Avertir le modérateur

15/08/2011

Chansons à contre courant (!) et chansons de gauche (?)

Sous le titre « Musique de gauche ? » mais avec l’accroche « Comment peux-tu écouter ça ??? », Juan, de Sarkofrance pose cette question (qui m’est arrivée via Ruminances et Falconhill) :

"Et vous, ami(e)s blogueurs et blogueuses de gauche, quelles sont vos 3 chansons « à contre-courant »  ?"

D’abord, ça veut dire quoi « à contre courant » dans ce contexte ?

A contre courant de ce qu’un lecteur habitué s’attend à voir et écouter ici ?

Y’en aura.

Et y’en a qui vont être surpris.

Ou « musique de gauche»,  à contre courant de l’idéologie droitisante de la propagande ambiante en faveur de la soumission totale au marché la réalité ?

Y’en aura aussi.

Allons-y :

Tout d’abord, une chanson qui plaira à l’ami Falconhill, « Une île » par Serge Lama. J’aime beaucoup cette chanson. Serge Lama faisait partie de ces incontournables des variétés qu’on pouvait  voir sur les trois chaines de télé pendant mon enfance. Et je me souviens de la bêtise crasse de Guy Lux qualifiant Lama de « nouveau Brel ». Lama n’est pas Brel, mais il est Lama est c’est déjà pas mal.

Ensuite, attention les yeux et les oreilles, du Michel Sardou. Si. Si.

 

 

« Les ricains» est une chanson qui a fait (et fait encore chez certains) scandale.

Mais moi, cette chanson je la trouve juste. Et j’invite ceux qui en douteraient d’aller visiter le cimetière américain de Collevile sur mer.

colleville-2.jpg

Bien sûr, les américains ne sont pas venus non plus sans arrière-pensées, notamment pour exporter leur produits et leur style de vie, et pas seulement la « liberté». Mais les jeunes qui se sont fait trouer la peau sur les plages de Normandie sont quand même morts bien loin de chez eux.

Mais je n’oublie pas, contrairement à Sardou, les morts de Stalingrad, sans qui nous serions aussi « en Germanie, à écouter je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui ».

La guerre est une saloperie. Et si il faut savoir la faire parfois, dans ces (rares) cas là, on peut TOUJOURS regretter de ne pas avoir fait ce qui aurait pu l’empêcher, ou d’avoir laissé faire ce qui la provoquée. Ca vaut pour les guerres passées, comme pour la prochaine qui s’annonce.

Enfin «à contre courant», plus par son contenu (sur l’air de « Petit caniche ») que par son interprète Didier Super, que j’aime vraiment beaucoup et que j’ai déjà intégré ici.

 

Didier Super me fait hurler de rire. Pas vous ?

Non ?

Bon, tant pis.

...

Et maintenant, Musique de gauche, ou musiques que j’aime, tout simplement :

D’abord Léo Ferré (je veux bien rire avec Didier Super, mais faut pas déconner trop longtemps quand même ;0)

 

 

Et Brassens, pour l'humanité de cette chanson, bien bien loin des cons qui nous gouvernent au profit unique de quelques privilégiés bien décidés à le rester, quel qu'en soit le prix.

 

 

 Et enfin, "Peuples du monde", une chanson du groupe malgache SENGE (déjà citée ici)

senge2.jpg

Découvrez Senge!

 

Alors,

Dégageons-les malfaisants !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 
 

11/08/2011

Non. La crise n'est pas arrivée comme un phénomène météo. Elle a des responsables bien humains, et ils ont des objectifs bien précis

Une des choses qui m'énèrvent le plus quand j'entend les commentaires sur les événements économiques qui se produisent, et notamment lors des crises économiques ou des krachs boursiers, c'est bien tous ces emprunts au vocabulaire le la météorologie.

En effet, parler de tempête boursière, de coup de tonnerre, d'ouragan, de tsunami a un objectif précis, celui de nous faire croire que ce qui arrive est du domaine de la nature des choses, alors qu'il s'agit bien de conséquences d'actions strictement humaines. Les marchés ne sont pas naturels, il sont le produits des hommes, tout comme leur fonctionnement.

Alors heureusement qu'il y a quelques films et livres (de plus en plus) pour nous expliquer le pourquoi et le comment de ces événements humains, trop humains. La rage qui nous étreint à les voir et les lire expliquent sans doute que certains préfèrent les camoufler sous les oripeaux de la météo.

Alors pour comprendre le pourquoi de la merde dans la laquelle nous sommes et dans laquelle nous allons vraisemblablement nous enfoncer de plus en plus, voici trois films ou livres hautement recommendables (parmi plein d'autres):

Tout d'abord, "Inside Job"un documentaire (Oscar 2011 du documentaire) à voir et à faire voir à tous :


Inside Job - Bande-annonce - VOST par SonyPicturesFr

 On peut voir le film ici. On peut l'acheter en DVD là.

 

Pour continuer, quelques extraits du livre de Paul Jorion qui nous annonce rien moins que "Le capitalisme à l'agonie".

3650738234.jpg

 

"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté.

[…]

Nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui son habituelles depuis deux siècles, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement, et pour tout dire, celle de sa chute.

[…]

Ce qui conduit à penser que des systèmes comme le capitalisme marchent, c’est un double phénomène : premièrement le fait qu’il est objectivement très avantageux pour un petit nombre, et que cette minorité dispose, de ce fait, des moyens financiers qui lui permettent de promouvoir l’idée que « cela marche » (on pense ici au financement par les banques et des mécènes milliardaires, aux Etats-Unis, de facultés de «sciences » économiques où l’on produit des « théories » justifiant le comportement des banquiers et des milliardaires), et, deuxièmement, le fait qu’aux yeux de la masse – à qui l’on réussit à cacher la quasi-impossibilité pour elle d’accéder au petit groupe des bénéficiaires du système -, son exclusion du nombre des élus peut paraître imputable à un simple « incident technique » aisément réparable, l’initiative de le réparer ne semblant relever que de la volonté individuelle : «  Si je faisais un peu plus d’exercice… si je me levais un peu plus tôt le matin… » - autrement dit, le système tire partie de la prédisposition humaine à l’espérance.

[…]

La crise a généré une pléthore de faits invalidants le bien-fondé de la déréglementation et de la privatisation prônées par le libéralisme radicale qui s’est épanoui en Grande-Bretagne dans les années 70, puis aux Etats-Unis dans les années 80, avant de trouver son expression consommée en Europe dans le texte du traité de Lisbonne. Réduire la dette publique au cœur de la crise, c’est bien entendu agir à contretemps, mais l’erreur n’est pas commise de bonne foi : à défaut de pouvoir justifier la poursuite de la révolution ultralibérale au moment où sa nocivité a été amplement démontrée, on cherche des prétextes qui permettront de la proroger. Car si programme a trouvé sa réfutation dans la réalité, la volonté de le mener à son terme n’a pas faibli pour autant parmi ses partisans endurcis. Les faits comptent pour si peu aux yeux des idéologues. On s’en est donc pris sous couvert de rigueur, aux mesures de protection sociales qui avaient pourtant permis à certains pays – à la France en particulier, de s’en tirer bien mieux , dans les soubresauts de la crise, que bon nombre d’autres."

 

Les bénéficiaires de cette croisade ultraliberale veulent donc se poursuivre avec l'aide de leurs affidés qui essayeront comme par le passé de profiter le la "Stratégie du choc", comme décrite et dénoncée par Naomi Klein dans son livre et le documentaire qui en a été tiré :

 
LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE par baryla

 

Naomi Klein nous dit "il n'y a plus d'effet de surprise, nous sommes devenus résistants au choc".

Rien n'est moins sûr pour la majorité des gens, soumis et bombardés par la propagande ordinaire de l'ordre libéral et de ses laquais et larbins des médias.

Alors,

Informons nous librement et ...

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

07/08/2011

Jusqu’ici tout allait bien, ou presque.

Un très bon livre à lire :

9782847243345.jpg

 Extraits : 

"Les moyens de détourner l’attention des assujettis ne manquent pas. Entre l’incitation à la xénophobie que constitue régulièrement le discours sur l’insécurité, la stratégie de la division où l’on clive une France contre l’autre (celle qui se lève tôt contre celle qui se lève tard ; les fonctionnaires contre les salariés du secteur privé ; ceux qui partent tôt à la retraite contre les autres, etc.), les grandes manifestations sportives où des psychodrames préfabriqués de toutes pièces occupent les esprits, il faut être héroïque pour retrouver son latin."

[…]

Chacun perçoit, même obscurément que la République de notre enfance n’est plus faite pour tous, qu’elle obéit moins que jamais à des objectifs d’intérêt général. Son sens s’est perdu pour servir d’autres intérêts que ceux du peuple.

Si nous, les démocrates ne réagissons pas avec vigueur, nous ferons par notre passivité le lit d’idéologies et de réactions qui nous ont couté cher par le passé.

[…]

En réalité, les grandes fortunes ne sont pas entre les mains d’acteurs isolés, mus par un individualisme aventureux. La richesse est l’apanage de gens patients et prudents, qui fonctionnent comme de véritables groupes de pression. Ce point est important, car il contrevient à la représentation théorique d’un marché où se croisent vendeurs et acheteurs atomisés, négociant leurs tarifs à égalité. Les détenteurs de capital ne correspondent pas à cette description. Ils se sont constitués en syndicats familiaux, avec des règles de gouvernance strictes, comme celles de la famille Mulliez, et agissent en meute pour mieux défendre leurs intérêts.

Cette particularité explique largement leur succès, er notamment la surperformance de leurs actifs par rapports aux indices boursiers. Les fortunes familiales, loin du romantisme entrepreneurial, se dotent des moyens nécessaires à leur maintien et à leur expansion, malgré les avatars de l’économie. Leur cohésion collective est un élément essentiel de leur prospérité.

En ce sens, elles constituent bien une aristocratie. Elles sont mues par des intérêts communs liés à la sauvegarde de leur fortune et de leur position dans l’ordre social. Elles sont capables de se liguer ou de constituer des groupes de pression pour préserver cette position. Elles mènent des actions conscientes d’influence auprès des pouvoirs publics pour défendre leurs intérêts, obtenir des législations et des règlementations qui leur sont favorables.

[…]

 

L’illusion que la machine étatique est neutre et au service de ‘intérêt général doit être sérieusement corrigée. Si l’attachement des inspecteurs des Finances à l’intérêt général ne peut être nié en bloc, il faut toujours se souvenir qu’il s’agit d’un intérêt général conforme à la doctrine walrassienne de l’équilibre.

L’inspection des Fiances est une sorte de garante de la conception néo-classique de l’économie qu sein du service public, une forme de surmoi de la pensée unique de l’Etat. Elle est l’incarnation de cette aristocratie qui a capté à son profit notre organisation démocratique.

 

On verra très bien dans les prochains jours de quel coté va pencher l'activité de ceux qui nous gouvernent, qu'ils soient inspecteurs des Finances ou avocats d'affaires (comme Sarkozy).

Je crains d'avoir déjà la réponse.

Alors,

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

06/08/2011

Un requiem pour traders et banksters : "All along the watchtower" (de Bob par Jimi)

--Le-Capitalisme-a-l-agonie---de-Paul-JORION.jpg
Clic clic sur la couverture

En trainant ça et là pour choisir la musique que j'ai promis de mettre ce week-end sur ce blog, j'ai recroisé par hasard cette chanson très connue dans l'interprétation de Jimi Hendrix, mais qui est une chanson de Bob Dylan.

Ses paroles me semblent parfaitement convenir à ce week-end de pré-apocalypse économique promise/prédite depuis quelques temps par quelques-uns.


 

 Jimi Hendrix All Along The Watchtower 

"There must be some kind of way out of here,"
Said the joker to the thief,
"There's too much confusion,
I can't get no relief.
Businessman they drink my wine,
Plowman dig my earth
None will level on the line, nobody offered his word, hey"
"No reason to get excited,"
The thief, he kindly spoke
"There are many here among us
Who feel that life is but a joke
But you and I, we've been through that
And this is not our fate
So let us not talk falsely now, the hour is getting late"

All along the watchtower
Princes kept the view
While all the women came and went
Barefoot servants, too

Outside in the cold distance
A wildcat did growl
Two riders were approaching
And the wind began to howl
*buisness man there, drink my wine,
Come and take my herb.
.
In french, ça donne :

Tout au long de la tour de guet

"Il doit y avoir un moyen de sortir d'ici",
dit le bouffon au voleur,
"Il règne une trop grande confusion,
je ne ressens aucun soulagement.
Les hommes d'affaires boivent mon vin,
les laboureurs creusent ma terre,
Personne à l'horizon ne sait ce que tout cela vaut."

"Aucune raison de s'énerver",
répondit gentiment le voleur,
"Beaucoup ici parmi nous
pensent que la vie n'est qu'une farce.
Mais, toi et moi, nous sommes passés par là,
et ce n'est pas notre destin,
Alors, ne parlons plus à tort maintenant, il commence à se faire tard." 

Tout au long de la tour de guet,
les princes continuaient à regarder
Tandis que toutes les femmes allaient et venaient,
les serviteurs aux pieds nus, aussi. 

Dehors au loin
un chat sauvage gronda,
Deux cavaliers approchaient,
le vent commença à hurler.

Hommes d'affaires, là-bas,  boivent mon vin
Viennent prendre mon herbe

Traduction de Pierre Mercy et Gérard Poillet
(et Zgur pour les deux derniers vers)

 

La version originale de Bob Dylan est écoutable ici.

Mais en ces temps de confusion, je continuerai à apprécier celle de Jimi Hendrix.

"There must be some kind of way out of here,"

Pas pour tout le monde, pas pour tout le monde.

Arf !

Zgur_


Le vrai visage du capitalisme

 Mikeypitalism.jpg

Sous son masque au sourire figé,

Le Mickeypitalisme a mauvaise allure ces derniers temps.

Et souvenez-vous de Invasion Los Angeles

du génial cinéaste visionnaire John Carpenter

 

politique,capitalisme,mickey,disney,john carpenter,they live,invasion los angeles

politique,capitalisme,mickey,disney,john carpenter,they live,invasion los angeles

Politique,capitalisme,Mickey,Disney,John Carpenter,They Live,Invasion Los angeles,

A à plus, alors ?

Arf !

Zgur

31/07/2011

L'Histoire du monde est folle. Et il est trop simple de dire que les tireurs le sont aussi.

 

C’est toujours étonnant de se retrouver à écouter de la musique ou de lire une livre qui se trouve en résonnance avec ce qui se passe dans sa propre vie ou dans le monde.

C’était le cas le week-end dernier avec le ska doublement (et tristement) d’actualité de The Selecter et aujourd’hui avec ce livre de Michel Bounan que j’ai du acheter il y a un ou deux ans et dont j’ai entrepris la lecture il y a un quinzaine de jours seulement.

politique,norvège,beinik,michel bounan,allia,false flag,alain bertho,gainsbourg,dutronc,complotisme,complot

Il y avait déjà  dans ce livre de quoi en parler abondamment.

Mais quand je suis tombé sur ce passage, il m’a frappé par sa pertinence et son actualité :

« La classe gestionnaire peut avoir besoin, pour contrôler les populations indociles ou seulement suspicieuses, d’accroitre sa police et son armée, d’organiser des systèmes de surveillance, de généraliser des contrôles inquisitoriaux : toutes opérations qui ne sont pas nécessairement désirées par les populations concernées. Mais la survenue inopinée d’attentats aveugles ou d’émeutes peut rendre « désirables » de tels instruments de contrôle et de coercition. N’y a-t-il pas un grand avantage alors à faciliter de tels événements, à en créer les conditions et même à entretenir de façon continue un ennemi de l’ombre, complotant sans cesse en secret, pour justifier une surveillance de plus en plus pointilleuse des populations réticentes, ou pour légitimer des opérations militaires contre des populations lointaines et faire main basse sur leurs richesses ? La classe qui gère aujourd’hui la production des images est donc naturellement « complotiste ». Elle doit convaincre son public de l’existence de « complots » nationaux ou internationaux pour motiver ses entreprises policières ou ses aventures militaires. Et ce même « complotisme » dont les porte-parole de cette classe accusent paradoxalement ceux qui décrivent le mode de fonctionnement de notre société moderne est, en vérité, la création la plus originale de la classe gestionnaire actuelle. ».

 Michel Bounan, "La folle histoire du monde", ed Allia 2006, p. 76

 

Comme dit l'adage "Même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis". Je n'ai pas l'esprit "complotiste" dans le sens que lui donnent ceux qui s'en servent pour dévaloriser toute analyse qui leur déplait (ou déplait à leurs maîtres). Il n'y a pas besoin de voir un complot dans la saisie, par le pouvoir,  des opportunités (comme l'utilisation de la "stratégie du choc") pour appliquer un programme idéologique explicite (cf Les diners du Siècle, les réunions du groupe de Bidelberg ou celles de Davos).

Et comme dit Alain Bertho, nous sommes entrés dans "le temps des émeutes".

Et que celles et ceux qui doutent de l'existence de manipulations aillent s'informer sur les techniques de "false flag" (ou "fausse bannière")

Ou sur certains exemples (comme ici).

Car la crise telle qu'elle est "gérée" jusqu'à présent par nos dirigeants nous entraine directement vers une guerre civile et sociale généralisée. Ils s'y sont déjà préparés et ils sont prêts à cela (avec les LOPPSI, télésurveillance, policiers robocops etc.).

C'est leur intérêt, pas le notre, ni celui de la majorité de l'humanité. Mais ils n'ont que faire du notre.

Pour Michel Bounan, cette évolution est inéluctable. Et le pire est devant nous. Son livre est passionnant et, malgré son pessimisme foncier (et quelques simplificatons), j'en conseille vivement la lecture.

J'y reviendrai.

En attendant, profitons de la musique et des paroles de Gainsbourg chantées par Jacques Dutronc 

"L'avant-guerre c'est tout de suite
Les carottes sont déjà cuites
La pétoche est sur orbite
Dans l'air il y a d'la mort subite
L'avant-guerre c'est tout de suite
On a le cul sur d'la dynamite"

(1980)

 

 

Arf !

Zgur_

24/07/2011

Le ska de The Selecter est toujours d'actualité avec l'Amy "Back to black" & Woodie "All you facists, big in the body, small in the mind"

Avec d'autre groupes de la seconde vague ska (The Specials et Madness), j'adore The Selecter et sa sublime chanteuse Pauline Black.

C'est bizarrement aujourd'hui une drôle et double d'actualité pour The Selecter.

D'abord avec la sortie prochaine (le 31/07/2011) du nouveau single du groupe, une superbe reprise ska du "Back to black" d'Amy Winehouse qui vient de mourir :

 

 

Ensuite parce que le single précédent (sorti en mai) est une reprise du "All you facists" de Woddie Guthrie, titré "Big in your body (small in your mind)"qui fait aujourd'hui un écho certain aux événements de vendredi en Norvège.

Jugez par vous même :

 

 

 

"All You Fascists" -- Lyrics by Woody Guthrie / additions-changement par P. Black

I’m gonna tell you fascists
You may be surprised
The people in this world
Are getting organized
You’re bound to lose
You fascists bound to lose

Race hatred cannot stop us

This one thing we know
Your poll tax and Jim Crow
Derivatives and hedge funds

And greed has got to go
You’re bound to lose
You fascists bound to lose.

All of you fascists bound to lose:

I said, all of you fascists bound to lose:
Yes sir, all of you fascists bound to lose:
You’re bound to lose! You fascists:
Bound to lose!

People of every color

Marching side to side
Marching ‘cross these fields
Where a million fascists die
You’re bound to lose
You fascists bound to lose!

I’m going into this battle

And take my union gun

We’ll end this world of slavery
Before this battle’s won
You’re bound to lose
You fascists bound to lose!

Special spotlight on :

KKK, BNP, Tea Party, Jean Marie Le Pen, ...

All you facists
You're bound to lose

 

On dit souvent avec défaitisme qu'une chanson ne peut pas changer le monde. Pas si sûr. Mais de toutes façons, certaines permettent de ne pas baisser les bras face à la connerie basse du Front.

"Gros biscottos
Mais petits cerveaux
Vous tous, fascistes
En route vers la défaite !"

Mais pour ça, il va falloir qu'en haut lieu on arrête de se cacher derrière son petit doigt et de protéger les vrais profiteurs du bordel de la crise sur lequel prospère le ressentiment qui nourrit cette pourriture fasciste mais aussi tant d'autre risques d'explosion sociale :

Financiers, Banksters, profiteurs et fauteurs de guerres ...

Ce sont eux les vrais ennemis.

De nous tous.

Eux, n'hésiteront pas à nous tirer dessus. Ils l'ont déjà fait et s'y préparent de nouveau ardemment (A LIRE !).

Alors, tant qu'il est encore temps...

Ne les ré-invitons pas au pouvoir par les urnes.

Pas si sûr que ça suffise, mais ça peut aider.

Et vive le ska !

Arf !

Zgur_

 

 

Voir aussi :

The Selecter sur Wikipedia

TheSelecter.net

Paulineblack.com

Et un immense merci/THANKS à  The Duff Guide to SKA une mine !

17/07/2011

Déjà marre de la propagandastaffel sur le bébé électoral Sarkozy

Les journalistes laquais (aux ordres intériorisés du pouvoir) nous sussuraient depuis quelques temps que Nicolas Sarkozy cherchait à se représidentialiser en prenant du recul et que s'il se taisait, c'était pour mieux préparer sa campagne électorale.

D'abord, pour se RE présidentialsier, il faudrait déjà que Sarkozy ai déjà eu l'étoffe d'un président au delà du titre gagné en 2007 parce qu'il est une bête politique et un "bon" candidat, prêt à vendre à chacun une soupe différentee pour gagner les voix de presques tous.

Ensuite, se taire était sans doute pour lui une épreuve insurmontable qu'il a difficilement réussi à tenir sans sortir une fois de plus quelques conneries mémorables.

Mais le pire c'est ce qu'on va encore subir avec le bébé électoral à naitre.

L'infant.

Tant espéré par les pines-doctors de l'UMP.

Une fois de plus la communication paradoxale et confusionniste de la sarkozie marche à plein régime (de banane, comme notre république). On feint de proner la "discrétion", sur une affaire strictement "intime" et "personnelle". Mais la grosse artillerie est là, grâce aux amis bien placé dans la presse.

Des preuves en Voici, en voilà, crescendo :

nicematin-nice-cover-15-07-11bruni.jpg

vendredi 15 juillet

francesoir-cover.jpg
Samedi 16 juillet

3243_sommaire_parismatch.jpg
Semaine du 13 au 20 juillet

 

Déjà que depuis déjà un moment on essaye de faire croire aux français que cette bête politique se cultive au moins 20h par jour (en plus de son boulot de président, n'est-ce pas ! Faut dire qu'il a six cerveaux, cet homme-là !)

P1050099.jpg
Propaganda dans Le Parisien 17 juin

 

Là, j'en ai déjà ras la casquette de cette soumission des médias français aux plans médiatiques des cellules de communication élyséennes (mais ça vaut aussi pour les autres).

Bientôt cinq longues années de mensonges et de mauvais choix politiques et économiques vont être noyées dans la mélasse sentimentalo-parturiante comme on nous a baladé avec le retour de pomponnette Cécilia, sans doute revenue seulement pour obeir à son pacte de faire élire celui dont elle ne voulait déjà sans doute plus.

On voit bien à quoi sert à Sarkozy d'avoir des amis au manettes des grands médias. Le pourtant laquais Genestar avait payé en 2006 pour avoir cru s'en échapper une fois (lire son livre Expulsion).

Heureusement, il y a encore Internet pour contredire un peu ces manigances. Mais c'est encore bien peu de choses, et ce n'est pas sûr que cela dure encore longtemps.

Raison de plus d'en profiter pour essayer d'éviter ce malheur pour nous tous, que le plan de Sarkozy réussisse et qu'il soit réélu (même si je sais bien que l'élection d'un autre ou d'une autre ne nous garantit pas grand chose de génial pour l'après 2012).

Mais un peu d'espoir et de possibilité d'autre chose vaut mieux que la certitude du pire, un Sarkozy réélu pour cinq années de fer et de sang.

Fallait pas l'inviter en 2007 !

Faudra surtout pas le réinviter (avec ses sbires si copains avec des marchands d'armes, "à titre strictement personnel" (dixit Copé) bien sûr).

Pour ça, va falloir être créatifs et combatifs, croyez-moi.

Ce n'est pas gagné.

Arf !

Zgur_

 

A lire sur le même sujet (en plus "technique" et moins politique) : "Carla et le paparazzi, politique du bikini" par André Gunthert

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu