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29/07/2014

Magnifique foutage de gueule du langage "Corporate" par "Weird" Al Jankovic

Billet du 28.07.2014 MAJ le 29.07.2014

Si vous travaillez ou avez un jour travaillé dans une grosse entreprise (ou une petite de la pseudo "nouvelle" économie), vous allez goûter la saveur subtile de cette nouvelle chanson du pasticheur génial étatsunien "Weird" Al Jankovic

Je (on) le connaissais surtout pour ses pastiches vraiment réussis de Michael Jackson dans les années 80.

Il s'attaque ici au langage "Corporate", cette novlangue si prisée dans ces entreprises pour vous faire croire que ce que vous y faites est utile, et qui recouvre si souvent la simple recherche du plus grand profit possible "by all means necessary "(même les moins avouables).

Voici la jolie mélodie de "Mission statement"


 

Il vient de sortir un nouvel album (actuellement en tête des ventes au Etats-Unis, une première pour lui, malgré ses déjà nombreux succès et récompenses.

Il publie même un clip par jour sur son compte YouTube depuis quelques jours.

Ça ne va pas durer éternellement, alors profitons-en !

Arf !

Zgur_

 

Bonus du 29.07.2014

Un conseil de lecture qui m'est revenu après le commentaire d'Agathe ci dessous

politique,economie,novlangue,corporate,weird al jankovic,mission statement

Un étonnant roman où on vit un conseil d'administration selon les points de vue successifs et simultanés des participants. Comme le dit fort justement son éditeur :

"Marge brute est une charge hilarante et cruelle contre la jungle du business et ses névroses."


Bonus :

"Word crimes", que j'adore. 

A faire suivre à tous nos profs d'anglais ;0)


20/07/2014

Un peu de géoGrAZAaphie

Billet du 05.01.2009 MAJ les 19.07. et 20.07.2014 qui me parait hélas particulièrement d'actualité.
Voir aussi les articles de Slate du 19.07 et du New York Times qui s'essayent au même exercice (1).

NB : il semble (selon un lecteur) que les proportions que j'ai mises ci-dessous ne sont pas totalement exactes (à quelques kilomètres près), je n'ai pas le temps de tout refaire. Et puis le raisonnement reste juste, lui (à quelques kilomètres près) ;0).

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Dans nos médias Presse-Radio-Télé, on nous parle souvent de sujets sans nous les mettre suffisamment en perspective avec des choses qui nous permettent de comparer et de comprendre.

Plus trivialement, l'expérience de voir en vrai au Louvre "Le radeau de La Méduse" ou "Le sacre de Napoléon", c'est quand même plus impressionnant que de n'en voir qu'une reproduction dans le dictionnaire, le Lagarde et Michard ou Internet.

Et depuis longtemps, je suis, comme beaucoup, informé et désinformé de ce qui se passe en Israël et en Palestine.

Un jour, il y a longtemps, j'ai pris un atlas et j'ai comparé cette région du monde avec une région de France dont je connaissais bien les limites géographiques.

Intéressante expérience.

Alors avec les possibilités de l'infographie moderne, je croyais naïvement que cette manière de voir le terrain d'un conflit serait utilisée par des médias pour nous faire comprendre le mouchoir de poche où se concentre un des conflits qui pourrissent le monde d'aujourd'hui (depuis hier et hélas sans doute encore demain).

Mais nib, à part l'excellente émission Le Dessous des cartes sur Arte ou cet exemple de carte très explicite, vu chez tgb :

medium_palestine.2.jpg

Alors grâce à Googlemaps et mes deux-trois connaissances plus mes trois jours restants de version d'évaluation de Photoshop , je vous ai concocté les cartes suivantes, qui, je l'espère, vous intéresseront :

gaza.jpg

Bande de Gaza

 

Copie de paris gaza.jpg

Région Parisienne (à la MÊME échelle (ou presque)

 

paris gaza 3.jpg

La Bande de Gaza rapportée sur la région Parisienne.

Donc, la Bande de Gaza rapportée à la région Parisienne, irait de Rossy au Nord Est jusqu'à Palaiseau au sud-est et ne couvrirait qu'une bande large d'à peine la moitié de Paris. en son centre, avec deux légers renflements au nord et au sud de la bande dans Paris intra-muros.

Pas grand, n'est-ce pas ?

Ce que Chimulus résume en un dessin tout simple :

gaza chimulus.jpg

 

 

Bon, une autre fois, je vous mettrai le mur des lamentations au niveau de Notre Dame et vous verrez que Tel Aviv est aux environs de Vernon et Damas à Château Thierry.

Étonnant et instructif, non ?

Et s'il y en a des plus doués en Photoshop pour mieux faire, qu'ils ne se gênent pas pour se lancer et nous faire connaitre leurs résultats.

Arf !

Zgur

 

 

Pour info, une autre comparaison (sans carte) :

- Bande de Gaza =  360 km² et 1 376 289 habitants (source wikipedia)

- Département des Hauts de Seine = 176 km2 et 1 532 000 habitant (source wikipedia)

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(1) MAJ 20.07.2017

Carte publiée dans Slate.fr

politique,économie,bande de gaza,gaza,israel,palestine,géographie

Carte publiée dans le New York Times (la bande de Gaza comparée à New York City)

politique,économie,bande de gaza,gaza,israel,palestine,géographie

04/06/2014

Sale anniversaire Place Tien An Men (ter repetita)

Billet du 03.06.2009 (original du 06.06.2007) MAJ 04.06.2014

Il y a deux ans cinq ans, je postai le texte suivant à propos de la répression de la place Tien An Men. Il a un nombre régulier de visites tout au long de l'année, en raison du bon classement des images dans google images. A le relire, je n'ai rien à en enlever. A peine une simple correction à faire.

 

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medium_TIEN_AN_MEN.JPG

 

"Putain, déjà dix-huit vingt ans vingt-cinq ans !

Dix huit Vingt cinq  ans après l'écrasement des manifestants de Tien An Men, la Chine a bien changé. Mais la liberté politique, et la liberté tout court, oui vous savez celle qui est censée être "embedded" avec les lois du marché, cette liberté n'est toujours pas d'actualité en Chine.

Le laogai et l'esclavage des travailleurs pauvres, eux, le sont toujours et encore, d'actualité.

Pour que nos travailleurs pauvres puissent acheter leur fringues à pas cher et oublier de se révolter aussi devant la déréliction de notre tissu social.

Pour que Zidane Ribery, Ronaldo et consorts continuent de se pavaner avec leurs pubs trop grassement payées pour des godasses à mille balles fabriquées dans des usines concentrationnaires dignes du Zola du XIXème siècle.

Pour que les actionnaires qui regardent ailleurs s'en mettent à plus de 15% de ROI par an.

D'ailleurs, c'est ce que disait le connard d'homme d'affaires que j'avait entendu à l'époque, juste après la répression sanglante : "Il était temps que ça s'arrête ces conneries, ça nuit aux affaires."

C'est sûr que ce n'est pas son fils qui s'est fait écrabouiller par un char lors de la nuit sanglante, ni fini une balle dans la nuque.

medium_MasakrTienAnMen.2.jpg

 

Pour avoir réclamé quoi déjà ?

La liberté de conscience ?

Pas rentable ce machin, à la bourse des valeurs mobilières et selon leurs manuels de management.

...

Et je me souviens aussi de ces contre-manifestations hallucinantes organisées par des maoïstes français pour contrer les manifestations de soutien de chinois de France aux étudiants de Tien An Men.

Il faudrait retrouver cet abruti qui éructait à Paris son crédo maoïste à la gueule d'un dissident chinois qui, revenant de Chine, savait de quoi retournait la réalité et la brutalité du régime.

Il fait peut-être maintenant fabriquer en toute bonne conscience des T-shirts "Fuck capitalism" au moins cher dans les usines textiles concentrationnaires de ce nouvel eldorado du capitalisme le plus débridé.

Arf!

 

Pendant ce temps, les affaires continuent.

Va falloir qu'on se prépare aussi.

Ça va bientôt être  notre tour.

Ça l'est déjà, d'une certaine manière.

 

Zgur

 

A lire :

- Les livres de  Simon Leys

- "Les archives de Tienanmen"

 

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MAJ 2011 : Je rajouterai simplement ce que je disais en commentaire il y deux ans :

"Le zéro et l'infini", l'expression d'Arthur Koestler [...] s'appliquerait bien à la différence de conceptions de l'individu entre la tête des dirigeants chinois (héritiers du communisme et du confucianisme) et la notre.

Et je vous encourage aussi à vous informer sur les mémoires posthumes de Zhao Zyiang, un des dirigeants du PC chinois de cette époque.

Paz y salud

Zgur

 

 

 

09/01/2014

Non, méfiez-vous, ce ne sont pas les "charges" qu'ils veulent baisser, mais les salaires

politique,economie,salaire,cotisation,charges,conférence gestculée

Pendant que Dieudonné, Valls et les autres cons amusent la galerie et font diversion à coup de quenelles et de décisions politico/judiciaires mal ficelées et inefficaces, la propagande anti cotisations sociales continue plus que jamais de battre son plein dans les médias et sans doute dans les arrières-boutiques de notre république vermoulue (cf le Sénat protecteur de #Dassault).

D'exigences répétées depuis plus de 30 ans par le Medef au "choc de compétitivité" et au pacte de "responsabilité" promis par notre président PS social-libéral enfin sorti du placard (non, il n'a pas changé, il a juste avoué), réduire les "charges sociales" semblent être, selon la petite musique lancinante de la propagande au quotidien de la LQR, la panacée pour retrouver la compétitivité des entreprises d'aujourd'hui (et des emplois de demain parait-il*). 

Certains pourraient y croire, et surtout croire que cela leur donnera de meilleurs salaire, plus de pouvoir d'achat une vie meilleure et du boulot.

Mais c'est là une grosse erreur. La première étant d'ailleurs de parler de charges (un poids), la où il s'agit de cotisations (un flux).

Il ne s'agit pas de charges dont on parle dans un salaire, mais de cotisations.

Le salaire TOTAL, c'est salaire net + cotisations salarié + cotisation employeur.

La TOTALITÉ.

Dans un monde libéral pur et parfait qui voudrait se libérer de toute forme de "collectivisme" (comme je l'entends parfois à ce sujet), le patron devrait vous donner TOUT votre salaire total et à vous de vous démerder pour vous assurer (pour la santé, contre le chômage, pour votre retraite, etc.) auprès d'organisme par vous choisis (en théorie).

On voit bien comme ça, que les cotisations sociales ne sont QUE du salaire différé, pour le cas où on serait malade, au chômage ou à la retraite. Avec un soupçon (+ ou - gros) de redistribution des salaires les plus élevés vers ceux les moins élevés.

Voilà, en gros.

Alors baisser les "charges" c'est quoi POUR EUX ?

C'est avant tout supprimer les cotisations patronales et les remplacer par ?

...

rien !

ou par un truc qui disparaitra bien vite. Car tellement mal foutu que beaucoup voudront sa disparition.

Tout ça est particulièrement bien expliqué dans la video suivante

"Bien lire la fiche de paye"


 

Un excellent extrait d'une excellente conférence gesticulée de la SCOP LE PAVE que j'ai découvertes au printemps. Elles sont toutes passionnantes, faites circuler, et faites les bosser.

Voir là : http://www.scoplepave.org/conferences-gesticulees **

Je vous fais aussi remarquer qu'on n'entend jamais le MEDEF et ses amis mettre en cause les taux de rendement du capital (ROE à 15 ou 20% par an !) alors que les taux d'emprunt sont historiquement bas ainsi que l'inflation.

Bien.

Je vous laisse réfléchir là-dessus (comme dit Gustave Parking).

Arf !

Zgur_

 

 

* mais aujourd'hui étant le demain d'hier, je ne vous pas venir les emplois du demain de la compétitivité retrouvée d'hier

** A voir aussi : l'explication sur les réformes des retraites par les mêmes.

12/01/2013

Droit du travail réel contre droit du travail virtuel - MAJ 2013

Billet du 30.10.2008 MAJ : 12.01.2013

politique,économie,droit du travail,patron,csp,zao,bertrand

 
 
 

 
T823+.jpg

En haut : Droit du travail réel (bientôt aussi le dimanche)

En bas: Droit du travail virtuel (sauf en Inde)
 
Edit du 12.01.2013 : de renoncements en traitrises (TSCG, Droit du travail),
ça va mal finir pour le Hollandisme (révolutionnaire ou plutôt pas)
 
Arf !
 
Zgur
 
 
 
 
Illustration du bas trouvée en 2008 sur feu le blog de l'ami CSP

Le code du travail rénové par le Medef a été trouvé sur Sarkostique

11/08/2011

Non. La crise n'est pas arrivée comme un phénomène météo. Elle a des responsables bien humains, et ils ont des objectifs bien précis

Une des choses qui m'énèrvent le plus quand j'entend les commentaires sur les événements économiques qui se produisent, et notamment lors des crises économiques ou des krachs boursiers, c'est bien tous ces emprunts au vocabulaire le la météorologie.

En effet, parler de tempête boursière, de coup de tonnerre, d'ouragan, de tsunami a un objectif précis, celui de nous faire croire que ce qui arrive est du domaine de la nature des choses, alors qu'il s'agit bien de conséquences d'actions strictement humaines. Les marchés ne sont pas naturels, il sont le produits des hommes, tout comme leur fonctionnement.

Alors heureusement qu'il y a quelques films et livres (de plus en plus) pour nous expliquer le pourquoi et le comment de ces événements humains, trop humains. La rage qui nous étreint à les voir et les lire expliquent sans doute que certains préfèrent les camoufler sous les oripeaux de la météo.

Alors pour comprendre le pourquoi de la merde dans la laquelle nous sommes et dans laquelle nous allons vraisemblablement nous enfoncer de plus en plus, voici trois films ou livres hautement recommendables (parmi plein d'autres):

Tout d'abord, "Inside Job"un documentaire (Oscar 2011 du documentaire) à voir et à faire voir à tous :


Inside Job - Bande-annonce - VOST par SonyPicturesFr

 On peut voir le film ici. On peut l'acheter en DVD là.

 

Pour continuer, quelques extraits du livre de Paul Jorion qui nous annonce rien moins que "Le capitalisme à l'agonie".

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"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté.

[…]

Nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui son habituelles depuis deux siècles, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement, et pour tout dire, celle de sa chute.

[…]

Ce qui conduit à penser que des systèmes comme le capitalisme marchent, c’est un double phénomène : premièrement le fait qu’il est objectivement très avantageux pour un petit nombre, et que cette minorité dispose, de ce fait, des moyens financiers qui lui permettent de promouvoir l’idée que « cela marche » (on pense ici au financement par les banques et des mécènes milliardaires, aux Etats-Unis, de facultés de «sciences » économiques où l’on produit des « théories » justifiant le comportement des banquiers et des milliardaires), et, deuxièmement, le fait qu’aux yeux de la masse – à qui l’on réussit à cacher la quasi-impossibilité pour elle d’accéder au petit groupe des bénéficiaires du système -, son exclusion du nombre des élus peut paraître imputable à un simple « incident technique » aisément réparable, l’initiative de le réparer ne semblant relever que de la volonté individuelle : «  Si je faisais un peu plus d’exercice… si je me levais un peu plus tôt le matin… » - autrement dit, le système tire partie de la prédisposition humaine à l’espérance.

[…]

La crise a généré une pléthore de faits invalidants le bien-fondé de la déréglementation et de la privatisation prônées par le libéralisme radicale qui s’est épanoui en Grande-Bretagne dans les années 70, puis aux Etats-Unis dans les années 80, avant de trouver son expression consommée en Europe dans le texte du traité de Lisbonne. Réduire la dette publique au cœur de la crise, c’est bien entendu agir à contretemps, mais l’erreur n’est pas commise de bonne foi : à défaut de pouvoir justifier la poursuite de la révolution ultralibérale au moment où sa nocivité a été amplement démontrée, on cherche des prétextes qui permettront de la proroger. Car si programme a trouvé sa réfutation dans la réalité, la volonté de le mener à son terme n’a pas faibli pour autant parmi ses partisans endurcis. Les faits comptent pour si peu aux yeux des idéologues. On s’en est donc pris sous couvert de rigueur, aux mesures de protection sociales qui avaient pourtant permis à certains pays – à la France en particulier, de s’en tirer bien mieux , dans les soubresauts de la crise, que bon nombre d’autres."

 

Les bénéficiaires de cette croisade ultraliberale veulent donc se poursuivre avec l'aide de leurs affidés qui essayeront comme par le passé de profiter le la "Stratégie du choc", comme décrite et dénoncée par Naomi Klein dans son livre et le documentaire qui en a été tiré :

 
LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE par baryla

 

Naomi Klein nous dit "il n'y a plus d'effet de surprise, nous sommes devenus résistants au choc".

Rien n'est moins sûr pour la majorité des gens, soumis et bombardés par la propagande ordinaire de l'ordre libéral et de ses laquais et larbins des médias.

Alors,

Informons nous librement et ...

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

08/10/2010

Le sarkozysme est un confusionnisme (bis)


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C'est çui qui dit qui est !

 

 

Je reprends le titre d'un vieux billet de décembre 2008 pour le compléter par une explication sur ce confusionnisme apparent du sarkozyme.

Cette explication, je l'ai trouvée dans le Canard enchainé de cette semaine, et plus précisément dans le compte rendu d'une livre qui doit être bien intéressant : "Nicolas Sarkozy le pouvoir et la peur" par Marie-Eve Malouines :

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"Il fait de la politique comme un avocat ... Il n'envisage les enjeux politiques que comme une succession de dossiers... Peu importe que les arguments qui permettent de conclure la première affaire ne soient pas compatibles avec ceux de la seconde."

 

C'est vrai que vu comme ça, on comprend facilement le ressort des contradictions intrinsèques du sarkozysme.

Libéral affirmé mais étatiste pour ses amis (Dassault, ...) ...

Fils d'immigrés mais ouvrant la boite de Pandore des racismes de la société française ...

Divorcé d'une Ciganer (qui signifie tsigane) mais faisant la chasse aux Roms ...

Ayant mené une vie fort peu catholique, mais s'affichent comme tel avec le pape...

Disant tout et son contraire.

On comprend ainsi pourquoi Sarkozy est le digne disciple de Tony Blair et de sa manière de conquérir le pouvoir en s'adressant comme il faut à chacun des segments d'électorats délimités par les spin-doctors et leurs études (d'où le recours massifs aux sondages).

Des convictions, des vraies ?

Pour quoi faire ?

Conquérir le pouvoir comme ça, c'est bien plus simple.

Mais pour en faire quoi, une fois au sommet ?

Pour en faire ce gros merdier qui nous tombe dessus depuis 3 ans et demi.

 

Fallait déjà pas l'inviter.

Faudra voir à ne pas le réinviter.

Et peut être même à le virer, vite fait.

Arf !

Zgur

 

 

21/02/2010

Enrichissons notre vocabulaire - leçon n°4 : clientélisme

Vu l'actualité et la proximité des élections régionales, il me semble nécessaire de reprendre cette série à vocation éducative (voir les épisodes précédents par les liens ci-dessous)

 

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Un exemple parmi d'autres

CLIENTÉLISME : subst. masc.
POLITIQUE

Etymologie : du latin cliens, client, plébéien qui se plaçait sous la dépendance d'un riche patricien ou patron.

Historiquement, le clientélisme est la pratique qui permet à une personne disposant de richesses d'obtenir, moyennant des avantages financiers, la soumission, l'allégeance d'un ensemble de personnes formant sa "clientèle".

Par extension, le clientélisme désigne l'attitude politique d'une personne ou d'un parti qui cherche à augmenter le nombre de sa "clientèle politique" par l'octroi d'avantages injustifiés en échange d'un soutien futur, lors d'élections notamment. Bien que le vote se déroule dans un isoloir, ce soutien est la manifestation d'une forme de solidarité, de dépendance, de relation "hiérarchique" ou, tout au moins d'une "reconnaissance du ventre". Cette pratique, courante sous la IIIe République, pouvait consister à "acheter" les voix d'électeurs par divers moyens : subventions, obtentions d'emplois, facilités diverses, "tournées" dans les cafés...

Le terme clientélisme est utilisé de manière péjorative par ceux qui veulent le dénoncer. Il s'apparente à la démagogie, lorsqu'il s'agit, par exemple, de favoriser une partie de la population dans le but d'obtenir ses suffrages.

Source : http://www.toupie.org/Dictionnaire/Clientelisme.htm

 

Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ne serait etc. etc.

Arf !

Zgur

 

Bonus :

"Bon" sang ne saurait mentir : Marie-Luce Penchard, fille de Lucette Michaud Chevry

penchard.jpg

« Et ça me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique, et de me dire, enfant de la Guadeloupe, je ne suis pas capable d'apporter quelque chose à mon pays, mais à quoi je sers ?».
« Même si je vis en métropole, mon coeur est ici et restera ici ! Et je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population guadeloupéenne !»

 

Ajout du 23.02.2010 :

Le clientélisme ne sévit aps que dans le monde politique, mais souvent avec sa complicité (législative), lire : "Le clientélisme universitaire a un bel avenir" par Pierre Jourde

 

Piqures de rappel :

Enrichissons notre vocabulaire - leçon n°1 : népotisme

Enrichissons notre vocabulaire - leçon n°2 : ploutocratie

Enrichissons notre vocabulaire - leçon n°3 : oligarchie


 
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