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09/09/2008

Même si ça ne rime pas, demain, Mercredi c'est Siné (Hebdo)

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LONGUE VIE AU NOUVEAU SINE HEBDO !


Zgur

(qui va en acheter 2, un pour moi et un à glisser dans une boite aux lettres amie)

06/09/2008

Linton Kwezi Johnson est-il favorable aux 35 heures ? - More time !

 

Linton Kwesi Johnson- More Time

 

More Time (1998)

We marching out the old towards the new century
armed with the new technology
we getting more and more productivity
some say things looking-up for prosperity
but if everyone going get a share this time
old mentality must get left behind

We want the shorter working day
with the shorter working week
longer holiday
we need decent pay

more time for leisure
more time for pleisure
more time for edification
more time for recreation
more time for contemplate
more time for ruminate
more time
We need more time
with more time

A full time they abolish unemployment
and revolutionize labour deployment
A full time they banish overtime
make everybody get a work this time
we need a higher quality a livity
we need it now and for everybody

We need the shorter working year
with the shorter working life
more time for the husband
more time for the wife
more time for the children
more time for the friends them
more time for meditate
more time for create
more time for living
more time for life
more time
we need more time
with more time

 

"Certains disent que nous allons vers une nouvelle prospérité

Mais si chacun doit en avoir sa juste part cette fois

Il nous faut abandonner les vieilles mentalités"

[...]

"Plus de temps pour le mari

Plus de temps pour l'épouse

Plus de temps pour les enfants

Plus de temps pour les amis

Plus de temps pour méditer

Plus de temps pour ruminer

Plus de temps pour créer

Plus de temps pour vivre

plus de temps pour la vie

Nous avons besoin de plus de temps

Avec plus de temps"

 

M'est avis que le sieur Linton n'est pas trop porté sur le "travailler plus pour gagner plus" (qui dans la réalité se traduit par travailler plus pour gagner moins - au mieux).

Arf !

Zgur

J'ai marché dans une grosse référence. Si ça porte bonheur, va falloir que je joue au Loto !

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"Attention ! Journalisme de caniveau !"

 

Merde, j'ai marché dans "Le Monde" du 4 août 2008

Comme disait Bernard Langlois en juillet à propos de Charlie Hebdo  :

"À la rigueur, si l’on est superstitieux, on peut y mettre le pied gauche."

J'espère que ça va me porter bonheur (même si ça pue).

 

De ma part, soutien indéfectible à Denis Robert.

Prochain jugement le 16 novembre 2008.

 

Zgur

 

 

 

04/09/2008

Cent ans et toutes ses dents !

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Je n'ai pas vu beaucoup de films de Manoel de Oliveira, cineaste portugais bientôt centenaire mais j'aime bien ce qu'il a déclaré à 20minutes:

"L'arrivée du train en gare de La Ciotat est le premier film d'horreur jamais tourné. On y voit le capitalisme en marche près d'écraser les spectateurs."

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Le Grand Kapital en marche !

et

"Quand on a atteint mon âge et qu'on constate l'état désastreux de la planète, seul le rire peut sauver de la dépression."

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Alors ...

Mwaaarf ou Prozac ?

 

Résolument Mwaaaarff !

et

Arf !

Zgur

 

Rachida grille la politesse à Carlita qui se vengera.

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- "Y a ta couture qui a craqué!"

- "Jalouse !"

 

Mettant de coté toute opposition à ce qu'elle est et représente poliquement, on peut humainement  être content pour Rachi2dati (comme dit Sébastien Fontenelle) d'être enceinte à 42 ans de son premier enfant.

Toutefois, la place que prennent ces mini événements dans la presse dite sérieuse devient

vraiment

In - dé - cente !

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En attendant, c'est Carlita, qui doit l'avoir mauvaise d'avoir eu le lit mais pas (encore) le polichinelle et de s'être fait griller la place de première enceinte de la sarkozie.

Mais Carlita, son tour venu, se vengera (en sainte ?) en nous concoctant un "forcément magnifique" CD de rondes et comptines quand l'infant sera venu.

Aaargh ! Au secours !

 

On parle d'autre chose, demande SuperNo.

Bon, d'accord, maintenant, on parle d'autre chose.

Arf !

Zgur

 

Photo trouvée sur le site du Daily Mail

30/08/2008

Une couverture odieusement raccoleuse du magazine Marianne sur le patronat

Billet du 30.08.2008. Liens  MàJ le 22.08.2017

 

"Les « unes » de Marianne sont à la l’actualité sociale et politique ce que les « unes » de Gala sont à la vie artistique et culturelle."

nous dit dans sa grande sagesse le site de critique des médias ACRIMED.

 

Pour illustrer son propos, je prendrai volontiers l'exemple de cette "Une" datée de fin novembre 2007 :

 
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Et ces quelques extraits  tirés du dossier de Marianne (et librement accessibles dans les archives gratuites du magazine) :

"Outre le lobbying parlementaire et ministériel, les stratèges de l'UIMM investissent la presse qu'ils cherchent à influencer par tous les moyens, en espérant que, «par son réalisme, par sa documentation, par ses études et ses enquêtes, objectives mais orientées, elle équilibrera les excitations et les divagations politiques». Des équipes déjeunes diplômés se mettent à la disposition des journalistes avec l'objectif de «ne pas avoir l'air de défendre des intérêts mais seulement des idées et des principes» comme le recommandent les directives de l'UIMM. Qui prend des parts dans des journaux telle la Journée industrielle, en 1918, ou crée ses propres médias. Le Bulletin quotidien, par exemple, est la première «lettre confidentielle», diffusée quotidiennement par cyclistes à 1 000 exemplaires à une élite d'abonnés: parlementaires, journalistes, dirigeants syndicaux, hauts fonctionnaires."

[...]

«Le lecteur doit être incité à tirer des conclusions dans un sens systématiquement favorable aux thèses soutenues. Seuls les spécialistes d'une question peuvent être en mesure de déceler les points sur lesquels s'effectue le passage de l'information à la propagande.»

[...]

"La publication en 1963 de Pour une réforme de l'entreprise, de François Bloch-Lainé, mobilise l'UIMM. Ce grand commis de l'Etat plutôt proche de De Gaulle propose que les conseils d'administration des entreprises s'ouvrent aux salariés à égalité avec les actionnaires. Il se dit aussi favorable à la création de sections syndicales d'entreprise. Le livre connaît un succès de librairies, notamment chez les cadres. De Gaulle l'invite publiquement à venir en parler avec lui. L'UIMM réagit en finançant des libelles contre le livre et en s'activant auprès des journalistes."

On y rappelle d'autres bien belles histoires, sur des personnages ou des événements de notre histoire sociale plus ou moins lointaine.

"Gaulliste de gauche, Louis Vallon propose avec l'accord de l'Elysée un dispositif- participation et actionnariat - traduisant l'idée gaullienne de rééquilibrage entre le capital et le travail aussi bien en termes de pouvoir que de revenu. Le patronat parle de «projets aberrants» qui constituent une «menace pour la vie et le développement de l'entreprise». Les experts de l'UIMM remontent au créneau avec brochures et argumentaires auprès de la presse économique. Mais ils ont vite compris qu'ils avaient des alliés dans la place, notamment avec Georges Pompidou, Premier ministre peu séduit par l'utopisme gaulliste. L'ordonnance du 17 août 1967, préparée à Matignon par Edouard Balladur, conseiller de Georges Pompidou, réduit à néant l'idée originelle de «partage du pouvoir patronal».

[...]

"Pour limiter l'intrusion de «l'Etat socialiste» [en1981], François Ceyrac prend les devants en relançant la politique contractuelle avec les syndicats. Il propose la cinquième semaine de congés, et la réduction du temps de travail. Mais l'UIMM constate vite que Mitterrand fait le travail à sa place. En finir avec les communistes? C'est lui qui y parviendra finalement avec leur entrée au gouvernement, qui se révélera le baiser qui tue. Défendre le libéralisme contre le collectivisme? Le sacre de l'entreprise, qu'il n'est plus question de réformer, et de ses héros, les «entrepreneurs», les «gagnants», va devenir la ligne politique du mitterrandisme jusqu'à l'«argent fou» des années 90. La CFDT, qui a fait le deuil de l'autogestion, devient fréquentable."

Source :  https://www.marianne.net/societe/1901-2007-un-siecle-de-j... par Eric Conan

 

On pourra aussi lire utilement cet article là : https://www.marianne.net/societe/1972-1973-la-tentation-d...

"François Ceyrac a compris le rôle croissant des médias et monte un énorme service de presse qui va «au contact» avec les journalistes, tout en leur proposant de quoi arrondir leurs fins de mois: c'est le début des «ménages», piges pour journaux d'entreprise, «training» de patrons, diverses collaborations aux tarifs très généreux offertes sans limites."

 

Ces deux articles n'ont été que peu lus (respectivement 63 et 17 fois à ce jour (2008), à en croire les stats mentionnées sur le site de Marianne ), sans doute parce qu'ils ne sont pas correctement indexés.

Pas comme celui-ci de Philippe Cohen : "Sarkozy veut-il enterrer les affaires ? Le scandale de l'UIMM"  de début novembre 2007, qui a été lu, lui, plus de 15500 fois :

"on se dit que personne n'a intérêt à ce que l'enquête aille jusqu'au bout. Le patronat tout d'abord. Laurence Parisot a fait sourire – et grincer quelques dents – en faisant mine de découvrir l'affaire, puis en évoquant des «secrets de famille» que beaucoup savaient «inconsciemment». Sarkozy et le gouvernement ? Le Medef ne compte pas parmi ses ennemis. Et surtout, la poursuite de l'enquête pourrait poser des questions sur le comportement des ministres de l'économie. Le dossier publié par l'Express cette semaine cite le cas de Thierry Breton. Mais ignore curieusement celui de Nicolas Sarkozy, ministre des Finances en 2004"

Les syndicalistes ont encore moins intérêt à voir leurs représentants épinglés dans des tractations secrètes effectuées à l'insu de leurs mandants. L'image, déjà médiocre, de leurs organisations, n'y survivrait pas.

Reste les journalistes. En théorie, les médias auraient tout intérêt à jouer leur rôle dans cette affaire : ils retrouveraient une image d'indépendance et «vendraient du papier». C'est peut-être pour cette raison que, du côté de l'UIMM, on a fait passer le message à certains journalistes : attention, nous pourrions aussi sortir des dossiers concernant certains d'entre vous. À bon entendeur… Il est vrai que, sur ce dossier, les journalistes en charge de la rubrique sociale n'ont guère montré leurs capacités à enquêter sur le dossier...

 

Tous ces mots résonnent curieusement à mes oreilles aujourd'hui après les déclarations de François Chérèque sur l'amnistie envisagée et proposée par Sarkozy pour les protagonistes de l'affaire de la caisse noire de l'UIMM, patrons et syndicalistes bien sûr, mais aussi sans doute et surtout hommes politiques (sans compter certains journalistes).

Heureusement que Acrimed complétait sa critique (pas vraiment dénuée d'arguments et d'exemples valables) des "Unes" de Marianne  par "il arrive que les enquêtes de Marianne vaillent mieux que ses titres."

Oui, parfois.

Arf !

Zgur

 

23/08/2008

Il faut que le gouvernement arrête d’envoyer des enfants se faire tuer, se faire trucider dans un stand de tir organisé

Citée dans Libération et commentée par Dominique dans son Petit Champignac Illustré (où je l'ai découverte), cette déclaration d'un des parents de soldat français mort en Afghanistan :

"Il faut que le gouvernement arrête d’envoyer des enfants se faire tuer, se faire trucider dans un stand de tir organisé, car pour une première mission, c’était mission impossible. On n’envoie pas des enfants qui n’ont qu’un an de formation sur un front qui est horrible», a regretté Joël Le Pahun, le père de Julien qui allait avoir 20 ans mercredi."

 

Cela m'a suggéré un petit rappel historique, que je ferai, encore en musique, avec un tube de 1985 :

"Pendant la deuxième guerre mondiale, l'âge moyen du soldat sur le champ de bataille était de 26 ans.

Au Vitenam, il était de 19 ans."

 

Paul Hardcastle "19" (1985)

 

"In 1965 Vietnam seemed like just another foreign war,
but it wasn't.
It was different in many ways, as so were tose that did the fighting.
In World War II the average age of the combat soldier was 26...
In Vietnam he was 19.

In inininininin Vietnam he was 19.


(TV announcer's voice)
The shooting and fighting of the past two weeks continued today
25 miles west of Saigon
I really wasn't sure what was going on (Vet's Voice)

Nininini Nineteen, 19, Ni-nineteen 19
19,19,19,19

In Vietnam the combat soldier typicaly served a twelve month tour of duty but
was exposed to hostile fire almost everyday
Ninininininininininin 19 nininininninin 19

Hundreds of Thousands of men who saw heavy combat in Vietnam were arrested
since discharge
Their arrest rate is almost twice that of non-veterans of the same age.
There are no accurate figures of how many of these men have been incarcerated.
But, a Veterans Administration study concludes that the greater of Vets
exposure to combat could more likely affect his chances of being arrested or
convicted.

This is one legacy of the Vietnam War

(Singing Girls)
All those who remember the war
They won't forget what they've seen..
Destruction of men in their prime
whose average was 19
Dedededededede-Destruction
Dedededededede-Destruction
War, War
Dededede-Destruction, wa-wa-War, wa-War, War
Dedededededede-Destruction
War, War

After World War II the Men came home together on troop ships, but the Vietnam
Vet often arrived home within 48 hours of jungle combat
Perhaps the most dramatic difference between World War II and VietNam was
coming home.. .none of them received a hero's welcome
None of them received"

 

"« Je veux savoir pourquoi mon fils est mort » s’est exclamé le père d’un des soldats.

« Je veux savoir pourquoi mon fils est allé tuer » aurait pu être la question subsidiaire."

C'est la bonne question que pose Viktor Dedaj dans legrandsoir.info, la bonne question pour laquelle on attend une vraie réponse et pas seulement un discours de circonstance.

Parce que :

"la guerre, c'est sale, cela pue, cela tue, ça sent la pisse, les excréments dans le pantalon, la poussière, la boue, la crasse, la sueur, le sang, la charogne."

(Sans compter les dégâts mentaux liés aux traumatismes et au stress - voir http://tinyurl.com/5eg8oj )

Et surtout parce que :

"Quelles que soient les origines et la catégorie sociale de dizaines d’afghans interrogés, l’attitude brutale des militaires américains est désormais l’obstacle numéro 1 à la pacification. Les militaires américains font détester chaque jour un peu plus les occidentaux. [...]

Chaque jour, des militaires sous commandement américain tuent des civils. Non pas en dommages collatéraux, comme chaque guerre en cause inévitablement. Mais par nonchalance, peur et bêtise dans les opérations militaires, et incompréhension des réalités politiques."

Ce n'est pas un vulgaire pacifiste anti américain qui dit ça mais Philippe Juvin, UMP, Maire de La Garenne-Colombes, Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, et réputé proche de Nicolas Sarkozy. (cité par Viktor Dedaj dans son article)

 

Alors ...

Si "La guerre est une chose trop sérieuse... pour la confier à des militaires", comme  disait Clémençeau, elle est aujourd'hui, chez nous, entre les mauvaises mains de celui qui rit dans les cimetières.

Vraimentpas de quoi rire.

Paz y salud

Zgur

 

 

(surtout, évitez - sauf pour le kitsch - la version de "19" avec Yves Mourousi)

22/08/2008

Le libre échange est un système Perdant Perdant

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"En fait, on est en train de découvrir, à l'échelle planétaire que le libre-échange au stade actuel est un système perdant/perdant pour tout le monde, c'est-à-dire tout à fait autre chose que ce que l’on pensait. Du point de vue des pays développés, ce qui est tout à fait fascinant, c'est la façon dont le libre-échange nous a ramené à la vieille contradiction du capitalisme, qui était celle de l'insuffisance structurelle de la demande. Maintenant, les entreprises ne pensent plus produire pour un marché intérieur, mais pour l'extérieur. Elles se sont donc remises à considérer les salaires comme un coût pur qu'il faut comprimer.

Je considère que si les entreprises comme a priori légitimes et si toutes les entreprises de tous les pays de la communauté européenne, des États-Unis, du monde développé se mettent, les unes après les autres, à comprimer leur salaire, vous avez ce que l'on a actuellement, c'est-à-dire une insuffisance de la demande globale et un monde en contraction.

Les revenus diminuent et, bien entendu, les revenus de l'État vont suivre. Il faut tout diminuer, diminuer le nombre des maternités, des fonctionnaires, des enseignants. Tout doit suivre les revenus finalement. On est dans cette logique et cette logique, je dirais, est celle du libre-échange au stade de la maturité."

Emmanuel Todd (la suite là)

 

Une belle vision de comptable, ou de "cost-killer".

Mais bien sûr, tous ne seront pas perdant dans un vrai projet de civilisation sarkozyste qui nous mène vers l'abîme, et vers l'économie de guerre (et ses profiteurs).

Pas vraiment de quoi rire.

Zgur

 

 

L'illustration est celle de l'imitation artist

 
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