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07/04/2017

Comprendre l'Orient compliqué, très compliqué, c'est simple.

Note du 02/08/2015 - maj 01/10/2015 (ajout dessin) 07.04.2017 (ajout dessins)

C'est le bordel au Proche et Moyen-Orient.

Et ça ne s'arrange pas.

De jour en jour.

Et plus le temps passe, moins on y comprend quelque chose.

Une anglaise nous explique ça très bien (du point de vue anglo-saxon) dans ce petit courrier de 2014 adressé à un journal et que j'avais récupéré sur Internet :Politique,

Clair comme de  la boue

Vous ne comprenez rien à ce qui se passe au Moyen-Orient ?
Laissez-moi vous expliquer.

Nous soutenons le gouvernement irakien dans la lutte contre l'Etat Islamique. Nous n'aimons pas l'EI, mais l'EI est soutenu par l'Arabie Saoudite, que nous aimons beaucoup.

Nous n'aimons pas le président Assad en Syrie. Nous soutenons le combat contre lui, mais pas l'EI, qui combat aussi contre lui.

Nous n'aimons pas l'Iran, mais l'Iran soutient le gouvernement irakien contre l'EI. Ainsi, certains de nos amis soutiennent nos ennemis et certains de nos ennemis sont nos amis, et certains de nos ennemis combattent contre nos autres ennemis, que nous voulons voir perdre, mais nous ne voulons pas que gagnent nos ennemis qui combattent nos ennemis.

Si les gens dont nous voulons la défaite sont défaits, ils pourraient être remplacés pas les gens que nous aimons encore moins. Et tout ça a commencé par notre invasion d'un pays pour en dégager des terroristes qui n'étaient en fait pas à cet endroit jusqu'à ce que nous y venions pour les en dégager. Vous avez compris maintenant ?

Aubrey Bailey, Fleet, Hants.

 

C'est clair, non ?

En dessin, ça donne ça

Politique,

Aujourd'hui, la Turquie, membre de l'Otan combat officiellement (mais mollement) l'EI, en profite pour bombarder son ennemi intérieur les Kurdes, qui sont nos vrais alliés contre l'EI, et qui risquent encore une fois d'être les cocus de l'Histoire.


Politique,

- Erdogan bombarde les kurdes.
-Nous avons enfin notre propre aviation !

Et pendant ce temps, ce sont encore les civils qui prennent.

Tout ça parce que, il y a une quinzaine d'années, une clique au pouvoir au coeur de la plus grande puissance militaire mondiale a décidé, au prix de mensonges et de montages éhontés, de la complicité du soit-disant "quatrième pouvoir" et de pressions sur certains de ses alliés, de profiter des attentats du 11 septembre pour attaquer un pays qui n'y était pour rien (ce qu'on savait DÉJÀ à l'époque).

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Hélas, la prévision du Ministre des Affaires Étrangères français, Dominique de Villepin, dans son discours applaudi à l'ONU le 14 février 2003:

"Personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections. Personne ne peut affirmer non plus qu'il pourrait déboucher sur un monde plus sûr, plus juste et plus stable. Car la guerre est toujours la sanction d'un échec."
...

"Une telle intervention pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile. Elle renforcerait le sentiment d'injustice, aggraverait les tensions et risquerait d'ouvrir la voie à d'autres conflits."

se vérifie aujourd'hui de manière chaque jour plus atroce.

Et ce n'est pas la manière des Etats-Uniens de faire cette guerre qui aura arrangé les choses (c'était l'objet d'un de mes premiers billets ici). Malgré leur beaux discours,

politique

les Etats-Unis ont perdu leur honneur en Irak et Afghanistan (j'y reviendrai dans un prochain billet). Ils n'ont pas fini de le payer, nous avec, ainsi que tous les civils de la région et d'ailleurs

politique
Si on ne frappe pas d'écoles ou d'hôpital en Irak,
nous le ferons certainement à notre retour chez nous

 

Et puisque, visiblement,

Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis

et que

Les amis de nos amis ne sont pas forcément nos amis.

ce bordel est parti pour durer.

 

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Hélas.

Zgur_

 

 

 

 

 

30/07/2014

Cent ans après, les hommes n'ont toujours rien appris de la guerre

Il y a cent ans presque jour pour jour commençait la première guerre mondiale, la fleur au fusil, les mensonges dans les journaux et la bêtise dans les conversations de bistrots (les réseaux sociaux de l'époque).

Mais derrière ces illusions et ces belles paroles, c'est la boucherie et la sauvagerie humaine qui se déchaîna.

D'où restèrent bien éloignés les plus acharnés en paroles.

Voilà deux livres à lire absolument dans le nombre considérable d'ouvrages déjà existants sur ce sujet et qui va encore se  grossir d'ouvrages plus ou moins dispensables à l'occasion du centenaire : "La Peur" de Gabriel Chevallier (surtout connu pour son "Clochemerle"), et "1914" de Luciano Canfora.

Je vous propose deux extraits des préfaces, à méditer en ce moment où cent ans après le début de la grande boucherie, des obus tombent sur des civils, en Syrie, à Gaza, où derrière et après les communiqués triomphants des états-majors des grandes puissances, RIEN n'est réglé en Irak, en Afghanistan, et dans tant d'autres pays ou régions du monde.

Décidément, les hommes n'ont toujours rien appris de la guerre.

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"Quand la guerre est là, ce n'est plus le moment d'avertir les gens qu'il s'agit d'une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. Il fallait le comprendre avant et agir en conséquence.

On enseignait dans ma jeunesse -- lorsque nous étions au front -- que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu de quels prolongements ont eu ces turlutaines : mercantis, trafiquants, marché noir, délations, trahisons, fusillades, tortures; et famines, tuberculose, typhus, terreur, sadisme. De l'héroïsme d'accord. Mais la petite, l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. D'ailleurs peu d'êtres sont taillés pour le véritable héroïsme. Ayons la loyauté d'en convenir, nous qui sommes revenus."

...

"C'est aux hommes d’État -- qui se disputent âprement la fonction de gouverner et d'assurer notre bonheur - qu'il appartient de nous éviter la guerre. 'est même la plus essentielle de leurs tâches."

Gabriel CHEVALLIER, préface à l'édition 1951
de "La Peur",
Livre de poche, pp 9 et 11


«Tout le monde devrait lire et relire
La Peur Jacques Tardi


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 Extrait de la préface

 

Nos dirigeants et ceux qui aspirent à nous diriger sont-ils à la hauteur, eux qui sont TOTALEMENT imperméables à d'autres visions/idées que les leurs ?

J'ai comme un gros doute.

Des somnambules ...

Arf !

Zgur_

 

04/07/2008

Récupération de la libération des otages (bis)

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 "Moi aussi je peux dire des conneries pour qu'on parle de moi avec Ingrid Betancourt, non mais!"

 

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"Sincèrement, c'est à la Mairie de Paris qu'on avait la plus grande et la plus belle photo d'Ingrid Betancourt."

 

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"Moi, je n'y suis pour rien. C'est Cécilia Carla qui a tout fait !"

 

Le déferlement médiatique annoncé poursuit son plan et ça va durer jusqu'au 14 juillet.

Néanmoins, des hypothèses se font déjà jour pour contester le scénrio officiel fort opportun pour Uribe qui vient de décider d'élections présidentielles anticipées :

"La Suisse a été chargée ces dernières années avec l'Espagne et la France, par le président colombien Alvaro Uribe, d'une mission de médiation avec les Farc.

Quelque 20 millions de dollars ont été versés aux ravisseurs, a assuré la RSR, précisant que les Etats-Unis, dont trois agents ont été libérés mercredi, étaient "à l'origine de la transaction".

Interrogé par l'AFP, le chef du service étranger de la RSR, Pierre Bavaud, a précisé que les sommes en question n'étaient pas une rançon stricto sensu mais auraient servi à "retourner" deux des gardiens des otages."

 Source : AFP

 

Ca me rappelle furieusement les fanfaronnades du commandement militaire étatsunien  au moment de la chute de Bagdad malgré la menace annoncé de la Garde Présidentielle de Saddam. Il semblerait cependant (vérfié ?) que la déféction des généraux de cette garde (contre millions de dollars sonnants et trébuchants et exil chez l'ennemi) aient pu aider grandement cette victoire claironnée comme celle de la démocratie (bottée et surarmée) contre la barbarie (que l'on avait botté et surarmé quelques années auparavant).

Tout ça sent l'enfumage le plus complet qui se greffe comme un parasite obscène sur la joie réelle et sincère des ex otages et de leurs familles.  Et ces dégoulinades de bons sentiments ne devraient pas nous faire perrdre nos capacités de discernement et d'esprit un peu critique.

Et en plus, comme disait Denis Robert,  "Pendant les affaires, les affaires continuent".

Arf !

Zgur

11/09/2006

« Where were you on the 9 /11 ? »

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«Where were you on the 9 /11 ?»

«Où étiez vous le 11 septembre ?»

A cette question, tout le monde pense onze septembre 2001, bien sûr.

Et la plupart des gens se souvient où ils étaient ce jour-là quand ils ont appris la nouvelle des attentats [1]. Moi aussi, je m’en souviens [2].

Et pourtant, chaque fois que j’entend cette question, ce n’est pas à New York et au World Trade Center que je pense.

Non.

C’est à une image du début de la guerre d’Irak, cette guerre contre Saddam Hussein qui fut préparée bien avant les attentats qui lui ont servi de prétexte et de justification.

Cette image est une image de télévision qui date du début de la guerre.

Un soldat américain rejette violemment un civil irakien qui proteste contre la brutalité des troupes américaines envers sa famille (je crois) et lui hurle dans la figure et en anglais : « Where were you on the 9 /11 ? ». 

Le regard d’incompréhension de l’irakien d’un certain âge envers ce jeune soldat si autoritaire et menaçant ne m’a jamais quitté et me revient chaque fois que je lis, vois ou entend des informations sur la guerre d’Irak.

Le civil alors apeuré et brutalisé ne rêve sans doute aujourd’hui, s’il ‘est pas mort, que de bouter l’envahisseur hors de son pays « libéré ».

Le soldat vindicatif et fort de son bon droit supposé croyait alors venger les morts du World Trade Center en brutalisant des civils d’un pays (qui n’y était pour rien [3] et beaucoup le savait déjà à ce moment là). Lui aussi, s’il ‘est pas mort ou blessé, ne doit plus rêver que de rentrer chez lui. En entier si possible.

 

Toute l’absurdité de cette guerre est dans cette image et dans cette question hors sujet entre deux personnes qui n'auraient jamais du se rencontrer : « Where were you on the 9/11?».

 

Et cinq ans après, les soldats états-uniens ne parlent apparemment toujours pas un mot d’arabe !

Zgur

 

 

[1] voir « mon 11 septembre» d’Eric Mainville  http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2006/09/10/mon-11-septembre.html#comments

[2] J’étais en pleine lecture dans un café près de chez moi quand j’ai remarqué que la station exclusivement musicale diffusait des flashs d’information spéciale.

[3]  "Le rapport du Sénat [publié hier soir par la commission des renseignements ] contredit l’un des arguments essentiels avancés depuis 2002 par George Bush et les membres de son gouvernement pour justifier le renversement de Saddam Hussein." in http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2006/09/060909_usa...

 

 
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