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11/11/2008

Quand viendra la guerre mondiaux, tout le monde cadavéré

008.jpg

En ce jour de commémoration de la fin d'une des boucheries guerrières dont l'humanité a le secret, il me semble opportun de rendre hommage à ceux sont venus d'Afrique, pas toujours volontairement, se battre dans le froid et la boue du nord et de l'est de la France.

La République qui donne des leçons au monde entier ne s'est pas comportée selon ses propres principes envers ces combattants combattants (voir la cristallisation des pensions après l'indépendance retrouvée des anciennes colonies. A propos, où en est-on réellement après les annonces d'il y a deux ans?).

Le chanteur congolais Zao a écrit une chanson magnifique sur ces anciens combattants et sur l'absurdité de la guerre. Il en a malheureusement subi lui aussi toute l'absurdité dans on pays.

"Pourquoi la guerre ? La guerre ce n'est pas bon, ce n'est pas bon"

Ancien combattant - par ZAO

 

Moi engagé militaire, moi engagé militaire
Moi pas besoin galons, soutez-moi du riz
Sergent masamba, tirailleur mongasa, caporal mitsutsu (...)
Vêtements militaires, vêtements militaires (...)

Début de la chanson :

Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri

Tu ne sais pas que moi je suis ancien combattant
Moi je suis ancien combattant,
J'ai fait la guerre mondiaux
Dans la guerre mondiaux,
Il n'y a pas de camarade oui
Dans la guerre mondiaux,
Il n'y a pas de pitié mon ami
J'ai tué Français,
J'ai tué Allemand,
J'ai tué Anglais,
Moi j'ai tué Tché-co-slo-vaque

Marquer le pas, 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
La guerre mondiaux
Ce n'est pas beau, ce n'est pas beau
La guerre mondiaux
Ce n'est pas beau, ce n'est pas beau
Quand viendra la guerre mondiaux
Tout le monde cadavéré
Quand viendra la guerre mondiaux
Tout le monde cadavéré
Quand la balle siffle, il n'y a pas de choisir
Si tu ne fais pas vite changui, mon chéri, ho!
Cadavéré
Avec le coup de matraque
Tout à coup, patatras, cadavéré
Ta femme cadavéré
Ta mère cadavéré
Ton grand-père cadavéré
Ton père cadavéré
Tes enfants cadavéré
Les rois cadavéré
Les reines cadavéré
Les empereurs cadavéré
Tous les présidents cadavéré
Les ministres cadavéré
Le garde de corps cadavéré
Les motards cadavéré
Les militaires cadavéré
Les civils cadavéré
Les policiers cadavéré
Les gendarmes cadavéré
Les travailleurs cadavéré
Ta chérie cadavéré
Ton première bureau cadavéré
Ton deuxième bureau cadavéré
La bière cadavéré
Le champagne cadavéré
Le whisky cadavéré
Le vin rouge cadavéré
Le vin de palme cadavéré
Les soûlards cadavéré
Music lovers cadavéré
Tout le monde cadavéré
Moi-même cadavéré

Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri

Pourquoi la guerre
Pourquoi la guerre
Pourquoi la guerre
La guerre ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
Quand viendra la guerre tout le monde affamé, oh!
Le coq ne va plus coquer, cocorico oh!
La poule ne va plus pouler, pouler les oeufs
Le footballeur ne va plus footer, pousser le ballon
Les joueurs cadavéré
Les arbitres cadavéré
Le sifflet cadavéré
Même le ballon cadavéré
Les équipes cadavéré
Diables Noirs cadavéré
Etoile du Congo cadavéré
Les Lions Indomptables cadavéré
Les Léopards cadavéré
Les Diables Rouges cadavéré
Les journalistes cadavéré
La radio cadavéré
La télévision cadavéré
Le stade cadavéré
Les supporters cadavéré

La bombe ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
La bombe à neutrons ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
La bombe atomique ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
Les Pershing ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
S.S. 20, ce n'est pas bon, ce n'est pas bon
Quand viendra la bombe
Tout le monde est bombé oh!
Ton pays bombé
L'URSS bombé
Les États-Unis bombé
La France bombé
L'Italie bombé
L'Allemagne bombé
Le Congo bombé
Le Zaïre bombé
L'ONU bombé
L'UNESCO bombé
L'OUA bombé
Mes boufs bombé
Mes moutons bombé
Mon cuisinier bombé
Tous les cuisiniers bombé
Ma femme bombé
Les taximan bombé
Les hôpitaux bombé
Les malades bombé
Les bébés bombé
Le poulailler bombé
Mes coqs bombé
Mon chien bombé
Les écoles bombé
Ma poitrine bombé
Tout le monde bombardé

Semez l'amour et non la guerre mes amis
Tenons nous la main dans la main
Jetez vos armes
Jetez vos armes
Jetez vos armes
Tenons nous la main dans la main

Ah! si tu voyais Français : Bonjour
Ah! si tu voyais Anglais : Good Morning
Ah! Si tu voyais Russe : zdravstvuite
Ah! si tu voyais Allemand : guten tag
Ah! si tu voyais Espagnol: Buenos Dias
Ah! si tu voyais Italien: Buongiorno
Ah! si tu voyais Chinois : Hiho
Ah ! Si tu voyais Bulgare : Dóbar den
Ah si tu voyais Israélien: Shalom
Ah! Si tu voyais Egyptien : Sabahkarlarer
Ah! Si tu voyais Sénégalais : Nagadef
Ah! Si tu voyais Malien : Anissoucouma
Ah! Si tu voyais Nigérien : Carouf
Ah! Si tu voyais Mauritanien : Alagouna
Ah! Si tu voyais Togolais : Afoi
Ah! Si tu voyais Souaéli : D'jambo
Ah! Si tu voyais Tchadien : Lali
Ah! Si tu voyais Malgache : Manaouna
Ah! Si tu voyais Centre Africain : Mibaramo
Ah! Si tu voyais Camérounais : Anenvoyé
Ah! Si tu voyais Gabonais : M'bolo
Ah! Si tu voyais Congolais : Bonté
Ah! Si tu voyais Zaïrois : Bonté Na Yo

Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri
Marquer le pas, et 1, 2
Ancien combattant
Mundasukiri

 

 

A part ça, mon texte de l'an passé est toujours d'actualité, tout comme la phrase d'Anatole France.:

"On croit mourir pour la patrie : on meurt pour des industriels"

Ne l'oublions jamais !

 

Tout le monde cadavéré

Moi-même cadavéré

 

PAZ y salud !

Zgur

 

09/11/2008

OBLADI OBAMA

obama hope.jpg


C'est quand même mieux que si c'était pire.

Mais ...

C'est quand même bien.

Parce que ...

Obama n'a pas été élu parce qu'il est noir mais malgré qu'il le soit.

Il n'a pas été élu sur un programme de rupture mais de réconciliation.

Son élection a quand même empéché des sacrés timbrés d'acceder au pouvoir ou d'y rester.

Parce que il suffit de voir la liesse que son élection a provoqué aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays pour comprendre que quelque chose d'important s'est passé mardi dernier, de bien plus important que la simple élection du président de l'encore première puissance économique et industrielle du monde.

Parce que il faut entendre et lire la discours de victoire de Barack Obama (et éviter de le comparer - sur le fond et sur la forme - aux discours de chez nous, par pure charité).

Barack Obama victory speech, November 4th 2008
(Texte intégral en anglais ici, en français ici)


Parce que il faut entendre ce que dis Barack Obama à Laurence Haïm de Canal +, la seule représentante d'un média français à l'avoir interviewé (et dont on n'a pas du tout parlé dans l'émission Médias de France 5, encore bravo pour l'exactitude des journalistes encartés !)

 

Barack Obama, interviewé par Laurence Haïm (l'intégrale 7'26'' ici)



Alors, si je partage l'analyse d'Emmanuel Todd

Dans le climat actuel de débâcle, de déroute financière et morale, et compte-tenu de la responsabilité inouie de l’Amérique dans le désordre du monde, la victoire d’Obama va permettre aux pro-Américains des pays occidentaux de dire que l’Amérique est redevenue merveilleuse. Elle redonnera quelques années de vie supplémentaires à l’empire.

in La tribune de Genève 31.10.2008


et d'autres (voir ici ou ) sur les lendemains qui déchanteront forcément, et même si je sais que plus les espoirs sont grands, plus grands peuvent être les déceptions, je ne boude pas l'émotion, le plaisir et l'espoir que provoque chez moi l'élection de ce 44ème président des Etats unis d'Amérique.

Ca ne changera pas grand chose aux différentes opinions (bonnes et mauvaises) que j'ai des Etats-Unis et de ses citoyens (j'y reviendrai).

Mais j'espère qu'avec ce nouveau président, ils évolueront de nouveau vers ce qu'ils ont de meilleur et non pas vers ce qu'ils sont, souvent, de pire.

L'avenir nous le dira.

Time will tell.

Paz y Salud !

"And if you want some fun - take Obladiblada."  (The Beatles)

Arf !

Zgur



05/11/2008

Le nouveau logo du PS par Siné Hebdo

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Mwaaarfff !

Et tellement vrai !

Zgur


Siné Hebdo : 2 € chaque semaine chez votre marchand de journaux
Dessin de Loup et Siné

01/11/2008

War - L'humanité ne connaîtra pas la paix tant que ...

 

"En ces temps modernes, les grandes nations de ce monde feraient bien de se rappeler que même leur propre sort n'est pas entièrement entre leurs mains.

La paix réclame les efforts unis de chacun de nous. Qui peut prédire quelle étincelle pourrait mettre le feu aux poudres?"

 

Cet extrait du discours d'Hailé Selassié devant les Nations Unies en 1963 est très connu par sa mise en reggae par Bob Marley et les Wailers en 1976 (voir plus bas).

Hormis l'appel à une puissance supérieure (qui n'existe pas), ce discours tient (hélas) encore la route et son thème peut être élargi à l'Humanité.

En voici la traduction française, en musique, par Bruno Blum.

 

Bruno Blum - Guerre (War - French version)

 

"Tant que la philosophie qui considère qu'une race est supérieure et une autre inférieure ne sera pas finalement et en permanence discréditée et abandonnée;

Tant qu'il y aura des citoyens de première et de seconde classe dans une nation;

Tant que la couleur de la peau d'un homme aura plus de signification que celle de ses yeux;

Tant que les droits de l'homme de base ne seront pas garantis également pour chacun, sans distinction de race;

Tant que ce jour ne sera pas arrivé, le rêve d'une paix durable, d'une citoyenneté mondiale et le règne de la moralité internationale ne resteront que des illusions fugitives, poursuivies mais jamais atteintes.

Et tant que les régimes mal inspirés et ignobles qui détiennent nos frères en Angola, au Mozambique et en Afrique du Sud dans des chaînes inhumaines ne seront pas renversés et détruits;

Tant que la bigoterie, les préjugés et les intérêts personnels n'auront pas été remplacés par la compréhension, la tolérance et la bonne volonté,

Tant que tous les Africains ne seront pas debout, et qu'ils ne parleront pas en tant qu'êtres libres, égaux aux yeux de tous les hommes comme ils le sont aux yeux du ciel,

Tant que ce jour ne sera pas arrivé, le continent africain ne connaîtra pas la paix.

Nous les Africains nous battrons, si c'est nécessaire, et nous savons que nous vaincrons, car nous avons confiance en la victoire du bien sur le mal.

La base de la discrimination raciale et du colonialisme a toujours été économique, et c'est avec des armes économiques que nous avons déjà surmonté certains de ces maux et que nous en viendrons à bout.

A la suite de résolutions adoptées à la conférence au sommet d'Addis Abeba, les états africains ont pris plusieurs mesures économiques qui, si elles étaient adoptées par tous les états membres des Nations unies, changeraient rapidement l'intransigeance en raison.

Je demande aujourd'hui que chaque nation représentée qui soit véritablement dévouée aux principes énoncés dans la charte adhère à ces mesures.

Nous devons agir tant qu'il en est temps, tant que se présente l'occasion d'exercer ces pressions légitimes, de crainte que le temps ne s'épuise et ne nous pousse à recourir à des procédés moins heureux.

En ces temps modernes, les grandes nations de ce monde feraient bien de se rappeler que même leur propre sort n'est pas entièrement entre leurs mains.

La paix réclame les efforts unis de chacun de nous. Qui peut prédire quelle étincelle pourrait mettre le feu aux poudres ?

Pour chacun d'entre nous, l'enjeu est le même : la vie ou la mort.

Nous souhaitons tous vivre.

Nous cherchons tous un monde où les hommes seraient libérés des fardeaux de l'ignorance, de la pauvreté, de la faim et de la maladie.

Et, si la catastrophe devait survenir, nous serions tous pressés d'échapper à une pluie nucléaire mortelle.

Les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui sont tous à parts égales sans précédent
.
Ils n'ont pas de contrepartie dans l'expérience humaine.

Les hommes cherchent des précédents et des solutions dans les pages de l'histoire, mais il n'y en a aucun.

Ceci est donc le défi suprême. Où allons-nous chercher notre survie, les réponses à des questions qui n'ont encore jamais été posées ?

Nous devons tout d'abord, nous tourner vers le Dieu Tout-puissant Qui a élevé l'homme au-dessus des animaux et l'a doté d'intelligence et de raison.

Nous devons avoir foi en Lui, qu'Il ne nous abandonne pas ou qu'Il nous permette de détruire l'humanité qu'Il a créée à son image.
Et nous devons regarder en nous-mêmes, jusque dans les profondeurs de nos âmes.

Nous devons devenir ce que nous n'avons jamais été, ce à quoi notre éducation, notre expérience et notre environnement nous a très mal préparé.

Nous devons être plus grands que ce que nous avons été : plus courageux, à l'esprit plus large, au point de vue plus ouvert.

Nous devons devenir les membres d'une nouvelle race, dépasser nos préjugés insignifiants et nous soumettre à la fidélité ultime que nous devons non pas aux nations, mais à nos semblables les hommes au sein de la communauté humaine."


Discours de  l'Empereur Haïlé Sélassié I
King of Kings Conquering Lion of Judah
A l'assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies
New York City, le 4 octobre 1963.

(version en amharique - et sans musique - là)

 

Et voici une excellente version en public par Bob Marley et ses musiciens :

 

 

 

"Qui peut prédire quelle étincelle pourrait mettre le feu aux poudres?"

 

Qui peut ?

Arf !

Zgur

Val décidément tragique rue de Turbigo

généralPICARD.jpg

 

Valtaire (anciennement Spinoval) ne recule décidément devant aucun ridicule.

Le voici qui s'offusque d'être poursuivi par Bakchich.info pour avoir comparé ce site internet d'information à "Je suis Partout" journal pro nazi et antisémite des années 30 40.

Toutes les explications, et plus encore, sont données par Sébastien Fontenelle sur son blog, sur Bakchich.info (justement).

Allez-y de ma part.

Et surtout suivez les liens donnés par le sieur Fontenelle.

Vous comprendrez mieux (enfin ceux qui n'ont pas suivi) pourquoi nous sommes (de plus en plus) nombreux à ne plus piffer ce triste énergumène de Val.


sinet-val0001.jpg
Décidément, Val n'a rien à voir avec Coluche !

 

A propos, comment vont les ventes de Charlie Hebdo depuis le lancement de Siné Hebdo ?

Arf !

Zgur

 

 

29/10/2008

Economie réelle contre économie virtuelle

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Lu aujourd'hui sous la plume de Christophe Alévèque dans le chaque semaine meilleur Siné Hebdo (Si, si!) :

"Pour défendre le capital, on parle en miliards, pour défendre l'emploi on parle en millions, donc l'économie réelle, c'est celle des millions et l'économie virtuelle, c'est celle des milliards."

C'est pourtant simple, non ?

Arf !

Zgur

 

13/10/2008

Les statistiques économiques selon Paul Krugman, nouveau prix Nobel d'économie

krugman.jpg

Cette citation-là, je la gardais pour le moment idoine.

Il me semble que le jour où celui qui l'a écrite se voit décerner le Prix Nobel d'économie est parfaitement idoine, alors :

 

"Toute personne qui a vu comment on construit désormais les statistiques économiques sait qu'elles constituent en fait un sous genre de la science-fiction."

Paul Krugman, cité par John Saul in "Mort de la mondialisation" Payot 2007

 

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"Un sous genre de la science-fiction"

A la fin de l'envoi, il touche.

Alors ? Weird Fantasy ou Astounding stories ?

Mwwahaahahaharf !

 

Bon, plus sérieusement, on peut lire avec intérêt sur le site contreinfo.info les traductions en français des éditoriaux de Paul Krugman pour le New York Times.

 

Par exemple, cet extrait de l'édito "L’heure de vérité" du 9 octobre 2008 :

"[...] Où en sommes nous ?

La crise actuelle a commencé avec l’éclatement de la bulle immobilière, qui a provoqué une généralisation des défauts de paiement sur les prêts hypothécaire, provoquant de lourdes pertes pour de nombreux établissements financiers. Ce premier choc a ensuite été aggravé par des effets secondaires, comme le manque de capitaux propres qui a forcé les banques à vendre des actifs, ce qui a conduit à de nouvelles baisses sur leur valeur, qui ont provoqué encore plus de pertes, et ainsi de suite - en un cercle vicieux de « deleveraging. ». S’est alors installé un sentiment de perte de confiance dans les banques, y compris de la part des banques elles mêmes, qui a renforcé ce cercle vicieux.

Cette spirale descendante s’est accélérée après la chute de Lehman. Les marchés monétaires qui connaissaient déjà des difficultés, se sont alors bloqués. La seule chose que quiconque veuille encore acheter aujourd’hui, ce sont des bons du Trésor et une bouteille d’eau, dit la dernière plaisanterie qui fait le tour de la place.

Face à cette spirale descendante, les réponses des deux plus grandes puissances monétaires mondiales - USA et eurozone - ont été parfaitement inadéquates. [...]"

 

Clair, non ?

C'est autre chose que la mélasse qu'on nous sert à quelques exceptions près dans les soit-disant "grands" médias français.

Et, bon, le comité du Nobel n'allait pas non plus décerner le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel de cette année à un disciple de Milton Friedmann, qui avait obtenu ce prix en 1976 et est mort deux ans trop tôt - en 2006 - pour adminrer la débacle de l'application de ses idées.

Arf !

Zgur

12/10/2008

Mort de la globalisation : 1 - la promesse non tenue

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Un livre à lire, et pas cher : 9,50 €

 

"Les personnalités qui naguère déclaraient que les Etats-nations devaient se soumettre aux forces économiques clament aujourd’hui qu’on doit les renforcer pour faire face au désordre militaire global. Les prophètes de la globalisation qui répétaient «privatisez, privatisez, privatisez» avouent désormais qu’ils avaient tort, parce que l’Etat de droit national reprend de l’importance."

Dans cet extrait du début du livre "La mort de la globalisation" de John Saul publié en 2005 (dont je vous ai déjà parlé ici et ici) remplacez militaire par financier et vous avez la situation d’aujourd’hui. Le retour de l'Etat au secours de ceux qui n'ont eu de cesse d'en réduire l'importance !

Mais il faudra quand même aussi leur rappeller ,à ceux-là, les promesses qu'ils faisaient en vantant et vendant la globalisation et l'ultra libéralisme financier qui en fut le bras armé. Promesses synthétisées comme suit aux pages 27-28 de son livre :

La promesse liée à la globalisation était celle-ci :

Le pouvoir des Etats-nations est en voie de réduction

Ces Etats tels que nous les connaissons pourraient même mourir.

Dans l’avenir, le pouvoir échoira aux marchés globaux.

Dès lors, c’est l’économie, et non la politique ou les armées, qui façonnera les événements humains.

Libérés du cadre étroit des intérêts nationaux et des régulations inhibitrices, ces marchés globaux créeront petit à petit des équilibres économiques internationaux.

Ainsi résoudrons-nous finalement l’éternel problème des cycles à la hausse et à la baisse.

Ces marchés libéreront des vagues d’échanges. Et ces vagues à leur tour, produiront une vaste marée de croissance économique.

A son tour, cette onde de marée élèvera le niveau de tous les bateaux, y compris celui des pauvres, que ce soit en Occident ou dans les pays en voie de développement.

La prospérité qui en résultera remettra aux individus qui sont foulés au pied de passer de la dictature à la démocratie.

Bien sûr ces démocraties ne jouiront pas du pouvoir absolu des anciens Etats-nations. Nous verrons donc se racornir le nationalisme, le racisme et la violence politique irresponsable.

Sur le front économique, la taille des nouveaux marchés exigera des entreprises toujours plus grandes. Et la taille de ces dernières les élèvera au-dessus des risques de la faillite. Ce sera une autre source de stabilité internationale.

Ces multinationales seront tout près de détenir le leadership de la civilisation par les marchés. Elles deviendront presque des Etats virtuels. Et leur domination envahissante les rendra insensibles aux préjugés politiques locaux.

Tout cela créera les conditions d’une saine gouvernance, et non verrons émerger des gouvernements libérés de l’endettement. Le marché ne tolère pas moins.

Ces comptes publics stables, à leur tour, stabiliseront nos sociétés.

Bref, libérés des chaînes de l’entêtement des hommes, nous pourrons vaquer à nos intérêts individuels pour tendre vers une vie de prospérité et de bonheur général.

Les cycles de l’histoire auront été brisés.

L’histoire sera bel et bien morte.

 

Rien de moins que la fin de l'histoire, même si l'expression s'est faite plus discrète ces dernières années.

Je partage l'avis de John Saul qui poursuit plus loin:

On ne peut manquer de remarquer la naïveté politique qui affleure lorsque les économistes traitent du monde dans son intégralité.

 

Pourtant, si une bonne part de cette promesse a malgré tout été réalisée, principalement en terme d'augmentation du commerce.

Pourquoi alors tant d’aspects de la globalisation et de sa promesse s’évanouissent-ils ? […°]

Parce qu’il semble de plus en plus que même les promesses remplies n’ont pas l’effet attendu.

Prenez l’explosion révolutionnaire des marchés monétaires. La plus grande partie des mouvements de change sont spéculatifs et ne concernent pas des investissements ou de la création de richesse. »

« L’idéologie globaliste est elle alors un échec complet ? Pas du tout. C’est seulement que lorsque des gens normaux considèrent notre situation, ils ne voient pas une relation équilibrée entre la promesse et le résultat. »  […]

« Le déséquilibre entre une croissance spectaculaire de la richesse sur le papier, une croissance marginale de la richesse réelle, et une baisse des moyens publics et sociaux suggère une nouvelle forme d’inflation – une vaporisation d’argent par obsession excessive pour l’économie de la consommation et toute une gamme d’activités de marchés imaginaires, comme le révèlent les marchés monétaires et le monde des fusions-acquisitions. »

 

"Une vaporisation d’argent" !

On est en plein dedans, non ?

Arf !

Zgur

 

A SUIVRE ...

 

 
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