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11/08/2011

Non. La crise n'est pas arrivée comme un phénomène météo. Elle a des responsables bien humains, et ils ont des objectifs bien précis

Une des choses qui m'énèrvent le plus quand j'entend les commentaires sur les événements économiques qui se produisent, et notamment lors des crises économiques ou des krachs boursiers, c'est bien tous ces emprunts au vocabulaire le la météorologie.

En effet, parler de tempête boursière, de coup de tonnerre, d'ouragan, de tsunami a un objectif précis, celui de nous faire croire que ce qui arrive est du domaine de la nature des choses, alors qu'il s'agit bien de conséquences d'actions strictement humaines. Les marchés ne sont pas naturels, il sont le produits des hommes, tout comme leur fonctionnement.

Alors heureusement qu'il y a quelques films et livres (de plus en plus) pour nous expliquer le pourquoi et le comment de ces événements humains, trop humains. La rage qui nous étreint à les voir et les lire expliquent sans doute que certains préfèrent les camoufler sous les oripeaux de la météo.

Alors pour comprendre le pourquoi de la merde dans la laquelle nous sommes et dans laquelle nous allons vraisemblablement nous enfoncer de plus en plus, voici trois films ou livres hautement recommendables (parmi plein d'autres):

Tout d'abord, "Inside Job"un documentaire (Oscar 2011 du documentaire) à voir et à faire voir à tous :


Inside Job - Bande-annonce - VOST par SonyPicturesFr

 On peut voir le film ici. On peut l'acheter en DVD là.

 

Pour continuer, quelques extraits du livre de Paul Jorion qui nous annonce rien moins que "Le capitalisme à l'agonie".

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"Le secteur bancaire s’est écroulé, l’Etat s’est porté à son secours et est tombé à sa suite. La banque a alors grimpé sur les épaules de l’Etat, ce qui lui a permis de sortir du trou. L’Etat, lui, y est resté.

[…]

Nous ne traversons pas en ce moment l’une de ces crises du capitalisme qui lui son habituelles depuis deux siècles, mais sa crise majeure, celle de son essoufflement, et pour tout dire, celle de sa chute.

[…]

Ce qui conduit à penser que des systèmes comme le capitalisme marchent, c’est un double phénomène : premièrement le fait qu’il est objectivement très avantageux pour un petit nombre, et que cette minorité dispose, de ce fait, des moyens financiers qui lui permettent de promouvoir l’idée que « cela marche » (on pense ici au financement par les banques et des mécènes milliardaires, aux Etats-Unis, de facultés de «sciences » économiques où l’on produit des « théories » justifiant le comportement des banquiers et des milliardaires), et, deuxièmement, le fait qu’aux yeux de la masse – à qui l’on réussit à cacher la quasi-impossibilité pour elle d’accéder au petit groupe des bénéficiaires du système -, son exclusion du nombre des élus peut paraître imputable à un simple « incident technique » aisément réparable, l’initiative de le réparer ne semblant relever que de la volonté individuelle : «  Si je faisais un peu plus d’exercice… si je me levais un peu plus tôt le matin… » - autrement dit, le système tire partie de la prédisposition humaine à l’espérance.

[…]

La crise a généré une pléthore de faits invalidants le bien-fondé de la déréglementation et de la privatisation prônées par le libéralisme radicale qui s’est épanoui en Grande-Bretagne dans les années 70, puis aux Etats-Unis dans les années 80, avant de trouver son expression consommée en Europe dans le texte du traité de Lisbonne. Réduire la dette publique au cœur de la crise, c’est bien entendu agir à contretemps, mais l’erreur n’est pas commise de bonne foi : à défaut de pouvoir justifier la poursuite de la révolution ultralibérale au moment où sa nocivité a été amplement démontrée, on cherche des prétextes qui permettront de la proroger. Car si programme a trouvé sa réfutation dans la réalité, la volonté de le mener à son terme n’a pas faibli pour autant parmi ses partisans endurcis. Les faits comptent pour si peu aux yeux des idéologues. On s’en est donc pris sous couvert de rigueur, aux mesures de protection sociales qui avaient pourtant permis à certains pays – à la France en particulier, de s’en tirer bien mieux , dans les soubresauts de la crise, que bon nombre d’autres."

 

Les bénéficiaires de cette croisade ultraliberale veulent donc se poursuivre avec l'aide de leurs affidés qui essayeront comme par le passé de profiter le la "Stratégie du choc", comme décrite et dénoncée par Naomi Klein dans son livre et le documentaire qui en a été tiré :

 
LA STRATÉGIE DU CHOC - BANDE-ANNONCE par baryla

 

Naomi Klein nous dit "il n'y a plus d'effet de surprise, nous sommes devenus résistants au choc".

Rien n'est moins sûr pour la majorité des gens, soumis et bombardés par la propagande ordinaire de l'ordre libéral et de ses laquais et larbins des médias.

Alors,

Informons nous librement et ...

Dégageons-les !

Vite.

There Is No Alternative.

Arf !

Zgur_

 

 

06/08/2011

Le vrai visage du capitalisme

 Mikeypitalism.jpg

Sous son masque au sourire figé,

Le Mickeypitalisme a mauvaise allure ces derniers temps.

Et souvenez-vous de Invasion Los Angeles

du génial cinéaste visionnaire John Carpenter

 

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A à plus, alors ?

Arf !

Zgur

31/07/2011

L'Histoire du monde est folle. Et il est trop simple de dire que les tireurs le sont aussi.

 

C’est toujours étonnant de se retrouver à écouter de la musique ou de lire une livre qui se trouve en résonnance avec ce qui se passe dans sa propre vie ou dans le monde.

C’était le cas le week-end dernier avec le ska doublement (et tristement) d’actualité de The Selecter et aujourd’hui avec ce livre de Michel Bounan que j’ai du acheter il y a un ou deux ans et dont j’ai entrepris la lecture il y a un quinzaine de jours seulement.

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Il y avait déjà  dans ce livre de quoi en parler abondamment.

Mais quand je suis tombé sur ce passage, il m’a frappé par sa pertinence et son actualité :

« La classe gestionnaire peut avoir besoin, pour contrôler les populations indociles ou seulement suspicieuses, d’accroitre sa police et son armée, d’organiser des systèmes de surveillance, de généraliser des contrôles inquisitoriaux : toutes opérations qui ne sont pas nécessairement désirées par les populations concernées. Mais la survenue inopinée d’attentats aveugles ou d’émeutes peut rendre « désirables » de tels instruments de contrôle et de coercition. N’y a-t-il pas un grand avantage alors à faciliter de tels événements, à en créer les conditions et même à entretenir de façon continue un ennemi de l’ombre, complotant sans cesse en secret, pour justifier une surveillance de plus en plus pointilleuse des populations réticentes, ou pour légitimer des opérations militaires contre des populations lointaines et faire main basse sur leurs richesses ? La classe qui gère aujourd’hui la production des images est donc naturellement « complotiste ». Elle doit convaincre son public de l’existence de « complots » nationaux ou internationaux pour motiver ses entreprises policières ou ses aventures militaires. Et ce même « complotisme » dont les porte-parole de cette classe accusent paradoxalement ceux qui décrivent le mode de fonctionnement de notre société moderne est, en vérité, la création la plus originale de la classe gestionnaire actuelle. ».

 Michel Bounan, "La folle histoire du monde", ed Allia 2006, p. 76

 

Comme dit l'adage "Même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis". Je n'ai pas l'esprit "complotiste" dans le sens que lui donnent ceux qui s'en servent pour dévaloriser toute analyse qui leur déplait (ou déplait à leurs maîtres). Il n'y a pas besoin de voir un complot dans la saisie, par le pouvoir,  des opportunités (comme l'utilisation de la "stratégie du choc") pour appliquer un programme idéologique explicite (cf Les diners du Siècle, les réunions du groupe de Bidelberg ou celles de Davos).

Et comme dit Alain Bertho, nous sommes entrés dans "le temps des émeutes".

Et que celles et ceux qui doutent de l'existence de manipulations aillent s'informer sur les techniques de "false flag" (ou "fausse bannière")

Ou sur certains exemples (comme ici).

Car la crise telle qu'elle est "gérée" jusqu'à présent par nos dirigeants nous entraine directement vers une guerre civile et sociale généralisée. Ils s'y sont déjà préparés et ils sont prêts à cela (avec les LOPPSI, télésurveillance, policiers robocops etc.).

C'est leur intérêt, pas le notre, ni celui de la majorité de l'humanité. Mais ils n'ont que faire du notre.

Pour Michel Bounan, cette évolution est inéluctable. Et le pire est devant nous. Son livre est passionnant et, malgré son pessimisme foncier (et quelques simplificatons), j'en conseille vivement la lecture.

J'y reviendrai.

En attendant, profitons de la musique et des paroles de Gainsbourg chantées par Jacques Dutronc 

"L'avant-guerre c'est tout de suite
Les carottes sont déjà cuites
La pétoche est sur orbite
Dans l'air il y a d'la mort subite
L'avant-guerre c'est tout de suite
On a le cul sur d'la dynamite"

(1980)

 

 

Arf !

Zgur_

24/07/2011

Le ska de The Selecter est toujours d'actualité avec l'Amy "Back to black" & Woodie "All you facists, big in the body, small in the mind"

Avec d'autre groupes de la seconde vague ska (The Specials et Madness), j'adore The Selecter et sa sublime chanteuse Pauline Black.

C'est bizarrement aujourd'hui une drôle et double d'actualité pour The Selecter.

D'abord avec la sortie prochaine (le 31/07/2011) du nouveau single du groupe, une superbe reprise ska du "Back to black" d'Amy Winehouse qui vient de mourir :

 

 

Ensuite parce que le single précédent (sorti en mai) est une reprise du "All you facists" de Woddie Guthrie, titré "Big in your body (small in your mind)"qui fait aujourd'hui un écho certain aux événements de vendredi en Norvège.

Jugez par vous même :

 

 

 

"All You Fascists" -- Lyrics by Woody Guthrie / additions-changement par P. Black

I’m gonna tell you fascists
You may be surprised
The people in this world
Are getting organized
You’re bound to lose
You fascists bound to lose

Race hatred cannot stop us

This one thing we know
Your poll tax and Jim Crow
Derivatives and hedge funds

And greed has got to go
You’re bound to lose
You fascists bound to lose.

All of you fascists bound to lose:

I said, all of you fascists bound to lose:
Yes sir, all of you fascists bound to lose:
You’re bound to lose! You fascists:
Bound to lose!

People of every color

Marching side to side
Marching ‘cross these fields
Where a million fascists die
You’re bound to lose
You fascists bound to lose!

I’m going into this battle

And take my union gun

We’ll end this world of slavery
Before this battle’s won
You’re bound to lose
You fascists bound to lose!

Special spotlight on :

KKK, BNP, Tea Party, Jean Marie Le Pen, ...

All you facists
You're bound to lose

 

On dit souvent avec défaitisme qu'une chanson ne peut pas changer le monde. Pas si sûr. Mais de toutes façons, certaines permettent de ne pas baisser les bras face à la connerie basse du Front.

"Gros biscottos
Mais petits cerveaux
Vous tous, fascistes
En route vers la défaite !"

Mais pour ça, il va falloir qu'en haut lieu on arrête de se cacher derrière son petit doigt et de protéger les vrais profiteurs du bordel de la crise sur lequel prospère le ressentiment qui nourrit cette pourriture fasciste mais aussi tant d'autre risques d'explosion sociale :

Financiers, Banksters, profiteurs et fauteurs de guerres ...

Ce sont eux les vrais ennemis.

De nous tous.

Eux, n'hésiteront pas à nous tirer dessus. Ils l'ont déjà fait et s'y préparent de nouveau ardemment (A LIRE !).

Alors, tant qu'il est encore temps...

Ne les ré-invitons pas au pouvoir par les urnes.

Pas si sûr que ça suffise, mais ça peut aider.

Et vive le ska !

Arf !

Zgur_

 

 

Voir aussi :

The Selecter sur Wikipedia

TheSelecter.net

Paulineblack.com

Et un immense merci/THANKS à  The Duff Guide to SKA une mine !

23/07/2011

Amy Winehouse ou Turanga Leela ?

amy.jpg

Quand mes enfants regardaient Futuropolis, j'ai toujours trouvé une ressemblance entre Turanga Leela et feue Amy Winehouse.

Et vous ?

Arf !

Zgur

17/07/2011

Déjà marre de la propagandastaffel sur le bébé électoral Sarkozy

Les journalistes laquais (aux ordres intériorisés du pouvoir) nous sussuraient depuis quelques temps que Nicolas Sarkozy cherchait à se représidentialiser en prenant du recul et que s'il se taisait, c'était pour mieux préparer sa campagne électorale.

D'abord, pour se RE présidentialsier, il faudrait déjà que Sarkozy ai déjà eu l'étoffe d'un président au delà du titre gagné en 2007 parce qu'il est une bête politique et un "bon" candidat, prêt à vendre à chacun une soupe différentee pour gagner les voix de presques tous.

Ensuite, se taire était sans doute pour lui une épreuve insurmontable qu'il a difficilement réussi à tenir sans sortir une fois de plus quelques conneries mémorables.

Mais le pire c'est ce qu'on va encore subir avec le bébé électoral à naitre.

L'infant.

Tant espéré par les pines-doctors de l'UMP.

Une fois de plus la communication paradoxale et confusionniste de la sarkozie marche à plein régime (de banane, comme notre république). On feint de proner la "discrétion", sur une affaire strictement "intime" et "personnelle". Mais la grosse artillerie est là, grâce aux amis bien placé dans la presse.

Des preuves en Voici, en voilà, crescendo :

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vendredi 15 juillet

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Samedi 16 juillet

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Semaine du 13 au 20 juillet

 

Déjà que depuis déjà un moment on essaye de faire croire aux français que cette bête politique se cultive au moins 20h par jour (en plus de son boulot de président, n'est-ce pas ! Faut dire qu'il a six cerveaux, cet homme-là !)

P1050099.jpg
Propaganda dans Le Parisien 17 juin

 

Là, j'en ai déjà ras la casquette de cette soumission des médias français aux plans médiatiques des cellules de communication élyséennes (mais ça vaut aussi pour les autres).

Bientôt cinq longues années de mensonges et de mauvais choix politiques et économiques vont être noyées dans la mélasse sentimentalo-parturiante comme on nous a baladé avec le retour de pomponnette Cécilia, sans doute revenue seulement pour obeir à son pacte de faire élire celui dont elle ne voulait déjà sans doute plus.

On voit bien à quoi sert à Sarkozy d'avoir des amis au manettes des grands médias. Le pourtant laquais Genestar avait payé en 2006 pour avoir cru s'en échapper une fois (lire son livre Expulsion).

Heureusement, il y a encore Internet pour contredire un peu ces manigances. Mais c'est encore bien peu de choses, et ce n'est pas sûr que cela dure encore longtemps.

Raison de plus d'en profiter pour essayer d'éviter ce malheur pour nous tous, que le plan de Sarkozy réussisse et qu'il soit réélu (même si je sais bien que l'élection d'un autre ou d'une autre ne nous garantit pas grand chose de génial pour l'après 2012).

Mais un peu d'espoir et de possibilité d'autre chose vaut mieux que la certitude du pire, un Sarkozy réélu pour cinq années de fer et de sang.

Fallait pas l'inviter en 2007 !

Faudra surtout pas le réinviter (avec ses sbires si copains avec des marchands d'armes, "à titre strictement personnel" (dixit Copé) bien sûr).

Pour ça, va falloir être créatifs et combatifs, croyez-moi.

Ce n'est pas gagné.

Arf !

Zgur_

 

A lire sur le même sujet (en plus "technique" et moins politique) : "Carla et le paparazzi, politique du bikini" par André Gunthert

 

02/07/2011

EXCLUSIF : La première image du bébé électoral Sarkozy

Bon, on l'attendait depuis quasiment le début de la rencontre de Nicolas et Carla sous les sunlight de Disneyland et le presse complaisante.

Mais bientôt le voici, le voilà ...

Le nouvel héritier.

Le bébé électoral.

Celui qui permettra encore aux médias couchés de parler d'autre chose que de ce qui fâche dans le désastreux bilan de ce mauvais président qu'est Nicolas Sarkozy.

Alors en excusivité dans la Zone Générale d'Urgence Relative, voici la première image du prochain infant :


BBSarko.jpg

Il parait que ce serait un garçon.

Et qu'il serait déjà Docteur en droit, comme son grand frère.

Bon sang ne saurait mentir, comme dit Guéant.

L'enfumage prévu aura bien lieu.

Arf !

Zgur_

 

 

NB : dessin composite bricolé par moi à partir de deux dessins trouvés sur le web. Merci à eux.

19/06/2011

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (7/50) Joe Jackson "Look Sharp" & "I'm the man" (1979)

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les raisons de cette série, c'est à lire ici, ici ou .


Ah, ça fait un moment que je veux mettre ces deux disques de Joe Jackson dans cette série sur mes années 80. Et ne venez pas me dire qu'ils sont sortis en 1979, parce qu'en France ça doit être en 80 et puis je suis chez moi ici et je fais ce que je veux. Non mais.

jjacksonsharpman.jpg

Joe Jackson est un immense musicien. Qui s'est orienté après ses débuts rock énervé nourri de reggae et de punk, vers une musique jazz plus complexe et apaisée mais toujours de grande qualité et avec un grand succès. Tant mieux pour lui.

Mais...

A tous ses disques ultérieurs je préférerai toujours ces deux galettes dont je ne sais quels morceaux choisir (puisque choisir, c'est renoncer) tant je les connais tous pas coeur, les rocks, les ballades, les très énervés et les plus désabusés. Je les aime tous, chacun pour des raisons différentes.

Alors començons par un morceau dominical :

"Sunday papers"

"...If you want to know about the gay politician
If you want to know how to drive your car
If you want to know about the new sex position
You can read it in the sunday papers, read it in the sunday papers

Sunday papers dont ask no questions
Sunday papers dont get no lies
Sunday papers dont raise objection
Sunday papers dont got no eyes..."

(Nous, le dimanche, on a le JDD, Aujourd'hui/LeParisien, ou les torchons sans grand intérêt de la PQR. Ce n'est pas mieux.)

 

Et, dimanche ou pas, You gotta "Look Sharp" !

 

"...Smoke my cigarettes and drink my beer
Tell me that this world is no place for the weak
Then you can look me in the eye
And tell me if you see a trace of fear

You gotta look sharp
You gotta look sharp
And you gotta have no illusions
Just keep going your way looking over your shoulder..."


D'ailleurs, on sait tous que 'C'est different pour les filles" ("It's different for girls")

"...She said - just give me something
Anything
Well give me all you got but not love
No not love she said
Don't you know that it's different for girls
You're all the same"


Mais mon morceau préféré de JJ (1) reste 'I'm the man" dont la modernité est étonnante, tant d'un point de vue musical que du sens des paroles (et sur des superbes images d'un concert au College Hatfield Polytechnicle 14 juin 1980) :

 

"I'm the man"

Pretty soon now
You know I'm gonna make a comeback
And like the birds and the bees in the trees
It's a sure-fire smash
I'll speak
To the masses through the media
And if you got anything to say to me
You can say it with cash

'Cause I've got the trash and you got the cash
So baby we should get along fine
So give me all your money 'cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo

Kung fu
That was one of my good ones
Well what's a few broken bones
When we all know it's good clean fun
Skateboards
I've almost made them respectable
You see I can't always get through to you
So I go for your son
I had a giant rubber shark and it really made a mark
Did ya lookit lookit lookit all the blood
So give me all your money 'cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo

Right now
I think I'm gonna plan a new trend
Because the line on the graph's getting low

And we can't have that
And you think you're immune
But I can sell you anything
Anything from a thin safety pin
To a pork pie hat
'Cause I got the trash and you got the cash

So baby we should get along fine
Why don't you give me all your money
'Cause I know you think I'm funny
Can't you hear me laughing
Can't you see me smile

I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the hula-hoop
I'm the man (I'm the man, I'm the man, I'm the man)
I'm the man that gave you the yo-yo"

 

"Mais je peux te vendre n'importe quoi
d'une petite épingle à nourrice à un chapeau "pork-pie"
Parce que j'ai la camelote et tu as le fric
"

Trente et un ans après, on n'a pas, je crois, décrit aussi bien dans une simple chanson la puissance et le cynisme du marketing et de la mode (qui se démode) façonnés par ceux qui tirent les ficelles et les bénéfices du système, banksters et autres complices.

Je n'en avais pas conscience alors quand, jeune et néanmoins (déjà) énervé, j'écoutais en boucle cette chanson, et les autres de ces albums de Joe Jackson.

Je me suis rattrapé depuis.

Arf !

Zgur_

 

 

En savoir plus :

La bio de Joe Jackson sur wikipedia en français, en anglais

 

 

(1) faudra que je vous parle un jour de l'autre JJ de mon coeur, l'immense JJ Cale ;0)

 
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