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13.03.2010

One (hu) man, one vote par Johnny Clegg et Savuka

Cette chanson a été écrite en hommage à l'anthropologue sud-africain David Webster, ami de Johnny Clegg et militant antiapartheid, qui fut assassiné en 1989 par des agents spéciaux du Civil Cooperation Bureau du ministère de la défense sud-africain chargé d'infiltrer et d'éliminer les opposants au régime.

 

One (hu) man, one vote (Johnny Clegg & Savuka) - 1989

Bayeza abafana bancane wema
Bayeza abafana bancane wema
Baphethe iqwasha, baphethe ibazooka
Bathi "Sangena savuma thina,
Lapha abazange bengena abazali bethu
Nabadala, bayasikhalela thina ngoba asina voti."

(The young boys are coming,
the young boys are coming.
They carry homemade weapons and a bazooka.
They say "We have agreed to enter a place
that has never been entered before
by our parents or our ancestors
and they cry for us, for we do not have the right to vote.)

Hayiyaah!

The west is sleeping in a fragile freedom
Forgotten is the price that was paid
Ten thousand years of marching through a veil of tears
To break a few links in these chains
These things come to us by way of much pain
Don't let us slip back into the dark
On a visible but distant shore -- a new image of man
The shape of his own future, now in his own hands -- he says:

Chorus:
One 'man, one vote -- step into the future
One 'man, one vote -- in a unitary state
One 'man, one vote -- tell them when you see them
One 'man, one vote -- it's the only way

Bayeza abafana abancane
(The young boys are coming)

Hayiyaah!

In the east a giant is awakening
And in the south we feel the rising tide
The soul inside the spark that gives breath to your life
Can no longer be made to hide
These things come to us by way of much pain
Don't let us slip back into the dark
On a visible but distant shore -- a new image of man
The shape of his own future, now in his own hands -- he says:

Chorus

 

La démocratie a un prix.

Et elle s'use surtout si on ne s'en sert pas.

Alors, demain dimanche, content ou pas, VOTEZ.

Et plutôt vote blanc ou nul qu'abstention car si on atteignait 40% de votes blancs (et nuls) plutôt que 40% d'abstention, cela aurait surement plus de poid dans le débat politique.

Paz y Salud

Zgur

 

03.12.2008

Prud'homales 2008 : VOTONS !

Aujourd'hui mercredi 3 décembre 2008, ce sont les élections prud'homales.

Un bon moyen de montrer au pouvoir que s'il ne voit plus les grèves, les conflits n'ont pas cessé. Et la resistance à la casse sociale non plus.

Il ne faut surtout pas laisser trop de place au patronat dans les tribunaux prud'homaux. Il y a déjà bien assez d'influence (lire Gérard Filoche à ce sujet).

 

 

« C’est lorsque l’on tombe malade qu’on se rend compte qu’il faut défendre l’hôpital public, observe Georges Capozi, secrétaire de l’Union locale (UL) CGT de Martigues. Les Prud’hommes, c’est pareil ! »

cité par Olivier Bonnet dans Plumedepresse.info

 

Je dirais plutôt que ce n'est pas quand la maison brûle qu'il faut chercher une assurance.

 

Alors votez (pour qui vous voulez - même blanc), mais votez.

Votre carte d'identité suffit.

Votre employeur n'a pas le droit de vous empêcher de vous rendre au bureau de vote sur votre temps de travail.

Alors VOTEZ et FAITES VOTER !

Zgur

 

28.06.2008

L'imposture démocratique

Voilà un livre pour tous que j'ai découvert il y a trois ans par hasard sur une table de présentation des nouveaux achats de ma bibliothèque municipale (il faut aller plus souvent dans les bibliothèques municipales).

J'ai d'ailleurs plusieurs fois recommandé ce livre dans mes commentaires déposés ici ou , ou encore (alors autant réiterer ma recommandation ;0)

 

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Luciano Canfora

“L’imposture démocratique -Du procès de Socrate à l’élection de G.W. Bush”

Flammarion 2003 - 14 euros

 

Ça calme puis ça énerve, fort, très très fort.

Présentation de l’éditeur

Socrate condamné à mort par une courte majorité de trente voix; George W. Bush élu président des États-Unis parce que l’on décide d’arrêter le décompte des suffrages qui l’aurait donné perdant: le triomphe absurde de la loi de la majorité dans un cas, sa négation dans l’autre… Que devient la démocratie lorsque le vote se négocie sur le marché politique? Lorsque gouvernent des instances supranationales et non électives comme la Banque européenne et le Fonds monétaire international? À rebours de la pensée unique et du ” démocratiquement correct “, Luciano Canfora livre une analyse sans concessions des démocraties occidentales et de leurs errements.

 Quelques extraits :

” La frontière entre la conquête et la maniplulation de l’opinion publique est est vérité assez ténue; et il s’agit surtout d’une question de point de vue”

“En vérité, il est impropre de baptiser « démocratie » un système politique dans lequel le vote se négocie sur le marché politique et l’entrée au parlement oblige le candidat à engager des « dépenses » électorales considérables. Cet aspect attristant (sur un plan éthique, plus encore que démocratique), fondamental, du système parlementaire demeure en général dans l’ombre. Mais il est le pilier du système. La classe politique représente au fond la moyenne de la haute bourgeoisie et les possédants. Mais qui ose proférer ouvertement cette vérité d’évidence passe pour un adversaire du parlementarisme.”

“D’ailleurs, démocratie ne signifie pas non plus « gouvernement de la loi ». […] si le [gouvernement] avait une expérience du monde antique, il découvrirait même qu’en pleine bataille politique, à Athènes, quand furent traduits en justice les généraux qui avaient gagné la bataille des Arginuses (406 avant J.-C.), Socrate fut le seul à s’opposer, au nom de la loi, à leur condamnation sommaire pour n’avoir pas sauvé les naufragés, tandis que les démagogues galvanisèrent l’assemblée et passèrent outre l’opposition de Socrate en rappelant que la volonté du peuple est au-dessus de la loi (« voici qu’on prétend empêcher le peuple de faire ce qu’il veut! », crièrent-ils).”

“« Un des lieux communs les plus banals répétés contre le système électif, écrivait Gramsci, […] est que le nombre serait en soi la loi suprême[4]. » Et d’objecter : « Mais le fait est qu’il n’est vrai, en aucune façon, que le nombre soit la “loi suprême” ni que l’opinion de chaque électeur pèse d’un poids exactement équivalent. »

[…] Pour Gramsci — là encore en parfait accord avec la critique élitiste —, « les idées et les opinions ne naissent pas spontanément dans le cerveau de chacun : elles ont eu un centre de formation, de rayonnement, de diffusion, de persuasion […]. Le décompte des voix, conclut Gramsci d’une formule heureuse, est la dernière manifestation d’un long processus dans lequel l’influence maximale appartient » précisément aux centres de rayonnement les plus forts, aux élites décisives.”

“Dans les faits, il est fatal qu’une minorité organisée, qui obéit à un élan unique, l’emporte sur une majorité désorganisée. La force de la minorité, quelle qu’elle soit, est irrésistible face à tout individu de la majorité, qui se trouve seul face à la totalité de la minorité organisée ; et, dans le même temps, on peut dire que celle-ci est organisée précisément parce qu’elle est minorité.”

“Mais attention. Le capitalisme a une résilience immense qu’aucun système économique et social antérieur (à notre connaissance) n’a jamais possédée. Son appareil de manipulation des consciences a même mis à contribution les mots subversifs par excellence : la liberté, par exemple. Il s’agit en fait d’un système oligarchique, mais il vit et jouit d’une santé florissante parce qu’il a réussi à dénaturer et à faire sien le mécanisme démocratique.”

 

Voilà, c’est un livre qui fait réfléchir.

De plus, écrit par un italien, il a l’avantage de nourrir son propos avec d’autres références que celles habituellement rencontrées sous la plume des auteurs français.

Bonne lecture.

 

"Le fondement des révolutions est avant tout la tension morale" L.C.

Arf !

Zgur

08.03.2008

Voter, malgré la trahison anti-européenne

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"Un vote à signification nationale ou simplement locale ?", tel est le faux problème qui a agité ces derniers temps les commentateurs professionnels dans les gazettes et émissions dispensables.

Faux problème dans les petites communes où il y a souvent une liste unique, dite d'intérêt communal. (Mais pas toujours, et c'est parfois plus que gratiné, voir chez Agnès-Le Monolecte)

Faux problème dans les grandes villes (genre Paris, Lyon, Marseille, etc), où la dimension "nationale" des candidats fait obligatoirement de l'élection municipale un enjeux national, au moins pour eux.

 

Mais une question a remué certains - et moi aussi :

Faut il aller voter puisque notre vote ne vaut rien si on s'en réfère aux suites du non au référendum sur le TCE ?

 

Nous avons trois options "offertes" par notre système de représentation "démocratique" :

- s'abstenir

- voter blanc ou nul (inscrire "connard" ou "merde sur son bulletin, tant qu'on a un bulletin)

- exprimer son vote

 

Dans de nombreux cas, le vote sera important car au niveau local, on peut mathématiquement se débarasser d'élus encombrants :

 

Un petit exemple parlant :

L'éléction de Blakany en 2001 à Levallois ayant été annulée, il a été réélu, rappellons le, en septembre 2002 avec environ 4 500 voix (sur 34 500 inscrits) d'avance sur son plus proche adversaire avec 15 700 abstentionnistes (45% des inscrits).


Les chiffres bruts sont toujours plus parlant à mon humble avis:

Patrick Balkany (divers droite) 9 839 voix (53,78 %) ELU

Union pour Levallois (divers droite) 5 053 (27,62 %)
Union de la gauche 3 404 (18,61 %).
Total contre Balkany = 8 457 voix

Blancs et nuls 480
Et nombre d'abstentionnistes : 15 733 ... sur 34 500 inscrits!!!

 

Ne pas voter à Levallois, c'est favoriser la réélaction de Balkany.

Même cas ailleurs :

pour Vanneste dans le Nord ou d'autres qui mériteraient d'être virés de leurs fauteuils (des noms ?  Mellick, Frêches, les Ceccaldi-Raynaud à Puteaux, etc. ).

 

Et chez moi, national ou local ?

Ca tombe bien, les "sortants sarkozystes" vont peut-être sans doute se prendre une grosse raclée. 

Petit plaisir local à porté nationale.

Si nous sommes assez nombreux à aller voter

Arf ! 

 

Zgur 

12.02.2008

Parachutage raté de Martinon-non-non à Neuilly-oui-oui

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 Neuilly après le parachutage de Martinon ?

  

Lundi, un oiseau volait  haut au dessus de Neuilly lorsqu’il fut frolé par David Martinon plongeant à toute vitesse vers le sol avec son parachute sous le bras, hurlant :

« Mais comment ça maaaaaaaaaarche ……… »

 

Mwarf !

Zgur 

 

Ajout de 17h30 :

Allez lire la clairvoyance magistrale de Brave Patrie sur ce sujet : "David Martinon s’engage en faveur de la démocratie anticipative"

extrait : 

"Tous les candidats donnés perdants par les instituts de sondages devraient être tenus de se retirer avant le scrutin. Quel serait alors l’intérêt d’organiser un vote selon un procédé extrêmement onéreux pour la finance publique quand on sait qu’Opinion Way peut en quelques clics nous délivrer un résultat similaire à seulement 500 euros la question ?" 

 

Re Arf! 

 

Photo trouvée sur "Les montagnes vues d'avion

16.09.2007

Faut-il décontaminer Bordeaux ?

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Retour en arrière de quelques mois jusqu'au soir du second tour des élections législatives qui ont vu la belle défaite du ministre de l'écologie de l'époque, le clown triste Alain Juppé.

Une des choses que je remarque en voyant le cocu du chiraquisme reconnaitre sa défaite à la télévision et amorcer sa traversée du désert, ce sont les deux logos rouges qui ressemblent à des signaux de danger pour mes yeux qui n'ont jamais vu Bordeaux autrement que sur les étiquettes de bouteilles.

Renseignement pris, il s'agit des petites armoiries de la ville :

 

Le logo de Bordeaux aujourd'hui

"Il s’agit de trois croissants entrelacés qu’on appelle aussi le chiffre de Bordeaux. Ils ont pour origine le croissant de lune, emblème du port dans les armoiries. On ne les trouve pas avant le milieu du 17e siècle. Elles figurent, entre autres, sur le dos et les plats des reliures des livres de prix décernés par le collège de Guyenne et ornent, au 18e, le fronton de la fontaine Saint-Projet. Ce chiffre est aujourd’hui le symbole utilisé pour le logo de la ville."

Source : site internet de la ville de Bordeaux 

 

N'empêche. Moi, ça me fait penser à ça : 

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Pas vraiment très heureux pour un ministre de l'écologie.

Il a bien fait de démissionner, tiens!

 

Arf!

Zgur 

17.06.2007

Plouf dans la vague !

 

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Finalement, point de vague bleue !

Ouf !

Un peu. 

Et quelques bonnes claques bien senties (Juppé, Carignon, Mellick, ...)

Et quelques vieilles carnes qui continuent (Tiberi, Julia, ...) 

Mais les vilenies vont vraiment commencer maintenant.

On ne saurait demander aux "moules sur le rocher" de rester éveillées tard le soir à l'Assemblée.

Onpeut toujours réver.

 

Merci à celles et ceux qui ont voté. 

Zgur 

 

Dimanche 17 juin, votons CONTRE ...

 

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 Vague bleue ?

Sic transit démocratie... 

 

 

Même si les medias nous serinent qu'une vague bleue va submerger l'Assemblée Nationale,

Et donc que voter ne servirait à rien ce dimanche, 

 

IL NOUS FAUT VOTER !

 

Pour au moins deux bonnes raisons, une qui nous concerne tous immédiatement, et une qui n'est dans les mains que de quelques uns.

 

1/ Nous sommes tous concernés par la composition de l'Assemblée, car avec un nombre de députés de l'opposition très faible, le pouvoir sarkozyste aura la pouvoir de modifier la constitution sans débat comme bon lui semblera.

Comme l'écrivait Grabuge (Merci Grabuge): 

"Quoiqu'on en pense et quels que soient nos dégoûts à voter PS, il y a tout de même une et UNE SEULE excellente raison de se faire violence et d'aller voter CONTRE l'UMP : la Constitution.

Si l'UMP de Sarkofacho a 2/3 du Parlement, elle peut faire ce qu'elle veut de la Constitution sans problèmes. Avec plus de 140 parlementaires d'opposition (quelle qu'elle soit), impossible de modifier la constitution sans débat."

 

 2/ Certains d'entre nous peuvent voter dans des circonscriptions où se présentent des gens qui n'ont plus rien à faire à l'Asssemblée, les Carignon, Mellick, etc. 

Il y en a plein d'autres - de droite et de gauche - dont la mauvaise renommée n'a pas atteint le niveau national.

Leur élection ne tient qu'à quelques centaines de voix alors que les abstentionnistes sont des milliers. Il faut les dégager.

Les médias nous enfument à ne parler que des pourcentages en évitant soigneusement de parler des chiffres bruts, pourtant disponibles sur le site du ministère de l'intérieur.

Certains députés ont déjà été élus au premier tour avec moins de voix que d'abstentionnistes.

Vous parlez d'une vague bleue.

 

Mais le danger des godillots bleus est à nos portes

Fallait déjà pas l'inviter. 

Alors,  

Faudra pas les convier au banquet.

Car 

Le menu, c'est nous !

Alors VOTONS!

Zgur 

 
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