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21/08/2011

Durock en Seine 2011

Durock01.jpg

La semaine prochaine aura lieu le festival Rock en Seine 2011 (où j'irai passer mon samedi ;0).

Comme chaque année, Rock en Seine organise une exposition d'illustrateurs à qui il est demandé de créer une affiche pour un des groupes passant dans le festival. Le résultat est parfois inégal, toujours intéressant et quelque fois franchement réussi.

Les affiches sont exposées dans l'enceinte et pendant la durée du festival. Quelques unes font l'objet d'une campagne d'affichage à la station de métro Duroc, finement rebaptisée Durock, pendant une semaine en juillet.

J'ai eu la chance de passer au bon moment dans cette station. Voici quelques une des affiches qui s'y trouvaient ce jour là :

 

Durock04.JPG

Durock14.JPG

 

DurockP2.jpg

Durock03.JPG

Durock02.JPG

Pas mal, n'est-ce pas ?

Dans l'exposition et le portfolio, il y en a 64 !

Echec et mat !

Arf !

Zgur_

 

 

15/08/2011

Chansons à contre courant (!) et chansons de gauche (?)

Sous le titre « Musique de gauche ? » mais avec l’accroche « Comment peux-tu écouter ça ??? », Juan, de Sarkofrance pose cette question (qui m’est arrivée via Ruminances et Falconhill) :

"Et vous, ami(e)s blogueurs et blogueuses de gauche, quelles sont vos 3 chansons « à contre-courant »  ?"

D’abord, ça veut dire quoi « à contre courant » dans ce contexte ?

A contre courant de ce qu’un lecteur habitué s’attend à voir et écouter ici ?

Y’en aura.

Et y’en a qui vont être surpris.

Ou « musique de gauche»,  à contre courant de l’idéologie droitisante de la propagande ambiante en faveur de la soumission totale au marché la réalité ?

Y’en aura aussi.

Allons-y :

Tout d’abord, une chanson qui plaira à l’ami Falconhill, « Une île » par Serge Lama. J’aime beaucoup cette chanson. Serge Lama faisait partie de ces incontournables des variétés qu’on pouvait  voir sur les trois chaines de télé pendant mon enfance. Et je me souviens de la bêtise crasse de Guy Lux qualifiant Lama de « nouveau Brel ». Lama n’est pas Brel, mais il est Lama est c’est déjà pas mal.

Ensuite, attention les yeux et les oreilles, du Michel Sardou. Si. Si.

 

 

« Les ricains» est une chanson qui a fait (et fait encore chez certains) scandale.

Mais moi, cette chanson je la trouve juste. Et j’invite ceux qui en douteraient d’aller visiter le cimetière américain de Collevile sur mer.

colleville-2.jpg

Bien sûr, les américains ne sont pas venus non plus sans arrière-pensées, notamment pour exporter leur produits et leur style de vie, et pas seulement la « liberté». Mais les jeunes qui se sont fait trouer la peau sur les plages de Normandie sont quand même morts bien loin de chez eux.

Mais je n’oublie pas, contrairement à Sardou, les morts de Stalingrad, sans qui nous serions aussi « en Germanie, à écouter je ne sais quoi, à saluer je ne sais qui ».

La guerre est une saloperie. Et si il faut savoir la faire parfois, dans ces (rares) cas là, on peut TOUJOURS regretter de ne pas avoir fait ce qui aurait pu l’empêcher, ou d’avoir laissé faire ce qui la provoquée. Ca vaut pour les guerres passées, comme pour la prochaine qui s’annonce.

Enfin «à contre courant», plus par son contenu (sur l’air de « Petit caniche ») que par son interprète Didier Super, que j’aime vraiment beaucoup et que j’ai déjà intégré ici.

 

Didier Super me fait hurler de rire. Pas vous ?

Non ?

Bon, tant pis.

...

Et maintenant, Musique de gauche, ou musiques que j’aime, tout simplement :

D’abord Léo Ferré (je veux bien rire avec Didier Super, mais faut pas déconner trop longtemps quand même ;0)

 

 

Et Brassens, pour l'humanité de cette chanson, bien bien loin des cons qui nous gouvernent au profit unique de quelques privilégiés bien décidés à le rester, quel qu'en soit le prix.

 

 

 Et enfin, "Peuples du monde", une chanson du groupe malgache SENGE (déjà citée ici)

senge2.jpg

Découvrez Senge!

 

Alors,

Dégageons-les malfaisants !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 
 

06/08/2011

Un requiem pour traders et banksters : "All along the watchtower" (de Bob par Jimi)

--Le-Capitalisme-a-l-agonie---de-Paul-JORION.jpg
Clic clic sur la couverture

En trainant ça et là pour choisir la musique que j'ai promis de mettre ce week-end sur ce blog, j'ai recroisé par hasard cette chanson très connue dans l'interprétation de Jimi Hendrix, mais qui est une chanson de Bob Dylan.

Ses paroles me semblent parfaitement convenir à ce week-end de pré-apocalypse économique promise/prédite depuis quelques temps par quelques-uns.


 

 Jimi Hendrix All Along The Watchtower 

"There must be some kind of way out of here,"
Said the joker to the thief,
"There's too much confusion,
I can't get no relief.
Businessman they drink my wine,
Plowman dig my earth
None will level on the line, nobody offered his word, hey"
"No reason to get excited,"
The thief, he kindly spoke
"There are many here among us
Who feel that life is but a joke
But you and I, we've been through that
And this is not our fate
So let us not talk falsely now, the hour is getting late"

All along the watchtower
Princes kept the view
While all the women came and went
Barefoot servants, too

Outside in the cold distance
A wildcat did growl
Two riders were approaching
And the wind began to howl
*buisness man there, drink my wine,
Come and take my herb.
.
In french, ça donne :

Tout au long de la tour de guet

"Il doit y avoir un moyen de sortir d'ici",
dit le bouffon au voleur,
"Il règne une trop grande confusion,
je ne ressens aucun soulagement.
Les hommes d'affaires boivent mon vin,
les laboureurs creusent ma terre,
Personne à l'horizon ne sait ce que tout cela vaut."

"Aucune raison de s'énerver",
répondit gentiment le voleur,
"Beaucoup ici parmi nous
pensent que la vie n'est qu'une farce.
Mais, toi et moi, nous sommes passés par là,
et ce n'est pas notre destin,
Alors, ne parlons plus à tort maintenant, il commence à se faire tard." 

Tout au long de la tour de guet,
les princes continuaient à regarder
Tandis que toutes les femmes allaient et venaient,
les serviteurs aux pieds nus, aussi. 

Dehors au loin
un chat sauvage gronda,
Deux cavaliers approchaient,
le vent commença à hurler.

Hommes d'affaires, là-bas,  boivent mon vin
Viennent prendre mon herbe

Traduction de Pierre Mercy et Gérard Poillet
(et Zgur pour les deux derniers vers)

 

La version originale de Bob Dylan est écoutable ici.

Mais en ces temps de confusion, je continuerai à apprécier celle de Jimi Hendrix.

"There must be some kind of way out of here,"

Pas pour tout le monde, pas pour tout le monde.

Arf !

Zgur_


31/07/2011

L'Histoire du monde est folle. Et il est trop simple de dire que les tireurs le sont aussi.

 

C’est toujours étonnant de se retrouver à écouter de la musique ou de lire une livre qui se trouve en résonnance avec ce qui se passe dans sa propre vie ou dans le monde.

C’était le cas le week-end dernier avec le ska doublement (et tristement) d’actualité de The Selecter et aujourd’hui avec ce livre de Michel Bounan que j’ai du acheter il y a un ou deux ans et dont j’ai entrepris la lecture il y a un quinzaine de jours seulement.

politique,norvège,beinik,michel bounan,allia,false flag,alain bertho,gainsbourg,dutronc,complotisme,complot

Il y avait déjà  dans ce livre de quoi en parler abondamment.

Mais quand je suis tombé sur ce passage, il m’a frappé par sa pertinence et son actualité :

« La classe gestionnaire peut avoir besoin, pour contrôler les populations indociles ou seulement suspicieuses, d’accroitre sa police et son armée, d’organiser des systèmes de surveillance, de généraliser des contrôles inquisitoriaux : toutes opérations qui ne sont pas nécessairement désirées par les populations concernées. Mais la survenue inopinée d’attentats aveugles ou d’émeutes peut rendre « désirables » de tels instruments de contrôle et de coercition. N’y a-t-il pas un grand avantage alors à faciliter de tels événements, à en créer les conditions et même à entretenir de façon continue un ennemi de l’ombre, complotant sans cesse en secret, pour justifier une surveillance de plus en plus pointilleuse des populations réticentes, ou pour légitimer des opérations militaires contre des populations lointaines et faire main basse sur leurs richesses ? La classe qui gère aujourd’hui la production des images est donc naturellement « complotiste ». Elle doit convaincre son public de l’existence de « complots » nationaux ou internationaux pour motiver ses entreprises policières ou ses aventures militaires. Et ce même « complotisme » dont les porte-parole de cette classe accusent paradoxalement ceux qui décrivent le mode de fonctionnement de notre société moderne est, en vérité, la création la plus originale de la classe gestionnaire actuelle. ».

 Michel Bounan, "La folle histoire du monde", ed Allia 2006, p. 76

 

Comme dit l'adage "Même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis". Je n'ai pas l'esprit "complotiste" dans le sens que lui donnent ceux qui s'en servent pour dévaloriser toute analyse qui leur déplait (ou déplait à leurs maîtres). Il n'y a pas besoin de voir un complot dans la saisie, par le pouvoir,  des opportunités (comme l'utilisation de la "stratégie du choc") pour appliquer un programme idéologique explicite (cf Les diners du Siècle, les réunions du groupe de Bidelberg ou celles de Davos).

Et comme dit Alain Bertho, nous sommes entrés dans "le temps des émeutes".

Et que celles et ceux qui doutent de l'existence de manipulations aillent s'informer sur les techniques de "false flag" (ou "fausse bannière")

Ou sur certains exemples (comme ici).

Car la crise telle qu'elle est "gérée" jusqu'à présent par nos dirigeants nous entraine directement vers une guerre civile et sociale généralisée. Ils s'y sont déjà préparés et ils sont prêts à cela (avec les LOPPSI, télésurveillance, policiers robocops etc.).

C'est leur intérêt, pas le notre, ni celui de la majorité de l'humanité. Mais ils n'ont que faire du notre.

Pour Michel Bounan, cette évolution est inéluctable. Et le pire est devant nous. Son livre est passionnant et, malgré son pessimisme foncier (et quelques simplificatons), j'en conseille vivement la lecture.

J'y reviendrai.

En attendant, profitons de la musique et des paroles de Gainsbourg chantées par Jacques Dutronc 

"L'avant-guerre c'est tout de suite
Les carottes sont déjà cuites
La pétoche est sur orbite
Dans l'air il y a d'la mort subite
L'avant-guerre c'est tout de suite
On a le cul sur d'la dynamite"

(1980)

 

 

Arf !

Zgur_

24/07/2011

Le ska de The Selecter est toujours d'actualité avec l'Amy "Back to black" & Woodie "All you facists, big in the body, small in the mind"

Avec d'autre groupes de la seconde vague ska (The Specials et Madness), j'adore The Selecter et sa sublime chanteuse Pauline Black.

C'est bizarrement aujourd'hui une drôle et double d'actualité pour The Selecter.

D'abord avec la sortie prochaine (le 31/07/2011) du nouveau single du groupe, une superbe reprise ska du "Back to black" d'Amy Winehouse qui vient de mourir :

 

 

Ensuite parce que le single précédent (sorti en mai) est une reprise du "All you facists" de Woddie Guthrie, titré "Big in your body (small in your mind)"qui fait aujourd'hui un écho certain aux événements de vendredi en Norvège.

Jugez par vous même :

 

 

 

"All You Fascists" -- Lyrics by Woody Guthrie / additions-changement par P. Black

I’m gonna tell you fascists
You may be surprised
The people in this world
Are getting organized
You’re bound to lose
You fascists bound to lose

Race hatred cannot stop us

This one thing we know
Your poll tax and Jim Crow
Derivatives and hedge funds

And greed has got to go
You’re bound to lose
You fascists bound to lose.

All of you fascists bound to lose:

I said, all of you fascists bound to lose:
Yes sir, all of you fascists bound to lose:
You’re bound to lose! You fascists:
Bound to lose!

People of every color

Marching side to side
Marching ‘cross these fields
Where a million fascists die
You’re bound to lose
You fascists bound to lose!

I’m going into this battle

And take my union gun

We’ll end this world of slavery
Before this battle’s won
You’re bound to lose
You fascists bound to lose!

Special spotlight on :

KKK, BNP, Tea Party, Jean Marie Le Pen, ...

All you facists
You're bound to lose

 

On dit souvent avec défaitisme qu'une chanson ne peut pas changer le monde. Pas si sûr. Mais de toutes façons, certaines permettent de ne pas baisser les bras face à la connerie basse du Front.

"Gros biscottos
Mais petits cerveaux
Vous tous, fascistes
En route vers la défaite !"

Mais pour ça, il va falloir qu'en haut lieu on arrête de se cacher derrière son petit doigt et de protéger les vrais profiteurs du bordel de la crise sur lequel prospère le ressentiment qui nourrit cette pourriture fasciste mais aussi tant d'autre risques d'explosion sociale :

Financiers, Banksters, profiteurs et fauteurs de guerres ...

Ce sont eux les vrais ennemis.

De nous tous.

Eux, n'hésiteront pas à nous tirer dessus. Ils l'ont déjà fait et s'y préparent de nouveau ardemment (A LIRE !).

Alors, tant qu'il est encore temps...

Ne les ré-invitons pas au pouvoir par les urnes.

Pas si sûr que ça suffise, mais ça peut aider.

Et vive le ska !

Arf !

Zgur_

 

 

Voir aussi :

The Selecter sur Wikipedia

TheSelecter.net

Paulineblack.com

Et un immense merci/THANKS à  The Duff Guide to SKA une mine !

23/07/2011

Amy Winehouse ou Turanga Leela ?

amy.jpg

Quand mes enfants regardaient Futuropolis, j'ai toujours trouvé une ressemblance entre Turanga Leela et feue Amy Winehouse.

Et vous ?

Arf !

Zgur

14/07/2011

En ce dernier 14 juillet de la sarkozie, découvrez la Marseillaise noire (par Edgar Ravahatra)

 

Après la "Marseillaise des requins" de Gaston Couté, programmée ici même le 11 novembre dernier, je vous invite en ce dernier (j'espère) 14 juillet de la sarkozie finissante, à décourvir  la "Marseillaise noire" chantée par Edgar RAVAHATRA, artiste franco-malgache à découvrir si vous ne le connnaissez pas.

 

 

"La Marseillaise noire"

"Fils de la terre, tristes victimes,
Qu'un joug absurde abrutissait.
Des monstres n'oublions pas les crimes,
Pensons à celle qui disait : (bis)
Peuples, plus de sang, plus de guerre
Qui font rougir l'humanité,
Moi je suis la Fraternité,
Embrassez-vous, vous êtes frères.

Debout ! L'heure est venue, à chaque travailleur
Le pain (bis) qu'il a gagné, qu'importe sa couleur.


Debout! C'est l'heure solennelle !
Où, dans le vieux monde écroulé,
Le despotisme qui chancelle
Vient couronner la Liberté,
La discorde reprend sa pomme,
La raison humaine grandit ;
C'est l'intelligence et l'esprit
Et non plus la peau qui fait l'homme.

Debout ! L'heure est venue, à chaque travailleur
Le pain (bis) qu'il a gagné, qu'importe sa couleur.


Allons au delà de la race
Hommes de couleur, unissez-vous,
Combattant la haine qui menace
Car le soleil luit pour tous.
Que chaque peuple en lui prospère,
Au fronton de l'humanité,
Grave ces mots: "en toi j'espère,
Tu règneras, Égalité".

Debout ! L'heure est venue, à chaque travailleur
Le pain (bis) qu'il a gagné, qu'importe sa couleur.


La chanson interprétée par Edgar Ravahatra fait partie d'un projet discographique (qui semble en suspens) sur "les" Marseillaises.

Elle est inspirée, non pas du texte d'Alphonse de Lamartine, mais d'un texte du louisiannais Camille Naudin dont voici l'original (ici en pdf) :

La Marseillaise Noire
Chant de paix
Camille Naudin, Nouvelle-Orléans, 17 juin 1867

Fils d’Africains! Tristes victimes,
Qu’un joug absurde abrutissait.
De monstres oubliant les crimes,
Pensons à Jésus qui disait: (bis)
« Peuples, plus de sang, plus de guerre
« Qui font rougir l’humanité,
« Moi je suis la Fraternité,
« Embrassez-vous, vous êtes frères. »

Assez longtemps! le fouet infâme
De ses sillons nous a brisés,
Sans nom, sans patrie et sans âme;
Assez de fers! De honte, assez! (bis)
Que dans une sainte alliance
Les noirs et les blancs confondus
À la mort des anciens abus,
Marchant tous pleins de confiance,

Plus d’ombre! partout la lumière,
C’est l’Évangile qui paraît;
Le Blanc dit au Noir: mon frère,
À jamais Caïn disparaît
Plus de sang! L’impie ignorance,
Arme terrible du tyran
Aux peuples s’entredéchirant,
Ne dit plus: mort, sang et vengeance.

Allons! Malgré votre race,
Hommes de couleur, unissez-vous;
Car le soleil luit pour tous.
Que chaque peuple heureux, prospère,
Au fronton de l’humanité,
Grave ces mots: en toi j’espère,
Tu règneras, Égalité.

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J'avoue volontiers que je préfère - un peu - l'adaptation d'Edgar Ravahatra, plus universelle et moins empreinte de religiosité.

Et j'en aime aussi sa façon de l'interpréter.

Et vous ?

Arf !

Zgur_

 

19/06/2011

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (7/50) Joe Jackson "Look Sharp" & "I'm the man" (1979)

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les raisons de cette série, c'est à lire ici, ici ou .


Ah, ça fait un moment que je veux mettre ces deux disques de Joe Jackson dans cette série sur mes années 80. Et ne venez pas me dire qu'ils sont sortis en 1979, parce qu'en France ça doit être en 80 et puis je suis chez moi ici et je fais ce que je veux. Non mais.

jjacksonsharpman.jpg

Joe Jackson est un immense musicien. Qui s'est orienté après ses débuts rock énervé nourri de reggae et de punk, vers une musique jazz plus complexe et apaisée mais toujours de grande qualité et avec un grand succès. Tant mieux pour lui.

Mais...

A tous ses disques ultérieurs je préférerai toujours ces deux galettes dont je ne sais quels morceaux choisir (puisque choisir, c'est renoncer) tant je les connais tous pas coeur, les rocks, les ballades, les très énervés et les plus désabusés. Je les aime tous, chacun pour des raisons différentes.

Alors començons par un morceau dominical :

"Sunday papers"

"...If you want to know about the gay politician
If you want to know how to drive your car
If you want to know about the new sex position
You can read it in the sunday papers, read it in the sunday papers

Sunday papers dont ask no questions
Sunday papers dont get no lies
Sunday papers dont raise objection
Sunday papers dont got no eyes..."

(Nous, le dimanche, on a le JDD, Aujourd'hui/LeParisien, ou les torchons sans grand intérêt de la PQR. Ce n'est pas mieux.)

 

Et, dimanche ou pas, You gotta "Look Sharp" !

 

"...Smoke my cigarettes and drink my beer
Tell me that this world is no place for the weak
Then you can look me in the eye
And tell me if you see a trace of fear

You gotta look sharp
You gotta look sharp
And you gotta have no illusions
Just keep going your way looking over your shoulder..."


D'ailleurs, on sait tous que 'C'est different pour les filles" ("It's different for girls")

"...She said - just give me something
Anything
Well give me all you got but not love
No not love she said
Don't you know that it's different for girls
You're all the same"


Mais mon morceau préféré de JJ (1) reste 'I'm the man" dont la modernité est étonnante, tant d'un point de vue musical que du sens des paroles (et sur des superbes images d'un concert au College Hatfield Polytechnicle 14 juin 1980) :

 

"I'm the man"

Pretty soon now
You know I'm gonna make a comeback
And like the birds and the bees in the trees
It's a sure-fire smash
I'll speak
To the masses through the media
And if you got anything to say to me
You can say it with cash

'Cause I've got the trash and you got the cash
So baby we should get along fine
So give me all your money 'cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo

Kung fu
That was one of my good ones
Well what's a few broken bones
When we all know it's good clean fun
Skateboards
I've almost made them respectable
You see I can't always get through to you
So I go for your son
I had a giant rubber shark and it really made a mark
Did ya lookit lookit lookit all the blood
So give me all your money 'cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo

Right now
I think I'm gonna plan a new trend
Because the line on the graph's getting low

And we can't have that
And you think you're immune
But I can sell you anything
Anything from a thin safety pin
To a pork pie hat
'Cause I got the trash and you got the cash

So baby we should get along fine
Why don't you give me all your money
'Cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo"

 

"Mais je peux te vendre n'importe quoi
d'une petite épingle à nourrice à un chapeau "pork-pie"
Parce que j'ai la camelote et tu as le fric
"

Trente et un ans après, on n'a pas, je crois, décrit aussi bien dans une simple chanson la puissance et le cynisme du marketing et de la mode (qui se démode) façonnés par ceux qui tirent les ficelles et les bénéfices du système, banksters et autres complices.

Je n'en avais pas conscience alors quand, jeune et néanmoins (déjà) énervé, j'écoutais en boucle cette chanson, et les autres de ces albums de Joe Jackson.

Je me suis rattrapé depuis.

Arf !

Zgur_

 

 

En savoir plus :

La bio de Joe Jackson sur wikipedia en français, en anglais

 

 

(1) faudra que je vous parle un jour de l'autre JJ de mon coeur, l'immense JJ Cale ;0)

 
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