10.01.2012
Résolutions de début d'année - Woody Guthrie et moi !
En me baladant sur FB je suis tombé sur ça :
Clic clic pour agrandir l'image
Ce sont les résolutions de début d'année de Woody Guthrie.
Une petite merveille, n'est-ce pas ?
J'aime particulièrement la résolution n°33
"Wake up and fight" !
Qui va bien avec cette chanson
"Wake up and fight" !
"Debout ! Et bas-toi "!
Ca ira, comme programme pour l'année, je crois !
En tout cas, pour moi.
Arf !
Zgur_
00:08 Publié dans Livre, Musique, Politique, Procrastination, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, musique, bonne année, résolution, woody guthrie
31.12.2011
On ne peut plus rien dire, ou presque ?
La Turquie condamne tous ceux qui, en Turquie, osent parler de génocide des arméniens en 1915 - (article 301 du code pénal turc qui, depuis le 30 avril 2008, qualifie de crime toute insulte à la «turquicité» - (lire là, là ou surtout là).
L'Assemblée Nationale française vient, à l'initiative de Sarkozy, de voter une loi, à l'unanimité (surprenant non ?), condamnant tous ceux qui nieraient l'existence des génocides, notamment celui des arméniens en 1915*.
Le Sénat français (à majorité de gauche) s'appreterait à a validé (MAJ 24.01.12) cette loi (à l'unanimité aussi ? NON, majorité simple).
Après cinq années de pilonnage et de destruction sarkozyste, mon pays me désespère.
Et ses "représentants" élus encore plus.
Depuis les clopes efffacées sur des photos célèbres et connues (plutôt que d'en choisir d'autres, d'aussi bonne qualité mais sans clope, ou de laisser la clope tout simplement).
En passant par toute critique de la politique d'Israel qualifiée maintenant d'antisémitisme.
On veut déterminer, à la place des historiens, ce qu'il faut dire des faits historiques.
Et effacer ce qui ne se cale pas dans l'histoire officielle.
Comme en Turquie, tiens !
Font chier.
Car en 2012, on verra les mêmes "vertueux" s'évertuer à défendre "la France éternelle des droits de l'homme" en cette année de cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie qui va raviver quelques vilains souvenirs d'une guerre sale et niée.
Parce que les français feraient bien de regarder en face les exactions de son armée pendant la guerre d'Algérie (sans oublier, ni se cacher derrière les exactions du FLN).
Et les turcs auront beau jeu, en retour, d'accuser la France, comme elle le fut dans les années 54-62, de génocide envers les algériens. Le pouvoir algérien ne s'en privera pas non plus (pour cacher son échec patent depuis 50 ans à gouverner pour le peuple).
Et les "vertueux" français alors de s'indigner de l'ingérence tuque dans l'histoire française.
Font chier.
Comme le chante Didier Bourdon, on ne peut plus rien dire.
Ou presque**.
La trahison de nos principes pour quelques voix.
Ca vaut largement un plat de lentilles.
Et ça nous promet de bien sales lendemains.
Car pendant ce temps, les marchés nous enculent !
Arf !
Zgur_
* Sur le géncide arménien, je recommande la lecture de "La dette de sang" de Archavir Chiragian (le debut sur googlebooks)
** Je sais, nous ne sommes pas en Corée du Nord, réponse d'avance à l'argument du premier crétin venu.
13:31 Publié dans Humeur, Journalisme, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poli
24.12.2011
Le petit papa chinois (de Didier Super) contre la mère Noël (de Cyprien et PV Nova)
Déjà et encore Noël ...
Pour rester dans le bonne esprit qui règne ici à chaque fois, j'avais prévu de vous proposer la jolie chanson si vraie de Didier Super "Petit papa chinois" :
Mais un des Zguriños m'a fait découvrir ce "J'aime pas Noël" de Cyprien et PV Nova, que je connaissais pas et qui ne déparera pas ici :
Voilà c'est cadeau !
Vous préférez quoi ?
Arf !
Zgur_
17:08 Publié dans Humour, Musique, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, noel, petit papa chinois, jouets, pere noël, didier super, cyprien, j'aime pas noël, chanson, musique, joyeux noël
17.12.2011
"Vivre libre", un hommage anticipé de Jimmy Oihid à Mohamed Bouazizi ?

Il y a un an aujourd'hui, Mohamed Bouazizi s'immolait à Sidi Bouzid, petite ville tunisienne loin de la mer.
Parce qu'on l'empechait de mener une vie digne malgré les difficultés.
Ce "on", c'atait la police de Ben Ali, le président tunisien/dictateur ami de nos puissants et qui sera contraint à la fuite après les émeutes et la répression qui suivirent l'acte sacrificiel puis la mort de Mohamed Bouazi.
Le premier chef d'état arabe à tomber, avant Moubarak, Khadafi, et bientôt d'autres, malgré les répressions et les morts, trop nombreuses.
La soif de liberté de la jeunesse de ces pays est une vague que ne pourront pas arrêter la violence, ni les fondamentalismes, si ce mouvement est soutenu à l'extérieur.
Mais ça risque de prendre plus de temps qu'un seul printemps.
D'ailleurs, le jasmin ne fleurit pas au printemsp mais en été.
...
Depuis un an, quand je pense à ce qui s'est passé en Tunisie et dans le monde arabe, j'entends dans ma tête la chanson "Vivre libre" de l'algérien Jimmy Oihid qui date de son premier album, que j'avais découvert en ... 1990 ! Et dont je voulais parler depuis longtemps :
"Vivre libre" - Jimmy Oihid (1990)
Vivre libre
Vivre libre
La marée a fait effacer
Ce qui me retient d’???*
Je n’ai plus rien à regretter
Si ce n’est ma liberté
Sans un espoir pour me guider
Sur cette place où je vais rester
Comme une épave sur le sable mouillé
Le monde entier va m’oublier
Wowo wowo vivre libre ou mourir
Vivre libre ou mourir
On se menace on se tape
Sans répit sans pitié
??*
Ce monde, on ne pense qu’à tuer
Wowo wowo vivre libre ou mourir
Vivre libre ou mourir
La mer, elle va m’emporter
Plus rien à espérer
Personne n’pourra me regretter
Alors que l’on m’a tant aimé
Wowo wowo vivre libre ou mourir
Vivre libre ou mourir
Vivre libre ou mourir
Vivre libre ou mourir
Cette chanson "Vivre libre" me semble vraiment coller à l'alernative choisie par les jeunesses arabes, particulièrement en Syrie.
La France, elle, vieillie et racornie sous le joug (moins violent certes) du sarkozysme a, pour l'instant, oublié ses ferments révolutionnaires, et particulièrement ceux de février 1848, les aspirations démocratiques et la soif de liberté.
Mohamed Bouazizi ne le savait pas, mais il aura marqué l'histoire.
Et contrairement à la chanson de Oihid, il y a beaucoup de monde pour regretter qu'il ne soit pas là pour voir ce que son geste à déclenché.
Qu'il repose en paix.
Libre.
A jamais.
Zgur_
* : Cette chanson est aussi revenu à l'esprit d'autres, puisque il y a un an, elle n'était pas disponible sur internet (à part un mp3 partiel). Merci à eux. Par contre la transcription est de moi, et jen na'ai pas tout bien entendu, si vous avez les remplaçants de ??
17:11 Publié dans Humeur, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, tunisie, mohamed bouazizi, bouazizi, sidi bouzid, révolution de jasmin, printemps arabe, 1848
12.11.2011
Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (8/50) The Proclaimers "Sunshine on Leith" (1988)
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les raisons de cette série,
c'est à lire ici, ici ou là.

The Proclaimers est un groupe écossais créé par les jumeaux binoclards Charlie et Craig Reid. Ce groupe est plutôt méconnu en France, sans doute faute de tournée et de promotion des différents disques qu'ils ont sortis depuis une vingtaine d'année.
Pourtant, tout le monde connait certaines de leurs chansons car elle ont été utilisées dans des films, "Shrek" notamment.
Ce disque contient "I'm gonna be (500 miles)", leur premier tube, utilisé dans le film Benny and June" :
Il contient aussi de nombreuses ballades et des chansons au contenu plus politique, puisque les frères Reid sont favorables à l'indépendance de l'Ecosse. Ils posent ainsi dans "What to do" la question de la démocratie par le nombre on fait partie de la minorité.
"...
Pat votes the scots way
Just like her mother
But south always takes all
Just like her brother
The next time she might vote
So might the others
But times running out pal
Cause they’re giving up in numbers
What do you do
When democracy’s all through
What do you do
When minority means you?"
Mais la chanson de de disque que je préfère, et des Proclaimers en général, c'est "Cap in hand" qui parle clairement de notre passivité devant le fait de voir notre pays être dirigé par d'autres.
Eux parlent de l'Ecosse par l'Angleterre ...
"CAP IN HAND"
I could tell the meaning of a word like serene
I got some 'O' Grades when I was sixteen
I can tell the difference between magarine and butter
I can say "Saskatchewan" without starting to stutter
But I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand
I could get a broken jaw from being in a fight
I know its evening when day turns to night
I can understand why Stranraer lie so lowly
They could save a lot of points by signing Hibs Goalie
But I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand
We fight - when they ask us
We boast - then we cower
We beg
For a piece of
Whats already ours
Once I thought I could make God a bribe
So I said I was in his lost tribe
Getting handouts can be so frustrating
"Get in line son, there's five million waiting"
I can't understand why you let someone else rule your land, cap in hand
I can't understand why we let someone else rule our land, cap in hand
I can't understand why you let someone else rule your land, cap in hand
Ce qui veut dire :
Nous combattons - quand ils l'exigent
Nous plastronnons - puis nous tremblons de
Quémander
Un morceau de
Ce qui est DEJA à nous.
...
Je ne peux pas comprendre pourquoi nous laissons quelqu'un d'autre diriger notre pays, casquette à la main !
J'y vois aussi la démocratie dévoyée ( "Un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple", avez-vous dit avec Lincoln ?) alors que nos pays sont de plus en plus évidemment dirigés aux profits exclusifs de la finance et de leurs soutiens et complices au pouvoir.
Je traduirais donc volontiers le refrain de cette chanson
Je ne peux pas comprendre pourquoi nous laissons quelqu'un d'autre diriger notre pays, l'arme au pied !
Je parle de l'arme politique et idéologique bien sûr.
Sachant néanmoins qu'eux, n'hésiterons pas bientôt à faire un usage élargi des armes, '"maintien de l'ordre", qu'ils disent) dans la guerre qu'ils nous font.
Oui. Il y a beaucoup de sens et de sensibilité dans les chansons des Proclaimers.
Découvrez les, si vous ne les connaissez pas encore.
Paz y salud !
Et slàinte mhath
Zgur_
BONUS :
The Proclaimers chez Wikipedia
Site officiel de The Proclaimers
Les Proclaimers sont aussi fans de football, de l'équipe écossaise du Hibernian Football Club, et Sunshine on Leith le titre de cet album est devenu l'hymne de ce club à l'occasion d'une tentative de rachat combattue par les supporters.
Et cliquez là pour lire et écouter tous les épisodes de Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs
17:27 Publié dans Humeur, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, politique, mes années 80, the proclaimers, sunshine on leith, ecosse, tina, cap in hand
28.08.2011
Putain, cinq ans ! Déjà 5 années de blogage ...

Et voilà, il y a cinq ans déjà, après quelques mois à commenter par ci, par là (sur le DEL de Guy Birenbaum et chez quelques autres), je plubliais le premier billet de ce blog, sur le piratage et les mensonges d'un journaliste (déjà !).
Plus de 500 billets, plus ou moins intéressants.
Sur la politique,
Sur la musique,
Sur lma prcrastination,
Sur ce qui mamuse, m'intéresse ou m'interpelle,
Sur ce que je veux et dont je trouve le temps et le courage de parler.
Ici je fais ce que je veux.
...
Et puis ...
2002 commentaires à ce jour sur mon blog (Jide a fait le 2000ème !)
Et beaucoup de belles rencontres, des blogueurs et blogueuses qui ont disparu du paysage.
Parfois leurs blogs ont disparus avec eux et les commentaires qui y étaient ont disparu aussi (dont les miens).
Et aussi presque cinq ans de sarkozysme et sa bande de baltringues incompétents et menteurs dans mon pays.
Ca gâche un peu la fête.
DAVID BOWIE - FIVE YEARS - LIVE 72 HQ par THE-GRAND-WAZOO
We got five years, stuck on my eyes
We got five years, what a surprise
We got five years, my brain hurts a lot
We got five years, that's all we've got
Mais je continuerai, à mon rythme ...
Et sur twitter aussi. Trop même. ;0)
Alors ...
Banzaï !
Arf !
Zgur_
17:18 Publié dans Humeur, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : politique, anniversaire, cinq ans, five years, bowie, blog
21.08.2011
Durock en Seine 2011

La semaine prochaine aura lieu le festival Rock en Seine 2011 (où j'irai passer mon samedi ;0).
Comme chaque année, Rock en Seine organise une exposition d'illustrateurs à qui il est demandé de créer une affiche pour un des groupes passant dans le festival. Le résultat est parfois inégal, toujours intéressant et quelque fois franchement réussi.
Les affiches sont exposées dans l'enceinte et pendant la durée du festival. Quelques unes font l'objet d'une campagne d'affichage à la station de métro Duroc, finement rebaptisée Durock, pendant une semaine en juillet.
J'ai eu la chance de passer au bon moment dans cette station. Voici quelques une des affiches qui s'y trouvaient ce jour là :

Pas mal, n'est-ce pas ?
Dans l'exposition et le portfolio, il y en a 64 !
Echec et mat !
Arf !
Zgur_
15:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, rock en seine, 2011, rock n'art, exposition, graphisme, metro duroc
15.08.2011
Chansons à contre courant (!) et chansons de gauche (?)
Sous le titre « Musique de gauche ? » mais avec l’accroche « Comment peux-tu écouter ça ??? », Juan, de Sarkofrance pose cette question (qui m’est arrivée via Ruminances et Falconhill) :
"Et vous, ami(e)s blogueurs et blogueuses de gauche, quelles sont vos 3 chansons « à contre-courant » ?"
D’abord, ça veut dire quoi « à contre courant » dans ce contexte ?
A contre courant de ce qu’un lecteur habitué s’attend à voir et écouter ici ?
Y’en aura.
Et y’en a qui vont être surpris.
Ou « musique de gauche», à contre courant de l’idéologie droitisante de la propagande ambiante en faveur de la soumission totale au marché la réalité ?
Y’en aura aussi.
Allons-y :
Tout d’abord, une chanson qui plaira à l’ami Falconhill, « Une île » par Serge Lama. J’aime beaucoup cette chanson. Serge Lama faisait partie de ces incontournables des variétés qu’on pouvait voir sur les trois chaines de télé pendant mon enfance. Et je me souviens de la bêtise crasse de Guy Lux qualifiant Lama de « nouveau Brel ». Lama n’est pas Brel, mais il est Lama est c’est déjà pas mal.
Ensuite, attention les yeux et les oreilles, du Michel Sardou. Si. Si.
« Les ricains» est une chanson qui a fait (et fait encore chez certains) scandale.
Mais moi, cette chanson je la trouve juste. Et j’invite ceux qui en douteraient d’aller visiter le cimetière américain de Collevile sur mer.

Bien sûr, les américains ne sont pas venus non plus sans arrière-pensées, notamment pour exporter leur produits et leur style de vie, et pas seulement la « liberté». Mais les jeunes qui se sont fait trouer la peau sur les plages de Normandie sont quand même morts bien loin de chez eux.
Mais je n’oublie pas, contrairement à Sardou, les morts de Stalingrad, sans qui nous serions aussi « en Germanie, à écouter je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui ».
La guerre est une saloperie. Et si il faut savoir la faire parfois, dans ces (rares) cas là, on peut TOUJOURS regretter de ne pas avoir fait ce qui aurait pu l’empêcher, ou d’avoir laissé faire ce qui la provoquée. Ca vaut pour les guerres passées, comme pour la prochaine qui s’annonce.
Enfin «à contre courant», plus par son contenu (sur l’air de « Petit caniche ») que par son interprète Didier Super, que j’aime vraiment beaucoup et que j’ai déjà intégré ici.
Didier Super me fait hurler de rire. Pas vous ?
Non ?
Bon, tant pis.
...
Et maintenant, Musique de gauche, ou musiques que j’aime, tout simplement :
D’abord Léo Ferré (je veux bien rire avec Didier Super, mais faut pas déconner trop longtemps quand même ;0)
Et Brassens, pour l'humanité de cette chanson, bien bien loin des cons qui nous gouvernent au profit unique de quelques privilégiés bien décidés à le rester, quel qu'en soit le prix.
Et enfin, "Peuples du monde", une chanson du groupe malgache SENGE (déjà citée ici)

Découvrez Senge!
Alors,
Dégageons-les malfaisants !
Vite.
There Is No Alternative.
Arf !
Zgur_
15:57 Publié dans Humeur, Humour, Musique, Politique, Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : musique, politique, brassens, auvergnat, senge, madagascar, didier super, léo ferré, anarchistes, sardou, les ricains, serge lama, une île
13.08.2011
Souvenirs de Berlin, Checkpoint Charlie et le mur
Je suis allé deux fois à Berlin.
La première fois, le mur était là.
Bien là.
On n'imaginait même pas qu'il puisse disparaitre de notre vivant.
En tout cas pas moi, con de bidasse en relève d'autres cons de bidasses enfin en longue permission dans leur interminable année de service militaire, aussi interminable que la mienne qui était alors loin d'être terminée.
Je me souviendrai toujours de mon arrivée ferrovière à Berlin au petit matin au travers des murs, des portails métalliques, des miradors, des fils barbelés, suspicieusement controlés par des vopos très antipathiques. J'avais l'impression de me retrouver dans le passage vers la "zone" du film Stalker d'Andreï tarkovski.
Et je me souviens du mur...
Des no man's lands, de l'immense terrain vague rempli de lapins qu'était la Postdamer Platz...
Du passage à Checkpoint Charlie pour une visite à l'Est, tous en uniforme, cornaqués par un officier stressé par le risque (faible) que l'un de nous fasse une connerie.
Le checkpoint Charlie ressemblait alors à ça :

La photo n'est pas de moi. Je n'ai pas sous la main les quelques photos que j'avais prises à l'époque, j'en rajouterai quand je les aurai retrouvées dans mes cartons.
Puis après quelques semaines, je suis rentrée en France terminer mon service dans l'ennui et la bêtise ambiante propre à cette période, que sauve seulement le souvenir de quelques amitiés forgées face à cette bêtise et celui de ce passage par Berlin à ce moment si spécial de son histoire.
Plusieurs années après, c'est - enfin - la chute du mur.
Berlin réunifié. Et ensuite, l'Allemagne.
Et puis cette année, je suis retourné à Berlin, en famille cette fois.
C'est bien sûr une autre ville que j'ai vue et visitée, tout en expliquant aux Zguriños le mur, l'histoire, les changements.
Aujourd'hui, Checkpoint Charlie est une attraction touristique. Les no man's lands ont été livrés aux promoteurs immobiliers et à l'ordre marchand, malgré quelques déclarations d'intention sans suite.

L'emplacement du mur reste matérialisé par une double ligne de pavés entrecoupés de plaques commémotratives en fonte.

Et quelques pans du mur subsistent ça et là.
Notamment ceux de la "East Side Galery"/Mühlenstraße (décorés au lendemain de la chute du mur).

Mais pour moi, la plus belle photo du mur reste celle-là (elle n'est pas de moi ;0) :

...
Et allez à Berlin.
Cette ville vaut vraiment le déplacement.
En attendant la destruction d'autres murs ...
Que l'on croit, ou que certains souhaitent éternels.
Arf !
Zgur_
00:26 Publié dans Humeur, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, berlin, mur, checkpoint charlie, rda, rfa, honecker
31.07.2011
L'Histoire du monde est folle. Et il est trop simple de dire que les tireurs le sont aussi.
C’est toujours étonnant de se retrouver à écouter de la musique ou de lire une livre qui se trouve en résonnance avec ce qui se passe dans sa propre vie ou dans le monde.
C’était le cas le week-end dernier avec le ska doublement (et tristement) d’actualité de The Selecter et aujourd’hui avec ce livre de Michel Bounan que j’ai du acheter il y a un ou deux ans et dont j’ai entrepris la lecture il y a un quinzaine de jours seulement.
Il y avait déjà dans ce livre de quoi en parler abondamment.
Mais quand je suis tombé sur ce passage, il m’a frappé par sa pertinence et son actualité :
« La classe gestionnaire peut avoir besoin, pour contrôler les populations indociles ou seulement suspicieuses, d’accroitre sa police et son armée, d’organiser des systèmes de surveillance, de généraliser des contrôles inquisitoriaux : toutes opérations qui ne sont pas nécessairement désirées par les populations concernées. Mais la survenue inopinée d’attentats aveugles ou d’émeutes peut rendre « désirables » de tels instruments de contrôle et de coercition. N’y a-t-il pas un grand avantage alors à faciliter de tels événements, à en créer les conditions et même à entretenir de façon continue un ennemi de l’ombre, complotant sans cesse en secret, pour justifier une surveillance de plus en plus pointilleuse des populations réticentes, ou pour légitimer des opérations militaires contre des populations lointaines et faire main basse sur leurs richesses ? La classe qui gère aujourd’hui la production des images est donc naturellement « complotiste ». Elle doit convaincre son public de l’existence de « complots » nationaux ou internationaux pour motiver ses entreprises policières ou ses aventures militaires. Et ce même « complotisme » dont les porte-parole de cette classe accusent paradoxalement ceux qui décrivent le mode de fonctionnement de notre société moderne est, en vérité, la création la plus originale de la classe gestionnaire actuelle. ».
Michel Bounan, "La folle histoire du monde", ed Allia 2006, p. 76
Comme dit l'adage "Même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis". Je n'ai pas l'esprit "complotiste" dans le sens que lui donnent ceux qui s'en servent pour dévaloriser toute analyse qui leur déplait (ou déplait à leurs maîtres). Il n'y a pas besoin de voir un complot dans la saisie, par le pouvoir, des opportunités (comme l'utilisation de la "stratégie du choc") pour appliquer un programme idéologique explicite (cf Les diners du Siècle, les réunions du groupe de Bidelberg ou celles de Davos).
Et comme dit Alain Bertho, nous sommes entrés dans "le temps des émeutes".
Et que celles et ceux qui doutent de l'existence de manipulations aillent s'informer sur les techniques de "false flag" (ou "fausse bannière")
Ou sur certains exemples (comme ici).
Car la crise telle qu'elle est "gérée" jusqu'à présent par nos dirigeants nous entraine directement vers une guerre civile et sociale généralisée. Ils s'y sont déjà préparés et ils sont prêts à cela (avec les LOPPSI, télésurveillance, policiers robocops etc.).
C'est leur intérêt, pas le notre, ni celui de la majorité de l'humanité. Mais ils n'ont que faire du notre.
Pour Michel Bounan, cette évolution est inéluctable. Et le pire est devant nous. Son livre est passionnant et, malgré son pessimisme foncier (et quelques simplificatons), j'en conseille vivement la lecture.
J'y reviendrai.
En attendant, profitons de la musique et des paroles de Gainsbourg chantées par Jacques Dutronc
"L'avant-guerre c'est tout de suite
Les carottes sont déjà cuites
La pétoche est sur orbite
Dans l'air il y a d'la mort subite
L'avant-guerre c'est tout de suite
On a le cul sur d'la dynamite"
(1980)
Arf !
Zgur_
14:41 Publié dans Humeur, Journalisme, Livre, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, norvège, breivik, michel bounan, allia, false flag, alain bertho, gainsbourg, dutronc, complotisme, complot













