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15/08/2011

Chansons à contre courant (!) et chansons de gauche (?)

Sous le titre « Musique de gauche ? » mais avec l’accroche « Comment peux-tu écouter ça ??? », Juan, de Sarkofrance pose cette question (qui m’est arrivée via Ruminances et Falconhill) :

"Et vous, ami(e)s blogueurs et blogueuses de gauche, quelles sont vos 3 chansons « à contre-courant »  ?"

D’abord, ça veut dire quoi « à contre courant » dans ce contexte ?

A contre courant de ce qu’un lecteur habitué s’attend à voir et écouter ici ?

Y’en aura.

Et y’en a qui vont être surpris.

Ou « musique de gauche»,  à contre courant de l’idéologie droitisante de la propagande ambiante en faveur de la soumission totale au marché la réalité ?

Y’en aura aussi.

Allons-y :

Tout d’abord, une chanson qui plaira à l’ami Falconhill, « Une île » par Serge Lama. J’aime beaucoup cette chanson. Serge Lama faisait partie de ces incontournables des variétés qu’on pouvait  voir sur les trois chaines de télé pendant mon enfance. Et je me souviens de la bêtise crasse de Guy Lux qualifiant Lama de « nouveau Brel ». Lama n’est pas Brel, mais il est Lama est c’est déjà pas mal.

Ensuite, attention les yeux et les oreilles, du Michel Sardou. Si. Si.

 

 

« Les ricains» est une chanson qui a fait (et fait encore chez certains) scandale.

Mais moi, cette chanson je la trouve juste. Et j’invite ceux qui en douteraient d’aller visiter le cimetière américain de Collevile sur mer.

colleville-2.jpg

Bien sûr, les américains ne sont pas venus non plus sans arrière-pensées, notamment pour exporter leur produits et leur style de vie, et pas seulement la « liberté». Mais les jeunes qui se sont fait trouer la peau sur les plages de Normandie sont quand même morts bien loin de chez eux.

Mais je n’oublie pas, contrairement à Sardou, les morts de Stalingrad, sans qui nous serions aussi « en Germanie, à écouter je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui ».

La guerre est une saloperie. Et si il faut savoir la faire parfois, dans ces (rares) cas là, on peut TOUJOURS regretter de ne pas avoir fait ce qui aurait pu l’empêcher, ou d’avoir laissé faire ce qui la provoquée. Ca vaut pour les guerres passées, comme pour la prochaine qui s’annonce.

Enfin «à contre courant», plus par son contenu (sur l’air de « Petit caniche ») que par son interprète Didier Super, que j’aime vraiment beaucoup et que j’ai déjà intégré ici.

 

Didier Super me fait hurler de rire. Pas vous ?

Non ?

Bon, tant pis.

...

Et maintenant, Musique de gauche, ou musiques que j’aime, tout simplement :

D’abord Léo Ferré (je veux bien rire avec Didier Super, mais faut pas déconner trop longtemps quand même ;0)

 

 

Et Brassens, pour l'humanité de cette chanson, bien bien loin des cons qui nous gouvernent au profit unique de quelques privilégiés bien décidés à le rester, quel qu'en soit le prix.

 

 

 Et enfin, "Peuples du monde", une chanson du groupe malgache SENGE (déjà citée ici)

senge2.jpg

Découvrez Senge!

 

Alors,

Dégageons-les malfaisants !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 
 

24/10/2009

Remettons la lettre de Guy Môquet dans son contexte historique et lisons aussi la "Prière de Paix" de Leopold Sedar Senghor

Hosties noires. Paris, Editions du Seuil, 1948.jpg

J'ai déjà dit l'an passé, dans les vrais assassins de Guy Môquet,  ce que je pensais de la décision de Nicolas Sarkozy d'imposer la lecture de la - belle - lettre de Guy Môquet dans les écoles et surtout de son instrumentalisation politique tendant à faire oublier les faits historiques de la mort de ce très jeune homme (notamment de son arrestation par la police française, et comme communiste et non comme résistant).

Alors pourquoi ne lirions-nous pas aussi à nos enfants la Prière de Paix écrite par Léopold Sédar Senghor en janvier 1945 en expliquant bien la situation de cette époque, l'Empire colonial, les mauvaises actions, passée et futures, de la France envers ses propres combattants (à Thiaroye en novembre 1944) et envers les habitants de ses colonies et envers ses propres principes républicains, à Sétif en 1945, à Madagascar en 1947, en Indochine et en Algérie.

 

PRIERE DE PAIX
(pour grandes orgues)

(pour Georges et Claude Pompidou)

"... sicut et nos dimittimus debitoribus nostrus."

Seigneur Jésus, à la fin de ce livre que je T'offre comme un ciboire de souffrances
Au commencement de la Grande Année, au soleil de Ta paix sur les toits neigeux de Paris
— Mais je sais bien que le sang de mes frères rougira de nouveau l'Orient jaune, sur les bords de l'Océan Pacifique que violent tempêtes et haines
Je sais bien que ce sang est la libation printanière dont les Grands-Publicains depuis septante années engraissent les terres d'Empire
Seigneur, au pied de cette croix — et ce n'est plus Toi l'arbre de douleur, mais au-dessus de l'Ancien et du Nouveau Monde l'Afrique crucifiée
Et son bras droit s'étend sur mon pays, et son côté gauche ombre l'Amérique
Et son cœur est Haïti cher, Haïti qui osa proclamer l'Homme en face du Tyran.
Au pied de mon Afrique crucifiée depuis quatre cents ans et pourtant respirante
Laisse-moi Te dire Seigneur, sa prière de paix et de pardon.

II
Seigneur Dieu, pardonne à l'Europe blanche !
Et il est vrai, Seigneur, que pendant quatre siècles de lumières elle a jeté la bave et les abois de ses molosses sur mes terres
Et les chrétiens, abjurant Ta lumière et la mansuétude de Ton cœur
Ont éclairé leurs bivouacs avec mes parchemins, torturé mes talbés, déporté mes docteurs et mes maîtres-de-science.
Leur poudre a croulé dans l’éclair la fierté des tatas et des collines
Et leurs boulets on traversé les reins d’empires vastes comme le jour clair, de la Corne de l’Occident jusqu’à l’Horizon oriental
Et comme des terrains de chasse, ils ont incendié les bois intangibles, tirant Ancêtre et génies par leur barbe paisibles.
Et ils ont fait de leur mystère la distraction dominicale de bourgeois somnambules.
Seigneur, pardonne à ceux qui ont fait des Askia des maquisards, de mes princes des adjudants
De mes domestiques des boys et de mes paysans des salariés, de mon peuple un peuple de prolétaires.
Car il faut bien que Tu pardonnes ceux qui ont donné la chasse à mes enfants comme à des éléphants sauvages.
Et ils les ont dressés à coups de chicotte, et ils ont fait d'eux les mains noires de ceux dont les mains étaient blanches.
Car il faut bien que Tu oublies ceux qui ont exporté dix millions de mes fils dans les maladreries de leurs navires
Qui en ont supprimé deux cents millions.
Et ils m'ont fait une vieillesse solitaire parmi la forêt de mes nuits et la savane de mes jours.
Seigneur la glace de mes yeux s'embue
Et voilà que le serpent de la haine lève la tête dans mon cœur, ce serpent que j'avais cru mort...

III
Tue-le Seigneur, car il me faut poursuivre mon chemin, et je veux prier singulièrement pour la France.
Seigneur, parmi les nations blanches, place la France à la droite du Père.
Oh ! je sais bien qu'elle aussi est l'Europe, qu'elle m'a ravi mes enfants comme un brigand du Nord des bœufs, pour engraisser ses terres à cannes et coton, car la sueur nègre est fumier
Qu’elle aussi a porté la mort et le canon dans mes villages bleus, qu’elle a dressé les miens les uns contre les autres comme des chiens se disputant un os
Qu’elle a traité les résistants de bandits, et craché sur les tête-aux-vastes-desseins.
Oui Seigneur, pardonne à la France qui dit bien la voie droite et chemine par les sentiers obliques
Qui m'invite à sa table et me dit d'apporter mon pain, qui me donne de la main droite et de la main gauche enlève la moitié.
Oui Seigneur, pardonne à la France qui hait les occupants et m'impose l'occupation si gravement

Qui ouvre des voies triomphales aux héros et traite ses Sénégalais en mercenaires, faisant d'eux les dogues noirs de l'Empire
Qui est la République et livre les pays aux Grands-Concessionnaires
Et de ma Mésopotamie, de mon Congo, ils ont fait un grand cimetière sous le soleil blanc.

IV
Ah ! Seigneur, éloigne de ma mémoire la France qui n'est pas la France, ce masque de petitesse et de haine sur le visage de la France
Ce masque de petitesse et de haine pour qui je n'ai que haine — mais je peux bien haïr le Mal.
Car j'ai une grande faiblesse pour la France.
Bénis ce peuple garrotté qui par deux fois sut libérer ses mains et osa proclamer l'avènement des pauvres à la royauté
Qui fit des esclaves du jour des hommes libres égaux fraternels
Bénis ce peuple qui m'a apporté Ta Bonne Nouvelle, Seigneur, et ouvert mes paupières lourdes à la lumière de la foi.
Il a ouvert mon cœur à la connaissance du monde, me montrant l’arc-en-ciel des visages neufs de mes frères.
Je vous salue mes frères : toi Mohamed Ben Abdallah, toi Razafymahatratra, et puis toi là-bas Pham-Manh-Tuong, vous des mers pacifiques et vous des forêts enchantées
Je vous salue tous d’un cœur catholique.
Ah ! je sais bien que plus d’un de Tes messagers a traqué mes prêtre comme gibier et fait un grand carnage d’images pieuses.
Et pourtant on aurait pu s’arranger, car elles furent, ces images, de la terre à Ton ciel l’échelle de Jacob.
La lampe au beurre clair qui permet d’attendre l’aube, les étoiles qui préfigurent le soleil.
Je sais que nombre de Tes missionnaires ont béni les armes de la violence et pactisé avec l'or des banquiers
Mais il faut qu'il y ait des traîtres et des imbéciles.

V
O bénis ce peuple. Seigneur, qui cherche son propre visage sous le masque et a peine à le reconnaître
Qui Te cherche parmi le froid, parmi la faim qui lui rongent os et entrailles
Et la fiancée pleure sa viduité, et le jeune homme voit sa jeunesse cambriolée
Et la femme lamente oh ! l’œil absent de son mari, et la mère cherche le rêve de son enfant dans les gravats.
O bénis ce peuple qui rompt ses liens, bénis ce peuple aux abois qui fait front à la meute boulimique des puissants et des tortionnaires.
Et avec lui tous les peuples d'Europe, tous les peuples d'Asie tous les peuples d'Afrique et tous les peuples d'Amérique
Qui suent sang et souffrances. Et au milieu de ces millions de vagues, vois les têtes houleuses de mon peuple.
Et donne à leurs mains chaudes qu'elles enlacent la terre d'une ceinture de mains fraternelles
DESSOUS L'ARC-EN-CIEL DE TA PAIX.

Leopold Sédar Senghor, janvier 1945, publié dans Hosties noires, 1948

 

Une lecture qui appelle à bien des explications et clarifications, historiques et politiques.

Et littéraires bien sûr.

Bien mieux que le brouet guaino-sarkozyste.

Paz y Salud !

Zgur

 

 

18/03/2009

Non ! Le nouveau président malgache ne s'appelle PAS Angelina Jolie !

rajangelina.jpg

Rangélina président ?

 

C'est bien connu, les français ne sont pas les rois des langues étrangères.

Et les journalistes ne valent surement pas mieux que la moyenne des français. Alors qu'ils sont censé devoir le faire et qu'ils en ont plus facilement la possibilité ("fact checking", qu'on vous dit).

Chaque année, nous avons droit à nos sempiternels "Fleuschine-gue Mi-do" (pour mai-do-(weu)) et "Ro-djeure Fédérère" (pour Ro-Gé), et au massacre de la prononciation dans quasiment chaque reportage ou documentaire sur les contrées proches ou lointaines mais étrangères.

Et ça devient encore pire lorsque les journalistes s'aventurent par le hasard de l'actualité dans des langues plus exotiques.

Ces derniers jours, c'est la langue malgache qui a eu son tour d'être martyrisée par des incompétents de la corde vocale (et du respect des auditeurs). Pour nommer les présidents sortant et entrant, on a entendu de tout et surtout du n'importe quoi.

La palme revient je crois à Europe 1 dont tous les journalistes ont prononcé ce matin An-dra Ra-jo-na, le nom du nouveau président autoproclamé de Madagascar qui se prononce (selon mes sources autorisées) "An-drj' Ra-Djzo-hé-line" avec un accent tonique quelque part ;0).

Finalement, prononcer Angelina Jolie est presque plus proche de la prononciation correcte.

Alors, les journalistes ...

Chez l'orthophoniste !

Mwarf !

Zgur

09/02/2009

Tirs sur la foule à Madagascar : déjà en 1991

Madagascar, l'Île Rouge, est , vue du ciel, comme une terre qui saigne dans la mer.

Et la voilà qui voit de nouveau couler le sang de ses habitants.

Sans remonter (on devrait pourtant) à la colonisation sanglante de Galieni ou à la repression imitoyable de la révolte de 1947, déjà en 1991, la population malgache s'est révoltée contre son président d'alors l'"amiral rouge" Didier Ratsiraka qui gouvernait  depuis 1975 et d'une main de fer Madagascar, alors une soi-disant république socialiste soi-disant démocratique.

Le président Ratsiraka a fait alors tirer ses hélicoptères sur la foule qui se dirigeait vers son palais, en commandant lui-même les opérations par radio:

Madagascar 10 aout 1991

 

1993 : exit Ratsiraka qui viendra se réfugier dans les HLM de la ville de Paris avec la bénédiction du maire d'alors Jacques Chirac.

Ratsiraka reviendra au pouvoir aux élections présidentielles de 1997 en profitant de l'incurie des hommes politiques qui l'avaient dégagé et de la destitution constitutionnellement acrobatique du président Zafy.

Mais Ratsiraka sera de nouveau chassé du pays par les malgaches en 2002, non sans avoir auparavant mené le pays au fond du gouffre économique et au fond du gouffre politique avec une tentative de séparatisme des provinces cotières conduisant à six mois de blocage total de l'économie de ce pays déjà parmi les plus pauvres de la planète (malgré ses immenses richesses naturelles et culturelles).

Didier Ratsiraka et sa famille vinrent de nouveau se réfugier en France, mais dans les beaux quartiers de Neuilly cette fois.

Marc Ravalomanana ex-maire de la capitale Antananarivo s'était finalement fait élire président de façon constitutionnellement acrobatique en 2002 mais représentait alors les aspirations au changement d'un pays et d'un peuple exangue qui croyait que ce self-made made placerait enfin Madagascar sur l'orbite du développement économique et culturel.

Mais les promesses ne furent pas tenues.

La famille et les entreprises du nouveau président eurent vite fait d'accaparer quasiment tous les rouages de l'économie et de chasser les importuns qui génaient leur emprise. Marc Ravalomanana se fera réélire président sans que les aspirations des malgaches exaucées malgré certaines améliorations visibles. Les prix des denrées de premières nécessité continueront de monter.

En 2008, Andry Rajoelina, le nouveau maire de la capitale, semble capitaliser sur son nom les récriminations des malgaches. Et il tire profit du scandale provoqué par la location de terres arables pour de l'agro-busines coréen puis de l'interdiction de sa chaine de télévision en décembre pour chercher l'épreuve de force. Il faut noter que cette interdiction a été décidée par le pouvoir malgache en place en raison de la diffusion pas la chaîne de  d'une interview de l'ancien président Ratsiraka, pourtant contraint au silence par son quasi statut de réfugié politique en France. On peut légitimement se demander ce que pense le pouvoir français de cette rupture de silence de Didier Ratsiraka. Mais la question n'a pas été posée.

L'épreuve de force entre le nouveau et l'ancien maire de Tananarive s'est poursuivie en 2009, chacun annonçant la destitution de l'autre, pour culminer ce samedi 7 février par un nouveau carnage avec la garde présidentielle qui a tiré sur la foule se dirigeant vers l'un des palais présidentiels de la capitale, sans qu'on sache encore qui a donné l'ordre.

Bilan annoncé : autour de 50 morts et de 270 blessés.

 

Antananarivo samedi 7 février 2009 "Ils disent qu'ils vont tirer" 2':12''

 

Il y aurait évidemment des clans et des appétits féroces derrière les forces aujourd'hui en présence.

Protestants (Ravalomanana) contre catholiques (Rajoelina) ?

Américanophiles contre francophiles ?

Nouveaux possédants contre anciens possédants ?

Quoi d'autre encore ?

Seules ne sont jamais prises réellement en compte les aspirations du peuple malgache à vivre décemment et en paix sur la "terre des ancêtres" pourtant déjà bien amochée par la déforestation et l'érosion.

Madagascar n'est pas (encore) dans l'état du Zimbabwé de Mugabé (qui a conservé le pouvoir depuis 2002, lui). Mais il s'en faudrait de peu.

Espérons que ses responsables politique sauront vite retrouver les voies de la sagesse.

L'espoir fait vivre, dit-on.

Arf !

Zgur

 

Lire chez Agathe :

"Du 10 août 1991 au 7 février 2009, les mêmes questions des responsabilités se posent. Qui a donné l’ordre de tirer ; et qui a amené la foule sur une zone rouge, en pleine connaissance de cause ? La défense de la légalité autorise-t-elle les tirs à balles réelles sur une foule sans défense ; mais la noblesse ou la légitimité de la lutte pour la démocratie autorise-t-elle à ne plus s’embarrasser de scrupules et de limites ? La garde présidentielle a tiré sur la foule. Mais la foule n’aurait pas été là si on ne l’avait conditionnée et dirigée pour y être. Dont acte."

Lire le texte de Jean Luc Raharimanana "Les raisons de la colère contre le président de Madagascar" sur Rue 89 :

"Car ce qui arrive aujourd’hui est bien le fait de Ravalomanana, l’homme en qui une très grande majorité de malgaches avaient placé leurs espoirs, l’homme qui, ayant su bâtir son empire commercial, ne pouvait que réussir à la tête du pays. Mais Ravalomanana a raté l’occasion de devenir un grand homme."


08/02/2009

Hommage musical au peuple malgache

Au moment où la population de Madagascar se retrouve une fois de plus embringuée dans la folie de l'incurie et des appétits de ses dirigeants, actuels et revenants, un peu de musique de la Grande Île à découvrir :

 

Début du film "Mahaleo"

 

senge2.jpg

Découvrez Senge!

 



"E tiako Ô Malagasy" par Jaojoby

 

"Cette histoire dure depuis longtemps,

Mais elle n'est pas finie ..."

 

Paz y Salud

Zgur

 
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