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11/08/2011

Non. La crise n'est pas arrivée comme un phénomène météo. Elle a des responsables bien humains, et ils ont des objectifs bien précis

Une des choses qui m'énèrvent le plus quand j'entend les commentaires sur les événements économiques qui se produisent, et notamment lors des crises économiques ou des krachs boursiers, c'est bien tous ces emprunts au vocabulaire le la météorologie.

En effet, parler de tempête boursière, de coup de tonnerre, d'ouragan, de tsunami a un objectif précis, celui de nous faire croire que ce qui arrive est du domaine de la nature des choses, alors qu'il s'agit bien de conséquences d'actions strictement humaines. Les marchés ne sont pas naturels, il sont le produits des hommes, tout comme leur fonctionnement.

Alors heureusement qu'il y a quelques films et livres (de plus en plus) pour nous expliquer le pourquoi et le comment de ces événements humains, trop humains. La rage qui nous étreint à les voir et les lire expliquent sans doute que certains préfèrent les camoufler sous les oripeaux de la météo.

Alors pour comprendre le pourquoi de la merde dans la laquelle nous sommes et dans laquelle nous allons vraisemblablement nous enfoncer de plus en plus, voici trois films ou livres hautement recommendables (parmi plein d'autres):

Tout d'abord, "Inside Job"un documentaire (Oscar 2011 du documentaire) à voir et à faire voir à tous :


Inside Job - Bande-annonce - VOST par SonyPicturesFr

 On peut voir le film ici. On peut l'acheter en DVD là.

 

Pour continuer, quelques extraits du livre de Paul Jorion qui nous annonce rien moins que "Le capitalisme à l'agonie".

3650738234.jpg

 

"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté.

[…]

Nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui son habituelles depuis deux siècles, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement, et pour tout dire, celle de sa chute.

[…]

Ce qui conduit à penser que des systèmes comme le capitalisme marchent, c’est un double phénomène : premièrement le fait qu’il est objectivement très avantageux pour un petit nombre, et que cette minorité dispose, de ce fait, des moyens financiers qui lui permettent de promouvoir l’idée que « cela marche » (on pense ici au financement par les banques et des mécènes milliardaires, aux Etats-Unis, de facultés de «sciences » économiques où l’on produit des « théories » justifiant le comportement des banquiers et des milliardaires), et, deuxièmement, le fait qu’aux yeux de la masse – à qui l’on réussit à cacher la quasi-impossibilité pour elle d’accéder au petit groupe des bénéficiaires du système -, son exclusion du nombre des élus peut paraître imputable à un simple « incident technique » aisément réparable, l’initiative de le réparer ne semblant relever que de la volonté individuelle : «  Si je faisais un peu plus d’exercice… si je me levais un peu plus tôt le matin… » - autrement dit, le système tire partie de la prédisposition humaine à l’espérance.

[…]

La crise a généré une pléthore de faits invalidants le bien-fondé de la déréglementation et de la privatisation prônées par le libéralisme radicale qui s’est épanoui en Grande-Bretagne dans les années 70, puis aux Etats-Unis dans les années 80, avant de trouver son expression consommée en Europe dans le texte du traité de Lisbonne. Réduire la dette publique au cœur de la crise, c’est bien entendu agir à contretemps, mais l’erreur n’est pas commise de bonne foi : à défaut de pouvoir justifier la poursuite de la révolution ultralibérale au moment où sa nocivité a été amplement démontrée, on cherche des prétextes qui permettront de la proroger. Car si programme a trouvé sa réfutation dans la réalité, la volonté de le mener à son terme n’a pas faibli pour autant parmi ses partisans endurcis. Les faits comptent pour si peu aux yeux des idéologues. On s’en est donc pris sous couvert de rigueur, aux mesures de protection sociales qui avaient pourtant permis à certains pays – à la France en particulier, de s’en tirer bien mieux , dans les soubresauts de la crise, que bon nombre d’autres."

 

Les bénéficiaires de cette croisade ultraliberale veulent donc se poursuivre avec l'aide de leurs affidés qui essayeront comme par le passé de profiter le la "Stratégie du choc", comme décrite et dénoncée par Naomi Klein dans son livre et le documentaire qui en a été tiré :

 
LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE par baryla

 

Naomi Klein nous dit "il n'y a plus d'effet de surprise, nous sommes devenus résistants au choc".

Rien n'est moins sûr pour la majorité des gens, soumis et bombardés par la propagande ordinaire de l'ordre libéral et de ses laquais et larbins des médias.

Alors,

Informons nous librement et ...

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

07/08/2011

Jusqu’ici tout allait bien, ou presque.

Un très bon livre à lire :

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 Extraits : 

"Les moyens de détourner l’attention des assujettis ne manquent pas. Entre l’incitation à la xénophobie que constitue régulièrement le discours sur l’insécurité, la stratégie de la division où l’on clive une France contre l’autre (celle qui se lève tôt contre celle qui se lève tard ; les fonctionnaires contre les salariés du secteur privé ; ceux qui partent tôt à la retraite contre les autres, etc.), les grandes manifestations sportives où des psychodrames préfabriqués de toutes pièces occupent les esprits, il faut être héroïque pour retrouver son latin."

[…]

Chacun perçoit, même obscurément que la République de notre enfance n’est plus faite pour tous, qu’elle obéit moins que jamais à des objectifs d’intérêt général. Son sens s’est perdu pour servir d’autres intérêts que ceux du peuple.

Si nous, les démocrates ne réagissons pas avec vigueur, nous ferons par notre passivité le lit d’idéologies et de réactions qui nous ont couté cher par le passé.

[…]

En réalité, les grandes fortunes ne sont pas entre les mains d’acteurs isolés, mus par un individualisme aventureux. La richesse est l’apanage de gens patients et prudents, qui fonctionnent comme de véritables groupes de pression. Ce point est important, car il contrevient à la représentation théorique d’un marché où se croisent vendeurs et acheteurs atomisés, négociant leurs tarifs à égalité. Les détenteurs de capital ne correspondent pas à cette description. Ils se sont constitués en syndicats familiaux, avec des règles de gouvernance strictes, comme celles de la famille Mulliez, et agissent en meute pour mieux défendre leurs intérêts.

Cette particularité explique largement leur succès, er notamment la surperformance de leurs actifs par rapports aux indices boursiers. Les fortunes familiales, loin du romantisme entrepreneurial, se dotent des moyens nécessaires à leur maintien et à leur expansion, malgré les avatars de l’économie. Leur cohésion collective est un élément essentiel de leur prospérité.

En ce sens, elles constituent bien une aristocratie. Elles sont mues par des intérêts communs liés à la sauvegarde de leur fortune et de leur position dans l’ordre social. Elles sont capables de se liguer ou de constituer des groupes de pression pour préserver cette position. Elles mènent des actions conscientes d’influence auprès des pouvoirs publics pour défendre leurs intérêts, obtenir des législations et des règlementations qui leur sont favorables.

[…]

 

L’illusion que la machine étatique est neutre et au service de ‘intérêt général doit être sérieusement corrigée. Si l’attachement des inspecteurs des Finances à l’intérêt général ne peut être nié en bloc, il faut toujours se souvenir qu’il s’agit d’un intérêt général conforme à la doctrine walrassienne de l’équilibre.

L’inspection des Fiances est une sorte de garante de la conception néo-classique de l’économie qu sein du service public, une forme de surmoi de la pensée unique de l’Etat. Elle est l’incarnation de cette aristocratie qui a capté à son profit notre organisation démocratique.

 

On verra très bien dans les prochains jours de quel coté va pencher l'activité de ceux qui nous gouvernent, qu'ils soient inspecteurs des Finances ou avocats d'affaires (comme Sarkozy).

Je crains d'avoir déjà la réponse.

Alors,

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

31/07/2011

L'Histoire du monde est folle. Et il est trop simple de dire que les tireurs le sont aussi.

 

C’est toujours étonnant de se retrouver à écouter de la musique ou de lire une livre qui se trouve en résonnance avec ce qui se passe dans sa propre vie ou dans le monde.

C’était le cas le week-end dernier avec le ska doublement (et tristement) d’actualité de The Selecter et aujourd’hui avec ce livre de Michel Bounan que j’ai du acheter il y a un ou deux ans et dont j’ai entrepris la lecture il y a un quinzaine de jours seulement.

politique,norvège,beinik,michel bounan,allia,false flag,alain bertho,gainsbourg,dutronc,complotisme,complot

Il y avait déjà  dans ce livre de quoi en parler abondamment.

Mais quand je suis tombé sur ce passage, il m’a frappé par sa pertinence et son actualité :

« La classe gestionnaire peut avoir besoin, pour contrôler les populations indociles ou seulement suspicieuses, d’accroitre sa police et son armée, d’organiser des systèmes de surveillance, de généraliser des contrôles inquisitoriaux : toutes opérations qui ne sont pas nécessairement désirées par les populations concernées. Mais la survenue inopinée d’attentats aveugles ou d’émeutes peut rendre « désirables » de tels instruments de contrôle et de coercition. N’y a-t-il pas un grand avantage alors à faciliter de tels événements, à en créer les conditions et même à entretenir de façon continue un ennemi de l’ombre, complotant sans cesse en secret, pour justifier une surveillance de plus en plus pointilleuse des populations réticentes, ou pour légitimer des opérations militaires contre des populations lointaines et faire main basse sur leurs richesses ? La classe qui gère aujourd’hui la production des images est donc naturellement « complotiste ». Elle doit convaincre son public de l’existence de « complots » nationaux ou internationaux pour motiver ses entreprises policières ou ses aventures militaires. Et ce même « complotisme » dont les porte-parole de cette classe accusent paradoxalement ceux qui décrivent le mode de fonctionnement de notre société moderne est, en vérité, la création la plus originale de la classe gestionnaire actuelle. ».

 Michel Bounan, "La folle histoire du monde", ed Allia 2006, p. 76

 

Comme dit l'adage "Même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis". Je n'ai pas l'esprit "complotiste" dans le sens que lui donnent ceux qui s'en servent pour dévaloriser toute analyse qui leur déplait (ou déplait à leurs maîtres). Il n'y a pas besoin de voir un complot dans la saisie, par le pouvoir,  des opportunités (comme l'utilisation de la "stratégie du choc") pour appliquer un programme idéologique explicite (cf Les diners du Siècle, les réunions du groupe de Bidelberg ou celles de Davos).

Et comme dit Alain Bertho, nous sommes entrés dans "le temps des émeutes".

Et que celles et ceux qui doutent de l'existence de manipulations aillent s'informer sur les techniques de "false flag" (ou "fausse bannière")

Ou sur certains exemples (comme ici).

Car la crise telle qu'elle est "gérée" jusqu'à présent par nos dirigeants nous entraine directement vers une guerre civile et sociale généralisée. Ils s'y sont déjà préparés et ils sont prêts à cela (avec les LOPPSI, télésurveillance, policiers robocops etc.).

C'est leur intérêt, pas le notre, ni celui de la majorité de l'humanité. Mais ils n'ont que faire du notre.

Pour Michel Bounan, cette évolution est inéluctable. Et le pire est devant nous. Son livre est passionnant et, malgré son pessimisme foncier (et quelques simplificatons), j'en conseille vivement la lecture.

J'y reviendrai.

En attendant, profitons de la musique et des paroles de Gainsbourg chantées par Jacques Dutronc 

"L'avant-guerre c'est tout de suite
Les carottes sont déjà cuites
La pétoche est sur orbite
Dans l'air il y a d'la mort subite
L'avant-guerre c'est tout de suite
On a le cul sur d'la dynamite"

(1980)

 

 

Arf !

Zgur_

05/06/2011

Elections présidentielles 2002, 2007, 2012 d'un enfumage à l'autre

 

A chaque fois, c'est pareil et ça part de bien avant l'élection.

L'enfumage, par l'occupation des médias aux ordres, avec des sujets de diversion permet aux candidats, avec la grande complicité de la plupart des  journalistes, de concentrer l'attention du public (et donc des électeurs) sur des sujets périphériques sans grand intérêt ou bien totalement mensongers, comme on peut le voir avec les quelques exemples ci-dessous :

2002

conVoct 2001.jpg

Publié en octobre 2001 - a bénéficié d'une couverture média indécente
qui a permit de faire oublier l'autre livre plus critique ("Madame" de JP Lepers)
et d'évacuer l'image de "Supermenteur" du mari de Bernadette.
A cumulé avec l'opération de Dame patronnesse des "pièces jaunes" !

 

2007

photo-mariage-cecilia-sarkozy-richard-attias.jpg

Août 2006 - Cecilia est parti. Nicolas très triste
Cette couverture a coûté sa place au pourtant très Lassie chien fidèle
Alain Genestar (1)

 

SARKOGALAFEV2007;JPG.jpg

février 2007 - Cécilia est revenue. Mais l'escroquerie médiatique continue
Les médias jouent le jeu au profit du futur président.
On ne connais pas encore (?) le mot "Storytelling"

 

SARKOVSD123mai2007.jpg

Mai 2007 - Cecilia n'est pas allé voter au 2ème tour.
Les medias continuent de storyteller mais Internet bruisse (déjà)
de mille rumeurs (qui se vérifieront souvent)

 

2008

L'indécence ajoutée à la goujaterie devant des journalistes larbins
qui se pâment devant le poouvoir et ses petits susucres (2) :

 

 

Et ..

Maintenant ...

Fabriqué en 2011

Mais annoncé pile poil pour 2012 !

Sonnez hautbois ...

Résonnez musettes ...

Voici ...

Voila ...

L'événement que les communicants attendaient le plus
depuis une certaine visite à DisneyLand...

Le bébé électoral !

 

elle-coverCBS.jpg

Et je vous garantis que ça va en remplir des gazettes
et des heures d'antenne pour ne rien dire.

Pour ne surtout pas parler du bilan calamiteux du futur papa
mais piètre président (euphémisme).

 

Sarko-presse-et-vie-privee.jpg

 

Eh les journaleux, vous allez encore vous laisser piétiner sans rien dire par Sarkozy pendant la campagne 2012, ou quoi ?

J'ai une petite idée de la réponse.

Et elle ne me plait pas.

Mais cette fois, on peut espérer qu'Internet (dont Twitter) jouera un rôle plus important dans la campagne et pertubera vraiment la communnication figée des candidats.

Et c'est quelque chose qui les effraient, tout en haut. Il suffit de voir leurs tentatives désespérées de profiter de chaque possibilité d'en réfreiner les possibilités.

A nous de ne ne pas les laisser faire.

Parce que ...

Fallait pas l'inviter !

Faudra surtout pas le réinviter !

Delenda est Sarko !

Qu'on se le dise !

A moins que, d'ici là, la révolte qui gronde dans la population s'éveille vraiment ...

"Qui peut prédire quelle étincelle pourrait mettre le feu aux poudres ?"

Arf !

Zgur_

 

 

(1) aujourd'hui bien plus heureux directeur du beau magazine Polka

(2) Chaque fois que je vois cette séquence, j'ai envie de vomir de dégoût.

 

05/05/2011

"Fuck américa" ou l'envers du rêve americain

Je me suis d'abord amusé à twitter ce billet l'autre soir (sauf la citation).

Et donc, le sujet n'a rien à voir avec Ben Laden ou l'anti américanisme (surtout celui dont on affuble toute critique des Etauts-Unis et de leur politique).

Mais tout à voir avec la littérature, la bonne, celle qu'on croise parfois au hasard d'une table chez son libraire.

fuckamerica.gif

 

La semaine dernière Jakob Bronsky est entré dans ma vie

Il m'a accompagné chaque jour dans les transports.

Jacob Bronsky, c’est le héros un peu pitoyable de "Fuck America"

"Fuck America" est un formidable roman d'Edgar Hilsenrath, écrivain germano-étatsunien de langue allemande

Il est édité en France par les éditions Attila qui éditent leurs livres avec un très grand soin. De la belle ouvrage.

Jakob Bronsky est un quasi clodo de New York où il a finit par arriver d'Europe en 1952 avec un visa demandé en 1939. Il vivote dans l'arrière cour du rêve américain qui préfère la recherche du bonheur à celle de la vérité.

Parmi les putes, les proxénètes et les ratés exploités par plus exploiteurs qu'eux, au pays de l'argent roi et des apparences qu'il permet, Jakob le déclassé, qui aurait du prendre la suite de son père en Allemagne, ne vit et ne travaille - un peu - que pour écrire son livre.

Le livre qu'écrit Jakob Bronski éclaircira le vide qu’il trouve en pensant aux années de la guerre en Allemagne et en Pologne.

Mais Jacob Bronski vit en Amérique où seuls l'argent et le succès importent aux gens qui veulent l'argent et le succès.

Le style d'Hilsenrath est fait de dialogues et de répétitions, désarçonnants et drôles.

Le sarcasme n'est jamais loin dans sa description de l'american way of life mais l'humour est toujours là, dans les situations et dans le style. L'humour parfois absurde de la vie absurde qui vous laisse ou vivre ou mourir.

Comme d'obtenir seulement en 1952 un visa pour les Etats-Unis demandé en 1939.

Ou comme de chercher – et de trouver parfois - un job pourri dans une agence de placement non moins pourrie :

« L’immeuble du 80 Warren Street est le point de rencontre de tous les clodos et ivrognes capables à l’occasion de se bouger les fesses, quand l’estomac gargouille vraiment trop ou quand leur gosier est à sec. Les longs couloirs puent la pisse, le whisky, la sueur et le vomi. Au 80 Warren Street on trouve plus de quarante agences de placement qui proposent les emplois les plus minables que cette métropole ait à offrir, des petits boulots la plupart du temps, ou des boulots galères sur une chaîne de fabrication quelconque qui aurait besoin d’un remplaçant au pied levé. Ces agences connaissent leur clientèle et s’y sont adaptées. Elles prennent leur fric et ne se cachent pas de ce qu’elles proposent : des jobs pour ratés, des jobs pour ceux qui ont fini de rêver du rêve américain ou qui n’en ont jamais rêvé, des jobs pour ceux qui n’ont pas la gnaque, ceux qui ne font pas partie d’un syndicat, qui ‘ont nui relations, ni références, ni métier, ceux qui ne sont même plus bons pour les annonces du New York times. »

 

Lisez "Fuck America" d'Edgar Hilsenrath aux éditons Attila, vous ne regretterez pas le voyage

Cela vous donnera sans aucun doute l'envie, comme à moi, de lire "Le nazi et le barbier", un autre grand livre de cet auteur encore peu connu en France.

Les livres d'Edgar Hilsenrath n'attendent plus que de vous étonner et de vous faire rire avec le tragique de ce monde absurde et cruel.

Alors parlez en à votre libraire.

d'ailleurs, on a toujours besoin d'un libraire et on a de la chance quand on en a un près de chez soi.

J’ai de la chance, alors !

Arf !

Zgur_

 

 

05/04/2011

Dieu n'est pas grand - Comment la religion empoisonne tout

J'ai déjà parlé de Christopher Hitchens (notamment pour son livre sur cette fausse sainte idolatrée qu'est "Mère Térésa" (lire "Spéciale dédicace à Mère Térésa").
 
Il est avec Richard Dawkins (et bien d'autres) un des fers de lance du combat contre le créationnisme (et le "dessein intelligent" sa version moderne) dans le monde anglo-saxon. Je vous conseille la lecture d'un de ses derniers livres qui donne, comme "Pour en finir avec dieu" de Dawkins, de nombreux arguments bien charpentés pour une discussion musclée avec les religieux de tout poil qui nous pourrissent la vie à partir de mensonges et de coercition.
 
hitchensDieu.jpg
 
 
"Aujourd'hui, beaucoup de religions s'avancent vers nous la main tendue et le sourire enjôleur, tel un marchand mielleux dans un bazar. Elles offrent consolation, solidarité et élévation morale, puisqu'elles ont de la concurrence sur le marché. Mais nous avons le droit de nous rappeller la barbarie avec laquelle elles se conduisaient quand elles étaient toutes-puissantes et que nul ne pouvaient décliner leurs propositions.

S'il nous arrive de l'oublier, il suffit de regarder les pays et les sociétés où le clergé a encore le pouvoir de dicter ses conditions. Dans les sociétés modernes, nous en voyons les pitoyables vestiges dans les efforts de la religion pour s'assurer la maîtrise de l'éducation, se soustraire à l'impôt, ou faire adopter des lois interdisant d'insulter sa divinité omnipotente et omnisciente, ou simplement son prophète."

p.99
 
 
"Dieu ? Je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse, Sire." (Laplace, répondant à Napoléon)
 
Nous, non plus !
 
Mais, c'est un combat de tous les jours de pouvoir le dire et le montrer haut et fort.
 
J'y reviendrai avec l'aide de Dawkins et d'Hitchens.
 
Arf !
 
Zgur_
 

 

26/09/2010

BD : Mattioli le Magicien

aMleMagicien.jpg

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, L'Association fête ses vingt ans.

J'adore certains des bouquins des auteurs de l'Association : Lapinot, L'ascension du Haut mal, Persepolis, PyongYang ...

Mais à l'occasion de cet anniversaire, mon libraire a exposé les 20 livres choisis par vingt libraires parmi ceux publiés en 20 ans par L'Association. Et Pan ! Là, dans la vitrine, mon enfance qui remonte. Pif gadget, Rahan, Pifou, Doc sauvage, le grélé  7-13 et ... M Le Magicien.

Oui, ce petit personnage qu'on aperçoit le nez pointé vers les étoiles sur la couverture du livre, couverture qui reprend la charte graphique de Pif. M. le Magien dont la magie, la poésie et le non sens n'ont rien perdu de leur charme d'après la lecture que j'en ai faite directement chez mon libraire.

M. Le Magicien, dessiné par ce Mattioli qui fera bien plus tard (et pour de plus grand enfants) le génial "Squeak the mouse" (publié dans "L'écho des Savanes" des 80), avait enchanté mes lectures d'enfant et se retrouve publié en une intégrale en un volume.

Et bien, ce très beau livre, par son contenu et son contenant (un vrai travail d'édition), a été publié en 2003 !

Et je ne le savais pas, ne l'avais jamais su.

Bon, à 36€ la bête, j'attendrai le mois prochain pour me l'offir et le partager avec les zgurinos.

Mais je vous le conseille.

Vraiment.

Pour Noel ...

Pour un anniversaire ...

Ou tout simplement pour faire plaisir, à un(e) petit(e) ou à un(e) grand(e) ami(e).

Reconnaissance éternelle garantie.

Même sans gadget !

;0)

Paz y salud !

Zgur

 

Bonus :

Recensement de M. Le Magicien dans BD oubliées

 

M.leM.jpg

 

Et une pensée amicale pour Dominique/Champignac

 

 

 

 

 

 

13/05/2010

S.O.S. Riches Assistance

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"La cupidité est notre credo"

 

Voici quelques-unes de mes lectures de ces derniers jours, juste mises en perspective par mes soins :

"Lorsqu'une entreprise achète une machine pour remplacer des travailleurs, elle licencie et réalisedes bénéfices, laissant ensuite les contribuables payer le chômage des employés.

Lorsqu'une entreprise pollue les nappes phréatiques en réalisant des rpofits, ce sont les consommateurs qui financent la dépollution dans leur facture d'eau.

Lorsqu'une entreprise abîme les routes avec ses camions, les dégâts sont facturés aux usagers de la route.

On reproche aux chomeurs ou aux pauvres d'être assistés par les aides sociales. Mais les banques ou les stations-service qui remplacent les employés par des automates, ou les supermarchés qui substituent aux caissières des caisses automatiques, prélèvent leurs bénéfices sur la collectivité.

Ainsi les riches vivent d'aides sociales comme les pauvres."

Jean-Marc Coudray, in L'Avenir est notre poubelle (L'Alternative de la décroissance), Gulliver 2010
cité dans CQFD n°77 - avril 2010

 

"Est-ce aux salariés et aux chomeurs espagnols - les immigrés du BTP, eux, ont déjà été virés - de payer pour l'incurie d'une élite qui fait mine de croire que les taux de croissance et les buildings montaient jusqu'au ciel ? Et d'ailleurs est-ce aux salariés grecs de payer pour la corruption et l'incompétence de leurs dirigeants ? Pourquoi, comme l'a justement fait remarquer le député socialiste Jérome Cahuzac, la marine marchande grecque, importante dans les échanges maritimes, est-elle épargnée de toute taxe ?"

"On a dénoncé les Bnaksters; on a chanté la "régulation" sur tous les balcons; on a menacé les hedge-funds, les paradis fiscaux et les agences de notations de réformes cruelles et sans pitié; on a réuni des G20 de crise, publié des communiqués triomphalistes, proclamé le retour de la morale de l'effort. Et puis ... plus rien. Bernique. Nada. La montagne n'a même pas accouché d'une souris. [...] Les banquiers ont récupéré leurs bonus, les banques leurs profits, les agences de notation, leurs analyses criminelles pour les peuples. C'est le nouveau Bal des vampires qui se joue dans l'économie européenne. Comme si les marchés se vengeaient d'une correction que les Etats n'ont pas été capables de leurt infliger vraiment." [...]

"Les marchés n'existent pas : les vrais acteurs sont ces investisseurs purement financiers cherchant à tout moment à gagner le plus d'argent possible en prenant le moins de risque possible."

Philippe Cohen "Les ravages du neo-capitalisme" in Marianne n°681 du 8 au 14 mai 2010

 

"En 2007, une loi sur le travail a été votée par l'Assemblée nationale populaire [chinoise] : elle prévoit de réduire le nombre de salariés sans contrat, de faire payer les heures supplémentaires et d'obtenir des négociations salariales dans les grandes entreprises. [...] L'impact de cette loi a été très faibrle, car elle a été très peu appliquée. [...] A Shenzhen,  la loi a reçu un début d'application réelle, mais de vigoureuses protestations sont venues ... des chambres de commerce américaines et européennes ! Celles-ci ont argumenté qur le fait que la mise en oeuvre d'une telle loi risquait de faire perdre aux marchandises fabriquées en Chine leur avantage comparatif."

"L'intérêt des grands groupes mondiaux européens et américains se distingue de plus en plus de l'intérêt général des pays dont ils ont issus."

Philippe Cohen et Marc Richard in "Le Vampire du Milieu : comment la Chine nous dicte sa loi" ed. Mille et une nuits 2010
cité dans Marianne n°681 du 8 au 14 mai 2010

 

"On est pris dans l'étau : les Premiers ministres socialistes grecs, espagnols et portugais sont obligés d'appliquer la politique néo libérale la plus extrême"

Sathis Anesthis, secrétaire général adjoint dela Confédération des travailleurs grecs
cité dans Marianne n°681 du 8 au 14 mai 2010

"La gauche se perd en reflexes archaïques, alors que la vraie bataille, c'est d'éviter que la société, demain, ne soit livrée nue à la barbarie sociale"

Takis Théodoropoulos, écrivain, président du Centre national du livre
idem

A lire aussi des choses passionnantes chez FAKIR ou sur le blog de Paul Jorion.

Toujours plus de pognon pour ceux qui en ont déjà plus qu'il n'en faut, et toujours moins pour celles et ceux qui en ont besoin et au nom desquel(le)s certains sont censément élus.

Tout ça n'est pas engageant, surtout si on se retrouve à devoir choisir entre la "droite gravier" sarkozy et la ""gauche" vaseline" DSK.

Il est à craindre alors que notre pays se tourne, comme cela monte en Europe, vers le nationalisme le plus étroit.

Une illusion de plus, un danger de plus.

A croire que celles et ceux qui veulent nous gouverner se contenteraient bien d'avoir le pouvoir au milieu d'une guerre civile et sociale.

A laquelle ils se sont préparés, et pour laquelle ils ont bien préparés les forces de répression.

 

alien_shot5l.jpg

"La société néo-libérale est une société de l'attention
et de la mobilisation permanente"

 

Allez hop, tout ce "beau monde" dans le Tupolev !

Arf !

Zgur

 

 
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