06.08.2011
Le vrai visage du capitalisme

Sous son masque au sourire figé,
Le Mickeypitalisme a mauvaise allure ces derniers temps.
Et souvenez-vous de Invasion Los Angeles
du génial cinéaste visionnaire John Carpenter



A à plus, alors ?
Arf !
Zgur
09:59 Publié dans Cinéma, Dessin de presse & BD, Humeur, Journalisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, capitalisme, mickey, disney, john carpenter, they live, invasion los angeles, cinema, yuppies, banksters
07.05.2011
Fumer Ernesto Guevara nuit gravement à la santé !
J'en avais déjà parlé en 2007 dans ¡ Que viva el Che en tu cara de culo ! mais l'utilisation de l'image du Che (et d'autres symbles révolutionnaires) par le commerce, c'est vraiment du portenawak de première bourre.
Une nouvelle preuve encore, trouvée chez mon buraliste (à qui j'achète des timbres, pas des clopes) :

Des cigaCHEttes ?
Bon, ben moi je préfère le jeune médecin qui découvre le monde à motocyclette :
"The Motorcycle Diaries" - "Carnets de voyage" Trailer VOST French
Arf !
Zgur_
20:42 Publié dans Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, capitalisme, fumer tue, cigarette, tabac, santé, publicité, no smoking
13.05.2010
S.O.S. Riches Assistance

"La cupidité est notre credo"
Voici quelques-unes de mes lectures de ces derniers jours, juste mises en perspective par mes soins :
"Lorsqu'une entreprise achète une machine pour remplacer des travailleurs, elle licencie et réalisedes bénéfices, laissant ensuite les contribuables payer le chômage des employés.
Lorsqu'une entreprise pollue les nappes phréatiques en réalisant des rpofits, ce sont les consommateurs qui financent la dépollution dans leur facture d'eau.
Lorsqu'une entreprise abîme les routes avec ses camions, les dégâts sont facturés aux usagers de la route.
On reproche aux chomeurs ou aux pauvres d'être assistés par les aides sociales. Mais les banques ou les stations-service qui remplacent les employés par des automates, ou les supermarchés qui substituent aux caissières des caisses automatiques, prélèvent leurs bénéfices sur la collectivité.
Ainsi les riches vivent d'aides sociales comme les pauvres."
Jean-Marc Coudray, in L'Avenir est notre poubelle (L'Alternative de la décroissance), Gulliver 2010
cité dans CQFD n°77 - avril 2010
"Est-ce aux salariés et aux chomeurs espagnols - les immigrés du BTP, eux, ont déjà été virés - de payer pour l'incurie d'une élite qui fait mine de croire que les taux de croissance et les buildings montaient jusqu'au ciel ? Et d'ailleurs est-ce aux salariés grecs de payer pour la corruption et l'incompétence de leurs dirigeants ? Pourquoi, comme l'a justement fait remarquer le député socialiste Jérome Cahuzac, la marine marchande grecque, importante dans les échanges maritimes, est-elle épargnée de toute taxe ?"
"On a dénoncé les Bnaksters; on a chanté la "régulation" sur tous les balcons; on a menacé les hedge-funds, les paradis fiscaux et les agences de notations de réformes cruelles et sans pitié; on a réuni des G20 de crise, publié des communiqués triomphalistes, proclamé le retour de la morale de l'effort. Et puis ... plus rien. Bernique. Nada. La montagne n'a même pas accouché d'une souris. [...] Les banquiers ont récupéré leurs bonus, les banques leurs profits, les agences de notation, leurs analyses criminelles pour les peuples. C'est le nouveau Bal des vampires qui se joue dans l'économie européenne. Comme si les marchés se vengeaient d'une correction que les Etats n'ont pas été capables de leurt infliger vraiment." [...]
"Les marchés n'existent pas : les vrais acteurs sont ces investisseurs purement financiers cherchant à tout moment à gagner le plus d'argent possible en prenant le moins de risque possible."
Philippe Cohen "Les ravages du neo-capitalisme" in Marianne n°681 du 8 au 14 mai 2010
"En 2007, une loi sur le travail a été votée par l'Assemblée nationale populaire [chinoise] : elle prévoit de réduire le nombre de salariés sans contrat, de faire payer les heures supplémentaires et d'obtenir des négociations salariales dans les grandes entreprises. [...] L'impact de cette loi a été très faibrle, car elle a été très peu appliquée. [...] A Shenzhen, la loi a reçu un début d'application réelle, mais de vigoureuses protestations sont venues ... des chambres de commerce américaines et européennes ! Celles-ci ont argumenté qur le fait que la mise en oeuvre d'une telle loi risquait de faire perdre aux marchandises fabriquées en Chine leur avantage comparatif."
"L'intérêt des grands groupes mondiaux européens et américains se distingue de plus en plus de l'intérêt général des pays dont ils ont issus."
Philippe Cohen et Marc Richard in "Le Vampire du Milieu : comment la Chine nous dicte sa loi" ed. Mille et une nuits 2010
cité dans Marianne n°681 du 8 au 14 mai 2010
"On est pris dans l'étau : les Premiers ministres socialistes grecs, espagnols et portugais sont obligés d'appliquer la politique néo libérale la plus extrême"
Sathis Anesthis, secrétaire général adjoint dela Confédération des travailleurs grecs
cité dans Marianne n°681 du 8 au 14 mai 2010
"La gauche se perd en reflexes archaïques, alors que la vraie bataille, c'est d'éviter que la société, demain, ne soit livrée nue à la barbarie sociale"
Takis Théodoropoulos, écrivain, président du Centre national du livre
idem
A lire aussi des choses passionnantes chez FAKIR ou sur le blog de Paul Jorion.
Toujours plus de pognon pour ceux qui en ont déjà plus qu'il n'en faut, et toujours moins pour celles et ceux qui en ont besoin et au nom desquel(le)s certains sont censément élus.
Tout ça n'est pas engageant, surtout si on se retrouve à devoir choisir entre la "droite gravier" sarkozy et la ""gauche" vaseline" DSK.
Il est à craindre alors que notre pays se tourne, comme cela monte en Europe, vers le nationalisme le plus étroit.
Une illusion de plus, un danger de plus.
A croire que celles et ceux qui veulent nous gouverner se contenteraient bien d'avoir le pouvoir au milieu d'une guerre civile et sociale.
A laquelle ils se sont préparés, et pour laquelle ils ont bien préparés les forces de répression.

"La société néo-libérale est une société de l'attention
et de la mobilisation permanente"
Allez hop, tout ce "beau monde" dans le Tupolev !
Arf !
Zgur
11:00 Publié dans Humeur, Journalisme, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, riches, jean marc coudray, marianne, décroissance, crise, capitalisme
01.10.2009
Les temps sont mûrs pour tuer le cochon

"Les temps sont mûrs pour une science économique où l’on appelle un chat, un chat, et où l’on se remette à parler du capitalisme dans les termes qui lui conviennent : comme un système où le « capital » – à savoir l’argent qui manque là où il est nécessaire pour produire et pour consommer – se trouve concentré entre les mains de ses détenteurs : ceux que l’on appelle à juste titre, les « capitalistes »."
Paul Jorion in Règlements de compte à OK Corral

"Vous pouvez mettre du rouge à lèvres à un cochon. C'est toujours un cochon. "
Barak Obama en septembre 2008
"L'avant-guerre c'est tout de suite
Les carottes sont déjà cuites
La pétoche est sur orbite
Dans l'air il y a d'la mort subite
L'avant-guerre c'est tout de suite
On a le cul sur d'la dynamite"
Gainsgourg chanté par Jacques Dutronc (1980)
Et aussi ...
Allez l'Irlande, JUST SAY NO !
Pour vous, pour nous.
Arf !
Zgur
22:55 Publié dans Humeur, Journalisme, Livre, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, economie, capitalisme, paul jorion, barak obama
10.09.2009
L'hymne de Wall Street par 10cc en 1974 est toujours d'actualité
De 10cc, on connait surtout le "slow qui tue" "I'm not in love", lot de consolation lacymal des soirées rateau.
Mais Godley et Creme, les deux têtes artistiques de ce groupe superstar des années soixante-dix sont des musiciens particulièrement doués pour une musique à la fois efficace, commerciale mais conservant une personnalité certaine. De plus leurs paroles sont parfois particulièrement sarcastiques.
Ainsi ce "Wall Street Shuffle" de 1974, qui est une de mes chansons préférées de 10cc (avec le non moins sarcastique "Dreadlock Holidays"):
Do the Wall Street shuffle
Hear the money rustle
Watch the greenbacks tumble
Feel the Sterling crumble
You need a yen to make a mark
If you wanna make money
You need the luck to make a buck
If you wanna be Getty, Rothschild
You've gotta be cool on Wall Street
You've gotta be cool on Wall Street
When your index is low
Dow Jones ain't got time for the bums
They wind up on skid row with holes in their pockets
They plead with you, buddy can you spare the dime
But you ain't got the time
Doin' the....
Doin' the....
Oh, Howard Hughes
Did your money make you better?
Are you waiting for the hour
When you can screw me?
'Cos you're big enough
To do the Wall Street Shuffle
Let your money hustle
Bet you'd sell your mother
You can buy another
Doin' the....
Doin' the....
You buy and sell
You wheel and deal
But you're living on instinct
You get a tip
You follow it
And you make a big killing
On Wall Street
Le temps a bien passé depuis 1974, mais les interrogations et les intuitions de la chanson sont toujours autant d'actualité en ces temps d'affirmation de la moralisation du capitalisme et de condamnation morale des vilains traders (ark ! ark ! ark !) :
...
Oh Howard Hugues
Ton argent t'a-t-il rendu meilleur ?
Attends-tu le bon moment
Où tu pourras me baiser
Parce que tu est assez gros
Pour jouer le jeu de Wall Street
Et faire tapiner ta monnaie
Tu pourrais même vendre ta mère
Pour en acheter une moins chère
...
Un rêve de banquier et de trader, non ?
De quoi avoir envie de nettoyer la planête !
Arf !
Zgur
23:40 Publié dans Musique, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, politique, économie, banque, trader, bonus, 10cc, wall street shuffle, 1974, capitalisme, moralisation
17.04.2009
Moraliser ou démoraliser le capitalisme ? Le PlanB vs CQFD !
22:26 Publié dans Dessin de presse & BD, Humeur, Humour, Journalisme, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, presse, cqfd, leplanb, moraliser, démoraliser, capitalisme
28.06.2008
L'imposture démocratique
Voilà un livre pour tous que j'ai découvert il y a trois ans par hasard sur une table de présentation des nouveaux achats de ma bibliothèque municipale (il faut aller plus souvent dans les bibliothèques municipales).
J'ai d'ailleurs plusieurs fois recommandé ce livre dans mes commentaires déposés ici ou là, ou encore là (alors autant réiterer ma recommandation ;0)

Luciano Canfora
“L’imposture démocratique -Du procès de Socrate à l’élection de G.W. Bush”
Flammarion 2003 - 14 euros
Ça calme puis ça énerve, fort, très très fort.
Présentation de l’éditeur
Socrate condamné à mort par une courte majorité de trente voix; George W. Bush élu président des États-Unis parce que l’on décide d’arrêter le décompte des suffrages qui l’aurait donné perdant: le triomphe absurde de la loi de la majorité dans un cas, sa négation dans l’autre… Que devient la démocratie lorsque le vote se négocie sur le marché politique? Lorsque gouvernent des instances supranationales et non électives comme la Banque européenne et le Fonds monétaire international? À rebours de la pensée unique et du ” démocratiquement correct “, Luciano Canfora livre une analyse sans concessions des démocraties occidentales et de leurs errements.
Quelques extraits :
” La frontière entre la conquête et la maniplulation de l’opinion publique est est vérité assez ténue; et il s’agit surtout d’une question de point de vue”
“En vérité, il est impropre de baptiser « démocratie » un système politique dans lequel le vote se négocie sur le marché politique et l’entrée au parlement oblige le candidat à engager des « dépenses » électorales considérables. Cet aspect attristant (sur un plan éthique, plus encore que démocratique), fondamental, du système parlementaire demeure en général dans l’ombre. Mais il est le pilier du système. La classe politique représente au fond la moyenne de la haute bourgeoisie et les possédants. Mais qui ose proférer ouvertement cette vérité d’évidence passe pour un adversaire du parlementarisme.”
“D’ailleurs, démocratie ne signifie pas non plus « gouvernement de la loi ». […] si le [gouvernement] avait une expérience du monde antique, il découvrirait même qu’en pleine bataille politique, à Athènes, quand furent traduits en justice les généraux qui avaient gagné la bataille des Arginuses (406 avant J.-C.), Socrate fut le seul à s’opposer, au nom de la loi, à leur condamnation sommaire pour n’avoir pas sauvé les naufragés, tandis que les démagogues galvanisèrent l’assemblée et passèrent outre l’opposition de Socrate en rappelant que la volonté du peuple est au-dessus de la loi (« voici qu’on prétend empêcher le peuple de faire ce qu’il veut! », crièrent-ils).”
“« Un des lieux communs les plus banals répétés contre le système électif, écrivait Gramsci, […] est que le nombre serait en soi la loi suprême[4]. » Et d’objecter : « Mais le fait est qu’il n’est vrai, en aucune façon, que le nombre soit la “loi suprême” ni que l’opinion de chaque électeur pèse d’un poids exactement équivalent. »
[…] Pour Gramsci — là encore en parfait accord avec la critique élitiste —, « les idées et les opinions ne naissent pas spontanément dans le cerveau de chacun : elles ont eu un centre de formation, de rayonnement, de diffusion, de persuasion […]. Le décompte des voix, conclut Gramsci d’une formule heureuse, est la dernière manifestation d’un long processus dans lequel l’influence maximale appartient » précisément aux centres de rayonnement les plus forts, aux élites décisives.”
“Dans les faits, il est fatal qu’une minorité organisée, qui obéit à un élan unique, l’emporte sur une majorité désorganisée. La force de la minorité, quelle qu’elle soit, est irrésistible face à tout individu de la majorité, qui se trouve seul face à la totalité de la minorité organisée ; et, dans le même temps, on peut dire que celle-ci est organisée précisément parce qu’elle est minorité.”
“Mais attention. Le capitalisme a une résilience immense qu’aucun système économique et social antérieur (à notre connaissance) n’a jamais possédée. Son appareil de manipulation des consciences a même mis à contribution les mots subversifs par excellence : la liberté, par exemple. Il s’agit en fait d’un système oligarchique, mais il vit et jouit d’une santé florissante parce qu’il a réussi à dénaturer et à faire sien le mécanisme démocratique.”
Voilà, c’est un livre qui fait réfléchir.
De plus, écrit par un italien, il a l’avantage de nourrir son propos avec d’autres références que celles habituellement rencontrées sous la plume des auteurs français.
Bonne lecture.
"Le fondement des révolutions est avant tout la tension morale" L.C.
Arf !
Zgur
10:12 Publié dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, démocratie, luciano canfora, imposture, elections, capitalisme
09.10.2007
¡ Que viva el Che en tu cara de culo !

El Che en el culo !
L'utilisation éhontée de l'image du Che aujourd'hui, c'est devenu portenawak!
Une illustration de plus que les marxistes, marxiens, marxeurs etc. ont trop négligé la capacité inouï du capitalisme à se régénérer.
Il avale tout, pour mieux le recracher sous forme de marchandise.
14:35 Publié dans Humeur, Journalisme, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Che, Guevara, marx, capitalisme, sarkozy, Metro, portenawakma












