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25/01/2009

Cy veut le roi(telet)...

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A la  fin d'une passionnante interview dans le Télérama de cette semaine (lisible là sur telerema.fr), Robert Badinter déclare à propos de la manière de gouverner de Nicolas Sarkozy :

"Nous vivons actuellement dans ce que j'appelle une « monocratie », le pouvoir d'un seul homme démocratiquement élu par le peuple pour cinq ans. Quand j'entends la parole élyséenne, je sais ce que sera la loi. Et cela me rappelle l'axiome de l'ancienne monarchie : « Cy veut le roi, cy fait la loi.»"

 

Les exemples abondent pour illustrer cette dérive anti démocratique:

- la décision de Sarkozy d'imposer l'ouverture des magasins le dimanche, envers et contre même l'avis d'une grande partie des députés de son camp,

- les actions du président de la république, censé être le président de TOUS les français, dans les activités internes de l'UMP, comme la nomination des têtes de liste aux élections, municipales (comme entre autres à Neuilly avec Martinon-oui mais non-) ou européennes (pour imposer Dati et Barnier sur la liste UMP d'Ile de France). Et je ne parle même pas des mouvments dans les instances dirigeantes de ce parti et les chaises musicales Devedjian/Bertrand/Besson...

- etc.

Mais ce qui m'a frappé le plus depuis le début de la présidence de Sarkozy, c'est non seulement son pouvoir "monocratique" mais aussi sa manière de ne même pas daigner respecter les formes, même déjà décidées par lui pour la mise en place de ce pouvoir.

Ainsi Sarkozy a-t-il sommé la direction de France Télévision de supprimer la publicité sur ses antennes sans même attendre que le Sénat ai discuté du projet de loi, s'asseyant donc sur le pouvoir legislatif de deuxième chambre législative de la république.

Ainsi Sarkozy a-t-il annoncé en détail la suppression du, juge d'instruction sans attendre les conclusions de la commission Léger qui devait lui rendre ses conclusions entre autre sur ce sujet.

Ainsi Sarkozy exige-t-il un nouvelle modification de la loi sur le service minimum dans les transports par son camp votée il y a si peu.

Il y a beaucoup d'autres exemples, que j'ai oublié et que je rajouterai peut-être au fur et à mesure qu'ils me reviendront en mémoire.

Ce mouvement brownien de nominations et de legislations vise sans doute à ne laisser aucun espace de contestation ou de discussion disponible, chaque annonce chassant la précédente. Hier, l'enferment des jeunes délinquants, aujourd'hui  celui des "fous", demain des colifichets et verroteries pour la presse au ordre et pour des courtisans de la culture trop vieux pour attendre une alternance qu'il ne voient pas venir.

Mais tout ceci ne pourrait se faire sans la complicité active des cornichons soumis.

Cy veut le roitelet, cy fait la loi zélée, cy font les cornichons !

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Tous les jours sur l'ORTS !

"J'écoute, mais je tiens pas compte", nous dit Sarkozy dans l'incorrection grammaticale (entre autres) qui est la sienne.


Alors, jusqu'à quand ?

Arf !

Zgur

23/12/2008

Que des singes !

 
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C'est bien la peine d'avoir un cerveau disponible !

 

Un des seuls avantages que je trouve à utiliser ma voiture (en dehors de me transporter d'un endroit à un autre, moi et ma famille) est d'y écouter de la musique. A chaque fois, je pioche dans ma discothèque de quoi agrémenter mon trajet.

Ces derniers jours, c'est notamment William Sheller, un de mes chanteurs favoris, qui a m'a fait le plaisir de m'accompagner dans mes déplacements.

Sheller, c'est celui qui a réussi pendant longtemps à exprimer avec ses chansons subtiles les sentiments bruts que je n'arrivais pas à exprimer moi-même.

Sheller, c'est l'artiste dont j'ai presque tous les disques (et beaucoup, achetés le jour de leur sortie). C'est celui que j'ai vu le plus de fois en concert.

Il fait vraiment partie de ma vie et beaucoup de ses chansons aussi, surtout les plus anciennes. C'est, vous l'aurez compris, un artiste que je chéris et dont je continue à suivre le parcours et l'oeuvre.

J'avais bien sûr prévu d'en parler ici un jour ou l'autre, quand l'inspiration me prendrait et que le choix d'une ou deux chansons s'imposerait à moi.

Et depuis deux jours, la chanson "Indies" (Les millions de singes) m'est apparue comme évidente.

 

Et là sur Youtube (non intégrable)

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"Indies" (Les millions de singes)

Nous sommes des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Parmis des millions d'étoiles
Qui dansent dans le ciel comme un cerceau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

Parfois, on se demande :
Sait-on d'où l'on vient ?
Puis on parle de légendes
Et de paradis anciens
Mais on ne sait rien

Nous sommes des millions de singes
Avec les mêmes rêves au fond des yeux,
Malgré les millions de règles
Apprises à force de jouer aux mêmes jeux
Nous sommes des millions de singes
Adorant plus ou moins les mêmes dieux

Parfois, on se demande :
Que sera demain
Si les plus malins prétendent
Nous faire danser sur les mains ?
Mais on ne sait rien

Et dans la jungle profonde,
Vient le vent du matin.
Est-ce la mousson qui gronde
Et qu'on entend tout au lointain ?
On n'en sait rien...

Nous sommes des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

William Sheller - in Les machines absurdes (2000)

 

Cette magnifique chanson est bien moins connue que d'autres dans la veine plus intimiste de William Sheller (genre "Un homme heureux", etc.). Mais c'est une de mes préférées, pour sa musique et surtout ses paroles.

Elles me sont bien sûr venues tout de suite à l'esprit lorsque j'ai lu ce soir sur Article XI, le texte de  Benjamin intitulé "Sur l’Eloge de la fuite, ou la question des stratégies de domination", reprenant les thèmes développés par Henri Laborit dans son livre "Eloge de la fuite".

Et surtout en y lisant cette citation de Laborit :

« Même en écarquillant les yeux, l’homme ne voit rien. Il tâtonne en trébuchant sur la route obscure de la vie, dont il ne sait ni d’où elle vient, ni où elle va. Il est aussi angoissé qu’un enfant enfermé dans le noir. C’est la raison du succès à travers les âges des religions, des mythes, des horoscopes, des rebouteux, des prophètes, des voyants extralucides, de la magie et de la science d’aujourd’hui. Grâce à ce bric-à-brac ésotérique, l’homme peut agir. Du moins il ne demande qu’à le croire pour soulager son angoisse. Mais, dès sa naissance, la mort lui passe les menottes aux poignets. C’est parce qu’il le sait, tout en faisant l’impossible pour ne pas y penser, qu’il est habituel de considérer que lorsque des primates ont enterré leurs morts en mettant autour d’eux leurs objets familiers pour calmer leur angoisse, dès ce moment, ces primates méritent d’être appelés des Hommes. »

Henri Laborit, in Eloge de la fuite, Robert Laffont (1976)

 

William Sheller est-il un lecteur d'Henri Laborit ?

En tous cas, on a beau (nabot - suivez mon regard ;0) nous appeler des hommes, ou des Hommes (femmes comprises) avec un grand H comme l'écrit Laborit, je crains que nous ne soyons encore et toujours que des singes, des millions de singes.

... des millions de singes
Sur un peu de terre entourée d'eau
Nous sommes des millions de singes
Assemblés dans la lueur d'un flambeau

 

Pas vraiment plus. Non.

Pas vraiment plus, pour l'instant.

Arf !

Zgur

 

Liens :

La bio de William Sheller sur Wikipedia

Un très beau site consacré à William Sheller : www.universheller.net

 

 

 

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Non ! Ce n'est PAS ma voiture !

03/12/2008

Autosuggestion : "Il en faut peu pour être heureux" avec Baloo

Quand on a un coup de blues (dans mon cas, suite à une exposition trop prolongée à une connerie trop pure), rien ne vaut un petit retour en enfance :

"Tu verras qu' tout est résolu
Lorsque l'on se passe
Des choses superflues
Alors tu ne t'en fais plus.
Il en faut vraiment peu, très peu, pour être heureux."

 

Et pour recharger mes batteries, rien ne vaut King Louie (Prima) en V.O.)

 

 

"Have a banana !"

Et mort aux con(ne)s !

Vaste programme, je sais ...

Arf !

Zgur

30/11/2008

Petits conseils de lectures aux journalistes de Libération et à son directeur

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C'est à chaque fois pareil.

A chaque fois que la dure réalité de  notre monde moderne rencontre de façon un peu normale le cours de la vie de ce spécimen humain encarté qui conchie les blogueurs.

Ca couine alors chez les journaleux qui se croient au dessus du vulgum pecus.

Dernier exemple en date avec la mésaventure arrivée à quelqu'un de Libération.

Voir sur Article11.info, le texte du Charançon libéré "Face à la morgue policière, le cri du grand journaliste blessé. C’est toujours émouvant, un scribouillard qui découvre la réalité…"

Voir aussi sur Backchich.info, le billet de Sébastien Fontenelle "Vittorio de Fillipis déraille"

Certains - dont les journalistes et le patron de Libération - semblent découvrir que dans notre beau pays, certains policiers (et aussi certains gendarmes) se comportent d'une manière fort peu républicaine et bien éloignée des principes qui ont fondé, me semble t il, notre semblant de démocratie.

Alors voici une petite bibliographie récente qui pourra mettre vos pendules à l'heure :

 

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Présentation de l'éditeur
" Voici le compte rendu, sans ajout romanesque, d'une mésaventure désagréable qui m'est arrivée une nuit de la fin février 2007. Vers deux heures du matin, à mi-parcours des dix-neuf heures pendant lesquelles je suis resté enfermé sans comprendre ce qu'il m'arrivait, la policière qui prenait ma déposition m'a dit - je ne sais toujours pas si elle faisait de l'humour - que ça me donnerait peut-être des idées pour un roman.
Pour l'instant, je me contente de ne rien oublier. "

Lire aussi ce qu'en disait Pierre ASSOULINE en avril 2007

"Un témoignage qui est vraiment bienvenu justement parce qu’il n’a rien d’extraordinaire. Pas de torture, pas de coups, pas d’insultes. Juste le grand jeu du petit personnel de la répression. Ca fait réfléchir. Aujourd’hui c’est lui, demain nous. Des histoires comme celle-là, les Français en vivent tous les jours par centaines, et les Français basanés plus radicalement encore et sur un mode nettement plus humiliant. Il ne l’a pas écrit pour se plaindre d’une horreur sans nom mais pour dénoncer des comportements hors de proportion avec le délit. Il l’a fait parce que d’autres ne peuvent pas le faire."




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Présentation de l'éditeur
-Tu as les papiers du véhicule ? Nous sommes le 6 janvier 2005. Il est 14 heures, en plein centre de la capitale. Alex Ursulet, avocat parisien d'origine martiniquaise, est abordé à un feu rouge par trois policiers. D'emblée, ce tutoiement installe ce " banal " contrôle d'identité dans l'humiliation discriminatoire. L'épreuve se terminera quatre heures plus tard, quand les policiers se décideront à relâcher leur victime innocente, qu'ils auront traînée au commissariat, insultée, menottée dans le dos et enchaînée au radiateur. Quelques jours plus tard, la presse révèle l'affaire, qui fait aussitôt grand bruit. Alex Ursulet est inondé de messages de sympathie et de témoignages similaires au sien. Une évidence s'impose dans tous ces courriers: il n'est même plus nécessaire, aujourd'hui, d'être Noir ou Arabe pour risquer de se faire tabasser dans un commissariat. Désormais, ce genre de mésaventures arrive même aux Blancs fortunés. Mais, évidemment, c'est pire pour les " métèques "... Lui-même fils d'avocat, longtemps marié à la fille d'un ancien ministre de Jacques Chirac, ex-militant et responsable RPR, Alex Ursulet avait toujours joué en bon petit soldat la carte de l'assimilation. Mais ses yeux, tout à coup, se dessillent. Non, la police française ne cultive pas assez les valeurs d'égalité et de fraternité. Oui, elle fonctionne comme un corps opaque. Et les bavures des brebis égarées sont trop souvent couvertes. Ce livre n'est pas un brûlot" anti-flics ". Ce n'est pas davantage un témoignage apitoyé et nombriliste sur le propre cas de l'auteur, mais plutôt l'examen clinique, par un pénaliste réputé, des dérives qui, si elles devaient se poursuivre, menaceraient notre démocratie.

 


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La police hors la loi. Des milliers de bavures sans ordonnances depuis 1968
Maurice Rajsfus (le cherche midi)

"La police, un état dans l’État ? 250 000 policiers armés et nantis de pouvoirs exhorbitants et arbitraires (130 000 dans la police nationale, gendarmes, douaniers). Ils forment une contre-société avec un esprit de corps à toute épreuve. D’où le danger de dérive totalitaire quand les policiers dépassent leur fonction, jouent les justiciers ou adoptent l’idéologie de l’extrême-droite. L’utilisation de l’arme de service dans la vie civile est courante puisque sous Joxe, il a été possible d’acheter son arme. Certains policiers possèdent de véritables arsenaux et se servent de balles quadrillées. Le symbole de l’arme, son pouvoir, le manque de formation des policiers de base amènent à outrepasser les droits de la fonction. De là, les bavures quotidiennes et ordinaires : contrôle au faciès, tutoiement et insultes. Qui osera se plaindre ou se rebeller ?"



Je dirai aussi que la lecture régulière du site de Maurice Rajsfus Que fait la police ? est de salubrité publique.


Christophe Mercier disait dans sont livre il y a quatre ans :

Je savais que Nicolas Sarkozy était un ministre de l’Intérieur dangereux. J’en ai eu, au-delà de toutes mes craintes, la confirmation”

Alors que dire, maintenant qu'il est président de la république ?

Qu'on vous avait bien prévenu ?

Ou vous rappeler un peu de vocabulaire :

IMPUNITÉ, subst. fém.

IMPUNITÉ, subst. fém.
A. − Absence de punition, de châtiment. Garantir l'impunité à quelqu'un, jouir de l'impunité; impunité absolue, totale, légale; l'impunité enhardit qqn. Trois causes les favorisent [la cupidité, l'intérêt], le secret, la liberté sans frein, et la certitude de l'impunité (Robesp., Discours, Subsist., t. 9, 1793, p. 114). Il apparaît, maintenant, que la terreur qu'on veut nous inspirer aurait pour unique résultat de laisser dans l'impunité les fautes et les crimes de ceux-là mêmes dont la fonction est de défendre la patrie (Clemenceau, Vers réparation, 1899, p. 178) :
1. Le but de cette immunité est de permettre l'expression la plus totalement libre qu'il soit possible de la volonté nationale au sein du Parlement. Dans cette voie, l'immunité va aussi loin qu'il est possible, puisqu'elle assure l'impunité à des infractions, à des délits, dès lors qu'ils sont commis dans l'exercice des fonctions parlementaires...
Vedel, Dr. constit., 1949, p. 402.

Avec impunité, en toute impunité. Synon. impunément (v. ce mot A 1). Ils pouvaient opprimer avec impunité, et tuer sans péril l'homme du peuple (Condorcet, Esq. tabl. hist., 1794, p. 97). Il rencontrait tous les jours des gens qui roulaient en huit ressorts, pour avoir en toute impunité dérobé et exploité ses secrets (Miomandre, Écrit sur eau, 1908, p. 115).
P. ext. Absence de danger, état de celui qui n'est pas exposé à des conséquences fâcheuses. Synon. sécurité. [Des] individus, capables de supporter longtemps les orgies avec une véritable impunité corporelle (Comte, Catéch. posit., 1852, p. 283). Ils [les mouvements intérieurs] sont honteux et prudents. Le moindre regard les fait fuir. Ils ont besoin, pour s'épanouir, d'anonymat et d'impunité (Sarraute, Ère soupçon, 1956, p. 100).

B. − [Constr. avec un compl. prép. de désignant une pers. ou un acte] Caractère impuni de quelque chose, quelqu'un; ce fait. L'impunité des scélérats, d'un crime. L'impunité du banditisme soi-disant politique est notre danger public. L'ordre est désarmé (Amiel, Journal, 1866, p. 509). Chacun sait qu'il s'est rendu coupable de forfaiture et (...) son impunité est un défi aux lois (Clemenceau, Vers réparation, 1899p. 309) :
2. ... il savait le rôle du bandit, traître, voleur et assassin! Un instant, il fut sur le point de retourner là-bas, de le dénoncer, de le faire fusiller sur les corps des trois autres. Ah! cette tristesse, les plus coupables échappant au châtiment, promenant leur impunité au soleil, tandis que des innocents pourrissent dans la terre!
Zola, Débâcle, 1892, p. 628.

 

Faudrait dire aux personnes en charge des citations dans le CNRTL, qu'il y a plein d'autres exemples pour illustrer la notion.

Pas qu'à eux d'ailleurs.

Zgur

 

28/11/2008

En guise de réponse à Erikiki Z.

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Eric tout rikiki.


Ce n'est rien d'autre que le kakon [ce qu'il y a de mauvais] de son propre être, que l'aliéné cherche à atteindre dans l'objet qu'il frappe"

Jacques Lacan, cité en épigraphe de Psychologie de l'antisémitisme d'Imre Hermann,

Edition de l'éclat, coll."Les inédits et les introuvables de PATIO psychanalyse"


 




 

 

"Aujourd'hui comme hier, les racistes de tout poil et de toute pigmentation ne manquent pas sur la planète; ils ne me liront pas; je n'écris point pour les idiots, fussent-ils redoutables. Ils me répugnent tellement, du reste, que leur vice, il me faut lui donner le nom de la seule faute que je ne sache pas commettre : le péché."

[...]

"Combattre le racisme, c'est aussi ne jamais, jamais, biaiser avec la vérité : ne jamais accuser, ou absoudre à la légère"

Etiemble, in Racismes, Arlea essais, 1986

 

Moralité : lisez Etiemble plutôt qu'Erikiki !

Arf !

Zgur

17/11/2008

Tagada tagada, voilà la page cent vingt trois

Mistlav me l'a demandé et  cela m'a intéressé, je vais donc répondre à son 123-tag, tout en le tordant à mon idée :

Donc, cinq phrases à partir de la cinquième de la page 123 d'un livre.

Dans mon cas, cela sera cinq livres.

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Tout le pouvoir aux communes !

in L'insurrection qui vient, du comité invisible - La Fabrique (2007)

 


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406

Si un étranger me témogne de la fidélité, je le considère comme un parent.

Si un parent me trahit, il m'est hostile.

Si le poison m'est favorable, je le prend pour antidote.

Si l'antidote me contrarie, je le regarde comme un poison.

in Robâiyât (les quatrains), d'Omar Khayyâm (traduction de Hassan Rezvanian) - Babel/Actes Sud (2008)

 

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Quelques uns n'ont pas besoin des herbes de la Thessalie pour ensorceler, ils enchantent les sots et les présomptueux par le seul attrait d'une révérence. Ils font marchandise de l'honneur, et paient du vent de quelques belles paroles. Qui promet tout ne promet rien, et les promesses sont autant de pas glissants. La vraie courtoisie est une dette; celle qui est affectée, et non d'usage est une tromperie. Ce n'est pas une bienséance, mais une dépendance; ils ne font pas la révérence à la personne mais à la fortune; leur flatterie n'est point une connaissance qu'ils aient du mérite, mais une recherche de l'utilité qu'ils espèrent.

in L'homme de cour, de Baltasar Gracian - Mille et une nuits (1997)

 

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Ce jour-là, M. Haroun Tazieff dit en substance que, la bombe atomique, on n'avait pas trouvé mieux pour la santé des nuages.

Et puis la rose a gardé sa tige mais laché ses pétales, et M. Haroun Tazieff est retourné aux trous des volcans sur son vélocipède.

Là-dessus, voilà-t-il pas qu'une cuisine thermonucléaire ukrainienne s'embrase et nous dispense ses volutes assassines par dessus le rideau de fer que l'on croyait infranchissable. Chez nous les cuistres officiels sont rassurants. On dirait autant de petits Tazieff revenant bronzés de Mururoa.

in Chroniques de la haine ordinaire, de Pierre Desproges - Points Virgule (1987)

 

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L'imagination est utile pour se divertir, pour se distraire quand on est fatigué. Et elle sert la société, à condition d'être bien organisée, dirigée et canalisée. Sinon elle cause des troubles et elle est dangereuse.

S'il en va ainsi : comment peut-on grimper sur un colline et se mettre à voler ? Il faut d'abord imaginer qu'on peut le faire.

in Vers l'équilibre, de John Saul - Payot (2003)

 

Le choix des livres n'est évidemment pas fortuit.

Libre à quatre de mes lecteurs qui seraient tentés par l'expérience de m'en faire part.

Paz y salud

Zgur

09/11/2008

OBLADI OBAMA

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C'est quand même mieux que si c'était pire.

Mais ...

C'est quand même bien.

Parce que ...

Obama n'a pas été élu parce qu'il est noir mais malgré qu'il le soit.

Il n'a pas été élu sur un programme de rupture mais de réconciliation.

Son élection a quand même empéché des sacrés timbrés d'acceder au pouvoir ou d'y rester.

Parce que il suffit de voir la liesse que son élection a provoqué aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays pour comprendre que quelque chose d'important s'est passé mardi dernier, de bien plus important que la simple élection du président de l'encore première puissance économique et industrielle du monde.

Parce que il faut entendre et lire la discours de victoire de Barack Obama (et éviter de le comparer - sur le fond et sur la forme - aux discours de chez nous, par pure charité).

Barack Obama victory speech, November 4th 2008
(Texte intégral en anglais ici, en français ici)


Parce que il faut entendre ce que dis Barack Obama à Laurence Haïm de Canal +, la seule représentante d'un média français à l'avoir interviewé (et dont on n'a pas du tout parlé dans l'émission Médias de France 5, encore bravo pour l'exactitude des journalistes encartés !)

 

Barack Obama, interviewé par Laurence Haïm (l'intégrale 7'26'' ici)



Alors, si je partage l'analyse d'Emmanuel Todd

Dans le climat actuel de débâcle, de déroute financière et morale, et compte-tenu de la responsabilité inouie de l’Amérique dans le désordre du monde, la victoire d’Obama va permettre aux pro-Américains des pays occidentaux de dire que l’Amérique est redevenue merveilleuse. Elle redonnera quelques années de vie supplémentaires à l’empire.

in La tribune de Genève 31.10.2008


et d'autres (voir ici ou ) sur les lendemains qui déchanteront forcément, et même si je sais que plus les espoirs sont grands, plus grands peuvent être les déceptions, je ne boude pas l'émotion, le plaisir et l'espoir que provoque chez moi l'élection de ce 44ème président des Etats unis d'Amérique.

Ca ne changera pas grand chose aux différentes opinions (bonnes et mauvaises) que j'ai des Etats-Unis et de ses citoyens (j'y reviendrai).

Mais j'espère qu'avec ce nouveau président, ils évolueront de nouveau vers ce qu'ils ont de meilleur et non pas vers ce qu'ils sont, souvent, de pire.

L'avenir nous le dira.

Time will tell.

Paz y Salud !

"And if you want some fun - take Obladiblada."  (The Beatles)

Arf !

Zgur



23/10/2008

Soeur Emmanuelle est partie au paradis

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Arf !

Zgur

 

 
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