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08/08/2011

Jusqu’ici tout allait bien, ou presque (2) : et bientôt ça va cogner ...

Toujours dans le très bon livre d'Eric Veraeghe

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"En réalité, les entreprises financières ne peuvent faire leurs affaires que si et seulement si elles savent que le contribuable paiera en leur lieu et place. Sinon, elles doivent diminuer leurs profits en payant pour s'assurer contre des risques que des citoyens assurent gratuitement.

[...]

Si nous admettons l'hypothèse  que le discours répressif est d'abord adressé aux citoyens honnêtes, comme une intimidation larvée d'un Etat policier à l'usage d'éventuels contestataires de l'ordre, l'analyse de la politique sécuritaire prend un autre sens.

[...]

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Des affaires citées dans la presse, de citoyens en contravention simple sur la voie publique retenus pendant une nuit au poste de police sont devenues monnaie courante. Ces pratiques répressives ne visent pas à lutter contre la délinquance urbaine. Elle s'adressent aux citoyens ordinaires, dont la vie quotidienne est de plus en plus controlée par le pouvoir. L'objectif est de faire peur, de dissuader toute contestation, d'exprimer la force de l'appareil étatique.

La dérive sécuritaire que nous connaissons en France (répression policière, chasse aux étrangers, utilisation disproportionnée de la privation de liberté pour des faits mineurs, voire par simple intimidation, mais aussi développement de la télésurveillance, droits accrus pour les société de gardiennage privées, etc.) illustre la difficulté grandissante pour l'autorité publisue de mainteneir l'ordre social inégalitaire, en même temps  qu'elle dévoilela véritable fonction de l'état dans un système oligarchique. L'Etat n'a pas pour rôle de redistribuer les moyens ou d'organiser de façon rationnelle l'économie. Il n'est pas un acteur plus rationnel qu'une entreprise. Il est un outil de domination entre les mains de l'aristocratie, qui concourt plus particulièrement à dissuader le citoyen de se révolter."

 

La prédation des puissances financières est encore plus à l'oeuvre en ce moment (stratégie du choc), il suffit d'examiner les "propositions" que veut imposer la BCE aux pays contre son soutien (démantèlement de tous les système sociaux etc.).

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

07/08/2011

Jusqu’ici tout allait bien, ou presque.

Un très bon livre à lire :

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 Extraits : 

"Les moyens de détourner l’attention des assujettis ne manquent pas. Entre l’incitation à la xénophobie que constitue régulièrement le discours sur l’insécurité, la stratégie de la division où l’on clive une France contre l’autre (celle qui se lève tôt contre celle qui se lève tard ; les fonctionnaires contre les salariés du secteur privé ; ceux qui partent tôt à la retraite contre les autres, etc.), les grandes manifestations sportives où des psychodrames préfabriqués de toutes pièces occupent les esprits, il faut être héroïque pour retrouver son latin."

[…]

Chacun perçoit, même obscurément que la République de notre enfance n’est plus faite pour tous, qu’elle obéit moins que jamais à des objectifs d’intérêt général. Son sens s’est perdu pour servir d’autres intérêts que ceux du peuple.

Si nous, les démocrates ne réagissons pas avec vigueur, nous ferons par notre passivité le lit d’idéologies et de réactions qui nous ont couté cher par le passé.

[…]

En réalité, les grandes fortunes ne sont pas entre les mains d’acteurs isolés, mus par un individualisme aventureux. La richesse est l’apanage de gens patients et prudents, qui fonctionnent comme de véritables groupes de pression. Ce point est important, car il contrevient à la représentation théorique d’un marché où se croisent vendeurs et acheteurs atomisés, négociant leurs tarifs à égalité. Les détenteurs de capital ne correspondent pas à cette description. Ils se sont constitués en syndicats familiaux, avec des règles de gouvernance strictes, comme celles de la famille Mulliez, et agissent en meute pour mieux défendre leurs intérêts.

Cette particularité explique largement leur succès, er notamment la surperformance de leurs actifs par rapports aux indices boursiers. Les fortunes familiales, loin du romantisme entrepreneurial, se dotent des moyens nécessaires à leur maintien et à leur expansion, malgré les avatars de l’économie. Leur cohésion collective est un élément essentiel de leur prospérité.

En ce sens, elles constituent bien une aristocratie. Elles sont mues par des intérêts communs liés à la sauvegarde de leur fortune et de leur position dans l’ordre social. Elles sont capables de se liguer ou de constituer des groupes de pression pour préserver cette position. Elles mènent des actions conscientes d’influence auprès des pouvoirs publics pour défendre leurs intérêts, obtenir des législations et des règlementations qui leur sont favorables.

[…]

 

L’illusion que la machine étatique est neutre et au service de ‘intérêt général doit être sérieusement corrigée. Si l’attachement des inspecteurs des Finances à l’intérêt général ne peut être nié en bloc, il faut toujours se souvenir qu’il s’agit d’un intérêt général conforme à la doctrine walrassienne de l’équilibre.

L’inspection des Fiances est une sorte de garante de la conception néo-classique de l’économie qu sein du service public, une forme de surmoi de la pensée unique de l’Etat. Elle est l’incarnation de cette aristocratie qui a capté à son profit notre organisation démocratique.

 

On verra très bien dans les prochains jours de quel coté va pencher l'activité de ceux qui nous gouvernent, qu'ils soient inspecteurs des Finances ou avocats d'affaires (comme Sarkozy).

Je crains d'avoir déjà la réponse.

Alors,

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 
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