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04/01/2009

Sarkozy vu par Blair et Blair vu par les évèques


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Le champion de l'année toutes catégories !

L'égo de Sarkozy doit l'avoir mauvaise d'avoir été si actif et au devant de la scène mondiale juste l'année où Barack Obama est élu président des Etats unis d'Amérique.

Car, l'Homme/la Personne de l'année, c'est forcément Obama.

Et pas Sarkozy.

Mais le magazine Time est magnanime. Sarkozy est deuxième dauphine (après Henri Paulson, l'émule de Larousse, qui sème les dollars à tous vents). Et belle cerise sur le gateau, c'est à Tony Blair que Time a demandé de tresser la couronne de lauriers de Nicolas Sarkozy, une hagiographie digne d'un numéro de Paris Match.

Avec ces deux phrases intéressantes de la part de l'ancien premier ministre anglais :

"Nicolas est déteminé à ne faire que ce en quoi il croit ou bien ne rien faire. Et il n'y a aucun doute à avoir sur sa détermination.

"Les gens peuvent l'accuser d'agir sans principes politiques. Il peut tout aussi bien dire qu'il agit sans parti pris."

Cet éloge cynique (et intéressé ?) de Sarkozy par Tony Blair est à mettre en perspective avec la nouvelle suivante, trouvée dans le Marianne de cette semaine (n°611 p.8) :

"Un désastre disent les évêques

La politique menée en Grande Bretagne par Tony Blair et son ministre de l'économie Gordon Brown, fondée sur le culte de l'argent-roi, a provoqué, en exarcerbant les inégalités et les exclusions, un véritable désastre social humain, sociétal et moral. Ce sont les cinq principaux évêques anglicans qui ont fait cette déclaration sollennelle. Faut-il rappeler que la politique économique et sociale blairiste était, jusqu'à il y a encore six mois, donnée en exemple par la droite sarkozyste et la gauche strauss-kahnienne ?"

 

La preuve donc que la "troisème voie"', the "New Left" n'était qu'un faux nez tactique d'une vieille droite.

Pour une fois que je suis d'accord avec des évêques (fussent-ils anglicans) !

Et la "rupture/ouverture" sarkozyste nous promet "un véritable désastre social humain, sociétal et moral" encore pire.

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Fallait pas les inviter.

Arf !

Zgur

 

Retour sur les réveillons 2009

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Sydney
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Tokyo
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Athènes
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Londres
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Mexico
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Berlin
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New York


...



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Paris


Argh !

...


Bien sûr, j'ai volontairement omis Gaza, Hararé et bien d'autres.
Mais il n'empêche ...

Fallait pas l'inviter !

Encore trois.
Au mieux.
A moins que ...

Arf !

Zgur

 

 

 

Photos : agences de presse (AFP, Reuters, ...)

01/01/2009

Voeux du président, Gros Foutage De Gueule

 

Les voeux 2008 de Sarkozy revus par le PCF (avec la même idée que Tropicalboy)

 

Pour une fois que je suis d'accord avec le PCF !

Et vous ?

Mwaarf !

Zgur

 

Message personnel et bonne résolution 2009

Terence Stamp dans "The Limey" ("L'anglais") de Steven Soderbergh (1999)

 

"YOU TELL HIM ...

YOU TELL HIM I'M COMING ...

YOU TELL HIM I'M FUCKING COMING !"

 

TU LUI DIRAS ...

TU LUI DIRAS QUE J'ARRIVE ...

TU LUI DIRAS QUE J'ARRIVE, BORDEL !"

 

 

 

“Quelques critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien ; c’est dans les occasions où tout est à craindre qu’il ne faut rien craindre ; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers qu’il n’en faut redouter aucun ; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource qu’il faut compter sur toutes ; c’est lorsqu’on est surpris qu’il faut surprendre l’ennemi lui même”.

Sun Tzu, L’ Art de la Guerre.

 

"Si tu avances,tu meurs.si tu recules,tu meurs.alors à quoi bon reculer?"         Proverbe zoulou

 

Alors ...

 

Pour 2009 ...

 

BANZAÏ !

 

Arf !

Zgur

 

 

 

Et merci à LeSot sur article XI pour le rappel de Sun Tzu.

27/12/2008

Ca devait être si bon de fêter Noël avec Eartha Kitt en 1962

La chanteuse et actrice étatsunienne Eartha Kitt nous a quitté le jour de Noël.

D'une beauté à damner un Orson Welles ("La femme la plus excitante du monde" selon Orson en 1950), elle fut une des chanteuses et actrices les plus célèbres des Etats-Unis et a eu une très longue carrière en cabaret, sur scène, au cinéma ou à la télé. Une carrière qui a pris un gros coup de mou aux Etats-Unis après qu'elle eut contesté la guerre du Viet Nam à la table même de la femme du président Johnson. Elle dut alors subir un exil artistique de dix ans (au beau pays de la liberté d'expression, arf!).

La voilà en 1962 et en français :

"C'est si bon" (1962)

 

Et dans un classique des chants de Noël - Santa Baby - qu'elle a créé en 1953 - et dont j'adore le double sens :


Santa Baby (1953)

 

Santa baby, slip a sable under the tree,
For me.
been an awful good girl,
Santa baby, so hurry down the
chimney tonight.

Santa baby, a 54 convertible too,
Light blue.
I'll wait up for you dear,
Santa baby, so hurry down the
chimney tonight.

Think of all the fun I've missed,
Think of all the fellas that I haven't kissed,
Next year I could be just as good,
If you'll check off my Christmas list,

Santa baby, I wanna yacht,
And really that's not a lot,
Been an angel all year,
Santa baby, so hurry down the chimney tonight.

Santa honey, there's one thing I really do need,
The deed
To a platinum mine,
Santa honey, so hurry down the chimney tonight.

Santa cutie, and fill my stocking with a duplex,
And checks.
Sign your 'X' on the line,
Santa cutie, and hurry down the chimney tonight.

Come and trim my
Christmas tree,
With some decorations bought at
Tiffany's
,
I really do believe in you,
Let's see if you believe in me,

Santa baby, forgot to mention one little thing,
A ring.
I don't mean on the phone,
Santa baby, so hurry down the chimney tonight,
Hurry down the chimney tonight,
Hurry, tonight.

 

J'aurais du voir Eartha Kitt sur scène à Paris il y a plusieurs années dans un festival mais elle nous avait fait faux bond. Dommage.

Mais elle fut remplacé par le grand Rufus Thomas qui nous gratifia ce jour là d'un show mémorable.

Tous les deux sont au paradis des musiciens maintenant.

Enfin, j'aimerais bien croire en un paradis des musiciens.

Arf !

Zgur

 

 

Plus d'infos :

Le site officiel : www.earthakitt.com

La bio d'Eartha Kitt sur wikipedia.fr

La bio d'Eartha Kit en anglais (plus complète)

 

23/12/2008

Que des singes !

 
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C'est bien la peine d'avoir un cerveau disponible !

 

Un des seuls avantages que je trouve à utiliser ma voiture (en dehors de me transporter d'un endroit à un autre, moi et ma famille) est d'y écouter de la musique. A chaque fois, je pioche dans ma discothèque de quoi agrémenter mon trajet.

Ces derniers jours, c'est notamment William Sheller, un de mes chanteurs favoris, qui a m'a fait le plaisir de m'accompagner dans mes déplacements.

Sheller, c'est celui qui a réussi pendant longtemps à exprimer avec ses chansons subtiles les sentiments bruts que je n'arrivais pas à exprimer moi-même.

Sheller, c'est l'artiste dont j'ai presque tous les disques (et beaucoup, achetés le jour de leur sortie). C'est celui que j'ai vu le plus de fois en concert.

Il fait vraiment partie de ma vie et beaucoup de ses chansons aussi, surtout les plus anciennes. C'est, vous l'aurez compris, un artiste que je chéris et dont je continue à suivre le parcours et l'oeuvre.

J'avais bien sûr prévu d'en parler ici un jour ou l'autre, quand l'inspiration me prendrait et que le choix d'une ou deux chansons s'imposerait à moi.

Et depuis deux jours, la chanson "Indies" (Les millions de singes) m'est apparue comme évidente.

 

Et là sur Youtube (non intégrable)

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"Indies" (Les millions de singes)

Nous sommes des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Parmis des millions d'étoiles
Qui dansent dans le ciel comme un cerceau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

Parfois, on se demande :
Sait-on d'où l'on vient ?
Puis on parle de légendes
Et de paradis anciens
Mais on ne sait rien

Nous sommes des millions de singes
Avec les mêmes rêves au fond des yeux,
Malgré les millions de règles
Apprises à force de jouer aux mêmes jeux
Nous sommes des millions de singes
Adorant plus ou moins les mêmes dieux

Parfois, on se demande :
Que sera demain
Si les plus malins prétendent
Nous faire danser sur les mains ?
Mais on ne sait rien

Et dans la jungle profonde,
Vient le vent du matin.
Est-ce la mousson qui gronde
Et qu'on entend tout au lointain ?
On n'en sait rien...

Nous sommes des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

William Sheller - in Les machines absurdes (2000)

 

Cette magnifique chanson est bien moins connue que d'autres dans la veine plus intimiste de William Sheller (genre "Un homme heureux", etc.). Mais c'est une de mes préférées, pour sa musique et surtout ses paroles.

Elles me sont bien sûr venues tout de suite à l'esprit lorsque j'ai lu ce soir sur Article XI, le texte de  Benjamin intitulé "Sur l’Eloge de la fuite, ou la question des stratégies de domination", reprenant les thèmes développés par Henri Laborit dans son livre "Eloge de la fuite".

Et surtout en y lisant cette citation de Laborit :

« Même en écarquillant les yeux, l’homme ne voit rien. Il tâtonne en trébuchant sur la route obscure de la vie, dont il ne sait ni d’où elle vient, ni où elle va. Il est aussi angoissé qu’un enfant enfermé dans le noir. C’est la raison du succès à travers les âges des religions, des mythes, des horoscopes, des rebouteux, des prophètes, des voyants extralucides, de la magie et de la science d’aujourd’hui. Grâce à ce bric-à-brac ésotérique, l’homme peut agir. Du moins il ne demande qu’à le croire pour soulager son angoisse. Mais, dès sa naissance, la mort lui passe les menottes aux poignets. C’est parce qu’il le sait, tout en faisant l’impossible pour ne pas y penser, qu’il est habituel de considérer que lorsque des primates ont enterré leurs morts en mettant autour d’eux leurs objets familiers pour calmer leur angoisse, dès ce moment, ces primates méritent d’être appelés des Hommes. »

Henri Laborit, in Eloge de la fuite, Robert Laffont (1976)

 

William Sheller est-il un lecteur d'Henri Laborit ?

En tous cas, on a beau (nabot - suivez mon regard ;0) nous appeler des hommes, ou des Hommes (femmes comprises) avec un grand H comme l'écrit Laborit, je crains que nous ne soyons encore et toujours que des singes, des millions de singes.

... des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

 

Pas vraiment plus. Non.

Pas vraiment plus, pour l'instant.

Arf !

Zgur

 

Liens :

La bio de William Sheller sur Wikipedia

Un très beau site consacré à William Sheller : www.universheller.net

 

 

 

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Non ! Ce n'est PAS ma voiture !

15/12/2008

Je préfererai toujours la guitare de Big Bill Broonzy à la chaîne de Charles Ponzi

Grâce au dernier scandale financier de Wall Street et de M. Madoff, beaucoup de gens vont découvrir ces jours-ci la chaine de Ponzi, grand classique de l'escroquerie financière.

Il faudra encore et toujours rappeler que les escrocs ont toujours une bonne tête (et parfois quelques complices ;0).

Mais moi, je préfère Big Bill Broonzy et son magique toucher de guitare :

 

 

 

Alors, combien auront découvert Big Bill Broonzy grâce à ce billet scandaleusement hors sujet ?

Arf !

Zgur

 

 

14/12/2008

Un président comme on n'est pas prêt d'en avoir

Texte du 01.11.2007, mise à jour des liens le 14.12.2008

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J'ai du voir ce film d'Henri Verneuil une bonne dizaine de fois et je ne m'en lasse pas.

Ce monologue-harangue est un morceau de bravoure comme Gabin les aimait et comme Miche Audiard savait les trousser pour Gabin.

Régalez-vous :

 

Extraits :

« La politique, Messieurs, devrait être une vocation... Elle l'est pour certain d'entre vous... Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier... Un métier qui, hélas, ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient, et qui nécessite d'importantes mises de fonds car une campagne électorale coûte cher ! Mais pour certaines grosses sociétés, c'est un placement amortissable en quatre ans... Et s'il advient que le petit protégé se hisse à la présidence du Conseil, le placement devient inespéré... Les financiers d'autrefois achetaient des mines à Djelitzer ou à Zoa, ceux d'aujourd'hui ont compris qu'il valait mieux régner à Matignon que dans l'Oubangui et que de fabriquer un député coûtait moins cher que de dédommager un Roi Nègre !... Que devient dans tout cela la notion du Bien Public ? Je vous laisse juges...»

...


« Durant des années, à travers le monde, j'ai visité des mines, des camps de personnes déplacées... j'ai vu la Police charger les grévistes, je l'ai vue aussi charger des chômeurs... j'ai vu la richesse de certaines contrées, j'ai vu l'incroyable pauvreté de certaines autres... Durant toutes ces années, je n'ai jamais cessé de penser à l'Europe... Monsieur Chalamont a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi... Nous ne parlons forcément pas de la même Europe. Lorsqu'il y a quelques mois, les plus qualifiés parmi les maîtres-nageurs de cette assemblée sont venus me trouver pour éviter une crise de régime, j'ai pris un engagement... celui de gouverner... Or, gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare !...

Tout le monde parle de l'Europe... Mais c'est sur la manière de faire cette Europe que l'on ne s'entend plus... C'est sur les principes essentiels que l'on s'oppose...»

...

Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières... Cette Europe, qui a l'étrange particularité de vouloir se situer au-delà des mers, c'est-à-dire partout... sauf en Europe!... Car je les connais, moi, ces européens à têtes d'explorateurs !

...

- Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l'Assemblée que des projets d'inspiration patronale !

- Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l'apprendre !

- Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre!

 

 

Trahisons, conflit d'intérêt, népotisme, ploutocratie, oligarchie, magouilles d'appareils, ce film évoquant la quatrième république fiinissante est pourtant d'une terrifiante  justesse en nos temps de fascination du pouvoir pour l'argent.

La précision de certaines phrases ne fait qu'en souligner leur actualité.

Arf!

Zgur

 

Le Président, un film d'Henri Verneuil (1961)

 
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