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04/05/2017

Résultats du 1er tour de la présidentielle 2017 : une autre présentation est possible et même souhaitable

J'avais déjà montré une autre présentation des chiffres du premier tour de l'élection présidentielle en 2012 . Et je vais récidiver en 2017, toujours en mettant l'accent sur les chiffres bruts et en comparant les chiffres bruts et les % par rapport au nombre d'inscrits, plutôt qu'au nombre de votes exprimés.

En effet, sondeurs et commentateurs de #ParisTurf (aussi appelés journalistes politiques) se paluchent à chaque élection avec ces pourcentages qui ont peu de valeur comparative.

En effet, obtenir 60% des voix exprimées avec une abstention de 20% ou avec une abstention de 40%,  et en tenant aussi compte des votes Blancs/Nuls (c'est facile), ça n'a pas du tout la même valeur, même si ça donne la même personne élue.On démontre ainsi encore plus aisément l'inanité de ne parler QUE  des pourcentages des votes exprimés.

Examinons donc ma présentation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle 2017 :

2017 T1.png

(ce tableau ne tient pas compte des non-inscrits sur les listes électorales)

Et voilà, ce qui saute immédiatement aux yeux, c'est que pour la première fois depuis 2002, le nombre d'abstentionnistes est supérieur au nombre de votants pour chacun des deux candidats qualifié pour le second tour de la présidentielle.

Ensuite, seuls 6 candidats obtiennent un score supérieur au nombre de Blancs/Nuls. Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade obtiennent même moins que le nombre de bulletins nuls !

A noter aussi, la "dégingrolada" du #PS avec Hamon, due à la candidature Macron bien sûr et aussi aux trahisons des caciques de son propre parti. On les a prévenu pendant cinq ans, ils n'ont pas écouté, ils finiront comme le PASOK !

Enfin, il y a la relative faiblesse des écarts de voix entre Le Pen, Fillon et Mélenchon. 618 540 voix d'écart entre Mélenchon et Le Pen, seulement 153 044 entre lui et Fillon.

Je laisse de coté le score de Dupont Aignan qui a pourtant pris énormément de voix à Fillon et a sans doute couté à ce dernier une place au second tour. Ce n'est que justice puisque dans n'importe quel pays démocratique, Fillon n'aurait jamais pu être candidat. En plus, il a demandé le jugement des français, les français lui ont répondu "Dégage". Et #RendslArgent aussi.

Voilà.

Les commentaires sont les bienvenus.

Et n'oubliez pas dimanche, #AbstentionPiègeàCons, et pour moi ce sera Vote Blanc (je n'ai pas droit au Vote Nul à cause de putains de machines à voter !). Mais chacun fais ce qui lui plait.

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Arf !

Zgur_

 

 

En préparation, une comparaison avec 2012.

 

 

 

 

 

 

21/03/2015

Abstention piège à cons (bis repetita)

abstention-contre-qui-vote.jpg

Je me répète.

J'en ai déjà parlé là.

Pour moi, abstention = piège à cons.

Non pas que je sois naïf sur l'efficacité d'une élection pour modifier en profondeur le système dans lequel nous vivons.

VOTE-NON.jpg

si-voter-coluche.jpg

Mais comme je ne cesse de le répéter, s'abstenir, ne pas voter, c'est se priver d'un (petit) outil que nous fournit ce système contre lui.

Un outil qu'on peut au moins utiliser pour virer (ou empêcher) certains hommes politiques de la proximité de l'assiette au beurre (demandez donc à Eric Raoult (1) et à Patrick Balkany (2)).

De plus, la question de voter ou de s'abstenir, de voter Blanc/Nul ou pas, ne se pose pas de la même façon

- selon l'élection à laquelle on est appelé à voter (présidentielle, législatives,  municipales, européennes ou départementales)

- selon qu'il y a un ou deux tours

- selon le tour auquel on vote (unique, premier ou deuxième tour)

Demain dimanche, aux élections départementales pendant une lamentable réforme territoriale qui fut initiée sur un coin de bureau présidentiel :

Au premier tour, en général, il y a assez de candidats pour voter à peu près pour ses convictions et au minimum pour empêcher (au moins un peu) un Balkany (ou un FN) de trop s'approcher de la gamelle.

Au second tour, on peut éliminer un candidat (ou hélas voter blanc pour signifier, à défaut de vote noir, qu'on ne veut ni 'un ni l'autre (même si, là, on ne peut empêcher l'un ou l'autre d'accéder au poste d'élu). A défaut, en lecteur de José Saramago, je prônerai toujours le vote Blanc ou nul, plutôt que l'abstention (sauf si quorum nécessaire).

Alors, dimanche, au PREMIER TOUR des départementales, VOTONS !

Bon, ça n'empêchera sans doute pas les pleureuses de venir écraser leurs larmes de crocodiles sur les plateaux télé devant la "montée" du FN.

abstention-FN.jpg

De toutes façons, quel que soit le résultat, on n'est pas sorti le cul des ronces !

Mais votons quand même.

 2768558738.jpg

Arf !

Zgur_



(1) - Depuis septembre 2014, Eric Raoult travaille à Nanterre comme chargé de mission pour le conseil général des Hauts-de-Seine aux côtés du responsable des maisons de l’emploi du département et des écoles de la deuxième chance (source wikipedia)

(2) Toujours élu avec moins de voix que d'abstentionnistes.


17/06/2011

Mon candidat pour l'élection du président de la FFF

 

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Cette grosse tâche de René !

Parce que depuis l'Afrique du Sud ou la taupe a balancé ce crétin d'Anelka qui n'a pas dit ce que L'Equipe a dit qu'il avait dit, mais qu'il a pensé si fort que ça s'est entendu de très loin (et az été partagé par beaucoup) mais a été déformé pour une petite vengeance journalistique ...

Parce que depuis un enregistrement à propos de "quotas" a opportunément fuité pour foutre un peu plus le bordel dans cette fédération déconsidérée par le maintien bien trooooooop looooooonnnnnnnnteeeeeemmmmps de ce nullos de Domenech ...

Depuis tout ça, c'est bien René qui mène la barque de ce gros tas de pognon qui se cache derrière le sigle FFF (Fédération Foireuse de Foutages de gueule) et qui attire tant de mouches à merde.

Alors qu'il se déclare et qu'il assume.

Hein, René ...

T'es si ...

Que t'es trop con.

Comme un ballon, tiens.

Arf !

Zgur

 

 

 

22/05/2008

Giscard, inventeur du gestionnaire castré

 1982314072.jpg

 

Cela fait 34 ans que Giscard a été élu à l'Elysée, comme l'a rappellé Guy Birenbaum le jour anniversaire de cette élection le 19 mai.

Dans l'excellent livre de l'excellent John Saul "Mort de la mondialisation" (dont j'ai déjà parlé et sur lequel je reviendrai bientôt), j'ai trouvé ce cinglant portrait de Giscard qui méritait plus qu'une simple citation en commentaire chez Birenbaum :

"Giscard représentait un nouveau style d'homme politique. C'était le spécialiste. L'homme qui pouvait vous débarrasser de vos soucis grâce à son expertise financière. En comparaison de dirigeants comme Charles de Gaulle ou Konrad Adenauer - qui intégraient les sentiments des citoyens à leurs vastes schémas - c'était un dirigeant calme, dépassionné, moderne. Et même postmoderne. C'était le visage même de l'Etat-nation postnationaliste.

Cependant Giscard est parvenu au pouvoir en plein milieu des crises fondatrices du pétrole, de l'inflation, du chômage et de l'absence de croissance. Il a contre attaqué du ieux que pouvait un technocrate, c'est à dire sans le moindre impact. Les taux d'intérêt étaient si élevés qu'ils acculaient à la faillite le secteur privé sans pour autant permettre de contrôler l'inflation. Giscard est devenu perplexe, découragé.
Et puis un soir, il est apparu à la télévision pour s'adresser aux gens. Il leur a annoncé que de grandes forces globales étaient à l'œuvre. C'étaient des forces nouvelles. Des forces inévitables. Des forces tenant à l'interdépendance économique. un gouvernement national n'y pouvait pas grand chose,. Il était impuissant.

Cette apparition historique a sans doute représenté la déclaration initiale présentant la globalisation comme une force échappant au contrôle des hommes. Ce fut aussi l'invention du nouveau dirigeant : le gestionnaire castré. Cette vision a créé une vraie mode chez les dirigeants à tous les niveaux. La réponse facile à la plupart des problèmes difficiles consistait à se lamenter publiquement d'être sans pouvoir. Impuissants. [...] Ce n'étaient pas des problèmes à résoudre. C'étaient des manifestations de la réalité globale. Avec ses amis dirigeants ou gestionnaires dans d'autres pays, tout juste pouvait-on du mieux possible arrondir les angle grâce au management des détails."

 in John Saul "Mort de la globalisation" Payot 2006 pp 130-131

 
Sinon pour moi, l'élection de Giscard en 1974, c'est la vérification du pronostic électoral de ma maman qui avait dit "S'il se présente, il sera élu". C'est aussi la rumeur de la maladie qui aurait du limiter son mandat à un an ! Le syndrôme du mensonge médical pompidolien, sans doute.

Souvenirs partiels de jeunesse. Il faut dire qu'à l'époque, j'étais plus intéressé par le foot que par la politique.

Cela m'a vraiment passé.

Arf !

Zgur 

 

L'illustration est la couverture  par Wolinski d'un livre paru en 1975.

 
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