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16/12/2012

"No Future !" en pur vélin relié pleine peau

J'en avait déjà croisé un ou deux exemplaire encore plus luxueux. Mais 35 ans après l'explosion punk de 77, le sujet semble encore titiller l'apétit de certains éditeurs.

La preuve :

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Mais voir ainsi des livres sur l'ère punk "No Future" édités de façon aussi luxueuse, à des tarifs de livres de déco pour table bassed'interieurs bourgeois boboïsants, me fait doucement marrer.

Comme disait le film de Julian Temple dès 1980, on reste en plein  "Great Rock'n Roll swindle", la "Grande Escoqierie du rock'n'Roll" !


En attendant de finir à la maison de retraite "Sid and Nancy" !

Mwahahahaha

politique,punk,1977,punk not dead,punk is dead,livre

Arf !

Zgur_

 

Lisez plutôt les bouquins édités sur le sujet par les Editions Allia

08/08/2011

Jusqu’ici tout allait bien, ou presque (2) : et bientôt ça va cogner ...

Toujours dans le très bon livre d'Eric Veraeghe

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"En réalité, les entreprises financières ne peuvent faire leurs affaires que si et seulement si elles savent que le contribuable paiera en leur lieu et place. Sinon, elles doivent diminuer leurs profits en payant pour s'assurer contre des risques que des citoyens assurent gratuitement.

[...]

Si nous admettons l'hypothèse  que le discours répressif est d'abord adressé aux citoyens honnêtes, comme une intimidation larvée d'un Etat policier à l'usage d'éventuels contestataires de l'ordre, l'analyse de la politique sécuritaire prend un autre sens.

[...]

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Des affaires citées dans la presse, de citoyens en contravention simple sur la voie publique retenus pendant une nuit au poste de police sont devenues monnaie courante. Ces pratiques répressives ne visent pas à lutter contre la délinquance urbaine. Elle s'adressent aux citoyens ordinaires, dont la vie quotidienne est de plus en plus controlée par le pouvoir. L'objectif est de faire peur, de dissuader toute contestation, d'exprimer la force de l'appareil étatique.

La dérive sécuritaire que nous connaissons en France (répression policière, chasse aux étrangers, utilisation disproportionnée de la privation de liberté pour des faits mineurs, voire par simple intimidation, mais aussi développement de la télésurveillance, droits accrus pour les société de gardiennage privées, etc.) illustre la difficulté grandissante pour l'autorité publisue de mainteneir l'ordre social inégalitaire, en même temps  qu'elle dévoilela véritable fonction de l'état dans un système oligarchique. L'Etat n'a pas pour rôle de redistribuer les moyens ou d'organiser de façon rationnelle l'économie. Il n'est pas un acteur plus rationnel qu'une entreprise. Il est un outil de domination entre les mains de l'aristocratie, qui concourt plus particulièrement à dissuader le citoyen de se révolter."

 

La prédation des puissances financières est encore plus à l'oeuvre en ce moment (stratégie du choc), il suffit d'examiner les "propositions" que veut imposer la BCE aux pays contre son soutien (démantèlement de tous les système sociaux etc.).

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

07/08/2011

Jusqu’ici tout allait bien, ou presque.

Un très bon livre à lire :

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 Extraits : 

"Les moyens de détourner l’attention des assujettis ne manquent pas. Entre l’incitation à la xénophobie que constitue régulièrement le discours sur l’insécurité, la stratégie de la division où l’on clive une France contre l’autre (celle qui se lève tôt contre celle qui se lève tard ; les fonctionnaires contre les salariés du secteur privé ; ceux qui partent tôt à la retraite contre les autres, etc.), les grandes manifestations sportives où des psychodrames préfabriqués de toutes pièces occupent les esprits, il faut être héroïque pour retrouver son latin."

[…]

Chacun perçoit, même obscurément que la République de notre enfance n’est plus faite pour tous, qu’elle obéit moins que jamais à des objectifs d’intérêt général. Son sens s’est perdu pour servir d’autres intérêts que ceux du peuple.

Si nous, les démocrates ne réagissons pas avec vigueur, nous ferons par notre passivité le lit d’idéologies et de réactions qui nous ont couté cher par le passé.

[…]

En réalité, les grandes fortunes ne sont pas entre les mains d’acteurs isolés, mus par un individualisme aventureux. La richesse est l’apanage de gens patients et prudents, qui fonctionnent comme de véritables groupes de pression. Ce point est important, car il contrevient à la représentation théorique d’un marché où se croisent vendeurs et acheteurs atomisés, négociant leurs tarifs à égalité. Les détenteurs de capital ne correspondent pas à cette description. Ils se sont constitués en syndicats familiaux, avec des règles de gouvernance strictes, comme celles de la famille Mulliez, et agissent en meute pour mieux défendre leurs intérêts.

Cette particularité explique largement leur succès, er notamment la surperformance de leurs actifs par rapports aux indices boursiers. Les fortunes familiales, loin du romantisme entrepreneurial, se dotent des moyens nécessaires à leur maintien et à leur expansion, malgré les avatars de l’économie. Leur cohésion collective est un élément essentiel de leur prospérité.

En ce sens, elles constituent bien une aristocratie. Elles sont mues par des intérêts communs liés à la sauvegarde de leur fortune et de leur position dans l’ordre social. Elles sont capables de se liguer ou de constituer des groupes de pression pour préserver cette position. Elles mènent des actions conscientes d’influence auprès des pouvoirs publics pour défendre leurs intérêts, obtenir des législations et des règlementations qui leur sont favorables.

[…]

 

L’illusion que la machine étatique est neutre et au service de ‘intérêt général doit être sérieusement corrigée. Si l’attachement des inspecteurs des Finances à l’intérêt général ne peut être nié en bloc, il faut toujours se souvenir qu’il s’agit d’un intérêt général conforme à la doctrine walrassienne de l’équilibre.

L’inspection des Fiances est une sorte de garante de la conception néo-classique de l’économie qu sein du service public, une forme de surmoi de la pensée unique de l’Etat. Elle est l’incarnation de cette aristocratie qui a capté à son profit notre organisation démocratique.

 

On verra très bien dans les prochains jours de quel coté va pencher l'activité de ceux qui nous gouvernent, qu'ils soient inspecteurs des Finances ou avocats d'affaires (comme Sarkozy).

Je crains d'avoir déjà la réponse.

Alors,

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

05/05/2011

"Fuck américa" ou l'envers du rêve americain

Je me suis d'abord amusé à twitter ce billet l'autre soir (sauf la citation).

Et donc, le sujet n'a rien à voir avec Ben Laden ou l'anti américanisme (surtout celui dont on affuble toute critique des Etauts-Unis et de leur politique).

Mais tout à voir avec la littérature, la bonne, celle qu'on croise parfois au hasard d'une table chez son libraire.

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La semaine dernière Jakob Bronsky est entré dans ma vie

Il m'a accompagné chaque jour dans les transports.

Jacob Bronsky, c’est le héros un peu pitoyable de "Fuck America"

"Fuck America" est un formidable roman d'Edgar Hilsenrath, écrivain germano-étatsunien de langue allemande

Il est édité en France par les éditions Attila qui éditent leurs livres avec un très grand soin. De la belle ouvrage.

Jakob Bronsky est un quasi clodo de New York où il a finit par arriver d'Europe en 1952 avec un visa demandé en 1939. Il vivote dans l'arrière cour du rêve américain qui préfère la recherche du bonheur à celle de la vérité.

Parmi les putes, les proxénètes et les ratés exploités par plus exploiteurs qu'eux, au pays de l'argent roi et des apparences qu'il permet, Jakob le déclassé, qui aurait du prendre la suite de son père en Allemagne, ne vit et ne travaille - un peu - que pour écrire son livre.

Le livre qu'écrit Jakob Bronski éclaircira le vide qu’il trouve en pensant aux années de la guerre en Allemagne et en Pologne.

Mais Jacob Bronski vit en Amérique où seuls l'argent et le succès importent aux gens qui veulent l'argent et le succès.

Le style d'Hilsenrath est fait de dialogues et de répétitions, désarçonnants et drôles.

Le sarcasme n'est jamais loin dans sa description de l'american way of life mais l'humour est toujours là, dans les situations et dans le style. L'humour parfois absurde de la vie absurde qui vous laisse ou vivre ou mourir.

Comme d'obtenir seulement en 1952 un visa pour les Etats-Unis demandé en 1939.

Ou comme de chercher – et de trouver parfois - un job pourri dans une agence de placement non moins pourrie :

« L’immeuble du 80 Warren Street est le point de rencontre de tous les clodos et ivrognes capables à l’occasion de se bouger les fesses, quand l’estomac gargouille vraiment trop ou quand leur gosier est à sec. Les longs couloirs puent la pisse, le whisky, la sueur et le vomi. Au 80 Warren Street on trouve plus de quarante agences de placement qui proposent les emplois les plus minables que cette métropole ait à offrir, des petits boulots la plupart du temps, ou des boulots galères sur une chaîne de fabrication quelconque qui aurait besoin d’un remplaçant au pied levé. Ces agences connaissent leur clientèle et s’y sont adaptées. Elles prennent leur fric et ne se cachent pas de ce qu’elles proposent : des jobs pour ratés, des jobs pour ceux qui ont fini de rêver du rêve américain ou qui n’en ont jamais rêvé, des jobs pour ceux qui n’ont pas la gnaque, ceux qui ne font pas partie d’un syndicat, qui ‘ont nui relations, ni références, ni métier, ceux qui ne sont même plus bons pour les annonces du New York times. »

 

Lisez "Fuck America" d'Edgar Hilsenrath aux éditons Attila, vous ne regretterez pas le voyage

Cela vous donnera sans aucun doute l'envie, comme à moi, de lire "Le nazi et le barbier", un autre grand livre de cet auteur encore peu connu en France.

Les livres d'Edgar Hilsenrath n'attendent plus que de vous étonner et de vous faire rire avec le tragique de ce monde absurde et cruel.

Alors parlez en à votre libraire.

d'ailleurs, on a toujours besoin d'un libraire et on a de la chance quand on en a un près de chez soi.

J’ai de la chance, alors !

Arf !

Zgur_

 

 

26/09/2010

BD : Mattioli le Magicien

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Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, L'Association fête ses vingt ans.

J'adore certains des bouquins des auteurs de l'Association : Lapinot, L'ascension du Haut mal, Persepolis, PyongYang ...

Mais à l'occasion de cet anniversaire, mon libraire a exposé les 20 livres choisis par vingt libraires parmi ceux publiés en 20 ans par L'Association. Et Pan ! Là, dans la vitrine, mon enfance qui remonte. Pif gadget, Rahan, Pifou, Doc sauvage, le grélé  7-13 et ... M Le Magicien.

Oui, ce petit personnage qu'on aperçoit le nez pointé vers les étoiles sur la couverture du livre, couverture qui reprend la charte graphique de Pif. M. le Magien dont la magie, la poésie et le non sens n'ont rien perdu de leur charme d'après la lecture que j'en ai faite directement chez mon libraire.

M. Le Magicien, dessiné par ce Mattioli qui fera bien plus tard (et pour de plus grand enfants) le génial "Squeak the mouse" (publié dans "L'écho des Savanes" des 80), avait enchanté mes lectures d'enfant et se retrouve publié en une intégrale en un volume.

Et bien, ce très beau livre, par son contenu et son contenant (un vrai travail d'édition), a été publié en 2003 !

Et je ne le savais pas, ne l'avais jamais su.

Bon, à 36€ la bête, j'attendrai le mois prochain pour me l'offir et le partager avec les zgurinos.

Mais je vous le conseille.

Vraiment.

Pour Noel ...

Pour un anniversaire ...

Ou tout simplement pour faire plaisir, à un(e) petit(e) ou à un(e) grand(e) ami(e).

Reconnaissance éternelle garantie.

Même sans gadget !

;0)

Paz y salud !

Zgur

 

Bonus :

Recensement de M. Le Magicien dans BD oubliées

 

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Et une pensée amicale pour Dominique/Champignac

 

 

 

 

 

 

26/01/2009

Fredric

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Un jour où on croise un lecteur de Fredric Brown n'est pas un jour totalement perdu.

Ca donne d'aileurs envie de s'en reprendre pour une tournée de paradoxe perdu à la recherche de fantômes et farfafouilles dans cet univers en folie.

Mais avant tout, que les martiens rentrent chez eux !

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Car, comme d'autres petits hommes (même pas verts) ...

Fallait pas les inviter.

Arf !

Zgur

 

PS en forme d'appel : mais où sont passées Les Moissonneuses ?

 

17/11/2008

Tagada tagada, voilà la page cent vingt trois

Mistlav me l'a demandé et  cela m'a intéressé, je vais donc répondre à son 123-tag, tout en le tordant à mon idée :

Donc, cinq phrases à partir de la cinquième de la page 123 d'un livre.

Dans mon cas, cela sera cinq livres.

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Tout le pouvoir aux communes !

in L'insurrection qui vient, du comité invisible - La Fabrique (2007)

 


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406

Si un étranger me témogne de la fidélité, je le considère comme un parent.

Si un parent me trahit, il m'est hostile.

Si le poison m'est favorable, je le prend pour antidote.

Si l'antidote me contrarie, je le regarde comme un poison.

in Robâiyât (les quatrains), d'Omar Khayyâm (traduction de Hassan Rezvanian) - Babel/Actes Sud (2008)

 

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Quelques uns n'ont pas besoin des herbes de la Thessalie pour ensorceler, ils enchantent les sots et les présomptueux par le seul attrait d'une révérence. Ils font marchandise de l'honneur, et paient du vent de quelques belles paroles. Qui promet tout ne promet rien, et les promesses sont autant de pas glissants. La vraie courtoisie est une dette; celle qui est affectée, et non d'usage est une tromperie. Ce n'est pas une bienséance, mais une dépendance; ils ne font pas la révérence à la personne mais à la fortune; leur flatterie n'est point une connaissance qu'ils aient du mérite, mais une recherche de l'utilité qu'ils espèrent.

in L'homme de cour, de Baltasar Gracian - Mille et une nuits (1997)

 

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Ce jour-là, M. Haroun Tazieff dit en substance que, la bombe atomique, on n'avait pas trouvé mieux pour la santé des nuages.

Et puis la rose a gardé sa tige mais laché ses pétales, et M. Haroun Tazieff est retourné aux trous des volcans sur son vélocipède.

Là-dessus, voilà-t-il pas qu'une cuisine thermonucléaire ukrainienne s'embrase et nous dispense ses volutes assassines par dessus le rideau de fer que l'on croyait infranchissable. Chez nous les cuistres officiels sont rassurants. On dirait autant de petits Tazieff revenant bronzés de Mururoa.

in Chroniques de la haine ordinaire, de Pierre Desproges - Points Virgule (1987)

 

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L'imagination est utile pour se divertir, pour se distraire quand on est fatigué. Et elle sert la société, à condition d'être bien organisée, dirigée et canalisée. Sinon elle cause des troubles et elle est dangereuse.

S'il en va ainsi : comment peut-on grimper sur un colline et se mettre à voler ? Il faut d'abord imaginer qu'on peut le faire.

in Vers l'équilibre, de John Saul - Payot (2003)

 

Le choix des livres n'est évidemment pas fortuit.

Libre à quatre de mes lecteurs qui seraient tentés par l'expérience de m'en faire part.

Paz y salud

Zgur

26/08/2008

Vomi

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"Si tu bois systématiquement quelque chose qui a déjà un goût de vomi au départ, tu n'est pas dépaysé quand tu dégueules à la fin"

in "La position du tireur couché" de Jean Patrick Manchette

 

au contraire de ce qui se dit chez les marins avant l'embarquement :


"Mangez beau, vous risquez de le revoir"

 

Mwarf !

 

Zgur

 

 

Spéciale dédicace aux  "La position du tireur couché". Le prochain sera "Nada" dont le film qu'en tira Claude Chabrol m'avait fort ému, enfant, lors d'une diffusion télévisée ;0)

 

 
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