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08/05/2008

TINA est une grosse salope ... et menteuse en plus

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En réponse à quelques commentaires quasi désespérés (de cui cui, tgb, coccinelle)  à mon billet précédent, je pourrai proposer de lire les "Que faire ?" de  Nikolaï Tchernychevsky ou de Lenine.

Mais ces textes, malgré leur interêt certain, datent d'une autre époque et l'un d'eux a fait l'objet d'une exprérimentation politique peu concluante.

Toutefois, je viens de commencer un livre de John Saul qui devrait nous redonner un peu d'espoir.

Extrait :

"Le fait de croire en la possibilité de changer représente quelque chose de bien précis.  Cela signifie que nous croyons en la réalité du choix,  que nous croyons qu'il existe bel et bien des choix, que nous avons le pouvoir de choisir dans l'espoir de rendre la socété meilleure. [...] Au coeur même de l'idée de civilisation en tant que projet commun, il y a la conviction que les citoyens possèdent ce pouvoir de choisir. Et plus les gens croient qu'il existe des choix rééls, plus ils veulent voter - acte minimal - et, ce qui est important, plus ils veulent s'impliquer dans la société."  (p. 13)

 

Parce que si tu ne t'occupes pas de politique, la politque s'occupe de toi quand même. 

Et TINA, cette grosse salope menteuse, n'est pas une fatalité.

Juste une idée (bien) reçue dans les sphères des gens actuellement au pouvoir.

 

Ajout de 19h30

J'ai continué ma lecture cet après midi :

"Croire en la réalité du choix est l'une des caractéristiques les plus fondamentales du pouvoir. Assez curieusement, beaucoup d'individus qui pensent être des leaders trouvent cette réalité très exigeante. Ils croient que leur boulot consiste à comprendre le pouvoir et le management, et peut-être à apporter des corrections mineures dans ce qu'ils pensent être le cours des évènements. Mais ils tiennent pour assurées les vérités dominantes du jour et sont donc fondamentalement passifs.

Par suite, c'est la réalité qui leur impose un changement. Ou bien on les remplace"

[...]

"Quest ce que la barbarie ?

C'est davantage que de la violence physique. Plus profondément, c'est un atteinte à la confiance en soi individuelle. C'est notre confiance en nous qui nous permet de discerner dans la complexité et l'incertitude de la réalité quelque chose de positif, de façon à ne pas être effrayés par la possibilité de choisir. La barbarie peut être considérée comme une violence infligée à la vision que l'individu a de lui-même comme citoyen. Et cette violence vient de la croyance selon laquelle la vérité s'est révélée par elle-même. Une vérité religieuse, une vérité raciale, une vérité économique.  Même une vérité scientifique. L'adjectif ne compte guère.

A la fausse lumière de la vérité , l'histoire s'étiole et semble toucher à sa fin. Le destin, semble-t-il, oeuvre implacablement. Et le pouvoir décline; plus de choix ni de civisme. Au lieu de cela, on privilégie l'exercice rafiné du pouvoir, qu'on peut acquérir et conserver en surfant habilement sur la vague de l'inévitable. " (pp. 21-22)

"Surfer habilement sur la vague de l'inévitable", ça me rappelle furieusement quelques uns.

Ce bouquin est décidément très intéressant et en phase avec ce que nous vivons.

 

Zgur

 

 

En savoir plus 

Sur John Saul :  biographie sur wikipedia, en anglais

en français sur l'encyclopédie canadienne

Site officiel : www.johnsaul.com C'est un homonyme

Je vous conseille aussi son livre "Le compagnon du doute", chez Payot,  excellent. 

06/05/2008

Mauvais anniversaire !

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Chers français, 

Il y a dans ce pays une fracture ...

Mwarf ! On se  croirait il a plus de douze ans quand l'ancien détenteur du titre national de SuperMenteur se répendait contre l'énarchie avant de ne composer que d'énarques (sauf un) son premier cabinet de président de la république.

Vous êtes aujourd'hui mécontents de Sarkozy et sa clique de bras cassés ?

Vous êtes déçus du sarkozysme et de son chef, le président du pouvoir d'achat qui ne  trouve pas d'argent pour vous qui en avez besoin dans les caisses qui seraient vides, mais qui en trouve pour ceux qui en avaient déjà.

 

BIEN FAIT POUR VOTRE GUEULE !

Vous ne pouvez pas dire que vous n'étiez pas prévenus.

FALLAIT PAS L'INVITER  !

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Ceci dit, on peut se demander on nous en serions si c'était Ségolène Royal qui avait été élue.

Elle serait sans doute presque aussi bas dans les  sondages. 

Elle aurait sans doute abandonné de nombreuses mesures de son programme électoral - qu'elle a d'ailleurs renié juste près l'élection - et mis plus de vaseline pour nous préparer à la mondialisation "heureuse" et "inévtable".

Mais il est clair que dans le camps d'en face, ils ne se regarderaient pas le nombril et taperaient sans retenue sur la politique de ce gouvernement (si peu) socialiste.

Mais dans le monde réél de la France sous Sarkozy, ils sont échoués où les "socialistes"

A jouer la remballe de leur viande avariée, croyant sans doute que changer l'emballage ou leur nom allait  duper l'odorat de l'électeur devenu méfiant.

 

Alors, préparons nous pour quatre ans supplémentaire de casse.

Putain, quatre ans, comme reprend Marianne

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Putain, quatre ans !

Il n'y a pourtant pas de quoi trop rigoler en voyant les dégats d'une première année.

Arf !

 

Zgur

 

30/03/2008

Finalement, non, l'Italie n'est (peut-être) pas la poubelle de la France

 Encore un magniique succès diplomatique et culturel de la Sarkozie décomplexée :

 

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 Charles Millon déçu est obligé de remballer les cadeaux prévus pour George-Marc.

 

Et comme disait Desporges (un peu actualisé par moi, qu'il me pardonne) :

"Parmi ces cinq prénoms, un seul n'est pas ridicule :  

- Bernard-Henri, Rika, Georges-Marc, Pierre, Jean-Edern..."

 

Ark ! Ark ! Ark !

Zgur

 

 

A ce sujet, lire absolument "Benamou, Poivre d’Arvor : du sang, de la chique et du molard" de Didier Jacob

 

17/02/2008

Le gadget mémoriel aura peut-être finalement une utilité

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On sait depuis ce matin quelle « mouche » a piqué Sarkozy l’autre jour au dîner du CRIF.

« Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, a joué un grand rôle dans la décision du président de la République de faire "porter par des élèves de CM2 la mémoire" des 11000 enfants juifs français disparus dans les camps de concentration nazis. »       JDD du 17.02.2008 

 

Ajout du 18.02 : on pourra lire avec grand intérêt le texte suivant publié sur AgoraVox (et signalé dans des commentaires sur Republicae où je l'ai trouvé). Il éclaire de façon étrange et mercantile la décision de Sarkozy:

Mais quelle mouche a bien pu le piquer ? par Morice sur AgoraVox
 

Je considère cette idée comme un énième gadget de communication et elle m’a tout de suite fait penser à l’instauration d’un  tamagochi  « enfant juif » à destination des écoliers français. Je ne suis toutefois pas allé jusqu’à trouver l’expression « tamagojuif » d’infocrates qui est à la fois si abjecte mais si juste. Elle résume parfaitement la nature de l’instrumentalisation de la Shoah tentée par le pouvoir sarkozyste.

Devant la volée de protestations, ils semblent reculer une peu (un enfant juif parrainé par classe plutôt qu’un par enfant). Mais il se pourrait que ce projet puisse avoir, s’il est vraiment appliqué, une conséquence peu sans doute pas envisagée.

En effet, on parle ici des enfant juifs français déportés.

Or parler de chacun de ces enfants ne pourra que provoquer des interrogations sur l’attitude et le rôle  de la police (et de la gendarmerie) française dans la déportation de ces enfants.

Et des interrogations sur comment la police (et la gendarmerie) française en est arrivé à participer à cette ignominie.

Et on pourra utilement rappeler certains témoignages sur les camps de concentration (pas d’extermination) français, ceux créés pour parquer les républicains espagnols  -- lire à ce sujet « La Lie de la Terre » de Arthur Koestler --

 

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et les camps créés pour parquer (puis livrer) les antinazis allemands (et autres « apatrides »)  -- lire à ce sujet le témoignage de Lion Feuchtwanger « Le diable en France ».

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« Le Diable en France est l'unique récit autobiographique de Lion Feuchtwanger, rédigé après son arrivée aux États-Unis. Il y raconte son internement en 1940 au camp des Milles, installé en toute hâte par les autorités françaises dans une tuilerie désaffectée proche d'Aix-en-Provence; il évoque les humiliations que la France a fait subir à ces Allemands et ces Autrichiens antinazis qui avaient, en 1933, choisi notre pays comme terre d'asile. D'où la cruelle désillusion éprouvée par ces intellectuels de gauche, fervents admirateurs des valeurs humanistes de la France. D’origine juive, de Lion Feuchtwanger préfère fuir l’Europe via le Portugal. »


Et il est certain que nos petites têtes blondes, brunes ou crépues sauront rapidement faire des rapidement avec des agissements policiers bien plus actuels dont les bonnes âmes nous disent que « cela n’a rien à voir ! ».

La vérité sortira alors de la bouche des enfants.

Et je suis sûr qu’elle ne plaira pas à la clique sarkozyste.

Zgur

 

 

On lira aussi avec intérêt les livres de Maurice Rajsfus, notamment Les Silences de la police

« Si vous voulez savoir comment les fonctionnaires de police ont méthodiquement et massivement raflé les Juifs pour les livrer aux nazis afin que ceux-ci puissent les gazer à Auchwitz, lisez ce livre. »

On pourra voir aussi le film "Les Milles" qui parle de tout cela :

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La photo tout en haut tirée de "Nuit et brouillard" d'Alain Resnais représente un gendarme français surveillant le camp de Pithiviers. Elle fut censurée à la sortie du film car le pouvoir d'alors  voulait dissimuler le role des forces de l'ordre françaises dans le processus d'extermination des juifs français.

 

21/01/2008

Jean Yanne a-t-il lu Badiou?

 

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Dans une interview au Nouvel Obs en décembre dernier, Alain Badiou expliquait sa notion de « Pétainisme transcendental » :

"J’appelle «pétainisme» une forme particulière de la réaction française, qui existe au fond depuis 1815.

Premier trait : présenter une politique capitularde comme une régénération nationale. La « rupture », c’est quoi ? Le démantèlement des acquis sociaux, le fait que les riches paient moins d’impôts, qu’on privatise de façon rampante l’université, qu’on donne les coudées franches aux affairistes. Cette façon de déguiser une soumission au capitalisme mondialisé en révolution nationale relève en soi du « pétainisme », au sens formel.

Deuxième trait : une répression administrative très dure, visant des groupes tenus pour étrangers à la société « normale »

 

Or je suis tombé aujourd'hui par hasard (serenpidité, Eric ?) sur cette citation de Jean Yanne :

"Ce dont je suis fier dans l'existence, c'est d'avoir été traité de vieux soixante-huitard par des nostalgiques de 1942."

Je suis pourtant presque sûr que Jean Yanne n'a jamais lu Alain Badiou, et sûrement pas son "De quoi Sarkozy est le nom".

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Etonnant, non?

Arf !

 

Zgur

 

 

Dessin SuperYanne de G Courtial, trouvé sur doctissimo.fr (google est parfois mon ami)

 

09/01/2008

Le cancer de Sarkozy

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On apprend ce matin, au détour du lancement d'un livre sur Cécilia Sarkozy, que Celui-Qui-Ne-Nous-Mentira-Pas (MWAAARRRFF!) a été hospitalisé en secret à la fin de l'année dernère.

Pour une opération benigne sur un phlegmon faisant suite à une angine (blanche ? - re Mwarf!).

Il avait pourtant dit (comme Mitterrand) qu'il nous tiendrait informé tous les mois du bon état de sa santé.

Premier test concluant !

Secret et mensonge d'Etat! 

Comme Mitterrand. 

 

Gageons que lorsqu'il aura son cancer, Nicolas Sarkozy le laissera photographier comme un vulgaire fils de célébrité sur les épaules d'un futur beau père putatif contemplant une pyramide (comme Mitterrand, encore).

 

Et que les journalistes seront aussi curieux et insistants qu'hier pour lui poser des questions sur ses mensonges, revirements et autres foutages de gueule. 

 

Et je suggère Phlegmon 1er pour le couronnement à Reims du "monarque électif".

 

Arf! 

Zgur

15/12/2007

Morgan Sportes face à Kouchner

J'avais signalé en début d'année le livre "Maos" de Morgan Sportès, ce qui m'a valu d'ailleurs une reprise de mon texte sur le site de l'écrivain.

En retournant sur son site,j'y ai trouvé cet extrait d'une émission (FOG) que je ne regarde guère tant son tenancier m'exaspère. Mais là, merci Internet de nous permettre de constater de visu (et d'oreille) le talent "éructatoire" de Morgan Sportès.

 

 
 
 
Et la faiblesse des réponses de Kouchner est pathétique.
 
En passant, le livre dont parle Morgan Sportès est "L'empire des dettes" de William Bonner (Auteur) et Addison Wiggin
 
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Et puis comme la discution porte sur les "Maos", une petite bizarrerie musicale, "Maos Mao" par Nino Ferrer en ESPAGNOL !

 

 
 

 

Mais on peut se régaler aussi d'une autre chanson, dans "La chinoise" de Godard :

 

 

Quant à la Chine, elle est actuellement la vibrante preuve que le libéralisment économique amène inéluctablement à la démocratie.

Mais qu'entends je au fond de la classe ?

Ah, ça prendra un peu de temps ...

 

C'est vrai qu'à long terme, nous sommes tous morts!

Alors courage! les chinois...

 

Et les autres !

Arf!

Zgur

 

17/11/2007

La guerre qui nous est faite

Un simple dessin d'Olivox, vu chez CSP, me semble résumer nos sombres temps :

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 (Cliquez sur le dessin pour l'agrandir )

 

"Il faudrait reconnaître que le chaos poitique contemporain est lié à la décadence du langage, et qu'on pourrait commencer à y rémédier en s'y attaquant du coté des mots... Le discours politique - et à queques variations près c'est vrai de tous les partis politiques, des conservateurs aux anarchistes - est conçu de manière à faire apparaître les mensonges véridiques et le meurtre respectable, et à conférer une apparence de solidité au vent lui-même."

Georges ORWELL,

cité par J-J. Courtine en introduction

à L'art du mensonge politique de Jonathan Swift 

 

"faire apparaître les mensonges véridiques", ainsi en est-il du mot "réforme" qui cache, mal, la régression sociale et la lutte du "tous contre tous"" organisée à leur profit par les puissances d'argent et leur presse aux ordres.

Ne nous laissons pas abuser.

Ne les laissons abuser nos proches.

Réapproprions nous les mots

Zgur 

 
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