous les formes de la démocratie, l'antique e.ploitation de la France (Clemenceau, Vers réparation, 1899, p.551). Beaucoup [de journaux] furent les instruments des oligarchies occultes qui avaient intérêt à incliner l'opinion pour dominer l'État (Mauriac, Journal 4, 1950, p.226).
[Constr. avec un adj. indiquant le domaine dans lequel s'exerce la domination] Nous formerions une oligarchie intellectuelle, d'autant plus acclamés de la foule que nous serions moins capables de la flagorner (Bloy, Désesp., 1886, p.250). Il n'y a d'obstacle au développement de la justice sociale que la coalition de l'oligarchie financière (...) avec l'Église romaine, qui prétend détenir l'universelle autorité, et s'en servir, justice ou injustice, pour l'avantage de son pouvoir (Clemenceau, Vers réparation, 1899, p.382).

 

 

Comme toujours ...

Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ne serait etc. etc. 

Arf !

Zgur

02/11/2007

Enrichissons notre vocabulaire - leçon n°2 : ploutocratie

Deuxième leçon de vocabulaire :
 
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(Cliquez sur l'image pour la liste des invités)

 

PLOUTOCRATIE, subst. fém.
POLITIQUE


A. −1. Système politique ou ordre social dans lequel la puissance financière et économique est prépondérante. Ayant jeté (...) les yeux sur la France, il vit que, sous le nom de république, ce pays était constitué en ploutocratie, et que (...) la haute finance y exerçait un pouvoir souverain (A. France, Révolte anges, 1914, p.182). Identifiée au libéralisme, elle [la démocratie] glisse vers la ploutocratie (Vedel, Dr. constit., 1949, p.250):

. J'appelle ploutocratie un état de société où la richesse est le nerf principal des choses (...), où la capacité et la moralité s'évaluent généralement (...) par la fortune, de telle sorte, par exemple, que le meilleur critérium pour prendre l'élite de la nation soit le cens.
Renan, Avenir sc., 1890, p.415.

 Source : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/ploutocratie

 

Toute ressemblance avec Pluto est une erreur

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Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ne serait etc. etc. 

Arf !

Zgur 

22/10/2007

Les vrais assassins de Guy Môquet

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En ces temps de confusionnisme historico-mémoriel, il est temps de reprendre des cours d'histoire.

On peut commencer par savoir que c'est Pierre Pucheu, ministre de Pétain et membre du patronat de l'époque qui a choisi Guy môquet et ses camarades (et pas "compagnons" comme l'ont honteusement prétendu nos ministres) et lire à ce sujet le billet d' Olivier Bonnet sur Plume de presse:

[Pucheu] un des plus éminents représentants de ce qu’on appelait alors le Comité des forges et de cette bourgeoisie qui, après le triomphe de Hitler, entend prendre sa revanche sur le Front populaire. Pucheu, donc, choisit. Politiquement. Charles Michels, secrétaire général des cuirs et peaux CGT ; Jean-Pierre Timbaud, dirigeant de la métallurgie CGT ; Jean Poulmarch, dirigeant du syndicat des produits chimiques CGT ; Jules Vercruysses, dirigeant du textile CGT ; Désiré Granet, dirigeant du papier-carton CGT ; Jean Grandel, secrétaire de la fédération postale CGT..." En somme, se débarrassant des syndicalistes, il joint l'utile (pour le patronat) à l'agréable (trucider la vermine rouge).
 

Et on peut lire avec intérêt les deux livres ci dessus.

Le choix de la défaite - Les élites françaises dans les années 1930
Annie Lacroix-Riz •Armand Colin•2006•671p.•35€

"Les Français n’ont pas été simplement été vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible; le hautpatronat les a sacrifiés à son plan de «réforme de l’Etat». Cette affirmation incroyable paraît moinsaudacieuse à la lecture des archives relatives à une décennie d’actions des élites: militaires; politiciens..."

Industriels et banques françaises sous l’occupation La collaboration économique avec le Reich et Vichy
Annie Lacroix-Riz Armand Collin•661p.•1999•32€

"Ecrit à partir du dépouillement des archives françaises et allemandes, ce document fait date dans l’historiographie de la guerre de 1940-1945. En été 1940, les banquiers et industriels français participent avec conviction à la liquidation des institutions républicaines."

 

Et mettre ça en parralèle avec les projets affichés du Medef d'aujourd'hui de "sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance"  selon Denis Kessler.

Le parallèle est saisissant, non ?

CQFD, même!

 

On peut vraiment se demander comment des gens de droite qui se disent gaullistes ont pu voter pour Sarkozy.

La vieille droite est de retour, avec les outils de l'ultra libéralisme financier d'aujourd'hui. 

Et même Léotard dit que ça va mal finir (dans Marianne de cette semaine). 


Fallait pas les inviter.

Zgur

17/12/2006

La presse medevienne commente la mort de Pinochet

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En général, les journalistes qui se disent objectifs sont faciles à repérer.

Ce sont des journalistes de droite mais qui veulent se faire passer pour autre chose que des journalistes de droite.

La preuve par l'exemple : Pinochet est mort il y a une semaine.

Voici comment sa mort fut annoncé dans le gratuit du soir DirectSoir  :

"PINOCHET / Une mort sans jugement 

La mort de Pinochet n’a attristé personne, à l’exception de son amieMargaret Thatcher.Les observateurs ont cependant observé des heurts entre la foule qui se réjouissait et les dernierspartisans du dictateur. En France, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin et François Hollande regrettent tous trois que ledictateur soit mort avant d’avoir été jugé. En 1973, AugustoPinochet est mis au courant au dernier moment d’un complot qui doit renverser le président socialiste Salvador Allende. Il saisit l’opportunité et se retrouve à la tête du pays, après qu’on ait retrouvé le président Allende suicidé. En 17 ans,il balaye la gauche, au prix d’une répression impitoyable: 3 000 morts et plusieurs dizaines de milliers de torturés. Le régime pousse la lutte idéologique contre le marxisme au-delà du tolérable, comme Fidel Castro le fait à Cuba au nom de la lutte des classes. Il est renversé en 1990 dans un sursaut démocratique. Les dernières années de sa vie sont une fuite en avant pour échapper à la justice internationale. Le Chili, incapablede juger son ancien maître,comptait sur le juge espagnol Garzón pour mettre un point final à la page la plus sanglante de son histoire. Hier Pinochetest mort sans avoir été jugé, mais aussi décrié par ses anciens soutiens américains, qui découvrent la corruption qui l’a enrichi durant son règne. En l’absence de point final, la page est cependant tournée puisque l’une de ses anciennes victimes, Michèle Bachelet, est aujourd’hui au pouvoir à Santiago, après une vraie élection démocratique."

(mots en gras et soulignés par moi)

 

Oui, vous avez bien lu : "Le régime pousse la lutte idéologique contre le marxisme au-delà du tolérable, comme Fidel Castro le fait à Cuba au nom de la lutte des classes.".

"Au delà du tolérable", qu'en de mots choisis ces choses-là sont dites.

Euphémisme, mon doux euphémisme ... 

Ce genre de parallèlisme me rappelle furieusement les tentatives de mettre sur le même plan Hitler et Staline. Et cela fleure tellement la malhonneteté de droite que, malgré le froid de décembre, j'ai envie d'ouvrir la fenêtre tellement ça pue.

Quant aux américains qui "découvrent seulement maintenant la corruption qui l'a enrichi durant son règne", c'est du foutage de gueule pur et simple. Ou alors ils sont très cons et très aveugles, les étatsuniens.  Cette présentation des choses est à ranger à coté de la découverte subite de la corruption de Noriega juste au moment où celui-ci a commencé à gêner plus que servir les intérêts étatsuniens dans la région. 

Un bel exemple d'objectivité non partisane, non? 

Zgur 

 

 

 
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