Avertir le modérateur

26/11/2009

Qui osera poser à Sarkozy, chanoine de Latran, la question de l'apprentissage de la différence du bien et le mal par les prêtres pédophiles ?

9566511.jpg

Libération d'aujourd'hui parmi bien d'autres nous informe qu'un "rapport officiel de plus de 700 pages accuse l'Église catholique d'Irlande d'avoir couvert les abus sexuels commis par des prêtres de la région de Dublin sur des centaines d'enfants pendant plusieurs décennies."  et que "la police irlandaise, la Gardai, est [...] accusée d'avoir fermé les yeux sur de nombreuses accusations d'abus sexuels de la part de prêtres, en jugeant qu'elles ne relevaient pas de sa compétence".

Que les prêtres catholiques - d'Irlande et d'ailleurs - soient souvent accusés de pédophilie et condamnés pour ces faits ne devrait suprendre personne. Interdits de mariage par une hierarchie inflexible dans sa bêtise et fréquemment en contact avec les jeunes, tout en bénéficiant de la confiance des familles, les prêtres catholiques sont logiquement confrontés à des frustrations sexuelles que certains assouvissent dans la pédophilie.

Cela ne devrait pas surprendre.

Cela ne me surprend pas.

Ce qui me surprend par contre toujours quand des affaires de ce type remontent à la surface (celle-ci n'est ni la première ni la dernière), et ce qui me scandalise toujours, c'est le silence et la complicité de la hiérarchie catholique.

Et pire encore, c'est la décision quasi systématique de cette même hiérarchie de couvrir et de camoufler les exactions de ses prêtres. Et encore pire, de ne pas les retirer de la circulation (dans un monastère loin de tout et de tous, par exemple) mais simplement de les éloigner du lieu où les faits ont été commis et, malgré tout ce qu'on sait d'eux, de leur permettre d'être à nouveau en contact avec des enfants. Et souvent de recommencer.

Alors qui osera rappeler à Nicolas Sarkozy, chanoine de Latran, sa déclaration déjà scandaleuse en soi, de du 20 décembre 2007 ?

« Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. »

Et lui demander si les prêtres pédophiles et leurs complices de la hiérarchie catholique sont les mieux placer pour transmettre les vraies valeurs et l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal (1) ?

Oui, qui osera ?

Surement pas les carpettes qui lui servent de prompteurs à question lors de pseudo-interviews.

Cela change, n'est-ce pas, de l'hystérie anti pédophile et anti déliquance sexuelle affichée par ce pouvoir, de fichage ADN en projet de castration chimique, en passant par la ré-incarcération du condamné pourtant libéré à la fin de sa peine.

Saloperie de curés, saloperie de religion(s) !

Et saloperie de pouvoir complice.

Alors ...

Vive l'apostasie

Zgur

 

 

(1) pour ceux qui croiraient encore que la religion est nécessaire au sens moral, à la différnetiation du bien et du mal, je conseille de lire le chapitre 6 (et tout le livre bien sûr) de "Pour en finir avec dieu" de Richard Dawkins, dont j'ai déjà parlé.

 

 

14/12/2008

Allez l'Irlande ! Just say NO !

rugby.jpg
"Le fighting spirit irlandais stoppant net la morgue technocratique européenne"

 

Bon.

Nous voilà quasiment au bout des manoeuvres anti-démocratiques pour imposer aux peuples européens les termes du Traité Constitutionnel Européen refusé par les français et les hollandais en 2005.

Ayant laissé passer l'orage, la technostructure européenne a concocté, avec la complicité active de Nicolas Sarkozy, un texte reprenant, ils l'ont avoué, les termes du TCE refusé: le traité de de Lisbonne.

Puis ils ont imposé ce dernier, pays par pays, en prenant bien soin d'éviter partout où c'était possible, l'épreuve du référendum, préférant laisser en France la ratification à nos si peu représentatifs députés et sénateurs, non sans forcer quelque peu les récalcitrants avec force intimidations ou promesse de hochets ministériels ou honorifiques.

Mais voici que l'épreuve finale revient entre les mains des électeurs irlandais pour qui le référendum est obligatoire.

Certes ces derniers ont refusé le traité de Lisbonne une première fois.

Mais ce n'est pas cela qui arrêtera les forcenés de cette construction européenne technocratique et anti démocratique. Barroso et sa clique ont donc forcé un peu la main au gouvernement irlmandais pour qu'il représente le texte aux suffrages irlandais, en l'assortissant de lourdes menaces et de quelques concessions mineures qu'il sera facile de retirer dans quelques années.

Alors quoi ?

Alors allez l'Irlande !

Irlandais, nous comptons sur vous pour déjouer cette magouille et pour voter non.

Pour vous.

Piour nous.

Pour tous les européens.

Et pour obliger, enfin, ceux qui nous dirigent à reprendre vraiment le travail d'un traité pour une Europe réellement démocratique.

Bon, je sais, ça ne va pas être facile.

Et puis, le non n'existe pas en gaélique.

Pas plus que le oui.

"Le Oui et le Non en gaélique

Is é amháin is ráite daoibh : ‘Is ea, is ea’, Ní hea, hí hea’.
Que votre ‘oui’, soit ‘oui’, votre ‘non’, soit ‘non ‘
Matthieu 5 : 37

La bonne blague, il n’y a pas de mots ‘oui’ ou ‘non’ en gaélique. Alors comment font les Irlandais ?

Etes-vous en train de lire, vous répondez ‘je suis’. Etes-vous en train de cuisiner des pommes de terre, votre réponse est, probablement, ‘je ne suis pas’.

Il n’y a pas de ‘oui’ ni de ‘non’ universel, chaque question a sa propre réponse en fonction du verbe et du temps du verbe. On peut prétendre, donc, qu’en gaélique votre ‘oui’ est d’office un oui bien réfléchi car il faut bien écouter la question et penser à la grammaire ainsi qu’à la réponse."

Source : www.chronique-gaelique.com

 

"Et comment dit-on oui, ou non ? Surprise : ces mots n'existent pas. On est obligé de reprendre le verbe de la question, ou le préfixe seul, dans sa forme affirmative ou négative.

Cela implique que si on n'a pas compris la question, on ne peut même pas s'en tirer en disant oui ou non, au hasard ! Et même si on l'a comprise, encore faut-il connaître les bonnes formes du verbe !"

Source: Yves Sagnier

 

Il reste la possibilité de répondre "Póg mo thóin" ("Kiss my ass" - "Embrasse mon cul") à la question qui sera posée pour l'acceptation du Traité de Lisbonne. Mais l'expression qui a donné son nom aux mythiques Pogues (ex Pogue Mahone) du génial pochtron Shane Mc Gowan ne donnerait alors que des bulletins nuls. Pas efficace, ça.

Alors amis irlandais, quel que soit la bonne façon : "Que votre non soit non !"

Mais j'aimerai quand même bien savoir comment sont les bulletins de vote référendaire en Irlande.

En attendant, voici de la bonne musique :

 

The Pogues - "Sally MacLennane"

 

Et "Que votre non soit non !

Sláinte !

Arf !

Zgur

 

 

31/01/2007

Les plombiers fuient la Pologne à cause des 35 heures et de la fiscalité


medium_plombiermaudit.2.jpgLes élucubration pseudo-économiques et totalement idéologiques d'Axel de Tarlé (le matin sur Europe 1) ont fait déjà l'objet de mon premier billet sur ce blog. Il continue à m'échauffer les oreilles quand celles-ci entendent les billets comme celui de ce matin mercredi 31 janvier 2007, consacré au fameux plombier polonais.

Ca commence fort par une phrase qui, l'air de rien, devrait sonner comme la reconnaissance d'un mensonge de la campagne de matraquage qui a eu lieu juste avant le référendum européen:

"Le plombier polonais n'était pas un mythe"

 

Moi qui croyais benoitement ce qu'on m'avait dit à longueur de colonnes en 2005: que l'histoire du plombier polonais qui vient dans nos villes nos campagnes pour voler nos filles et notre travail, ce n'était qu'un gros mythe. Voire un gros mensonge propagandiste noniste à tendance xenophobe!

 Aujourd'hui ce n'est plus un mythe.

Une réalité alors?

medium_plombierpolonais.jpg

 

Mais ne croyez pas qu'Axel de Tarlé va reconnaitre s'être trompé un jour car la suite c'est : 

"sauf qu'il n'est pas allé en France mais en Grande-Bretagne. On estime que 500.000 Polonais vivent aujourd'hui de l'autre côté de la Manche. Les Polonais se sont également installés en Allemagne, 600.000, et en Irlande, 250.000. Ce qui est énorme rapporté à ce petit pays de 4 millions d'habitants. Les Polonais représentent aujourd'hui plus de 6 % de la population irlandaise. Ils ont colonisé des quartiers entiers de Dublin."

medium_travail_au_noir.jpegLà on ne sait pas s'il faut se réjouir ou se plaindre. Little Warsaw à Dublin, waouh! A part ça, ils bossent dans quoi, les polonais de Dublin? Dans la finance et l'assurance? Dans les centres d'appel? Dans la plomberie générale ou spécialisée? Au noir ou dans les règles? On n'en saura pas plus.

Mais il est intéressant de savoir qu'en Allemagne, les polonais n'ont pas pris les emplois des plombiers mais ceux des allemands dans les abattoirs. Libération du 16.04.05 citait le salaire de 3€ de l'heure pour les polonais employés. Le député chrétien-démocrate Gerald Weiss affirmant sur Deutschlandradio que « 26 000 bouchers allemands ont perdu leur travail parce que des salariés polonais ont accepté ces conditions de misère ».

 

Vient ensuite l'explication qui justifie l'exode selon de Tarlé: 

"Bien, il s'agit à chaque fois de jeunes, venus tenter leur chance à l'Ouest, où le niveau de vie est 5 fois plus élevé."

Bien, c'est de la bonne allocation de ressources humaines ça, bien fidèle aux lois du marché. Le jeune polonais, plombier ou pas, et bien il va là où il y a du pognon. Un peu comme le Sénégalais, le Malien ou le Turc, sauf qu'il n'a ni détroit de Djebel Altar ou du Bosphore à traverser, le polonais. Il a même des papiers européens, lui.

"Mais, pour la Pologne, c'est une catastrophe. En l'espace de quelques années, le pays a perdu plus d'un million de jeunes. Ce serait l'une des plus grandes migrations humaines en temps de paix. Les régions de l'Est notamment deviennent fantomatiques. Dans les cafés, il n'y a plus aucun jeune, dit-on."

Un peu comme dans une ville de nos belles provinces lorsque l'usine du coin est fermée pour cause de délocalisation en Chine, ou en Roumanie. Et qu'on propose aux futurs ex-employé(e)s des contrats locaux en Roumanie ou Thailande à 110 euros par mois!medium_guerreco.jpg

"une des plus grandes migrations humaines en temps de paix"? 

Et la guerre économique alors? 

 

Mais le plus beau est pour la fin :

"Au point que Varsovie a lancé une campagne de publicité pour essayer de retenir ses jeunes. Le gouvernement joue sur la fibre patriotique en comparant, les jeunes qui restent, aux combattants de la Seconde Guerre Mondiale, qui n'ont pas fuit et sont restés pour défendre le pays."

Je ne sais pas comment on dit cocorico en polonais (ou l'équivalent patriotique) mais comparer les conséquences de la construction européenne à la guerre contre les nazis, il n'y a pas beauoup de nonistes à l'avoir osé. 

Et enfin arrive l'acmé, le climax de la simili-pensée Tarléienne :

"Mais, le secret espoir de Varsovie, c'est qu'un jour tous ces jeunes rentreront au pays, fort de leur expérience à l'Ouest. C'est sûr, ils seront alors tous, très anglophiles, très germanophiles. Espérons que d'ici là, ils auront oublié que la France leur a fermé les portes au nez, au nom de son combat contre le "plombier polonais".

Et voilà, l'arnaque : la France leur aurait fermé la porte au nez à ces enfoirés de plombiers polonais aux chalumeaux entre les dents qui n'existaient même pas tant qu'il s'agissait de voter OUI au projet de TCE.

Mais comme la France a voté NON, elle sera bien bien punie dans le futur de ne pas les avoir accueillis, ceux qui n'existaient pas.

Joli sophisme dans une collection pourtant déjà bien fournie. 

A ce rythme là, je crois que dans quelques semaine l'Axel va nous raconter que le réchauffement de la planète, c'est la faute au NON français au projet de traité européen. 

medium_starwars.jpg

 

Il y a des jours où je ne devrais pas écouter la radio.

Mais il serait mieux quand même qu'on n'y entende plus (seulement) ce genre de propagande.

 

Zgur 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu