10.01.2012
Résolutions de début d'année - Woody Guthrie et moi !
En me baladant sur FB je suis tombé sur ça :
Clic clic pour agrandir l'image
Ce sont les résolutions de début d'année de Woody Guthrie.
Une petite merveille, n'est-ce pas ?
J'aime particulièrement la résolution n°33
"Wake up and fight" !
Qui va bien avec cette chanson
"Wake up and fight" !
"Debout ! Et bas-toi "!
Ca ira, comme programme pour l'année, je crois !
En tout cas, pour moi.
Arf !
Zgur_
00:08 Publié dans Livre, Musique, Politique, Procrastination, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, musique, bonne année, résolution, woody guthrie
01.01.2012
Bonne année à ... 98 personnes seulement !

"Qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassés d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père Lachaise…
Cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de dire « Bonjour à tous», j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire.
Chronique de la haine ordinaire
"Sur cent personnes à qui l'on souhaite bonne année, bonne santé le premier janvier, deux meurent d'atroces souffrances avant le pont de la Pentecôte."
?
Alors,
Avec l'aide de Pierre Desproges
Bonne année 2012 à ... 98 d'entre vous.
Seulement.
Et puis, c'est tout !
Arf !
Zgur_
00:05 Publié dans Humeur, Humour, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, meilleurs voeux, bonne année, bonne année 2012, desproges, graffiti
16.10.2011
J'irai voter NON (donc nul) au 2nd tour des Primaires PS

Rappel : Hollande et Aubry avaient voté oui au TCE. Pas moi !
Et ils ont trahi le peuple avec le traité de Lisbonne
Le résultat du premier tour des primaires PS étant ce qu'il est, je ne me vois évidemment pas du tout voter pour les deux personnes qui représentent le PS que j'abhorre et qui mèneront, quoi qu'il et elle en disent aujourd'hui, une politique dans la lignée de ce qu'ils ont fait jusque là, celle qui nous mène direct vers le gouffre économique, politique et social.
Et puis, je n'oublierai jamais l'attitude de François Hollande envers Denis Robert qui écrivait dans sa réponse à Hollande en 2007 :
"La dilapidation de nos investissements par les prédateurs de la finance, les évasions de capitaux au profit des tycoons et des champions de la défiscalisation: Voilà un vrai problème !
"Un sujet sur lequel j’aimerais vous entendre...
Pour plus de détails, demandez à vos collègues Vincent Peillon et Arnaud Montebourg qui ont mené une mission d’information sur ce sujet et ont pu vérifier en tous points que ce que je dénonçais était exact, fondé, étayé…
A l’époque, c’était en 2002, leurs pires ennemis étaient au sein de votre parti Messieurs Védrine et Fabius qui, pour des raisons de real politique, étaient venus en aide au Luxembourg, à son premier ministre et à ses banquiers."
Arnaud Montebourg, lui justement, s'est cru faiseur de roi cette semaine. Il le croira encore si Hollande gagne, et gagnera peut-être un poste en 2012. Mais, à mon avis, il aura du mal à faire réellement avancer la 6ème république avec un parti dont tous les élus en seraient les premières victimes. In fine, il se fera traiter par sa majorité comme un vulgaire Bayrou. Osera t il rester dans un gouvernement qui mettrait en place une politique "à la Papandréou" ?
Et sa façon toute jésuitique de dire qu'il ne donne pas de consigne de vote tout en désignant celui pour qui il votera au 2nd tour et s'affichant avec lui, le vainqueur du premier tour (et pour cette seule raison, d'avoir été en tête du 1er tour) a cinsidérablement dégradé l'opinon qu j'avais d'Arnaud Montebourg. Euphémisme. Il ferait bien de méditer ce que disait Pierre Mendès-France !
"L'élément fondamental du système démocratique, c'est la vérité. Dès lors que le pays est appelé à choisir parmi les hommes, à se prononcer entre des thèses et des propositions qui lui sont soumises, il est évident que la probité de l'exposé des questions et la fidélité aux engagements pris constituent des éléments de base dans le fonctionnement du régime. S'il ny a pas d'honnêteté de la part de ceux qui jouent un rôle dans le jeu des institutions, il ne peut pas y avoir de démocratie."
J'ai trouvé cette citation déprimante ...
... dans le livre d'Arnaud Montebourg "La machine à trahir" (que je vous encourage vraiment à lire)

Donc aujourd'hui, non à l'abstention. Et NON aux Papandréou et Tina du PS.
On se reverra au premier tour de 2012.
Peut-être pas au deuxième.
Puis aux législatives.
Alors, Sarkozy réélu et l'Assemblée Nationale et le Sénat à "gauche" (molle), ça vous tente ?
Apprennez donc le grec !
Arf !
Zgur_
11:12 Publié dans Humeur, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.10.2011
Pourquoi j’irai voter aux Primaires PS et voterai Montebourg

Tout d’abord, je précise que ne suis pas membre du PS et que je ne suis encarté nulle part.
Jamais.
Ensuite, j’ai longtemps considéré cette histoire de primaires comme une fausse bonne idée, tout juste bonne à maquiller derrière une façade « démocratique » la mise en hors-bite (ha ha ha) de DSK, candidat proclamé de la bourgeoisie rose pale dehors et jaune dedans, et de ses médias aux ordres.
Et c’était le cas jusqu’à ce que le même DSK ne puisse tenir sa bite à New York et qu'il dynamite à jamais ses chances de candidat à la présidence de la république française.
Exit donc DSK et rebonjour l’intérêt de la primaire, sortant sans peignoir, nue et purifiée de la suite 2208.
Et depuis, le vrai jeu politique a repris puisque les cartes étaient rebattues, chacun des prétendants ayant sa chance, même si les médias dominants, changeant de monture, ont délibérément choisi de défendre pendant trrrrrès longtemps une pseudo bagarre entre les SEULS Hollande et Aubry.
C’est là, courant juillet que j’ai décidé que j’irai voter aux primaires PS.
Parce que j’en ai eu marre de voir les médias ne parler pendant longtemps que des candidats qui lui convenaient, Hollande et Aubry, en oubliant complètement les quatre autres.
Parce que certains ont voulu orienter ce scrutin de primaires à l’aide de sondages encore plus bidons que les sondages politiques habituels. De la GROSSE merde en branche et en barre, qui ne sert que de pâte à tartiner pour journalisme de remplissage. Et ça a commencé à vraiment m’énerver, tellement ils prennent les français en général, et les français qui se disent de gauche en particulier, pour des cons.
Parce que, bien malgré lui (car ce n’était pas le but de ses caciques en acceptant la démarche initiée par Arnaud Montebourg), le PS nous donne là l’occasion de barrer la route à cette kouyemollerie sans courage, sans conviction de gauche, qu’est devenue, depuis de longues années, la direction du PS.
Parce que, bien malgré eux, le PS nous donne la possibilité de barrer la route aux Papandréou du PS qui, malgré leurs rodomontades de campagne, se coucheront, une fois élus, à la première injonction du FMI ou de la BCE.
Alors, oui, bien que je ne serai JAMAIS militant du PS, j’irai voter aux primaires PS puisqu’on me le propose.
Et j’en ai déjà convaincu quelques autres personnes de mon entourage qui, comme moi, n’y pensaient même pas non plus a priori.
Alors voter oui, mais pour qui ?
Surement pas pour le candidat « dukan » (d’en face), le François Hollande si apprécié des médias et des gens qui se disent raisonnables. Pour des tas de raisons et particulièrement parce que je n’oublierai JAMAIS son attitude face à Denis Robert (lire ici, c’est édifiant sur la duplicité du personnage et de ses amis). Et puis, il est entouré d’une bande de branleurs sans envergure mais avec de sacrés passifs. Donc pour moi : Tout Sauf Hollande.
Je ne voterai pas non plus pour Martine Aubry m. Parce qu’elle-même, quoi qu’elle en dise, ne le voulait pas et que seul la bite de DSK la force (à son corps défendant) à y aller et à déchirer l’hymen du pacte de Marrakech, grosse entourloupe à baiser, une fois de plus, les militants du PS. Et puis son attitude plus qu’ambigue vis-à-vis de M. Guérini (qui détenait les clés des voix de la fédération des BdR) achève de détruire toute confiance que j’aurai pu avoir en elle. Comment agir correctement quand on ne le fait même pas dans son parti ? Et remember les tripatouillages du congrès de Reims (en rire ici).
Je ne voterai évidemment pas pour Manuel Valls. Parce qu’il professe des idées de droite dans lesquelles je ne peux me reconnaitre. Pas vraiment besoin d’épiloguer la dessus. Je me demande ce qu’il fait encore au PS.
Je ne voterai pas non plus pour Jean Michel Baylet, dont le micro-parti PRG accueille encore Bernard Tapie et s’y serait volontiers vendu corps et âme. Donc là, faut pas déconner. La primaire m’aura permis comme à plein d’autre de redécouvrir ce monsieur, fils et héritier de sa mère, employeur (et grand amie) de René Bousquet* à la Dépêche du Midi. Beurk.
Contrairement à plein d’autres, je pense que Ségolène Royal a des idées. Mais en fait, je la trouve nulle, incapable de se hisser à la hauteur des enjeux, et de par sa situation et son historique dans le parti, elle est et sera toujours en grand danger d’explosion, même et surtout en cas de victoire.
Et reste donc Arnaud Montebourg.
Ca tombe bien, je l’aime bien le Nono.
Depuis longtemps.
Quand il s'attaquait au blanchiment des capitaux en Europe (avec Vincent Peillon), aux abus des tribunaux de Commerce, à Chirac ou à Juppé, pour des questions de principes que ses petits camarades voulaient bien exposer mais surtout pas appliquer.
Je l’ai parfois méchamment chambré tellement je me demande aussi ce qu’il fait toujours dans ce PS, parti de gros cumulards, mais pour des raisons inverses à celles de Valls.

Et puis en 2006, j’ai lu son livre «La machine à trahir» , que j’ai relu le mois dernier. Vraiment toujours actuel. Tant dans son constat que dans ses solutions, vers la sixième république.
Et même s’il doit être presque autant détesté que Royal dans son parti, je le crois plus à même que cette dernière, de faire passer ses idées force (entre autres : démondialisation, protectionnisme européen, interdiction du cumul des mandats, sixième république).
Et lui au moins a le mérite de la constance et de la cohérence, puisqu’il est le seul des six candidats à avoir prôné le NON au TCE et au traité de Lisbonne (même s'il n'a pas fait campagne).
Donc au premier tour de la primaire PS, j’irai voter et j’encourage tout le monde à voter sans hésitation pour Arnaud Montebourg.
Contre les Papandréou et les TINA du PS.
Et je répète ce que j’ai déjà dit ailleurs, je souhaite même que le deuxième tour se joue entre Montebourg et Royal. Ca aurait une sacrée gueule ;0) (on peut rêver un peu jusqu’à dimanche).
Et qu’on ne vienne pas me bassiner avec les sondages, ni avec des considérations tactiques de deuxième tour de présidentielle contre Sarkozy. Selon ces sondages et ces considérations, DSK était déjà à l’Elysée. Tout comme cet abruti de Jospin.
A chaque tour suffit sa peine.
Pouvoir dézinguer les Papandréou et les TINA du PS, c’est une chance qui ne se refuse pas.
Arf !
Zgur_
* Bousquet, dont l'assassin (qui nous a privé d'un bien intéressant procès) a été défendu par Arnaud Montebourg alors avocat.
19:32 Publié dans Humeur, Journalisme, Livre, Politique, Radio / Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : politique, primaires ps, montebourg, aubry, hollande, valls, baylet, royal
11.08.2011
Non. La crise n'est pas arrivée comme un phénomène météo. Elle a des responsables bien humains, et ils ont des objectifs bien précis
Une des choses qui m'énèrvent le plus quand j'entend les commentaires sur les événements économiques qui se produisent, et notamment lors des crises économiques ou des krachs boursiers, c'est bien tous ces emprunts au vocabulaire le la météorologie.
En effet, parler de tempête boursière, de coup de tonnerre, d'ouragan, de tsunami a un objectif précis, celui de nous faire croire que ce qui arrive est du domaine de la nature des choses, alors qu'il s'agit bien de conséquences d'actions strictement humaines. Les marchés ne sont pas naturels, il sont le produits des hommes, tout comme leur fonctionnement.
Alors heureusement qu'il y a quelques films et livres (de plus en plus) pour nous expliquer le pourquoi et le comment de ces événements humains, trop humains. La rage qui nous étreint à les voir et les lire expliquent sans doute que certains préfèrent les camoufler sous les oripeaux de la météo.
Alors pour comprendre le pourquoi de la merde dans la laquelle nous sommes et dans laquelle nous allons vraisemblablement nous enfoncer de plus en plus, voici trois films ou livres hautement recommendables (parmi plein d'autres):
Tout d'abord, "Inside Job"un documentaire (Oscar 2011 du documentaire) à voir et à faire voir à tous :
Inside Job - Bande-annonce - VOST par SonyPicturesFr
On peut voir le film ici. On peut l'acheter en DVD là.
Pour continuer, quelques extraits du livre de Paul Jorion qui nous annonce rien moins que "Le capitalisme à l'agonie".
"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté.
[…]
Nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui son habituelles depuis deux siècles, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement, et pour tout dire, celle de sa chute.
[…]
Ce qui conduit à penser que des systèmes comme le capitalisme marchent, c’est un double phénomène : premièrement le fait qu’il est objectivement très avantageux pour un petit nombre, et que cette minorité dispose, de ce fait, des moyens financiers qui lui permettent de promouvoir l’idée que « cela marche » (on pense ici au financement par les banques et des mécènes milliardaires, aux Etats-Unis, de facultés de «sciences » économiques où l’on produit des « théories » justifiant le comportement des banquiers et des milliardaires), et, deuxièmement, le fait qu’aux yeux de la masse – à qui l’on réussit à cacher la quasi-impossibilité pour elle d’accéder au petit groupe des bénéficiaires du système -, son exclusion du nombre des élus peut paraître imputable à un simple « incident technique » aisément réparable, l’initiative de le réparer ne semblant relever que de la volonté individuelle : « Si je faisais un peu plus d’exercice… si je me levais un peu plus tôt le matin… » - autrement dit, le système tire partie de la prédisposition humaine à l’espérance.
[…]
La crise a généré une pléthore de faits invalidants le bien-fondé de la déréglementation et de la privatisation prônées par le libéralisme radicale qui s’est épanoui en Grande-Bretagne dans les années 70, puis aux Etats-Unis dans les années 80, avant de trouver son expression consommée en Europe dans le texte du traité de Lisbonne. Réduire la dette publique au cœur de la crise, c’est bien entendu agir à contretemps, mais l’erreur n’est pas commise de bonne foi : à défaut de pouvoir justifier la poursuite de la révolution ultralibérale au moment où sa nocivité a été amplement démontrée, on cherche des prétextes qui permettront de la proroger. Car si programme a trouvé sa réfutation dans la réalité, la volonté de le mener à son terme n’a pas faibli pour autant parmi ses partisans endurcis. Les faits comptent pour si peu aux yeux des idéologues. On s’en est donc pris sous couvert de rigueur, aux mesures de protection sociales qui avaient pourtant permis à certains pays – à la France en particulier, de s’en tirer bien mieux , dans les soubresauts de la crise, que bon nombre d’autres."
Les bénéficiaires de cette croisade ultraliberale veulent donc se poursuivre avec l'aide de leurs affidés qui essayeront comme par le passé de profiter le la "Stratégie du choc", comme décrite et dénoncée par Naomi Klein dans son livre et le documentaire qui en a été tiré :
LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE par baryla
Naomi Klein nous dit "il n'y a plus d'effet de surprise, nous sommes devenus résistants au choc".
Rien n'est moins sûr pour la majorité des gens, soumis et bombardés par la propagande ordinaire de l'ordre libéral et de ses laquais et larbins des médias.
Alors,
Informons nous librement et ...
Dégageons-les !
Vite.
There Is No Alternative.
Arf !
Zgur_
21:57 Publié dans Cinéma, Humeur, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, économie, inside job, crise, naomi klein, la stratégie du choc, paul jorion, le capitalisme à l'agonie, banksters, tina
07.08.2011
Jusqu’ici tout allait bien, ou presque.
Un très bon livre à lire :

Extraits :
"Les moyens de détourner l’attention des assujettis ne manquent pas. Entre l’incitation à la xénophobie que constitue régulièrement le discours sur l’insécurité, la stratégie de la division où l’on clive une France contre l’autre (celle qui se lève tôt contre celle qui se lève tard ; les fonctionnaires contre les salariés du secteur privé ; ceux qui partent tôt à la retraite contre les autres, etc.), les grandes manifestations sportives où des psychodrames préfabriqués de toutes pièces occupent les esprits, il faut être héroïque pour retrouver son latin."
[…]
Chacun perçoit, même obscurément que la République de notre enfance n’est plus faite pour tous, qu’elle obéit moins que jamais à des objectifs d’intérêt général. Son sens s’est perdu pour servir d’autres intérêts que ceux du peuple.
Si nous, les démocrates ne réagissons pas avec vigueur, nous ferons par notre passivité le lit d’idéologies et de réactions qui nous ont couté cher par le passé.
[…]
En réalité, les grandes fortunes ne sont pas entre les mains d’acteurs isolés, mus par un individualisme aventureux. La richesse est l’apanage de gens patients et prudents, qui fonctionnent comme de véritables groupes de pression. Ce point est important, car il contrevient à la représentation théorique d’un marché où se croisent vendeurs et acheteurs atomisés, négociant leurs tarifs à égalité. Les détenteurs de capital ne correspondent pas à cette description. Ils se sont constitués en syndicats familiaux, avec des règles de gouvernance strictes, comme celles de la famille Mulliez, et agissent en meute pour mieux défendre leurs intérêts.
Cette particularité explique largement leur succès, er notamment la surperformance de leurs actifs par rapports aux indices boursiers. Les fortunes familiales, loin du romantisme entrepreneurial, se dotent des moyens nécessaires à leur maintien et à leur expansion, malgré les avatars de l’économie. Leur cohésion collective est un élément essentiel de leur prospérité.
En ce sens, elles constituent bien une aristocratie. Elles sont mues par des intérêts communs liés à la sauvegarde de leur fortune et de leur position dans l’ordre social. Elles sont capables de se liguer ou de constituer des groupes de pression pour préserver cette position. Elles mènent des actions conscientes d’influence auprès des pouvoirs publics pour défendre leurs intérêts, obtenir des législations et des règlementations qui leur sont favorables.
[…]
L’illusion que la machine étatique est neutre et au service de ‘intérêt général doit être sérieusement corrigée. Si l’attachement des inspecteurs des Finances à l’intérêt général ne peut être nié en bloc, il faut toujours se souvenir qu’il s’agit d’un intérêt général conforme à la doctrine walrassienne de l’équilibre.
L’inspection des Fiances est une sorte de garante de la conception néo-classique de l’économie qu sein du service public, une forme de surmoi de la pensée unique de l’Etat. Elle est l’incarnation de cette aristocratie qui a capté à son profit notre organisation démocratique.
On verra très bien dans les prochains jours de quel coté va pencher l'activité de ceux qui nous gouvernent, qu'ils soient inspecteurs des Finances ou avocats d'affaires (comme Sarkozy).
Je crains d'avoir déjà la réponse.
Alors,
Dégageons-les !
Vite.
There Is No Alternative.
Arf !
Zgur_
22:21 Publié dans Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, jusqu'ici tout va bien, eric veraeghe, livre, crise, krach, oligarchie
31.07.2011
L'Histoire du monde est folle. Et il est trop simple de dire que les tireurs le sont aussi.
C’est toujours étonnant de se retrouver à écouter de la musique ou de lire une livre qui se trouve en résonnance avec ce qui se passe dans sa propre vie ou dans le monde.
C’était le cas le week-end dernier avec le ska doublement (et tristement) d’actualité de The Selecter et aujourd’hui avec ce livre de Michel Bounan que j’ai du acheter il y a un ou deux ans et dont j’ai entrepris la lecture il y a un quinzaine de jours seulement.
Il y avait déjà dans ce livre de quoi en parler abondamment.
Mais quand je suis tombé sur ce passage, il m’a frappé par sa pertinence et son actualité :
« La classe gestionnaire peut avoir besoin, pour contrôler les populations indociles ou seulement suspicieuses, d’accroitre sa police et son armée, d’organiser des systèmes de surveillance, de généraliser des contrôles inquisitoriaux : toutes opérations qui ne sont pas nécessairement désirées par les populations concernées. Mais la survenue inopinée d’attentats aveugles ou d’émeutes peut rendre « désirables » de tels instruments de contrôle et de coercition. N’y a-t-il pas un grand avantage alors à faciliter de tels événements, à en créer les conditions et même à entretenir de façon continue un ennemi de l’ombre, complotant sans cesse en secret, pour justifier une surveillance de plus en plus pointilleuse des populations réticentes, ou pour légitimer des opérations militaires contre des populations lointaines et faire main basse sur leurs richesses ? La classe qui gère aujourd’hui la production des images est donc naturellement « complotiste ». Elle doit convaincre son public de l’existence de « complots » nationaux ou internationaux pour motiver ses entreprises policières ou ses aventures militaires. Et ce même « complotisme » dont les porte-parole de cette classe accusent paradoxalement ceux qui décrivent le mode de fonctionnement de notre société moderne est, en vérité, la création la plus originale de la classe gestionnaire actuelle. ».
Michel Bounan, "La folle histoire du monde", ed Allia 2006, p. 76
Comme dit l'adage "Même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis". Je n'ai pas l'esprit "complotiste" dans le sens que lui donnent ceux qui s'en servent pour dévaloriser toute analyse qui leur déplait (ou déplait à leurs maîtres). Il n'y a pas besoin de voir un complot dans la saisie, par le pouvoir, des opportunités (comme l'utilisation de la "stratégie du choc") pour appliquer un programme idéologique explicite (cf Les diners du Siècle, les réunions du groupe de Bidelberg ou celles de Davos).
Et comme dit Alain Bertho, nous sommes entrés dans "le temps des émeutes".
Et que celles et ceux qui doutent de l'existence de manipulations aillent s'informer sur les techniques de "false flag" (ou "fausse bannière")
Ou sur certains exemples (comme ici).
Car la crise telle qu'elle est "gérée" jusqu'à présent par nos dirigeants nous entraine directement vers une guerre civile et sociale généralisée. Ils s'y sont déjà préparés et ils sont prêts à cela (avec les LOPPSI, télésurveillance, policiers robocops etc.).
C'est leur intérêt, pas le notre, ni celui de la majorité de l'humanité. Mais ils n'ont que faire du notre.
Pour Michel Bounan, cette évolution est inéluctable. Et le pire est devant nous. Son livre est passionnant et, malgré son pessimisme foncier (et quelques simplificatons), j'en conseille vivement la lecture.
J'y reviendrai.
En attendant, profitons de la musique et des paroles de Gainsbourg chantées par Jacques Dutronc
"L'avant-guerre c'est tout de suite
Les carottes sont déjà cuites
La pétoche est sur orbite
Dans l'air il y a d'la mort subite
L'avant-guerre c'est tout de suite
On a le cul sur d'la dynamite"
(1980)
Arf !
Zgur_
14:41 Publié dans Humeur, Journalisme, Livre, Musique, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, norvège, breivik, michel bounan, allia, false flag, alain bertho, gainsbourg, dutronc, complotisme, complot
05.06.2011
Elections présidentielles 2002, 2007, 2012 d'un enfumage à l'autre
A chaque fois, c'est pareil et ça part de bien avant l'élection.
L'enfumage, par l'occupation des médias aux ordres, avec des sujets de diversion permet aux candidats, avec la grande complicité de la plupart des journalistes, de concentrer l'attention du public (et donc des électeurs) sur des sujets périphériques sans grand intérêt ou bien totalement mensongers, comme on peut le voir avec les quelques exemples ci-dessous :
2002

Publié en octobre 2001 - a bénéficié d'une couverture média indécente
qui a permit de faire oublier l'autre livre plus critique ("Madame" de JP Lepers)
et d'évacuer l'image de "Supermenteur" du mari de Bernadette.
A cumulé avec l'opération de Dame patronnesse des "pièces jaunes" !
2007

Août 2006 - Cecilia est parti. Nicolas très triste
Cette couverture a coûté sa place au pourtant très Lassie chien fidèle
Alain Genestar (1)

février 2007 - Cécilia est revenue. Mais l'escroquerie médiatique continue
Les médias jouent le jeu au profit du futur président.
On ne connais pas encore (?) le mot "Storytelling"

Mai 2007 - Cecilia n'est pas allé voter au 2ème tour.
Les medias continuent de storyteller mais Internet bruisse (déjà)
de mille rumeurs (qui se vérifieront souvent)
2008
L'indécence ajoutée à la goujaterie devant des journalistes larbins
qui se pâment devant le poouvoir et ses petits susucres (2) :
Et ..
Maintenant ...
Fabriqué en 2011
Mais annoncé pile poil pour 2012 !
Sonnez hautbois ...
Résonnez musettes ...
Voici ...
Voila ...
L'événement que les communicants attendaient le plus
depuis une certaine visite à DisneyLand...
Le bébé électoral !

Et je vous garantis que ça va en remplir des gazettes
et des heures d'antenne pour ne rien dire.
Pour ne surtout pas parler du bilan calamiteux du futur papa
mais piètre président (euphémisme).

Eh les journaleux, vous allez encore vous laisser piétiner sans rien dire par Sarkozy pendant la campagne 2012, ou quoi ?
J'ai une petite idée de la réponse.
Et elle ne me plait pas.
Mais cette fois, on peut espérer qu'Internet (dont Twitter) jouera un rôle plus important dans la campagne et pertubera vraiment la communnication figée des candidats.
Et c'est quelque chose qui les effraient, tout en haut. Il suffit de voir leurs tentatives désespérées de profiter de chaque possibilité d'en réfreiner les possibilités.
A nous de ne ne pas les laisser faire.
Parce que ...
Fallait pas l'inviter !
Faudra surtout pas le réinviter !
Delenda est Sarko !
Qu'on se le dise !
A moins que, d'ici là, la révolte qui gronde dans la population s'éveille vraiment ...
"Qui peut prédire quelle étincelle pourrait mettre le feu aux poudres ?"
Arf !
Zgur_
(1) aujourd'hui bien plus heureux directeur du beau magazine Polka
(2) Chaque fois que je vois cette séquence, j'ai envie de vomir de dégoût.
18:09 Publié dans Humeur, Journalisme, Livre, Politique, Radio / Télévision | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : politique, elections présidentielles, chirac, sarkozy, enfumage, bernadette, cecilia
05.05.2011
"Fuck américa" ou l'envers du rêve americain
Je me suis d'abord amusé à twitter ce billet l'autre soir (sauf la citation).
Et donc, le sujet n'a rien à voir avec Ben Laden ou l'anti américanisme (surtout celui dont on affuble toute critique des Etauts-Unis et de leur politique).
Mais tout à voir avec la littérature, la bonne, celle qu'on croise parfois au hasard d'une table chez son libraire.

La semaine dernière Jakob Bronsky est entré dans ma vie
Il m'a accompagné chaque jour dans les transports.
Jacob Bronsky, c’est le héros un peu pitoyable de "Fuck America"
"Fuck America" est un formidable roman d'Edgar Hilsenrath, écrivain germano-étatsunien de langue allemande
Il est édité en France par les éditions Attila qui éditent leurs livres avec un très grand soin. De la belle ouvrage.
Jakob Bronsky est un quasi clodo de New York où il a finit par arriver d'Europe en 1952 avec un visa demandé en 1939. Il vivote dans l'arrière cour du rêve américain qui préfère la recherche du bonheur à celle de la vérité.
Parmi les putes, les proxénètes et les ratés exploités par plus exploiteurs qu'eux, au pays de l'argent roi et des apparences qu'il permet, Jakob le déclassé, qui aurait du prendre la suite de son père en Allemagne, ne vit et ne travaille - un peu - que pour écrire son livre.
Le livre qu'écrit Jakob Bronski éclaircira le vide qu’il trouve en pensant aux années de la guerre en Allemagne et en Pologne.
Mais Jacob Bronski vit en Amérique où seuls l'argent et le succès importent aux gens qui veulent l'argent et le succès.
Le style d'Hilsenrath est fait de dialogues et de répétitions, désarçonnants et drôles.
Le sarcasme n'est jamais loin dans sa description de l'american way of life mais l'humour est toujours là, dans les situations et dans le style. L'humour parfois absurde de la vie absurde qui vous laisse ou vivre ou mourir.
Comme d'obtenir seulement en 1952 un visa pour les Etats-Unis demandé en 1939.
Ou comme de chercher – et de trouver parfois - un job pourri dans une agence de placement non moins pourrie :
« L’immeuble du 80 Warren Street est le point de rencontre de tous les clodos et ivrognes capables à l’occasion de se bouger les fesses, quand l’estomac gargouille vraiment trop ou quand leur gosier est à sec. Les longs couloirs puent la pisse, le whisky, la sueur et le vomi. Au 80 Warren Street on trouve plus de quarante agences de placement qui proposent les emplois les plus minables que cette métropole ait à offrir, des petits boulots la plupart du temps, ou des boulots galères sur une chaîne de fabrication quelconque qui aurait besoin d’un remplaçant au pied levé. Ces agences connaissent leur clientèle et s’y sont adaptées. Elles prennent leur fric et ne se cachent pas de ce qu’elles proposent : des jobs pour ratés, des jobs pour ceux qui ont fini de rêver du rêve américain ou qui n’en ont jamais rêvé, des jobs pour ceux qui n’ont pas la gnaque, ceux qui ne font pas partie d’un syndicat, qui ‘ont nui relations, ni références, ni métier, ceux qui ne sont même plus bons pour les annonces du New York times. »
Lisez "Fuck America" d'Edgar Hilsenrath aux éditons Attila, vous ne regretterez pas le voyage
Cela vous donnera sans aucun doute l'envie, comme à moi, de lire "Le nazi et le barbier", un autre grand livre de cet auteur encore peu connu en France.
Les livres d'Edgar Hilsenrath n'attendent plus que de vous étonner et de vous faire rire avec le tragique de ce monde absurde et cruel.
Alors parlez en à votre libraire.
d'ailleurs, on a toujours besoin d'un libraire et on a de la chance quand on en a un près de chez soi.
J’ai de la chance, alors !
Arf !
Zgur_
21:33 Publié dans Livre, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livre, littérature, edgar hilsenrath, fuck america
05.04.2011
Dieu n'est pas grand - Comment la religion empoisonne tout

07:52 Publié dans Humeur, Livre, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, dieu, athéisme, christopher hitchens, religion, richard dawkins, créationnisme, dessein intelligent













