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23/12/2008

Que des singes !

 
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C'est bien la peine d'avoir un cerveau disponible !

 

Un des seuls avantages que je trouve à utiliser ma voiture (en dehors de me transporter d'un endroit à un autre, moi et ma famille) est d'y écouter de la musique. A chaque fois, je pioche dans ma discothèque de quoi agrémenter mon trajet.

Ces derniers jours, c'est notamment William Sheller, un de mes chanteurs favoris, qui a m'a fait le plaisir de m'accompagner dans mes déplacements.

Sheller, c'est celui qui a réussi pendant longtemps à exprimer avec ses chansons subtiles les sentiments bruts que je n'arrivais pas à exprimer moi-même.

Sheller, c'est l'artiste dont j'ai presque tous les disques (et beaucoup, achetés le jour de leur sortie). C'est celui que j'ai vu le plus de fois en concert.

Il fait vraiment partie de ma vie et beaucoup de ses chansons aussi, surtout les plus anciennes. C'est, vous l'aurez compris, un artiste que je chéris et dont je continue à suivre le parcours et l'oeuvre.

J'avais bien sûr prévu d'en parler ici un jour ou l'autre, quand l'inspiration me prendrait et que le choix d'une ou deux chansons s'imposerait à moi.

Et depuis deux jours, la chanson "Indies" (Les millions de singes) m'est apparue comme évidente.

 

Et là sur Youtube (non intégrable)

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"Indies" (Les millions de singes)

Nous sommes des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Parmis des millions d'étoiles
Qui dansent dans le ciel comme un cerceau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

Parfois, on se demande :
Sait-on d'où l'on vient ?
Puis on parle de légendes
Et de paradis anciens
Mais on ne sait rien

Nous sommes des millions de singes
Avec les mêmes rêves au fond des yeux,
Malgré les millions de règles
Apprises à force de jouer aux mêmes jeux
Nous sommes des millions de singes
Adorant plus ou moins les mêmes dieux

Parfois, on se demande :
Que sera demain
Si les plus malins prétendent
Nous faire danser sur les mains ?
Mais on ne sait rien

Et dans la jungle profonde,
Vient le vent du matin.
Est-ce la mousson qui gronde
Et qu'on entend tout au lointain ?
On n'en sait rien...

Nous sommes des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

William Sheller - in Les machines absurdes (2000)

 

Cette magnifique chanson est bien moins connue que d'autres dans la veine plus intimiste de William Sheller (genre "Un homme heureux", etc.). Mais c'est une de mes préférées, pour sa musique et surtout ses paroles.

Elles me sont bien sûr venues tout de suite à l'esprit lorsque j'ai lu ce soir sur Article XI, le texte de  Benjamin intitulé "Sur l’Eloge de la fuite, ou la question des stratégies de domination", reprenant les thèmes développés par Henri Laborit dans son livre "Eloge de la fuite".

Et surtout en y lisant cette citation de Laborit :

« Même en écarquillant les yeux, l’homme ne voit rien. Il tâtonne en trébuchant sur la route obscure de la vie, dont il ne sait ni d’où elle vient, ni où elle va. Il est aussi angoissé qu’un enfant enfermé dans le noir. C’est la raison du succès à travers les âges des religions, des mythes, des horoscopes, des rebouteux, des prophètes, des voyants extralucides, de la magie et de la science d’aujourd’hui. Grâce à ce bric-à-brac ésotérique, l’homme peut agir. Du moins il ne demande qu’à le croire pour soulager son angoisse. Mais, dès sa naissance, la mort lui passe les menottes aux poignets. C’est parce qu’il le sait, tout en faisant l’impossible pour ne pas y penser, qu’il est habituel de considérer que lorsque des primates ont enterré leurs morts en mettant autour d’eux leurs objets familiers pour calmer leur angoisse, dès ce moment, ces primates méritent d’être appelés des Hommes. »

Henri Laborit, in Eloge de la fuite, Robert Laffont (1976)

 

William Sheller est-il un lecteur d'Henri Laborit ?

En tous cas, on a beau (nabot - suivez mon regard ;0) nous appeler des hommes, ou des Hommes (femmes comprises) avec un grand H comme l'écrit Laborit, je crains que nous ne soyons encore et toujours que des singes, des millions de singes.

... des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

 

Pas vraiment plus. Non.

Pas vraiment plus, pour l'instant.

Arf !

Zgur

 

Liens :

La bio de William Sheller sur Wikipedia

Un très beau site consacré à William Sheller : www.universheller.net

 

 

 

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Non ! Ce n'est PAS ma voiture !

15/12/2008

Je préfererai toujours la guitare de Big Bill Broonzy à la chaîne de Charles Ponzi

Grâce au dernier scandale financier de Wall Street et de M. Madoff, beaucoup de gens vont découvrir ces jours-ci la chaine de Ponzi, grand classique de l'escroquerie financière.

Il faudra encore et toujours rappeler que les escrocs ont toujours une bonne tête (et parfois quelques complices ;0).

Mais moi, je préfère Big Bill Broonzy et son magique toucher de guitare :

 

 

 

Alors, combien auront découvert Big Bill Broonzy grâce à ce billet scandaleusement hors sujet ?

Arf !

Zgur

 

 

14/12/2008

Allez l'Irlande ! Just say NO !

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"Le fighting spirit irlandais stoppant net la morgue technocratique européenne"

 

Bon.

Nous voilà quasiment au bout des manoeuvres anti-démocratiques pour imposer aux peuples européens les termes du Traité Constitutionnel Européen refusé par les français et les hollandais en 2005.

Ayant laissé passer l'orage, la technostructure européenne a concocté, avec la complicité active de Nicolas Sarkozy, un texte reprenant, ils l'ont avoué, les termes du TCE refusé: le traité de de Lisbonne.

Puis ils ont imposé ce dernier, pays par pays, en prenant bien soin d'éviter partout où c'était possible, l'épreuve du référendum, préférant laisser en France la ratification à nos si peu représentatifs députés et sénateurs, non sans forcer quelque peu les récalcitrants avec force intimidations ou promesse de hochets ministériels ou honorifiques.

Mais voici que l'épreuve finale revient entre les mains des électeurs irlandais pour qui le référendum est obligatoire.

Certes ces derniers ont refusé le traité de Lisbonne une première fois.

Mais ce n'est pas cela qui arrêtera les forcenés de cette construction européenne technocratique et anti démocratique. Barroso et sa clique ont donc forcé un peu la main au gouvernement irlmandais pour qu'il représente le texte aux suffrages irlandais, en l'assortissant de lourdes menaces et de quelques concessions mineures qu'il sera facile de retirer dans quelques années.

Alors quoi ?

Alors allez l'Irlande !

Irlandais, nous comptons sur vous pour déjouer cette magouille et pour voter non.

Pour vous.

Piour nous.

Pour tous les européens.

Et pour obliger, enfin, ceux qui nous dirigent à reprendre vraiment le travail d'un traité pour une Europe réellement démocratique.

Bon, je sais, ça ne va pas être facile.

Et puis, le non n'existe pas en gaélique.

Pas plus que le oui.

"Le Oui et le Non en gaélique

Is é amháin is ráite daoibh : ‘Is ea, is ea’, Ní hea, hí hea’.
Que votre ‘oui’, soit ‘oui’, votre ‘non’, soit ‘non ‘
Matthieu 5 : 37

La bonne blague, il n’y a pas de mots ‘oui’ ou ‘non’ en gaélique. Alors comment font les Irlandais ?

Etes-vous en train de lire, vous répondez ‘je suis’. Etes-vous en train de cuisiner des pommes de terre, votre réponse est, probablement, ‘je ne suis pas’.

Il n’y a pas de ‘oui’ ni de ‘non’ universel, chaque question a sa propre réponse en fonction du verbe et du temps du verbe. On peut prétendre, donc, qu’en gaélique votre ‘oui’ est d’office un oui bien réfléchi car il faut bien écouter la question et penser à la grammaire ainsi qu’à la réponse."

Source : www.chronique-gaelique.com

 

"Et comment dit-on oui, ou non ? Surprise : ces mots n'existent pas. On est obligé de reprendre le verbe de la question, ou le préfixe seul, dans sa forme affirmative ou négative.

Cela implique que si on n'a pas compris la question, on ne peut même pas s'en tirer en disant oui ou non, au hasard ! Et même si on l'a comprise, encore faut-il connaître les bonnes formes du verbe !"

Source: Yves Sagnier

 

Il reste la possibilité de répondre "Póg mo thóin" ("Kiss my ass" - "Embrasse mon cul") à la question qui sera posée pour l'acceptation du Traité de Lisbonne. Mais l'expression qui a donné son nom aux mythiques Pogues (ex Pogue Mahone) du génial pochtron Shane Mc Gowan ne donnerait alors que des bulletins nuls. Pas efficace, ça.

Alors amis irlandais, quel que soit la bonne façon : "Que votre non soit non !"

Mais j'aimerai quand même bien savoir comment sont les bulletins de vote référendaire en Irlande.

En attendant, voici de la bonne musique :

 

The Pogues - "Sally MacLennane"

 

Et "Que votre non soit non !

Sláinte !

Arf !

Zgur

 

 

13/12/2008

Autosuggestion (2) : Don't give up - par Peter Gabriel et Kate Bush

Je ne connaissais pas ce clip d'une chanson de Peter Gabriel en duo avec la belle et talentueuse Kate Bush.

Je l'ai découvert  pour la première fois il y a peu, sur un blog ami. blog qui l'a retiré très rapidement.

La mélancolie de cette chanson s'accorde  bien avec mon état d'esprit actuel.

 

 

"Don't Give Up"

in this proud land we grew up strong
we were wanted all along
I was taught to fight, taught to win
I never thought I could fail

no fight left or so it seems
I am a man whose dreams have all deserted
I've changed my face, I've changed my name
but no one wants you when you lose

don't give up
'cos you have friends
don't give up
you're not beaten yet
don't give up
I know you can make it good

though I saw it all around
never thought I could be affected
thought that we'd be the last to go
it is so strange the way things turn

drove the night toward my home
the place that I was born, on the lakeside
as daylight broke, I saw the earth
the trees had burned down to the ground

don't give up
you still have us
don't give up
we don't need much of anything
don't give up
'cause somewhere there's a place
where we belong

rest your head
you worry too much
it's going to be alright
when times get rough
you can fall back on us
don't give up
please don't give up

'got to walk out of here
I can't take anymore
going to stand on that bridge
keep my eyes down below
whatever may come
and whatever may go
that river's flowing
that river's flowing

moved on to another town
tried hard to settle down
for every job, so many men
so many men no-one needs

don't give up
'cause you have friends
don't give up
you're not the only one
don't give up
no reason to be ashamed
don't give up
you still have us
don't give up now
we're proud of who you are
don't give up
you know it's never been easy
don't give up
'cause I believe there's the a place
there's a place where we belong

 

 

"Don't give up !"

Ne laisse pas tomber !

Joli programme, qui ne me fait pas oublier celui annoncé dans Autosuggestion I : "Et mort aux con(ne)s !"

Et je rajouterai avec Winston :

"We will never surrender !"

Arf !

Zgur

 

06/12/2008

Le sarkozysme est un confusionnisme

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C'est çui qui dit qui est !

 

Le sarkozysme est un confusionnisme.

Ca m'est venu comme ça, l'autre soir en lisant je ne sais pluis quoi sur je ne sais plus quelle déclaration délirante d'un des sous-fifres en chefs de la sarkozie.

Je pourrais développer mais je suis fatigué.

Z'avez qu'à regarder autour de vous et de voir les contradictions internes au pouvoir sarkozyste, prêt à dire et faire tout et son contraire. Dati, MAM, Devedjian, Guéant,, etc.

La seule chose qui est claire, c'est que derrière les discours et la propagande, la casse continue.

Et la grogne monte.

Monte.

Et ils commencent à la sentir monter, derrière leurs sourires de façade.

Car ...

Fallait pas les inviter, certes.

Mais maintenant va falloir s'en débarasser.

En espérant qu'il ne nous faille pas huit longues années pour ça.

Arf !

Zgur

 

03/12/2008

Autosuggestion : "Il en faut peu pour être heureux" avec Baloo

Quand on a un coup de blues (dans mon cas, suite à une exposition trop prolongée à une connerie trop pure), rien ne vaut un petit retour en enfance :

"Tu verras qu' tout est résolu
Lorsque l'on se passe
Des choses superflues
Alors tu ne t'en fais plus.
Il en faut vraiment peu, très peu, pour être heureux."

 

Et pour recharger mes batteries, rien ne vaut King Louie (Prima) en V.O.)

 

 

"Have a banana !"

Et mort aux con(ne)s !

Vaste programme, je sais ...

Arf !

Zgur

02/12/2008

Rappel : La chasse est ouverte

 

Je vous l'avais déjà dit avec le Ministère des Affaires Populaires : LA CHASSE EST OUVERTE !

 

 

M.A.P. "La chasse est ouverte"

 

Fallait pas les inviter !

Le gibier, c'est nous tous.

Arf !

Zgur

 

28/11/2008

En guise de réponse à Erikiki Z.

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Eric tout rikiki.


Ce n'est rien d'autre que le kakon [ce qu'il y a de mauvais] de son propre être, que l'aliéné cherche à atteindre dans l'objet qu'il frappe"

Jacques Lacan, cité en épigraphe de Psychologie de l'antisémitisme d'Imre Hermann,

Edition de l'éclat, coll."Les inédits et les introuvables de PATIO psychanalyse"


 




 

 

"Aujourd'hui comme hier, les racistes de tout poil et de toute pigmentation ne manquent pas sur la planète; ils ne me liront pas; je n'écris point pour les idiots, fussent-ils redoutables. Ils me répugnent tellement, du reste, que leur vice, il me faut lui donner le nom de la seule faute que je ne sache pas commettre : le péché."

[...]

"Combattre le racisme, c'est aussi ne jamais, jamais, biaiser avec la vérité : ne jamais accuser, ou absoudre à la légère"

Etiemble, in Racismes, Arlea essais, 1986

 

Moralité : lisez Etiemble plutôt qu'Erikiki !

Arf !

Zgur

 
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