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06/08/2011

Un requiem pour traders et banksters : "All along the watchtower" (de Bob par Jimi)

--Le-Capitalisme-a-l-agonie---de-Paul-JORION.jpg
Clic clic sur la couverture

En trainant ça et là pour choisir la musique que j'ai promis de mettre ce week-end sur ce blog, j'ai recroisé par hasard cette chanson très connue dans l'interprétation de Jimi Hendrix, mais qui est une chanson de Bob Dylan.

Ses paroles me semblent parfaitement convenir à ce week-end de pré-apocalypse économique promise/prédite depuis quelques temps par quelques-uns.


 

 Jimi Hendrix All Along The Watchtower 

"There must be some kind of way out of here,"
Said the joker to the thief,
"There's too much confusion,
I can't get no relief.
Businessman they drink my wine,
Plowman dig my earth
None will level on the line, nobody offered his word, hey"
"No reason to get excited,"
The thief, he kindly spoke
"There are many here among us
Who feel that life is but a joke
But you and I, we've been through that
And this is not our fate
So let us not talk falsely now, the hour is getting late"

All along the watchtower
Princes kept the view
While all the women came and went
Barefoot servants, too

Outside in the cold distance
A wildcat did growl
Two riders were approaching
And the wind began to howl
*buisness man there, drink my wine,
Come and take my herb.
.
In french, ça donne :

Tout au long de la tour de guet

"Il doit y avoir un moyen de sortir d'ici",
dit le bouffon au voleur,
"Il règne une trop grande confusion,
je ne ressens aucun soulagement.
Les hommes d'affaires boivent mon vin,
les laboureurs creusent ma terre,
Personne à l'horizon ne sait ce que tout cela vaut."

"Aucune raison de s'énerver",
répondit gentiment le voleur,
"Beaucoup ici parmi nous
pensent que la vie n'est qu'une farce.
Mais, toi et moi, nous sommes passés par là,
et ce n'est pas notre destin,
Alors, ne parlons plus à tort maintenant, il commence à se faire tard." 

Tout au long de la tour de guet,
les princes continuaient à regarder
Tandis que toutes les femmes allaient et venaient,
les serviteurs aux pieds nus, aussi. 

Dehors au loin
un chat sauvage gronda,
Deux cavaliers approchaient,
le vent commença à hurler.

Hommes d'affaires, là-bas,  boivent mon vin
Viennent prendre mon herbe

Traduction de Pierre Mercy et Gérard Poillet
(et Zgur pour les deux derniers vers)

 

La version originale de Bob Dylan est écoutable ici.

Mais en ces temps de confusion, je continuerai à apprécier celle de Jimi Hendrix.

"There must be some kind of way out of here,"

Pas pour tout le monde, pas pour tout le monde.

Arf !

Zgur_


23/02/2009

La crise en musique (3): Antilles aujourd'hui, demain partout

kent 11064.jpg

 

PARTOUT C'EST LA MERDE
(Kent Cokenstock - 1983)

Partout c'est la merde en fait
Partout c'est la merde
Partout c'est la merde en fait
Partout c'est la merde
Partout c'est la merde en fait
Partout c'est la merde
Partout c'est la merde
Partout c'est la merde

Jérémie vit dans les îles où il fait bon s'amuser
Pour les badauds du style "Club Méditerranée"
Sa maison est en bois derrière l'aérogare
Tôle ondulée sur le toit vue sur le dépotoir

Partout c'est la merde en fait
Partout c'est la merde
REFRAIN

Jérémie en a marre il veut voir le continent
Qu'il ne voit en photo que pour les élections
Ici il broie du noir l'a pas beaucoup d'argent
Il paraît que c'est mieux là-bas y'a du pognon

Partout c'est la merde en fait
Partout c'est la merde
REFRAIN

Jérémie maintenant habite vers Saint-Lazare
Il n'a pas plus d'argent mais travaille plus tard
Et plein d'emmerdements et tout un tas d'histoires car
Beaucoup de gens voient rouge ici quand on est noir

Partout c'est la merde en fait
Partout c'est la merde
REFRAIN

 

Cette ritournelle de Kent en 1983 m'est revenue à la mémoire aujourd'hui.

Elle me semble encore tellement d'actualité pour la Guadeloupe, les Antilles, la France et même le monde, que je ne pouvais que vous la faire partager.

Merci qui ?

Arf !

Zgur

La crise en musique (2)

S'il est clair que la crise en musique, c'est d'abord pour moi un morceau des Civils de 1981, je suis tombé par hasard sur la video suivante faite par Johannes Kreidler un jeune compositeur allemand, avec un logiciel Microsoft que je ne connais pas Songsmith :

 

 

D'accord, on pourrait dire que ça ressemble plutôt au résultat d'une après-midi à l'orgue Bontempi par des enfants de dix ans mais je trouve l'illustration des courbes de cours de bourse particulièrement bien rendue.

Et ce n'est rien comparé aux solutions que nous concoctent dans l'ombre des sommets les dirigeants de ce bateau plus que murgé qu'est devenu le système financier et economique mondial.

La gueule de bois va être SEVERE.

Il suffit de lire les livres et le blog de Paul Jorion (plutôt que, au hasard, Jacques Attali) pour s'en convaincre.

Arf !

Zgur

 

 

 

12/10/2008

Mort de la globalisation : 1 - la promesse non tenue

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Un livre à lire, et pas cher : 9,50 €

 

"Les personnalités qui naguère déclaraient que les Etats-nations devaient se soumettre aux forces économiques clament aujourd’hui qu’on doit les renforcer pour faire face au désordre militaire global. Les prophètes de la globalisation qui répétaient «privatisez, privatisez, privatisez» avouent désormais qu’ils avaient tort, parce que l’Etat de droit national reprend de l’importance."

Dans cet extrait du début du livre "La mort de la globalisation" de John Saul publié en 2005 (dont je vous ai déjà parlé ici et ici) remplacez militaire par financier et vous avez la situation d’aujourd’hui. Le retour de l'Etat au secours de ceux qui n'ont eu de cesse d'en réduire l'importance !

Mais il faudra quand même aussi leur rappeller ,à ceux-là, les promesses qu'ils faisaient en vantant et vendant la globalisation et l'ultra libéralisme financier qui en fut le bras armé. Promesses synthétisées comme suit aux pages 27-28 de son livre :

La promesse liée à la globalisation était celle-ci :

Le pouvoir des Etats-nations est en voie de réduction

Ces Etats tels que nous les connaissons pourraient même mourir.

Dans l’avenir, le pouvoir échoira aux marchés globaux.

Dès lors, c’est l’économie, et non la politique ou les armées, qui façonnera les événements humains.

Libérés du cadre étroit des intérêts nationaux et des régulations inhibitrices, ces marchés globaux créeront petit à petit des équilibres économiques internationaux.

Ainsi résoudrons-nous finalement l’éternel problème des cycles à la hausse et à la baisse.

Ces marchés libéreront des vagues d’échanges. Et ces vagues à leur tour, produiront une vaste marée de croissance économique.

A son tour, cette onde de marée élèvera le niveau de tous les bateaux, y compris celui des pauvres, que ce soit en Occident ou dans les pays en voie de développement.

La prospérité qui en résultera remettra aux individus qui sont foulés au pied de passer de la dictature à la démocratie.

Bien sûr ces démocraties ne jouiront pas du pouvoir absolu des anciens Etats-nations. Nous verrons donc se racornir le nationalisme, le racisme et la violence politique irresponsable.

Sur le front économique, la taille des nouveaux marchés exigera des entreprises toujours plus grandes. Et la taille de ces dernières les élèvera au-dessus des risques de la faillite. Ce sera une autre source de stabilité internationale.

Ces multinationales seront tout près de détenir le leadership de la civilisation par les marchés. Elles deviendront presque des Etats virtuels. Et leur domination envahissante les rendra insensibles aux préjugés politiques locaux.

Tout cela créera les conditions d’une saine gouvernance, et non verrons émerger des gouvernements libérés de l’endettement. Le marché ne tolère pas moins.

Ces comptes publics stables, à leur tour, stabiliseront nos sociétés.

Bref, libérés des chaînes de l’entêtement des hommes, nous pourrons vaquer à nos intérêts individuels pour tendre vers une vie de prospérité et de bonheur général.

Les cycles de l’histoire auront été brisés.

L’histoire sera bel et bien morte.

 

Rien de moins que la fin de l'histoire, même si l'expression s'est faite plus discrète ces dernières années.

Je partage l'avis de John Saul qui poursuit plus loin:

On ne peut manquer de remarquer la naïveté politique qui affleure lorsque les économistes traitent du monde dans son intégralité.

 

Pourtant, si une bonne part de cette promesse a malgré tout été réalisée, principalement en terme d'augmentation du commerce.

Pourquoi alors tant d’aspects de la globalisation et de sa promesse s’évanouissent-ils ? […°]

Parce qu’il semble de plus en plus que même les promesses remplies n’ont pas l’effet attendu.

Prenez l’explosion révolutionnaire des marchés monétaires. La plus grande partie des mouvements de change sont spéculatifs et ne concernent pas des investissements ou de la création de richesse. »

« L’idéologie globaliste est elle alors un échec complet ? Pas du tout. C’est seulement que lorsque des gens normaux considèrent notre situation, ils ne voient pas une relation équilibrée entre la promesse et le résultat. »  […]

« Le déséquilibre entre une croissance spectaculaire de la richesse sur le papier, une croissance marginale de la richesse réelle, et une baisse des moyens publics et sociaux suggère une nouvelle forme d’inflation – une vaporisation d’argent par obsession excessive pour l’économie de la consommation et toute une gamme d’activités de marchés imaginaires, comme le révèlent les marchés monétaires et le monde des fusions-acquisitions. »

 

"Une vaporisation d’argent" !

On est en plein dedans, non ?

Arf !

Zgur

 

A SUIVRE ...

 

 
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