01.01.2012
Bonne année à ... 98 personnes seulement !

"Qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassés d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père Lachaise…
Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.
Chronique de la haine ordinaire
"Sur cent personnes à qui l'on souhaite bonne année, bonne santé le premier janvier, deux meurent d'atroces souffrances avant le pont de la Pentecôte."
?
Alors,
Avec l'aide de Pierre Desproges
Bonne année 2012 à ... 98 d'entre vous.
Seulement.
Et puis, c'est tout !
Arf !
Zgur_
00:05 Publié dans Humeur, Humour, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, meilleurs voeux, bonne année, bonne année 2012, desproges, graffiti
17.11.2008
Tagada tagada, voilà la page cent vingt trois
Mistlav me l'a demandé et cela m'a intéressé, je vais donc répondre à son 123-tag, tout en le tordant à mon idée :
Donc, cinq phrases à partir de la cinquième de la page 123 d'un livre.
Dans mon cas, cela sera cinq livres.

Tout le pouvoir aux communes !
in L'insurrection qui vient, du comité invisible - La Fabrique (2007)

406
Si un étranger me témogne de la fidélité, je le considère comme un parent.
Si un parent me trahit, il m'est hostile.
Si le poison m'est favorable, je le prend pour antidote.
Si l'antidote me contrarie, je le regarde comme un poison.
in Robâiyât (les quatrains), d'Omar Khayyâm (traduction de Hassan Rezvanian) - Babel/Actes Sud (2008)

Quelques uns n'ont pas besoin des herbes de la Thessalie pour ensorceler, ils enchantent les sots et les présomptueux par le seul attrait d'une révérence. Ils font marchandise de l'honneur, et paient du vent de quelques belles paroles. Qui promet tout ne promet rien, et les promesses sont autant de pas glissants. La vraie courtoisie est une dette; celle qui est affectée, et non d'usage est une tromperie. Ce n'est pas une bienséance, mais une dépendance; ils ne font pas la révérence à la personne mais à la fortune; leur flatterie n'est point une connaissance qu'ils aient du mérite, mais une recherche de l'utilité qu'ils espèrent.
in L'homme de cour, de Baltasar Gracian - Mille et une nuits (1997)
Ce jour-là, M. Haroun Tazieff dit en substance que, la bombe atomique, on n'avait pas trouvé mieux pour la santé des nuages.
Et puis la rose a gardé sa tige mais laché ses pétales, et M. Haroun Tazieff est retourné aux trous des volcans sur son vélocipède.
Là-dessus, voilà-t-il pas qu'une cuisine thermonucléaire ukrainienne s'embrase et nous dispense ses volutes assassines par dessus le rideau de fer que l'on croyait infranchissable. Chez nous les cuistres officiels sont rassurants. On dirait autant de petits Tazieff revenant bronzés de Mururoa.
in Chroniques de la haine ordinaire, de Pierre Desproges - Points Virgule (1987)

L'imagination est utile pour se divertir, pour se distraire quand on est fatigué. Et elle sert la société, à condition d'être bien organisée, dirigée et canalisée. Sinon elle cause des troubles et elle est dangereuse.
S'il en va ainsi : comment peut-on grimper sur un colline et se mettre à voler ? Il faut d'abord imaginer qu'on peut le faire.
in Vers l'équilibre, de John Saul - Payot (2003)
Le choix des livres n'est évidemment pas fortuit.
Libre à quatre de mes lecteurs qui seraient tentés par l'expérience de m'en faire part.
Paz y salud
Zgur
21:56 Publié dans Humeur, Humour, Journalisme, Livre, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : politique, livre, comité invisible, omar khayyam, quatrains, desproges, chroniques
18.04.2008
Pierre Desproges : même pas mort!

Je l'ai déjà dit plusieurs fois ici ou là, j'adore l'humour de Pierre Desproges et j'ai, à son sujet, un grand regret de spectateur : j'aurais du aller le voir au théâtre Grévin à mon arrivée à Paris en 1986 mais j'ai trainé un peu.
Et finalement, il n'y avait plus de places.
Et puis, il n'y eut plus jamais de places.
Putain de procrastination.
...
Mais comme le dit le titre d'un spectacle actuel :
"Desproges est vivant".
Plus que jamais !
...
Et notamment grâce à sa veuve, gardienne des droits moraux (et sans doute patrimoniaux) de l'humoriste. Merci à elle. qui veille avec exigence et bienveillance à la publication raisonnée des différentes facettes de l'oeuvre de feu son mari.
Découvrez notamment si vous ne les connaissez pas encore les "chiens écrasés" rédigés par Desproges lors de son passage à L'Aurore.
Desproges ?
Avant tout, l'intelligence.
Qui n'est pas également partagée parmi certains qui vont lui rendre hypocritement hommage alors qu'ils l'empêcheraient aujourd'hui de s'exprimer. Suivez mon regard.
Arf !
Zgur
Bonus :
Desproges, le site officiel : www.desproges.fr
La bio de Pierre Desproges sur wikipediaLa jolie photo a été trouvée sur le site du journal suisse 24heures
20:05 Publié dans Humeur, Humour, Journalisme, Livre, Politique, Procrastination, Radio / Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Desproges, humour, cancer, politique
02.06.2007
La fête des enfants !

Chaque année depuis que j'ai des enfants, en cette date approchant de la fête des mères et de la fête des pères, je m'offre la lecture et surtout l'écoute de ce sketch de Pierre Desporges que même Rire et Chansons boycotte. Je ne m'en lasse pas.
Merci qui ?
Merci Pierre.
Zgur
Bonus :
Desproges, le site officiel : www.desproges.fr
14:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Desproges, Fête des pères, Fête des mères, fête des enfant










