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01/04/2017

Poisson d'Avril

Politique,poisson d'avril, Elkabbach,

Oui, je sais, il n'est plus très frais mon poisson.

Depuis le temps que je lui promets l'équarrissage !

Mais les vieilles carnes  poissonnières sont pires

que le sparadrap du Capitaine Haddock

(Tiens, encore du poisson, fumé) !

Arf !

Zgur_

 

 

04/01/2017

Bonne Année 2017 ? Chiche !

2017, année électorale en France ...

Et ailleurs (Italie, Pays-Bas,...) ...

Déjà fait aux Etats-Unis, Oups !

Alors, je sens qu'en 2017, on va (encore) se faire bananer.

Bonne Année,2017,Gros,

Se souvenir de l'avertissement de Gilles Deleuze (en 1977 !):

bonne année,2017,canfora

Après, s'étonner du mauvais moral des français ?

Hum ...

Et il faut déjà changer deux noms dans cet autre avertissement, de Luciano Canfora pour le centenaire du déclenchement de la première guerre mondiale (que j'ai déjà cité plusieurs fois) :

Bonne Année,2017,Canfora,1914

Et y rajouter celui de Trump ! O_o

Alors Bonne Année 2017 ?

Chiche !

Arf !

Zgur_

 

 

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11/11/2016

11 novembre 1916 : cent ans et deux ans de guerre après

 Il y a cent ans, la guerre avait déjà commencé depuis plus de deux ans.

ww1-endof-1916.gif

 Et personne n'en voyait la fin, les tranchées étaient bien creusées et les généraux bouchers des deux cotés balançaient sans compter la chair à canon de leurs camps se faire broyer dans les "no man's lands", pilonnée, écrasée, ensevelie, hachée par l'industrie de guerre insatiable.

MORE MEN-WW1.jpg

Mais  Cent et deux ans après, les hommes n'ont toujours semblent-il toujours rien appris de la guerre.

Et s'il faut mettre à jour les destinataires de ce message, de cette supplique de Luciano Canfora en final de son livre 1914 :

3454650196.jpg

Son acuité deux ans près est plus qu'inquiétante, tant le risque demeure d'un enchaînement guerrier déclenché ou simplement négligé par les somnambules qui nous gouvernent ou y aspirent.

La guerre est un des quatre moyens de sortir d'une crise financière, ne l'oublions jamais.

Zgur_

 

 

Lire mes autres billets sur le 11 novembre :

 Lire aussi :

 

 

 

 

04/07/2016

Au détour d'un passage à la FNAC, quelques conseils de lectures (à acheter chez votre libraire)

J'aime beaucoup me balader dans les rayons des librairies, de n'importe quelle librairie*. Même dans ceux des géants de l'industrie culturelle comme la FNAC (ou feu Virgin Megastore).

Ça permet de provoquer un peu la sérendipité** et ainsi de faire des découvertes ou des redécouvertes impromptues.

Petit florilège de ma récente incursion dans les rayons :

Oh joie ! Ils rééditent la SF rigolote et non-sensique
de l'ami Frédric Brown, lisez-le !

fredric-brown.jpg

Un petit bouquin TRÈS drôle pour les fans de Star Wars
ayant de l'humour (Si ! c'est possible !)

vador-sw.jpg

Réédition en un tome du chef-d'oeuvre antimilitariste SF
"La guerre éternelle" de Marvano & Haldeman

marvano-bd.jpg

Autour de Philémon, personnage emblématique du génial et regretté FRED
(message de service : si quelqu'un veut me faire un cadeau ... #jdcjdr)

autour de Philemon.jpg

Le premier tome de l'intégrale de Simon du fleuve (par Auclair) une des premières BD post apocalyptiques, parue dans le journal Tintin. Ce tome reprend les quatre premiers albums mais reste encore assez léger et pratique pour être lu confortablement assis dans un fauteuil (ce qui n'est pas le cas de toutes les 'intégrales" BD***).

SimonDuFleuve.jpg

En bonus, je rajoute Demain les chiens, le chef d'oeuvre de Clifford Simack (dans l'esprit des Chroniques Martiennes de Ray Bradbury), réédité avec un épilogue inédit**** et dans une nouvelle traduction.

demain-les-chiens-simack.jpg

 

Voilà déjà de quoi remplir un peu les cerveaux assoiffés ...

et vider les comptes en banque déjà à sec ! ;0)

 

Et si j'adore me balader dans les grands temples de la conso culturelle, j'achète toujours mes bouquins chez mon libraire de quartier.

J'ai la chance d'en avoir un sympathique et compétent tout près de chez moi. Alors tant qu'à dépenser un peu d'argent, faire travailler les commerce de proximité !

Bonnes lectures !

Arf !

Zgur_

 

 

* et des bibliothèques aussi, d'ailleurs. On y fait de belles découvertes.

**  La sérendipité est le fait de « trouver autre chose que ce que l'on cherchait », comme trouver le livre à coté de celui qu'on était venu chercher initialement.

*** Certaines intégrales nécessiteraient même d'être lues sur un lutrin tant les volumes sont gros et lourds. C'est sans doute justifié pour l'intégrale Tintin en cours de publication par Casterman, mais pas pour d'autres dont les tomes sont pourtant moins volumineux (mais encore trop pour être confortables à lire).

**** L'épilogue avait été publié quelques année après dans un recueil de nouvelles, mais jamais avec le livre.

 

14/04/2016

Pédagogie du quinquennat Hollande : l'étrange capitulation !

Alors que Hollande, au plus bas dans les sondages ParisTurf, va s'exprimer devant un pseudo-panel de français moyens et la fine fleur de la guignolerie journalistique, voilà que Cambadelis, jamais avare de conneries, nous refait le coup de la pédagogie.

Car pour nos élu(e)s, de droite ou de gauche, et pour celles et ceux , de droite ou de gauche, qui aspirent à les remplacer, nous sommes tous trop cons pour comprendre. Il nous faut toujours plus de pé-da-go-gie. 

Comme le dit si bien Fathi Derter, parlementaire suisse

"Pour un élu français, si on n'est pas d'accord, c'est qu'on ne l'a pas compris"

Alors, non, ce soir ce n'est pas de pédagogie dont le pays à besoin.

Mais que de vraies questions, sur de vrais faits soient posées à François Hollande.

Mais rassurons-nous, ce ne sera probablement pas le cas.

"On" le laissera donner des réponses incomplètes ou fausses, sans réagir.

Pas de fact-checking en direct.

Il parait que c'est impossible.

Donc ce sera comme d'habitude et comme prévu en haut lieu un simple exercice de communication via des "peaux-de-tambours" dont la devise est "La bonne question ne sera pas posée".

Voilà.

Pourtant, les bonnes questions se posent depuis longtemps.

politique,hollande,l'étrange capitulation,bilan,2012,2017

Notamment celles mentionnées dans ce bouquin de Laurent Mauduit (qui date d'avril 2013 !) que j'ai lu il y a quelque semaines et dont j'ai tout de suite pensé à citer ici quelques extraits, notamment de l'introduction:

[Hollande] a été élu pour un quinquennat. C'est donc au terme de ce mandat qu'il faudra juger de son action. Prenons garde aux procès bâclés et laissons au nouveau président de la République le temps d'engager les réformes annoncées. Selon le vieux principe Mitterrandien, donnons du temps au temps ...

Arguant à bon droit de la crise économique historique qui secoue l'Europe et notamment la France, il a fait valoir qu'il lui faudrait au moins deux bonnes années pour redresser le pays et remettre en particulier ses finances en ordre. Deux bonnes année, en 2013 et 2014, pendant lesquelles des sacrifices seront demandés à chacun. Mais après, a-t-il promis, le gouvernement de gauche entrera dans une nouvelle phase de son action, et les Français recueilleront les fruits des efforts consentis.

Bref, c'est sur la durée de son quinquennat que  François hollande a demandé qu'on dresse le bilan de son action. [...] C'est  un pays dévasté dont François Hollande assume aujourd'hui la présidence.

...

Bon, jusque là on est d'accord. C'est écrit moins d'un an après son élection. C'est un constat.

"Du temps, François Hollande est en droit d'en demander au pays. Pas forcément pour <<Changer la vie>> - comme le peuple de gauche l'a si fortement espéré en 1981. Au moins pour commencer à changer une société qui est devenue si inégalitaire. Juste commencer. Juste essayer...

Or, tout est là ! C'est une histoire stupéfiante et sans précédent pour la gauche qui commence avec la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle. Non pas que les socialistes français n'aient pas connu des revers et de graves échecs dans leur longue histoire. Mais dans le passé, avant d'échouer sinon même avant de se renier, au moins ont-ils tenté, dans un premier temps, d'honorer leurs engagements. Au moins ont-ils cherché à faire voter des réformes sociales; à retoucher, ne serait-ce qu'à la marge les règles de fonctionnement du capitalisme. Oui, au moins ont-ils à chaque fois essayé. Au moins ont-ils commencé à faire ce qu'ils avaient promis.

[...]

Et voilà, là  on rentre dans le vif du sujet :

Mais à la différence de ses illustres prédécesseurs, François Hollande lui, ne cherche pas un seul instant une fois élu à résister. C'est ce qu'il y a d'inédit et de sidèrent dans son histoire : à l'instant où l rentre à l’Élysée, il conduit une politique qui par bien des aspects prolonge celle défendue et mise en œuvre, à quelques symboles près, par Nicolas Sarkozy. C'est, sur le champ-le-champ, l'application du sinistre principe que Tancredi professe à l'oreille de  son oncle, le prince de Salina, dans Le guépard de Lampedusa (1896-1957) : "il faut que tout change pour que rien ne change".

[...] C'est en effet vers une <<étrange défaite>> vers laquelle semble vouloir courir  François Hollande depuis le premier jour de son accession à L’Élysée. Ou à tout le moins les débuts de son quinquennat ressemblent à cela. A un étrange renoncement. Avec au bout de la route, une défaite malheureusement prévisible pour les socialistes et un nouveau regain de tous les populismes. Et peut-être même, l'inquiétante victoire un jour d'une droite qui, après fait siennes les idées du Front National, serait disposée à s'allier avec lui pour gouverner le pays.

politique,hollande,l'étrange capitulation,bilan,2012,2017

Cette sidérante volte-face à laquelle on assiste dès que François Hollande accède à l’Élysée, il faut s'appliquer à la décrypter et à la mettre en perspective [...]. Prolongation de la politique budgétaire d'austérité; abandon de la réforme fiscale promise par les socialistes; mise en œuvre d'une réforme pour stimuler la compétitivité des entreprises quasi-identique à celle défendue par la droite et les milieux d'affaires; reprise par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, de thématiques sécuritaires ou xénophobes défendues sous le quinquennat précédent : au lendemain du 6 mai 2012, le <<peuple de gauche>> peut, jour après jour, éprouver le sentiment qu'on lui vole sa victoire et tout ou presque, continue comme avant, l'hystérie sarkozyste en moins."

Voilà, tout ou presque à continué comme avant, "l'hystérie sarkozyste en moins".

Il suffit pour s'en convaincre de consulter l'excellente compilation des trahisons de ce pouvoir sur le site http://www.bilan-ps.fr/liste.

"L'hystérie sarkozyste en moins", mais le déni de la réalité en plus.

Et les mensonges qui vont avec.

La trahison initiale de Hollande ayant été de se coucher devant Merkel et d'avoir signé sans vrai changement le TSCG/traité dit Merkozy. Et de prétendre que l'autocollant "Croissance Inside" rajouté sur la couverture du traité servirait à quelque chose. D'ailleurs, on n'en plus entendu parler depuis fin 2012.

Toute la politique suivie par les gouvernements Ayrault et Valls est directement conditionnée par cette trahison européenne.

D'autant plus qu'ensuite Hollande fut toujours incapable de s'imposer à Merkel même sur ses propres suggestions (voir à 5'22"là -> ).

De même, quand on fait prétendre par Jérôme Cahuzac, encore ministre, que "La réforme fiscale, elle est faite !" Mensonge ! Et trahison d'un des vrais grands projets annoncés pour ce quinquennat.

Alors quand on rappelle ces faits et  tous ceux mentionnés sur le site http://www.bilan-ps.fr/liste, on entend les pleureuses PS couiner au Hollande Bashing ou au chantage du "FN aux portes du pouvoir" par la faute des vilains gauchistes et vrauchistes.

Déni et foutage de gueule comme toujours.

Comme depuis un certain 21 avril 2002.

Et dire qu'ils ont eu 10 ans d'opposition pour se préparer...

politique,hollande,l'étrange capitulation,bilan,2012,2017

Et non, La "pédagogie" ne transformera JAMAIS un politique de droite en une politique de gauche !

Jamais.

politique,hollande,l'étrange capitulation,bilan,2012,2017

Quel gâchis*.

J'y reviendrai.

Arf !

Zgur_

 

 

 

* prévisible, mais quand même !

05/11/2015

René Girard et les petits poissons rouges

L'académicien René Girard vient de mourir à l'age de 91 ans.

Je l'avoue, je n'ai rien lu de ce qu'il a écrit. Mais je me souviens bien de l'avoir vu et écouté dans quelques émissions télévisées (chez Pivot notamment) ou radiophoniques.

Son nom reste attaché dans ma mémoire à un livre de Pierre Boncenne que j'ai lu et relu, et que je vous conseille :

boncenne-poissons.jpg

Pourquoi me souviens-je de lui à cause de ou grâce à ce livre ?

Parce que René Girard en fut bien malgré lui l'inspirateur avec Roger Caillois, comme le raconte Pierre Boncenne au tout début :

girard+les+petits+poissons+.jpg

"

"Contre l'esprit de sérieux et les gens importants" comme dit le sous-titre le livre de Pierre Boncenne, est devenu chez moi un petit signal d'alarme face à certains pontifiants du haut de leurs chaires. Et ce quelle que soit la valeur existante (René Girard par exemple) ou pas (BHL voir ici) de leur oeuvre.

Non pas qu'il faille TOUT prendre à la légère ou ne RIEN prendre du tout (comme le croient et le font les crétins et ceux qui les manipulent).

Mais comme Pierre Boncenne,

"L’emphase [me] fait sourire, l’enflure [me] plie en deux, la morgue des puissants [m]’amuse".

Mais PAS "secrètement" ... "[elle m]'indigne."

Alors bien souvent je préfère en rire en pensant aux petits poissons rouges de Roger Caillois, René Girard et Pierre Boncenne.

Arf !

Zgur_

 

 

 

 

 

16/09/2014

PS la fronde (en carton)

Billet du 02.09.2014 MAJ le 16.09.2014


Il y avait la Fronde de Thierry et puis il y a ... la fronde du .

PS-LA-FRONDE.jpg

 

Faut pas confondre !

Confirmé le 16.09.2014, par le vote de confiance au gouvernement Valls2:

 

voteVALLS2.png

Lire "Vote de confiance : qu'ont voté les frondeurs ?"


Comme on dit chez moi, "on n'est sorti le cul des ronces !"

Vers la Guerre Civile Et Sociale ...

Mwarf !

Zgur_

03/08/2014

3 août 14

 politique,guerre 1914-1918,3 août 1914,gabriel cheallier,la peur,guerre,poilus

 

"Les hommes ont bêtes et ignorants. De là vient leur misère. Au lieu de réfléchir, ils croient ce qu'on leur raconte, ce qu'on leur enseigne. Ils se choisissent des chefs et des maîtres sans les juger, avec un goût funeste pour l'esclavage.

Les hommes sont des moutons? Ce qui rend possibles les armées et les guerres. Ils meurent victimes de leur stupide docilité.

Quand on a vu la guerre comme je viens de la voir, on se demande : "Comment une telle chose est-elle acceptée ? Quel tracé des frontières, que honneur national peut légitimer ça ? Comment peut-on grimer en idéal ce qui est banditisme et le faire admettre ?

On a dit au Allemands : "En avant, pour la guerre fraiche et joyeuse ! Nach Paris et Dieu avec nous, pour la plus grande Allemagne !" Et les lourds Allemands paisibles qui prennent tout au sérieux se sont ébranlés pour la conquête, se sont mués en bêtes féroces.

On a dit aux Français : "On nous attaque. C'est la guerre du Droit et de la Revanche. A Berlin !" Et les Français pacifistes, les Français qui ne prennent rien au sérieux, ont interrompu leurs rêveries de petits rentiers pour aller se battre.

Il en a été de même pour les Autrichiens, les Belge, les Anglais, les Russes, les Turcs, et ensuite les Italiens. En une semaine vingt millions d'hommes civilisés, occupés à vivre, à aimer, à gagner de l'argent, à préparer l'avenir, ont reçu la consigne de tout interrompre pour aller tuer d'autres hommes. Et ces vingt millions d'individus ont accepté cette consigne qu'on les avait persuadés que tel était leur devoir.

Vingt millions, tous de bonne foi, tous d'accord avec Dieu et leur prince... Vingt millions d'imbéciles ??? Comme moi !

Ou plutôt non, je n'ai pas cru à ce devoir. Déjà, à dix-neuf ans, je ne pensais pas qu'il y eût de la grandeur à plonger un arme dans le ventre d'un homme, à me réjouir de sa mort.

Mais j'y suis allé tout de même."

Gabriel Chevallier, in "La Peur" (1930)
Le livre de poche - pp. 21-22

 

politique,guerre 1914-1918,3 août 1914,gabriel cheallier,la peur,guerre,poilus
«Tout le monde devrait lire et relire La Peur Jacques Tardi


"A Berlin, ceux qui ont voulu cela paraissent aux balcons des palais, en grand uniforme, dans la posture où il convient que soient immortalisés les conquérants fameux.

Ceux qui lancent sur nous deux millions de fanatiques, armés de canons à tir rapides, de mitrailleuses, de fusils à répétition, de grenades, d'avions, de la chimie et de l'électricité, resplendissent d'orgueil. Ceux qui ont donné le signal du massacre sourient à leur gloire prochaine.

C'est l'instant où devrait être tirée la première bande de mitrailleuse - et la seule - sur cet empereur et ses conseillers, qui se croient forts et surhumains, arbitres de nos destinées, et ne sont que misérables imbéciles. Leur vanité d'imbéciles perd le monde.

A Paris, ceux qui n'ont pas pu éviter cela et que cela surprend et dépasse, et qui comprennent que les discours ne suffisent plus, s'agitent, se consultent, conseillent, préparent en hâte des communiqués rassurants et lancent la police contre le spectre de la révolution. La police, toujours zélée, cogne dans les  figures qui ne sont pas assez enthousiastes.

A Bruxelles, à Londres, à Rome, ceux qui se sentent menacés font le total des forces en présence, supputent les chances et choisissent un camp.

Et des millions d'hommes, pour avoir cru à ce qu'enseignent les empereurs, les législateurs et les évêques, dans leurs codes, leurs manuels et leurs catéchismes, les historiens dans leurs histoires, les ministres à la tribune, les professeurs dans les collèges et les honnêtes gens dans leurs salons, des millions d'hommes forment des troupeaux innommables que des bergers galonnés conduisent vers les abattoirs au son des musiques.

En quelques jours, la civilisation est anéantie. En quelques jours, les chefs ont fait faillite. Car leur rôle, le seul important était justement d'éviter cela.

Si nous ne savons pas où nous allions, eux, du moins, auraient dû savoir où ils menaient leurs nations. Un homme a le droite d'être bête pour son propre compte, mais non pas pour le compte des autres."

Gabriel Chevallier, in "La Peur" (1930)
Le livre de poche - pp. 24-25


Des propos tellement actuels.

Trop.

...


Zgur_ - 3 août 14 -

 
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