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13/06/2010

Vive la vuvuzela !

Pour le meilleur ou pour le pire, la vedette incontestée de ce début juin est la vuvuzela, cette trompe sud-africaine qui fait plus de bruit qu'un avion au décollage et fait ressembler un stade plein à un essaim d'abeilles bourdonnant sous amphétamines.

Cet instrument avait servi il y aquelques années à un morceau de rap qui semble être en son honneur.

Si l'expression musicale de la vuvuzela reste limité, c'est bien mieux que dans un stade :

 

 

Et vivement que vuvuzela rentre dans le dico, qu'on puisse me placer au Scrabble.

Mwarf !

Zgur

 

28/05/2010

"San Quentin" par Johnny Cash à la prison de San Quentin

Réactivation d'un petit billet musical d'octobre 2007 mystérieusement inaccesible (Les voies de l'informatique ...) :

 

"Je n'avais jamais vu ces images, même si j'en connais bien la musique.

Johnny Cash chante sa chanson sur la prison de San Quentin, devant les prisonniers DANS cette même prison en 1969:

 

 

San Quentin, you've been livin' hell to me
You've hosted me since nineteen sixty three
I've seen 'em come and go and I've seen them die
And long ago I stopped askin' why

San Quentin, I hate every inch of you.
You've cut me and have scarred me thru an' thru.
And I'll walk out a wiser weaker man;
Mister Congressman why can't you understand.

San Quentin, what good do you think you do?
Do you think I'll be different when you're through?
You bent my heart and mind and you may my soul,
And your stone walls turn my blood a little cold.

San Quentin, may you rot and burn in hell.
May your walls fall and may I live to tell.
May all the world forget you ever stood.
And may all the world regret you did no good.

San Quentin, you've been livin' hell to me.

 

 

Admirez comment il laisse passer quelques mesures devant les hurlements des prisionniers avant de continuer à chanter.

"San Quentin, I hate every inch of you!"

Imparable.

Grand.

Johnny Cash, quoi!

 

Zgur

 

 

En savoir plus :

Johnny Cash sur wikipedia

 

 

17/03/2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (2/50) - 1980-1982 : UB40

Lors de sa création, Radio Nostalgie programmait du rock des années 50/60 : Gene Vincent (un peu), Johnny Halliday (déjà) beaucoup, les yé-yés (trop). Aujourd'hui, la nostalgie, ce sont les années 80. A toutes les sauces, la mode, la musique, la coke (?)...

Mais coté musique des années 80 qu'on fait subir aux auditeurs, je m'énerve vite. Ras le bol de ces merdes qui en étaient déjà à l'époque, même si elles on eu du succès.

Ras le bol des "besoins de rien (et surtout pas d'eux), (PAS) envie de toi", ras le bol des "Images", des "Ricci e poveri" à renier de honte ses origines italiennes, et de toutes ces autres bouses (françaises, italiennes ou d'ailleurs) pour les oreilles.

Il y avait plein d'autres musiques, qui ont eu du succès (ou pas) dans ces années 80.

En voici quelques unes que j'écoutais alors, sans volonté d'exhaustivité.

 

UB40 (à prononcer youbi forti et pas u b quarante, please) est une groupe de reggae qui a eu un immense succès dans les années 80 et 90. Mes albums préférés sont trois des quatre premiers, entre leur premier tube (Food for thought et les cuivres d'Astro) et leurs autres très grands tubes (Red, red wine, etc. :

ub40signingoff.jpg

Signing Off (1980) avec le super tube "Food for Thought"
dont nos amis playlisteurs nous parlaient récemment.

UB40Present-arms.jpg
dont est tiré la chanson "One in ten" sur le chomage (voir plus bas, et qui rappelle
le nom du groupe (tiré du nom du formulaire de chomage de l'époque)
et l'engagement des membres du groupe.

ub44.jpg
UB44, sans doute celui qui a eu le moins de succès.



UB 40 - One in ten (1981)

I am the one in ten
A number on a list
I am the one in ten
Even though I don`t exist
Nobody Knows me
Even though I`m always there
A statistic, a reminder
Of a world that doesn`t care

My arms enfold the dole queue
Malnutrition dulls my hair
My eyes are black and lifeless
With an underprivileged stare
I`m the beggar on the corner
Will no-one spare a dime?
I`m the child that never learns to read
`Cause no-one spared the time

[Chorus]

I`m the murderer and the victim
The licence with the gun
I`m a sad and bruised old lady
In an ally in a slum
I`m a middle aged businessman
With chronic heart disease
I`m another teenaged suicide
In a street that has no trees

[Chorus]

I`m a starving third world mother
A refugee without a home
I`m a house wife hooked on Valium
I`m a Pensioner alone
I`m a cancer ridden spectre
Covering the earth
I`m another hungry baby
I`m an accident of birth.

Les paroles de cette chanson parlent des dix pour cent de lapopulation au chomage au Royaume Uni du début des années 80 sous le Tatchérisme le plus brutal.

Je suis un parmi dix
Numéros sur la liste
Je suis un parmi dix
On s'demande même si j'existe
Personne ne me connais
Même si je suis toujours là
Une statistique, un rappel
A un monde qui n'en a rien a faire.

Trente ans après, dans la France de Sarkozy (et pas que), le chomage officiel atteint de nouveau les dix pour cent de la population active. Mais le chiffre réel n'en est sans doute pas souvent passé en dessous depuis longtemps (voir le site sur le NAIRU).

Chanson finalement désespérante derrière son rythme entrainant.

Jusqu'à quand ?

Paz y salud !

Zgur

 

Episode précédent : (1/50) - 1980 : Original Mirrors

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

13/03/2010

One (hu) man, one vote par Johnny Clegg et Savuka

Cette chanson a été écrite en hommage à l'anthropologue sud-africain David Webster, ami de Johnny Clegg et militant antiapartheid, qui fut assassiné en 1989 par des agents spéciaux du Civil Cooperation Bureau du ministère de la défense sud-africain chargé d'infiltrer et d'éliminer les opposants au régime.

 

One (hu) man, one vote (Johnny Clegg & Savuka) - 1989

Bayeza abafana bancane wema
Bayeza abafana bancane wema
Baphethe iqwasha, baphethe ibazooka
Bathi "Sangena savuma thina,
Lapha abazange bengena abazali bethu
Nabadala, bayasikhalela thina ngoba asina voti."

(The young boys are coming,
the young boys are coming.
They carry homemade weapons and a bazooka.
They say "We have agreed to enter a place
that has never been entered before
by our parents or our ancestors
and they cry for us, for we do not have the right to vote.)

Hayiyaah!

The west is sleeping in a fragile freedom
Forgotten is the price that was paid
Ten thousand years of marching through a veil of tears
To break a few links in these chains
These things come to us by way of much pain
Don't let us slip back into the dark
On a visible but distant shore -- a new image of man
The shape of his own future, now in his own hands -- he says:

Chorus:
One 'man, one vote -- step into the future
One 'man, one vote -- in a unitary state
One 'man, one vote -- tell them when you see them
One 'man, one vote -- it's the only way

Bayeza abafana abancane
(The young boys are coming)

Hayiyaah!

In the east a giant is awakening
And in the south we feel the rising tide
The soul inside the spark that gives breath to your life
Can no longer be made to hide
These things come to us by way of much pain
Don't let us slip back into the dark
On a visible but distant shore -- a new image of man
The shape of his own future, now in his own hands -- he says:

Chorus

 

La démocratie a un prix.

Et elle s'use surtout si on ne s'en sert pas.

Alors, demain dimanche, content ou pas, VOTEZ.

Et plutôt vote blanc ou nul qu'abstention car si on atteignait 40% de votes blancs (et nuls) plutôt que 40% d'abstention, cela aurait surement plus de poid dans le débat politique.

Paz y Salud

Zgur

 

11/02/2010

Fêtons les 20 ans de la libération de Mandela avec les Mahotella Queens

Il y a vingt ans était libéré Nelson Mandela.

Fin de l'Apartheid.

Le combat fut dur (il se poursuit sous d'autres formes).

Ce combat a bénéficié sur la fin de la volonté de vrais hommes d'état attachés à éviter le bain de sang pourtant promis par une culture de la haine distillée pendant des décennies.

Elle a aussi bénéficié de la politique de boycott par de nombreux pays du monde envers ce pays au régime honni (et non envers sa population). Etrange de voir et d'entendre si peu parler de l'importance de ce boycott, pourtant soulignée par Mgr Desmond Tutu.

Alors pour fêter ces vingt années de liberté pour un des hommes de mon panthéon personnel, voici une petite perle trouvée sur le net, des images des grandes, des immenses, Mahotella Queens en 1974 sous l'apartheid.

Super musique (mbaqanga) et images étonnantes :

 

Mahotella Queens - "Umculo Kawupheli" (1974)

 

Voir aussi ici quelques morceaux de musique qui ont contribué, un peu, à changer l'histoire de l'Afrique du Sud.

A propos, "Umculo Kawupheli", ça veut dire "Notre musique ne disparaitra jamais".

Pas plus que l'empreinte de Nelson Mandela.

Paz y salud

Zgur

 

 

05/02/2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (1/50) - 1980 : Original Mirrors

Lors de sa création, Radio Nostalgie programmait du rock des années 50/60 : Gene Vincent (un peu), Johnny Halliday (déjà) beaucoup, les yé-yés (trop). Aujourd'hui, la nostalgie, ce sont les années 80. A toutes les sauces, la mode, la musique, la coke (?)...

Mais coté musique des années 80 qu'on fait subir aux auditeurs, je m'énerve vite. Ras le bol de ces merdes qui en étaient déjà à l'époque, même si elles on eu du succès.

Ras le bol des "besoins de rien (et surtout pas d'eux), (PAS) envie de toi", ras le bol des "Images", des "Ricci e poveri" à renier de honte ses origines italiennes, et de toutes ces autres bouses (françaises, italiennes ou d'ailleurs) pour les oreilles.

Il y avait plein d'autres musiques, qui ont eu du succès (ou pas) dans ces années 80.

En voici quelques unes que j'écoutais alors, sans volonté d'exhaustivité.

Je commence avec les Original Mirrors, un groupe qui n'a fait que deux albums et dont je connais le premier par coeur. J'en avais gagné le 33t dans l'émission de Bernard Lenoir et je l'ai retrouvé il y peu, après de oong mois de recherches, sur le net. Rien à jeter, toujours aussi bon. On y trouve le guitariste Ian Broudie (des futurs Lightning seeds).

 

original-mirrors-album-cover.jpg

 

Original Mirrors - Chains of love (1980)


Original Mirrors - Sharp words (1980)

 

Ce disque n'a eu aucun succès (d'où pas grand chose sur YouTube ou Deezer et cie) malgré ses grandes qualités.

Je l'écoute souvent et je vous le recommande chaudement.

Paz y Salud !

Zgur

 

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

24/01/2010

Vite ! Mobilisation générale pour que les haïtiens puissent de nouveau manger des galettes de boue

Omayra_Sanchez_Armero_Colombie_1985.jpg

Oui, je sais.

La photo ci-dessus n'est pas une photo d'une petite haïtienne. Non. Non.

C'est la photo de la - hélas - trop célèbre Omayra Sanchez, la petite colombienne morte en direct en 1985 devant les caméras du monde entier alors qu'aucun secours n'avait pu lui être porté.

Mais j'ai immédiatement pensé à elle dès les premières nouvelles montrées du tremblement de terre à Haïti.

Cette espèce d'indécence du chantage à l'émotion.

Si vite.

Une fois de plus.

Ils nous avaient tous pourtant promis qu'on ne les y reprendraient plus.

Après Timisoara ...

Après le tsunami ...

Etc.

Etc.

Pourtant, aujourd'hui en Haïti, combien de journalistes au m², combien de reportages tire-larme et sans intérêt informatif ?

Trop, bien trop.

 

Alors ne vous vous méprenez pas sur le sens du titre et du début du billet.

Oui, il fait aider les Haïtiens, et donner de l'argent à des organisatins humanitaires (attention aux contrefaçons).

Et donner de l'argent pour la reconstruction.

Mais si c'est pour reconstruire l'Haïti d'avant, est-ce vraiment raisonnable ?

galettes.jpg

A propos des gallettes de boue
lire là, chez "La route de la faim"

 

Et, en guise de soutien aux haîtiens, au leu d'écouter les branquignols de la chansonnette franchouille contnts d'être sur la photo, découvrez plutôt les chanteurs haïtiens.

Et notamment Boukman experyans (lire aussi ici chez RFI Musique)

 

 

Il faudrait aussi trouver en ligne "Wet Chen" (Get Angry, Break The Chain).

« Ce n’est pas une musique qui est encouragée. La CIA n’aime pas cette musique, non ils n’aiment pas… Les types qui sont derrière le Néolibéralisme, le FMI, la banque mondiale comme des racketteurs. Maintenant les politiciens sont devenus des racketteurs … Ces sont les instances internationales qui dirigent le monde actuellement. Ouvrez vos yeux avec ce marché-là, nous sommes en train de devenir des zombis. »

Lolo, de Boukman Experyans

Tu m'étonnes, Lolo !

revolution.jpg

Même si les situations politiques et historiques ne sont pas vraiement comparables, il faudarait aujourd'hui se souvenir du tremblement de terre de Managua en 1972 (qui détruisit le centre ville reconstruit après le tremblement de terre de 193)1. Et des détournements de l'argent de la reconstruction par le pouvoir somoziste. Pouvoir qui s'est fait dégager par les armes des sandisnistes quelques années après.

A propos, on n'entend pas beaucoup parler de l'argent des riches élites haïtiennes.

Va t il revenir au pays pour financer la reconstruction ?

Cela me semble bien plus intéressant que voir les bons sentiments étalés à longueur d'ondes, non ?

Arf !

Zgur

 

 

Ajout du 25.01.10

Dans le même ordre d'idée, allez lire le billet de Jean Pierre Martin "Haïti : non-lieu pour le FMI"

 

10/01/2010

Tristesse : Mano Solo s'en est rentré au port

J'aimais bien sa peinture, j'aimais bien sa musique.

Voilà, il est mort.

Et nous sommes nombreux à être triste.

 

 

Encore une preuve de l'inexistence de dieu.

Et qu'il nous faut faire vite.

Le temps nous est compté.

Et nous ne savons pas jusqu'à quand.

Alors carpe diem.

So long, Solo.

Arf !

Zgur

 

Bonus ;une interview de 1998 chez les excellents Tracksistes :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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