23.06.2008
Etonnant, une radio nationale parle en bien des grévistes !

Il est extrêmement rare de nos jours d'entendre sur les ondes nationales un discours et des reportages qui relaient autre chose que la vulgate anti-syndicale et anti gréviste.
La pratique abusive du micro trottoir orienté "usager en colère car pris en otage" fait ressembler les ondes matinales de RTL et Europe 1 (notamment) aux pires cafés du commerce.
Pourtant ce matin, un reportage sur les suites de la grève du début d'année au Carrefour Grand Littoral de Marseille a surpris mes oreilles par le ton plutôt compréhensif envers les grévistes et le bien que leur a apporté cette grève au delà de la non satisfaction de leurs revendications salariales après 16 jours de conflit (et de violence policière).

- Découverte de la solidarité et de l'entraide entre personnes d'habitude atomisé dans leur chacun pour soi...
- Fierté du combat accompli et du soutien reçu de la France entière.
- Conscience de la force acquise par l'union dans la lutte syndicale.
Des idées qu'on entend fort peu à la télé/radio (hormis quelques émissions style Là bas si j'y suis).
Ca en a même coupé la chique au très droitier Hondelatte dont les commentaires orientés parasitent souvent les informations données par la rédaction de la radio.
Arf !
Zgur
NB : La photo (AFP) est tirée d'un article du figaro.fr dont je vous conseille de lire les commentaires détonnants dans le flot habituels des commentateurs du journal Dassault. Un indice que les abus de la grande distribution commencent à être insupportables à la société ? Au moins à quelques uns.
20:15 Publié dans Journalisme, Politique, Radio / Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : greves, carrefour, grand littoral, marseille, cgt, rtl
06.04.2008
Tapis de bombes préparatoire à un plan de rigueur qui ne veut pas dire son nom
Les pinocchios de l'UMP et du gouvernement font encore et comme à leur habitude tout leur possible pour tordre le sens des mots et éviter de dire la stricte vérité sur le plan de rigueur qui s'annonce, au détriment des classes moyennes et autres moins fortunées du pays.
Les médias complices martèlent leur discours préparatoires aux "sacrifices" à venir très bientôt ( lire à ce sujet Merci Monsieur CSA, merci Madame Sofres, grand merci Messieurs Opinion Way)
Bientôt le petit sondage arrangé de DesinformationWay nous prétendra, comme JF Copé, youkaïdi, alkaïda, que les français "souhaitent à plus de 80% les réformes du gouvernement qui vont dans le bons sens".
Le Mensonge est au pouvoir.
Pour combien de temps ?
Arf !
Zgur
Remerciement: la belle image ci-dessus vient d'un site qui avait fait un lien vers ici il y a quelques mois. Je ne me souvient plus lequel, mais qu'il en soit remercié.
17:50 Publié dans Humeur, Humour, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Fillon, grèves, SNCF, RATP, Matignon, Sarkozy, politique
19.11.2007
Des arguments pour claquer la gueule aux anti-grévistes

Hollywood oui, mais pas la propoagandastaffell !
Vous en avez marre de la propagande anti-gréviste qui sévit ces jours-ci dans les medias ?
Vous êtes fatigués d'entendre parler de ces "privilégiés de fonctionnaires" ?
Vous enragez de ne pouvoir en placer une face à la logorrhée antisyndicale régurgitée par vos collègues de travail biberonns à TF1, RTL et aaux autres ?
Alos voilà quelques arguments bien troussés (et trouvés grâce à SuperNo)
Anti-grévistes, vos gueules !
Publié le samedi 17 novembre 2007.
La grève des transports pour la défense des retraites donne l’occasion à la droite de vomir sa bile haineuse. Micros et caméras pataugent dans la fange des inepties des anti-grévistes. Il faut répondre aux pires de ces délires.
"C’est une prise d’otages !". Non. Une prise d’otage, c’est si on t ’enferme dans une cave, menotté au mur, cagoulé, et que régulièrement on vient te foutre un pistolet sur la nuque en te menaçant de te buter parce que ta famille ne paye pas. C’est ça, une prise d’otage. Là, il s’agit simplement d’une grève.
"On nous empêche de travailler !". Non. Il n’y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Personne n’est empêché de travailler. Simplement il faut nous démerder tous seuls pour nous déplacer, sans les cheminot-e-s et les traminot-e-s. Au passage, la situation illustre l’absurdité totale de l’aménagement du territoire qui consiste à loger les travailleurs et travailleuses à l’est de Paris et à placer leurs entreprises à l’ouest. Si habitation et travail étaient plus harmonieusement organisés, les transports ne poseraient pas tant de problème.
"Supprimer les régimes spéciaux, c’est une question d’équité". Non. C’est une question de dumping social. L’équité, ce n’est pas aligner sur le pire régime, mais sur ce qu’on peut faire de meilleur pour le plus grand nombre. Et l’équité n’est pas non plus à géométrie variable. Si la préoccupation réelle du gouvernement Sarkozy était l’équité, il instaurerait un salaire unique. Puisque tou-te-s les travailleurs/euses sont sensés cotiser le même temps pour leur retraite, pourquoi donc ont-ils et elles des salaires différents ?! Voilà pour le coup qui est bien inéquitable ! Allez, hop, tout le monde aligné sur le salaire moyen (1903 euros par mois en 2005), y compris le président de la République qui vient de se tripler son salaire pour gagner 10 fois ce salaire moyen !
"La mondialisation oblige à supprimer les régimes spéciaux". Non. Ceux et celles qui pensent ça sont donc prêt-e-s immédiatement à toucher un salaire chinois ou indien, puisqu’"avec la mondialisation on n’a pas le choix" ? Bonne nouvelle pour leurs collègues qui vont pouvoir se partager la différence ! La mondialisation n’est qu’un prétexte pour cacher des choix purement idéologiques.
"Avec l’allongement de la vie, il faut bien travailler plus longtemps". Non. La productivité augmente plus vite que l’espérance de vie. Donc la richesse existe pour financer largement cet allongement de l’espérance de vie. Simplement il y a un choix politique idéologique : laisser les capitalistes, les actionnaires, les possédants, accaparer cette richesse supplémentaire au lieu de la distribuer à ceux et celles qui ont contribué à la produire.
"C’était une promesse de campagne, être contre est anti-démocratique". Non. La démocratie, ce n’est pas tout est à prendre ou à laisser. La démocratie, c’est l’élaboration collective du fonctionnement de la société. Il n’y a pas de débat sur cette question, mais un passage en force du fait d’une lubie d’un seul homme. La démocratie, ce n’est pas un chèque en blanc.
"L’opinion publique est contre cette grève, les sondages le prouvent". Non. Un sondage n’a jamais rien prouvé. Tout dépend de la manière dont on pose la question. Demandons si vous pensez normal de travailler plus pour gagner moins. 99% de Non ! Donc 99% de gens contre la contre-réforme des retraites de Sarkozy.
Alors les anti-grévistes, vos gueules ! Arrêtez vos arguments de pilier de comptoir sans logique. Faites-vous greffer des neurones ! Et soutenez plutôt ceux et celles qui sont en train de se battre pour le droit à la retraite de tous et toutes.
Car il faut être soit complètement stupide, soit totalement malhonnète pour imaginer que le gouvernement Sarkozy s’arrêtera aux régimes spéciaux. C’est l’ensemble du régime de retraite par répartition qu’il veut détruire pour faire plaisir aux actionnaires des assurances privées. Dès qu’il en aura fini avec les régimes spéciaux, c’est le régime général qui passera à la moulinette de l’allongement de la durée de cotisation (encore !) et de la réduction des pensions (encore et toujours !). Alors bien sûr que c’est chiant, crevant, exaspérant de devoir se débrouiller sans les transports en commun pour se déplacer. Mais les responsables, ce sont les saboteurs des retraites : Sarkozy, Fillon et Bertrand.
Battons-nous maintenant si nous ne voulons pas bosser jusqu’à ce que mort s’en suive !
AL 93
http://libertaires93.over-blog.com
Repris là : http://al.lyon.free.fr/spip.php?article35
"Mais c'est une grêve politique !"
Comme si les choix et les manières de faire du gouvernement et de sa majorité ne l'étaient pas.
Et les privilégiés ne sont pas là où les mêmes veulent nous le faire croire.
Arf!
Zgur
08:15 Publié dans Humeur, Journalisme, Politique, Radio / Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Greves, SNCF, RATP, 2007, 1995, fonctionnaires, privilégiés










