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07/05/2012

Le changement c'est maintenant ? Alors CHANGEZ TOUT !

Parce que y'a urgence !

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 Changez tout (Michel Jonasz)

Je veux aller où l'air est plus doux,
Où la colombe vole en-dessous,
Où le printemps entre un jour comme un fou,
Vous saisit au revers,
Au détour d'un chemin vert
Et vous dit : "Ca va pas comme ça.
Changez tout, changez tout.
Vot'monde ne tient pas debout.
Changez tout, changez tout, changez tout."

Je veux aller dans l'après-midi
D'un jour où rien n'est interdit,
Où le bonheur, sans faire de comédie,
Vous salue sans manières
Et vous parle à coeur ouvert
Et vous dit "Qu'est-c'que t'as bien fait
D'changer tout, changer tout,
Pour une vie qui vaille le coup.
Changez tout, changez tout, changez tout.

Changez tout, changez tout.
Qu'est-ce que vous feriez sans nous ?
Après tout, changez tout, changez tout.

Changez tout, changez tout,
Pour une vie qui vaille le coup.
Changez tout, changez tout, changez tout."


Pour une vie qui vaille le coup !

Voilà un vrai programme.

Mais pas un ordre de banque !

Alors ...

Au boulot, et ne vous trompez pas de combat !

 

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Arf !

Zgur_



31/10/2011

N'oubliez pas : les fauteurs de dettes ont etranglé l'Afrique avant de s'attaquer à nos pays

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Avant de venir attaquer les peuples d'Europe et des Etats-Unis, les fauterus de dettes avaient depuis longtemps saigné les peuples et les pays d'Afrique.

Le poids de la dette a lourdement pesé sur les économies africaines depuis la colonisation et les plans d'ajustement structurel du FMI et de la Banque Mondiale ont servi ensuite de cheval de troie à la privatisation massive des services publics de ces pays.

Un mouvement de protestation s'est développé pendant des années contre le remboursement de la dette par les pays africains.

Une de ces manifestations fut ce disque en 2003 "Drop the debt - Annnulez la dette" où figure une chanson des Massilia Sound System :

"Osca Sankara"


podcast


Ce morceau cite un extrait d’un discours de Thomas Sankara à Addis-Abeba, le 29 juillet 1987 peu avant son assassinat :

« La Dette ne peut pas être remboursée parce que, d’abord, si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs.

Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également…

Ceux qui nous ont conduit à l’endettement ont joué comme dans un casino.

Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat.

Maintenant qu’ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement.

Et on parle de crise.

Ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu.

Et la vie continue

Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la Dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence… »

Thomas Sankara, Addis-Abeba, le 29 juillet 1987

 

Il faut lire et connaitre lire le texte de ce discours sur la dette ici sur Wikisource et l'entendre là sur Dailymotion. Il était prémonitoire.

Non seulement sur le destin du président du Burkina Faso, assassiné le 15 octobre de la même année, moins de trois mois après avoir prononcé sa diatribe anti-dette.

Mais aussi sur le fait que le Moloch financier est insatiable.

Et quelques années après, c'est notre tour, peuples d'Europe.

Pour les mêmes raisons et par les mêmes moyens : le casino financier qui ne respecte même pas ses propres règles en cas de pertes de ses organisateurs.

"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté."

Paul Jorion, in "Le capitalisme à l'agonie"

 

La lettre de Mikis Théodorakis publiée récemment fait écho aux revendications et aux inquiétudes de Thomas Sankara il y a bientôt 25 ans :

"Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.

...

Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes.

...

Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour.

...

Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme."

Mikis Theodorakis, in Mediapart

 

On ne demande pas gentiment aux financiers de limiter leur pouvoir.

Il faut le leur reprendre.

Et ce ne sera pas facile, tant leurs complices sont présents à tous niveaux des appareils d'état et de propagande (il n'y a qu'à voir les saut de cabris des journalistes aux ordres devant une proposition de modification infime de l'orde des choses actuel).

Ils sont d'ailleurs prêts à nous projeter dans la guerre, sil le faut, pour conserver ce pouvoir.

Fauteurs de dettes, fauteurs de guerres.

C'est reparti comme en 14.

Faudrait pas les laisser faire sans lutter.

"Une des raisons de l'exaspération, c'est que les préocupations populaires ne sont pas mises à l'agenda politique officiel."

Alain Bertho, "Le temps des émeutes"

Faudra en reparler aux Papandréou du PASOK et du PS.

Arf !

Zgur_

11/08/2011

Non. La crise n'est pas arrivée comme un phénomène météo. Elle a des responsables bien humains, et ils ont des objectifs bien précis

Une des choses qui m'énèrvent le plus quand j'entend les commentaires sur les événements économiques qui se produisent, et notamment lors des crises économiques ou des krachs boursiers, c'est bien tous ces emprunts au vocabulaire le la météorologie.

En effet, parler de tempête boursière, de coup de tonnerre, d'ouragan, de tsunami a un objectif précis, celui de nous faire croire que ce qui arrive est du domaine de la nature des choses, alors qu'il s'agit bien de conséquences d'actions strictement humaines. Les marchés ne sont pas naturels, il sont le produits des hommes, tout comme leur fonctionnement.

Alors heureusement qu'il y a quelques films et livres (de plus en plus) pour nous expliquer le pourquoi et le comment de ces événements humains, trop humains. La rage qui nous étreint à les voir et les lire expliquent sans doute que certains préfèrent les camoufler sous les oripeaux de la météo.

Alors pour comprendre le pourquoi de la merde dans la laquelle nous sommes et dans laquelle nous allons vraisemblablement nous enfoncer de plus en plus, voici trois films ou livres hautement recommendables (parmi plein d'autres):

Tout d'abord, "Inside Job"un documentaire (Oscar 2011 du documentaire) à voir et à faire voir à tous :


Inside Job - Bande-annonce - VOST par SonyPicturesFr

 On peut voir le film ici. On peut l'acheter en DVD là.

 

Pour continuer, quelques extraits du livre de Paul Jorion qui nous annonce rien moins que "Le capitalisme à l'agonie".

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"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté.

[…]

Nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui son habituelles depuis deux siècles, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement, et pour tout dire, celle de sa chute.

[…]

Ce qui conduit à penser que des systèmes comme le capitalisme marchent, c’est un double phénomène : premièrement le fait qu’il est objectivement très avantageux pour un petit nombre, et que cette minorité dispose, de ce fait, des moyens financiers qui lui permettent de promouvoir l’idée que « cela marche » (on pense ici au financement par les banques et des mécènes milliardaires, aux Etats-Unis, de facultés de «sciences » économiques où l’on produit des « théories » justifiant le comportement des banquiers et des milliardaires), et, deuxièmement, le fait qu’aux yeux de la masse – à qui l’on réussit à cacher la quasi-impossibilité pour elle d’accéder au petit groupe des bénéficiaires du système -, son exclusion du nombre des élus peut paraître imputable à un simple « incident technique » aisément réparable, l’initiative de le réparer ne semblant relever que de la volonté individuelle : «  Si je faisais un peu plus d’exercice… si je me levais un peu plus tôt le matin… » - autrement dit, le système tire partie de la prédisposition humaine à l’espérance.

[…]

La crise a généré une pléthore de faits invalidants le bien-fondé de la déréglementation et de la privatisation prônées par le libéralisme radicale qui s’est épanoui en Grande-Bretagne dans les années 70, puis aux Etats-Unis dans les années 80, avant de trouver son expression consommée en Europe dans le texte du traité de Lisbonne. Réduire la dette publique au cœur de la crise, c’est bien entendu agir à contretemps, mais l’erreur n’est pas commise de bonne foi : à défaut de pouvoir justifier la poursuite de la révolution ultralibérale au moment où sa nocivité a été amplement démontrée, on cherche des prétextes qui permettront de la proroger. Car si programme a trouvé sa réfutation dans la réalité, la volonté de le mener à son terme n’a pas faibli pour autant parmi ses partisans endurcis. Les faits comptent pour si peu aux yeux des idéologues. On s’en est donc pris sous couvert de rigueur, aux mesures de protection sociales qui avaient pourtant permis à certains pays – à la France en particulier, de s’en tirer bien mieux , dans les soubresauts de la crise, que bon nombre d’autres."

 

Les bénéficiaires de cette croisade ultraliberale veulent donc se poursuivre avec l'aide de leurs affidés qui essayeront comme par le passé de profiter le la "Stratégie du choc", comme décrite et dénoncée par Naomi Klein dans son livre et le documentaire qui en a été tiré :

 
LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE par baryla

 

Naomi Klein nous dit "il n'y a plus d'effet de surprise, nous sommes devenus résistants au choc".

Rien n'est moins sûr pour la majorité des gens, soumis et bombardés par la propagande ordinaire de l'ordre libéral et de ses laquais et larbins des médias.

Alors,

Informons nous librement et ...

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

06/08/2011

Le vrai visage du capitalisme

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Sous son masque au sourire figé,

Le Mickeypitalisme a mauvaise allure ces derniers temps.

Et souvenez-vous de Invasion Los Angeles

du génial cinéaste visionnaire John Carpenter

 

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A à plus, alors ?

Arf !

Zgur

13/03/2011

Illustrations londoniennes de notre apathie devant la rapacité des financiers et de leurs commis

london1.jpg

Londres mars 2011

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Deux ans de retard pour l'été de la rage ?

 

Notamment pour se débarrasser de ce genre de connards :

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A voir ...

Arf !

Zgur

 

 
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