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15/12/2008

Je préfererai toujours la guitare de Big Bill Broonzy à la chaîne de Charles Ponzi

Grâce au dernier scandale financier de Wall Street et de M. Madoff, beaucoup de gens vont découvrir ces jours-ci la chaine de Ponzi, grand classique de l'escroquerie financière.

Il faudra encore et toujours rappeler que les escrocs ont toujours une bonne tête (et parfois quelques complices ;0).

Mais moi, je préfère Big Bill Broonzy et son magique toucher de guitare :

 

 

 

Alors, combien auront découvert Big Bill Broonzy grâce à ce billet scandaleusement hors sujet ?

Arf !

Zgur

 

 

14/12/2008

Un président comme on n'est pas prêt d'en avoir

Texte du 01.11.2007, mise à jour des liens le 14.12.2008

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J'ai du voir ce film d'Henri Verneuil une bonne dizaine de fois et je ne m'en lasse pas.

Ce monologue-harangue est un morceau de bravoure comme Gabin les aimait et comme Miche Audiard savait les trousser pour Gabin.

Régalez-vous :

 

Extraits :

« La politique, Messieurs, devrait être une vocation... Elle l'est pour certain d'entre vous... Mais pour le plus grand nombre, elle est un métier... Un métier qui, hélas, ne rapporte pas aussi vite que beaucoup le souhaiteraient, et qui nécessite d'importantes mises de fonds car une campagne électorale coûte cher ! Mais pour certaines grosses sociétés, c'est un placement amortissable en quatre ans... Et s'il advient que le petit protégé se hisse à la présidence du Conseil, le placement devient inespéré... Les financiers d'autrefois achetaient des mines à Djelitzer ou à Zoa, ceux d'aujourd'hui ont compris qu'il valait mieux régner à Matignon que dans l'Oubangui et que de fabriquer un député coûtait moins cher que de dédommager un Roi Nègre !... Que devient dans tout cela la notion du Bien Public ? Je vous laisse juges...»

...


« Durant des années, à travers le monde, j'ai visité des mines, des camps de personnes déplacées... j'ai vu la Police charger les grévistes, je l'ai vue aussi charger des chômeurs... j'ai vu la richesse de certaines contrées, j'ai vu l'incroyable pauvreté de certaines autres... Durant toutes ces années, je n'ai jamais cessé de penser à l'Europe... Monsieur Chalamont a passé une partie de sa vie dans une banque à y penser aussi... Nous ne parlons forcément pas de la même Europe. Lorsqu'il y a quelques mois, les plus qualifiés parmi les maîtres-nageurs de cette assemblée sont venus me trouver pour éviter une crise de régime, j'ai pris un engagement... celui de gouverner... Or, gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare !...

Tout le monde parle de l'Europe... Mais c'est sur la manière de faire cette Europe que l'on ne s'entend plus... C'est sur les principes essentiels que l'on s'oppose...»

...

Si cette assemblée avait conscience de son rôle, elle repousserait cette Europe des maîtres de forges et des compagnies pétrolières... Cette Europe, qui a l'étrange particularité de vouloir se situer au-delà des mers, c'est-à-dire partout... sauf en Europe!... Car je les connais, moi, ces européens à têtes d'explorateurs !

...

- Je vous reproche simplement de vous être fait élire sur une liste de gauche et de ne soutenir à l'Assemblée que des projets d'inspiration patronale !

- Il y a des patrons de gauche, je tiens à vous l'apprendre !

- Il y a aussi des poissons volants, mais ils ne constituent pas la majorité du genre!

 

 

Trahisons, conflit d'intérêt, népotisme, ploutocratie, oligarchie, magouilles d'appareils, ce film évoquant la quatrième république fiinissante est pourtant d'une terrifiante  justesse en nos temps de fascination du pouvoir pour l'argent.

La précision de certaines phrases ne fait qu'en souligner leur actualité.

Arf!

Zgur

 

Le Président, un film d'Henri Verneuil (1961)

Allez l'Irlande ! Just say NO !

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"Le fighting spirit irlandais stoppant net la morgue technocratique européenne"

 

Bon.

Nous voilà quasiment au bout des manoeuvres anti-démocratiques pour imposer aux peuples européens les termes du Traité Constitutionnel Européen refusé par les français et les hollandais en 2005.

Ayant laissé passer l'orage, la technostructure européenne a concocté, avec la complicité active de Nicolas Sarkozy, un texte reprenant, ils l'ont avoué, les termes du TCE refusé: le traité de de Lisbonne.

Puis ils ont imposé ce dernier, pays par pays, en prenant bien soin d'éviter partout où c'était possible, l'épreuve du référendum, préférant laisser en France la ratification à nos si peu représentatifs députés et sénateurs, non sans forcer quelque peu les récalcitrants avec force intimidations ou promesse de hochets ministériels ou honorifiques.

Mais voici que l'épreuve finale revient entre les mains des électeurs irlandais pour qui le référendum est obligatoire.

Certes ces derniers ont refusé le traité de Lisbonne une première fois.

Mais ce n'est pas cela qui arrêtera les forcenés de cette construction européenne technocratique et anti démocratique. Barroso et sa clique ont donc forcé un peu la main au gouvernement irlmandais pour qu'il représente le texte aux suffrages irlandais, en l'assortissant de lourdes menaces et de quelques concessions mineures qu'il sera facile de retirer dans quelques années.

Alors quoi ?

Alors allez l'Irlande !

Irlandais, nous comptons sur vous pour déjouer cette magouille et pour voter non.

Pour vous.

Piour nous.

Pour tous les européens.

Et pour obliger, enfin, ceux qui nous dirigent à reprendre vraiment le travail d'un traité pour une Europe réellement démocratique.

Bon, je sais, ça ne va pas être facile.

Et puis, le non n'existe pas en gaélique.

Pas plus que le oui.

"Le Oui et le Non en gaélique

Is é amháin is ráite daoibh : ‘Is ea, is ea’, Ní hea, hí hea’.
Que votre ‘oui’, soit ‘oui’, votre ‘non’, soit ‘non ‘
Matthieu 5 : 37

La bonne blague, il n’y a pas de mots ‘oui’ ou ‘non’ en gaélique. Alors comment font les Irlandais ?

Etes-vous en train de lire, vous répondez ‘je suis’. Etes-vous en train de cuisiner des pommes de terre, votre réponse est, probablement, ‘je ne suis pas’.

Il n’y a pas de ‘oui’ ni de ‘non’ universel, chaque question a sa propre réponse en fonction du verbe et du temps du verbe. On peut prétendre, donc, qu’en gaélique votre ‘oui’ est d’office un oui bien réfléchi car il faut bien écouter la question et penser à la grammaire ainsi qu’à la réponse."

Source : www.chronique-gaelique.com

 

"Et comment dit-on oui, ou non ? Surprise : ces mots n'existent pas. On est obligé de reprendre le verbe de la question, ou le préfixe seul, dans sa forme affirmative ou négative.

Cela implique que si on n'a pas compris la question, on ne peut même pas s'en tirer en disant oui ou non, au hasard ! Et même si on l'a comprise, encore faut-il connaître les bonnes formes du verbe !"

Source: Yves Sagnier

 

Il reste la possibilité de répondre "Póg mo thóin" ("Kiss my ass" - "Embrasse mon cul") à la question qui sera posée pour l'acceptation du Traité de Lisbonne. Mais l'expression qui a donné son nom aux mythiques Pogues (ex Pogue Mahone) du génial pochtron Shane Mc Gowan ne donnerait alors que des bulletins nuls. Pas efficace, ça.

Alors amis irlandais, quel que soit la bonne façon : "Que votre non soit non !"

Mais j'aimerai quand même bien savoir comment sont les bulletins de vote référendaire en Irlande.

En attendant, voici de la bonne musique :

 

The Pogues - "Sally MacLennane"

 

Et "Que votre non soit non !

Sláinte !

Arf !

Zgur

 

 

06/12/2008

Le sarkozysme est un confusionnisme

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C'est çui qui dit qui est !

 

Le sarkozysme est un confusionnisme.

Ca m'est venu comme ça, l'autre soir en lisant je ne sais pluis quoi sur je ne sais plus quelle déclaration délirante d'un des sous-fifres en chefs de la sarkozie.

Je pourrais développer mais je suis fatigué.

Z'avez qu'à regarder autour de vous et de voir les contradictions internes au pouvoir sarkozyste, prêt à dire et faire tout et son contraire. Dati, MAM, Devedjian, Guéant,, etc.

La seule chose qui est claire, c'est que derrière les discours et la propagande, la casse continue.

Et la grogne monte.

Monte.

Et ils commencent à la sentir monter, derrière leurs sourires de façade.

Car ...

Fallait pas les inviter, certes.

Mais maintenant va falloir s'en débarasser.

En espérant qu'il ne nous faille pas huit longues années pour ça.

Arf !

Zgur

 

Pour une analyse marxiste de la situation

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"La faiblesse du marché est en effet, quand il s'agit de questions importantes, de posséder une mémoire un peu plus longue que celle d'un chien mais un peu plus courte que celle d'un chat.
Mais c'est aussi sa grande force - il est capable de se relever à chaque chute, de redevenir enthousiaste, de tourner en rond sans être gêné par les répétions, même les répétitions d'erreurs. Cette volonté acharnée, presque irréfléchie, de s'évertuer à essayer est admirable.
Quelle est la mémoire du marché boursier ? A peu près celle d'un chien ?
Quelle est la mémoire du marché monétaire ? Quelle était la question ?"

John Saul in "Mort de la globalisation" (Payot 2006)

 

Warf !

Zgur

03/12/2008

Prud'homales 2008 : VOTONS !

Aujourd'hui mercredi 3 décembre 2008, ce sont les élections prud'homales.

Un bon moyen de montrer au pouvoir que s'il ne voit plus les grèves, les conflits n'ont pas cessé. Et la resistance à la casse sociale non plus.

Il ne faut surtout pas laisser trop de place au patronat dans les tribunaux prud'homaux. Il y a déjà bien assez d'influence (lire Gérard Filoche à ce sujet).

 

 

« C’est lorsque l’on tombe malade qu’on se rend compte qu’il faut défendre l’hôpital public, observe Georges Capozi, secrétaire de l’Union locale (UL) CGT de Martigues. Les Prud’hommes, c’est pareil ! »

cité par Olivier Bonnet dans Plumedepresse.info

 

Je dirais plutôt que ce n'est pas quand la maison brûle qu'il faut chercher une assurance.

 

Alors votez (pour qui vous voulez - même blanc), mais votez.

Votre carte d'identité suffit.

Votre employeur n'a pas le droit de vous empêcher de vous rendre au bureau de vote sur votre temps de travail.

Alors VOTEZ et FAITES VOTER !

Zgur

 

01/12/2008

Une première en Isère : des enfants raflés à l’école

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Le programme du gouvernement: taïaut !

 

Pendant que certains medias aux ordres s'extasient devant la nouvelle ruse communicationnelle du pouvoir  sarkoziste (ambassade anti sida de la vendeuse de frisbees), le double langage de ce pouvoir continue de faire des étincelles (cf Sarkozy contredisant Dati sur les abus de pouvoir de la police/justice). Et les actions d'un autre temps de prendre de plus en plus d'importance.

Je viens de recevoir ça :

 

Une première en Isère : des enfants raflés à l’école

Bonsoir, Hier s’est produit un fait très grave à l’école du Jardin de Ville, à Grenoble.

A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l’école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.

A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon. Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d’entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin.

Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l’aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard. Nous n’avons rien pu faire, nous attendions que les militants des la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin. Leurs chaises d’école resteront vides.

C’est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles. Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l’école. Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Merci,

Emmanuelle, pour le Réseau Education Sans Frontières 38.

 

 

Je vous l'avais dit : LA CHASSE EST OUVERTE !

 

PERSONNE NE DOIT POUVOIR DIRE "ON NE SAVAIT PÄS" !

 

Et ne vous croyez pas à l'abri.

Pour un tel pouvoir, tout le monde est coupable. Au moins potentiellement.

 

'tain, fallait pas les inviter

Arf !

Zgur

 

30/11/2008

Petits conseils de lectures aux journalistes de Libération et à son directeur

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C'est à chaque fois pareil.

A chaque fois que la dure réalité de  notre monde moderne rencontre de façon un peu normale le cours de la vie de ce spécimen humain encarté qui conchie les blogueurs.

Ca couine alors chez les journaleux qui se croient au dessus du vulgum pecus.

Dernier exemple en date avec la mésaventure arrivée à quelqu'un de Libération.

Voir sur Article11.info, le texte du Charançon libéré "Face à la morgue policière, le cri du grand journaliste blessé. C’est toujours émouvant, un scribouillard qui découvre la réalité…"

Voir aussi sur Backchich.info, le billet de Sébastien Fontenelle "Vittorio de Fillipis déraille"

Certains - dont les journalistes et le patron de Libération - semblent découvrir que dans notre beau pays, certains policiers (et aussi certains gendarmes) se comportent d'une manière fort peu républicaine et bien éloignée des principes qui ont fondé, me semble t il, notre semblant de démocratie.

Alors voici une petite bibliographie récente qui pourra mettre vos pendules à l'heure :

 

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Présentation de l'éditeur
" Voici le compte rendu, sans ajout romanesque, d'une mésaventure désagréable qui m'est arrivée une nuit de la fin février 2007. Vers deux heures du matin, à mi-parcours des dix-neuf heures pendant lesquelles je suis resté enfermé sans comprendre ce qu'il m'arrivait, la policière qui prenait ma déposition m'a dit - je ne sais toujours pas si elle faisait de l'humour - que ça me donnerait peut-être des idées pour un roman.
Pour l'instant, je me contente de ne rien oublier. "

Lire aussi ce qu'en disait Pierre ASSOULINE en avril 2007

"Un témoignage qui est vraiment bienvenu justement parce qu’il n’a rien d’extraordinaire. Pas de torture, pas de coups, pas d’insultes. Juste le grand jeu du petit personnel de la répression. Ca fait réfléchir. Aujourd’hui c’est lui, demain nous. Des histoires comme celle-là, les Français en vivent tous les jours par centaines, et les Français basanés plus radicalement encore et sur un mode nettement plus humiliant. Il ne l’a pas écrit pour se plaindre d’une horreur sans nom mais pour dénoncer des comportements hors de proportion avec le délit. Il l’a fait parce que d’autres ne peuvent pas le faire."




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Présentation de l'éditeur
-Tu as les papiers du véhicule ? Nous sommes le 6 janvier 2005. Il est 14 heures, en plein centre de la capitale. Alex Ursulet, avocat parisien d'origine martiniquaise, est abordé à un feu rouge par trois policiers. D'emblée, ce tutoiement installe ce " banal " contrôle d'identité dans l'humiliation discriminatoire. L'épreuve se terminera quatre heures plus tard, quand les policiers se décideront à relâcher leur victime innocente, qu'ils auront traînée au commissariat, insultée, menottée dans le dos et enchaînée au radiateur. Quelques jours plus tard, la presse révèle l'affaire, qui fait aussitôt grand bruit. Alex Ursulet est inondé de messages de sympathie et de témoignages similaires au sien. Une évidence s'impose dans tous ces courriers: il n'est même plus nécessaire, aujourd'hui, d'être Noir ou Arabe pour risquer de se faire tabasser dans un commissariat. Désormais, ce genre de mésaventures arrive même aux Blancs fortunés. Mais, évidemment, c'est pire pour les " métèques "... Lui-même fils d'avocat, longtemps marié à la fille d'un ancien ministre de Jacques Chirac, ex-militant et responsable RPR, Alex Ursulet avait toujours joué en bon petit soldat la carte de l'assimilation. Mais ses yeux, tout à coup, se dessillent. Non, la police française ne cultive pas assez les valeurs d'égalité et de fraternité. Oui, elle fonctionne comme un corps opaque. Et les bavures des brebis égarées sont trop souvent couvertes. Ce livre n'est pas un brûlot" anti-flics ". Ce n'est pas davantage un témoignage apitoyé et nombriliste sur le propre cas de l'auteur, mais plutôt l'examen clinique, par un pénaliste réputé, des dérives qui, si elles devaient se poursuivre, menaceraient notre démocratie.

 


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La police hors la loi. Des milliers de bavures sans ordonnances depuis 1968
Maurice Rajsfus (le cherche midi)

"La police, un état dans l’État ? 250 000 policiers armés et nantis de pouvoirs exhorbitants et arbitraires (130 000 dans la police nationale, gendarmes, douaniers). Ils forment une contre-société avec un esprit de corps à toute épreuve. D’où le danger de dérive totalitaire quand les policiers dépassent leur fonction, jouent les justiciers ou adoptent l’idéologie de l’extrême-droite. L’utilisation de l’arme de service dans la vie civile est courante puisque sous Joxe, il a été possible d’acheter son arme. Certains policiers possèdent de véritables arsenaux et se servent de balles quadrillées. Le symbole de l’arme, son pouvoir, le manque de formation des policiers de base amènent à outrepasser les droits de la fonction. De là, les bavures quotidiennes et ordinaires : contrôle au faciès, tutoiement et insultes. Qui osera se plaindre ou se rebeller ?"



Je dirai aussi que la lecture régulière du site de Maurice Rajsfus Que fait la police ? est de salubrité publique.


Christophe Mercier disait dans sont livre il y a quatre ans :

Je savais que Nicolas Sarkozy était un ministre de l’Intérieur dangereux. J’en ai eu, au-delà de toutes mes craintes, la confirmation”

Alors que dire, maintenant qu'il est président de la république ?

Qu'on vous avait bien prévenu ?

Ou vous rappeler un peu de vocabulaire :

IMPUNITÉ, subst. fém.

IMPUNITÉ, subst. fém.
A. − Absence de punition, de châtiment. Garantir l'impunité à quelqu'un, jouir de l'impunité; impunité absolue, totale, légale; l'impunité enhardit qqn. Trois causes les favorisent [la cupidité, l'intérêt], le secret, la liberté sans frein, et la certitude de l'impunité (Robesp., Discours, Subsist., t. 9, 1793, p. 114). Il apparaît, maintenant, que la terreur qu'on veut nous inspirer aurait pour unique résultat de laisser dans l'impunité les fautes et les crimes de ceux-là mêmes dont la fonction est de défendre la patrie (Clemenceau, Vers réparation, 1899, p. 178) :
1. Le but de cette immunité est de permettre l'expression la plus totalement libre qu'il soit possible de la volonté nationale au sein du Parlement. Dans cette voie, l'immunité va aussi loin qu'il est possible, puisqu'elle assure l'impunité à des infractions, à des délits, dès lors qu'ils sont commis dans l'exercice des fonctions parlementaires...
Vedel, Dr. constit., 1949, p. 402.

Avec impunité, en toute impunité. Synon. impunément (v. ce mot A 1). Ils pouvaient opprimer avec impunité, et tuer sans péril l'homme du peuple (Condorcet, Esq. tabl. hist., 1794, p. 97). Il rencontrait tous les jours des gens qui roulaient en huit ressorts, pour avoir en toute impunité dérobé et exploité ses secrets (Miomandre, Écrit sur eau, 1908, p. 115).
P. ext. Absence de danger, état de celui qui n'est pas exposé à des conséquences fâcheuses. Synon. sécurité. [Des] individus, capables de supporter longtemps les orgies avec une véritable impunité corporelle (Comte, Catéch. posit., 1852, p. 283). Ils [les mouvements intérieurs] sont honteux et prudents. Le moindre regard les fait fuir. Ils ont besoin, pour s'épanouir, d'anonymat et d'impunité (Sarraute, Ère soupçon, 1956, p. 100).

B. − [Constr. avec un compl. prép. de désignant une pers. ou un acte] Caractère impuni de quelque chose, quelqu'un; ce fait. L'impunité des scélérats, d'un crime. L'impunité du banditisme soi-disant politique est notre danger public. L'ordre est désarmé (Amiel, Journal, 1866, p. 509). Chacun sait qu'il s'est rendu coupable de forfaiture et (...) son impunité est un défi aux lois (Clemenceau, Vers réparation, 1899p. 309) :
2. ... il savait le rôle du bandit, traître, voleur et assassin! Un instant, il fut sur le point de retourner là-bas, de le dénoncer, de le faire fusiller sur les corps des trois autres. Ah! cette tristesse, les plus coupables échappant au châtiment, promenant leur impunité au soleil, tandis que des innocents pourrissent dans la terre!
Zola, Débâcle, 1892, p. 628.

 

Faudrait dire aux personnes en charge des citations dans le CNRTL, qu'il y a plein d'autres exemples pour illustrer la notion.

Pas qu'à eux d'ailleurs.

Zgur

 

 
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