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08/05/2009

"HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE" ou l'avis des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine

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Concernant la bouse législative "Création et Internet" dite loi "Hadopi", je relaie aujourd'hui l'appel de la FEPPIA, la fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine qui date du 20 avril (et qu'on m'a signalé hier) mais qui n'a rien perdu de son acuité.

En effet ce texte à destination des député(e)s avant la reprise de la "discussion" de la loi a le mérite de mettre en avant certains faits opportunément oubliés par les défenseurs de ce projet, par ailleurs peu avares d'arguments "homme de paille" (genre: tu es contre Hadopi donc tu es pour le vol, ou encore qui télécharge un mp3 vole un croissant, etc.) :

- la responsabilité des majors dans la dévalorisation de la musique au yeux du public

- la mauvaise foi des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) qui prétendent n'être pour rien dans tout ce bazar mais qui faisaient et font de l'accès à la musique et aux films un de leurs arguments massue pour l'abonnement, particulièrement au haut débit (eh, qui a vraiement besoin de haut débit pour envoyer et recevoir des mails et lire la presse (ou les blogs) en ligne ou wikipédia ? Mais pour YouTube ou le pitoupi, c'est une autre affaire.)

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans cet appel qui émanent de ceux qui se démènent pour la création, et non pas des momies qui cherchent à maintenir leurs rentes et leurs positions de pouvoir. Finalement, je préfère encore certains neuneus qui ne disent pas que des conneries ;0).

 

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“HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE”
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.


Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de la création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone... n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l'asphyxie.

Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu'elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.

Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n'ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd'hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d'être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l'ensemble d'un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.

Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.

Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.

– Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d'écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.

– La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.

Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie.

Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?

Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de déocuvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d'une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.


A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d'une décision politique.

 

Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.

assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,

créer une redevance prélevée sur le chiffre d'affaires des FAI destinée à la création,

éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,

interpeller la sacem sur la nécessité d'adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,

favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),

réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d'autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…

lutter contre l'atrophie actuelle de l'offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,

intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prise de décisions concernant la filière musique.


Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les  majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d'une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

 

De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prêt à payer pour écouter de la musique.

 

 

Philippe Couderc

Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine (22 labels adhérents)

 

Eric Petrotto

Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)

Les premiers labels signataires : 6AM  /  ABS BELLISSIMA  /  ADONE  /  AILISSAM  / AIMEZ-VOUS BRAHMS ? /  ALBA CARMA  /  AMANITARECORDS  /  AMOR FATI  /  AURASKY MUSIC  /  AZA ID  /  BANZAI LAB  /  BEE RDS  / BLACKHORSES-STUDIO /  CH+  /  CLAC! RECORDS  /  CLAPPING MUSIC / CODA MUSIQUE /  COLLECTIF CA-I  /  COMPOSIT MUSIC  /  CRASH DISQUES  /  CRISTAL MUSIQUE  /  CRYPTOHYTE  /  DA SKUD REKORDZ  /  DAQUI  /  DIAMOND TRAXX  /  DURANCE / EMOUVANCE / EXPRESSILLON /  FACTO RDS  / FACTOTUM RECORDS /  FARGO  / FREMEAUX & ASSOCIES / GRRR /  HORSNORMES!  /  ICI D'AILLEURS  / IDWET /  IMAGO  /  INNACOR  /  IN SITU /  IOT  /  IRFAN [LE LABEL]  /  JARRING EFFECTS  / JAZZ BOND ASSOCIATION / JEAN-PAUL HERVE / JERKOV MUSIQUES /  KIUI PROD  / KIOSK ECLECTIC RECORDS /  LA BALEINE  /  LA CHAUDIERE PRODUCTION  /  LA PLAGE SONORE /  L'ASSOS'PIKANTE  /  LAST EXIT RECORDS  /  LE CHANT DU MONDE  /  LE PETIT LABEL / LES Z'IMBERT & MOREAU /  LEOPRODUCTION  /  LOGISTIC RECORDS / TELEGRAPH /  MARABI  /  MARTINGALE /  MARV  /  MEDIATONE  /  MILLE MILLIARDS  / MUSIVI / MUSIC PLUS /  NACOPAJAZ  /  NOIR DESIR MUSIQUE /  NEOMME  /  NEURONEXION  /  NOVA EXPRESS RECORDS  / OCEANIK CREATIONS /  ODETTE PRODUCTIONS  /  PATCHWORK  /  PLATINUM RDS  /  PRIKOSNOVENIE  /  ROGUEART / SAMARKAND /  SEASON OF MIST / SOUNDWORKS /  SENS INVERSE  /  SEVENTEEN RECORDS / SLACKNESS RECORDS /  SO YOUZ  / SORRY BUT HOME RECORDING RECORDS /  SUISSAMUSIC  /  SYNCOPE  /  TALITRES  /  TER A TERRE  /  TERRA INCOGNITA /  TROIS HEURES MOINS LE QUART  /  TROISQUATRE!  / ULTRABOLIC / ULTRACK /  VAÏ LA BOT  / VIBRATION CLANDESTINE /  VICIOUS CIRCLE  /  VINILKOSMO ESPERANTO-MUZIK-PROD /  VOLVOX MUSIC   /  YOUTH WAY RECORDS /  YY Ainsi que le réseau ZONE FRANCHE et les fédérations, FEPPIA, CD1D et PHONOPACA.


si vous désirez vous associer à ce texte, écrivez à : contact@feppia.org / 06 16 98 85 07

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J'aime bien Deezer (et les autres) mais je comprends les arguments des producteurs indépendants. D'ailleurs combien reçoivent les artistes sur ces redevances ? Et sur les CD à prix cassés à la FNAC, Virgin ou Leclerc ? Sans doute pas grand chose.

Alors les abruti(e)s qui prétendent que Hadopi est un bon début pour la défense des artistes et prétendent qu"en face", il n'y a aucune proposition feraient mieux d'écouter ceux qui en font, justement, des propositions.

Et d'en tenir compte.

Sinon, le paysage culturel risque de ressembler à ça :

deforestation-tree-removal.JPG
Paysage culturel après le passage de Le forestier ...

 

Même si il n'y a pas vraiment de quoi rire sur le fond du problème ...

Mwarf !

Zgur

 

28/04/2009

Un peu de Jazz : Diane Lane et Richard Gere dans Cotton Club de Francis F. Coppola

Beau film que Cotton Club de Francis F. Coppola que je viens de revoir pour la première fois depuis sa sortie.

La chanson de Diane Lane en duo avec la trompette (ou le cornet) de Richard Gere m'était resté en tête.

 

 

Elle l'est encore aujourd'hui, dans ma tête.

Et bientôt dans la votre ;0)

"Am I blue ?"

D'après vous ?

Arf !

Zgur

 

20/04/2009

Ceci est une fellation

 

 

tati1.jpg

Ah non, c’est une pipe !

 

...

 

Et les gens de Metrobus sont des jean-foutre !

 

Arf !

Zgur

 

 

 

Pour en savoir plus lire entre autres : Falsifications inutiles chez Françoise et Gilles ou Ceci n'est pas une pipe chez tgb, Rue-Affre

 

 

('tain, si avec ça, je n'explose pas les compteurs ... Mwarf !)

18/04/2009

Pour Pierre Etaix, l'artiste, controns le silence complice d'Albanel avec les exploiteurs nécrophages !

Etaix Yoyo.jpg

Pierre Étaix, clown, magicien, dessinateur et cinéaste de génie est l'un des derniers dépositaires de la tradition burlesque telle qu'elle s'est construite sous l'impulsion de Buster Keaton puis de Jacques Tati dont il fut l'un des plus proches collaborateurs.

Mais ...

A quatre-vingts ans, Pierre Etaix, clown, dessinateur et cinéaste ne peut plus montrer ses films !

Ses cinq longs métrages (dont quatre co-écrits avec Jean-Claude Carrière) sont aujourd'hui totalement invisibles, victimes d'un imbroglio juridique scandaleux qui prive les auteurs de leurs droits et interdit toute diffusion (même gratuite) de leurs films.

Tout simplement parce qu’une société sans moyens, une « coquille vide » se considère toujours détentrice exclusive des droits d'exploitation des films de Pierre Étaix, malgré son incapacité manifeste à restaurer et exploiter cette œuvre exceptionnelle !!

De quel droit s'accapare-t-on le travail d’un artiste contre sa volonté ?

De quel droit l'empêche-t-on de restaurer ou de projeter ses films (même gratuitement) ?

Enfin, de quel droit nous prive-t-on de cinq longs métrages qui comptent parmi les plus originaux du cinéma français ?

 

L'affairisme et le commerce s'opposent à la culture !

Cette situation est inacceptable.



Elle condamne à l’oubli cinq films qui comptent parmi les plus originaux du cinéma Français :

  • Le Soupirant (1963),
  • Yoyo (1964),
  • Tant qu'on a la santé (1965),
  • Le grand amour (1968),
  • Pays de cocagne (1969).


Alors, si comme Rimbus, ou comme Dominique à Champignac, et bien d'autres, vous souhaitez comprendre les raisons de vous opposer à ce rapt culturel et signer la pétition pour la ressortie des films de Pierre Etaix, visitez ce lien et signez la :

 

Ne faites pas comme les nécrophages qui attendent sa mort pour faire fructifier à leur profit exclusif leur misérable investissment dans l'oeuvre d'un Artiste.

N'attendez pas la mort de Pierre Etaix pour lui trouver du génie et regretter qu'on n'ai pas pu voir ses films.

Donc :

Soutenez dès aujourd'hui le combat de Pierre Etaix, toujours vivant, pour la restauration et la ressortie de ses films.

Et

N'hésitez pas à faire suivre ce message à tous vos contacts et amis avant le 10 mai 2009, date de remise de la pétition à Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la Communication.

Le but est d'obtenir autour de 50 000 noms avant que ne débute le 62e Festival de Cannes, le 13 mai prochain, pour faire pression sur les instances dirigeantes.

Tout est jouable, il nous suffit de signer la pétition. Personne ne le regrettera !

Et vous serez en bonne compagnie (Woody Allen, Guy Béart, Arturo Brachetti, Cabu, Eugène Chaplin, Leslie Caron, CharlElie Couture, Jean-Pierre Darras, Jérôme Deschamps, Nilda Fernandez, Christophe Malavoy, Gérard Majax, Franck Margerin, Daniel Mesguich, François Morel, Michel Gondry, Gotlib, François Hadji-Lazaro, Bernard Haller, Gérard Jugnot, Mathieu et Peter Kassovitz, Gérard Krawczyk, Maud Linder, Macha Makeïeff, Julia Migenes, Eddie Mitchell, Tom Novembre, Michel Piccoli, Anna Prucnal, Charlotte Rampling, Claude Rich, Shirley et Dino, Pierre Schoendoerfer, Claire Simon, Bruno Solo, Bertrand Tavernier, Philippe Torreton, Luce Vigo, Jaco Van Dormael, Lambert Wilson ainsi que des centaines d'artistes et de cinéphiles, moi ;0) ...)


Encore plus de détails sur www.lesfilmsdetaix.fr

 

Contrarions les exploiteurs nécrophages !

Arf !

Zgur

 


10/04/2009

Un belle bande de cloches, et pas qu'à Pâques !

Religolons un peu :

20a9vo4.jpg

 

Ce film documentaire est sorti en France en janvier dernier, hélas dans une grande discrétion .

Il m'a pourtant l'air très bien.

Très très bien, même.

Dans la lignée du livre de Richard Dawkins dont je vous ai déjà parlé il y a peu.

Je n'ai pas encore vu le film de Bill Maher mais j'en adore la bande annonce :

 

 

 

"Je ne suis pas pour le fait d'offenser ou de blesser qui que ce soit gratuitement. Mais ce qui m'intrigue et qui me laisse perplexe, c'est ce privilège disproprtionné dont jouit la religion dans nos sociétés laïques par ailleurs."

Richard Dawkins, in Pour en finir avec Dieu, p.42

 

Alors Joyeuses Pâques à tous, bande de cloches !

Mwarf !

Zgur

 

03/04/2009

2009 année créole jusque dans la capitale

Il y a des jours où on a envie de dire à un programmateur de festival:

"Bien vu ! Bien joué !".

Regardez bien le thème des animations d'avril à octobre au Parc de La Vilette à Paris :

266,affic_saisoncreole.jpg

Cliquer sur l'image pour le programme complet.

Etonnant, non ?

Bon, il faut dire aussi que l'acteur d'origine guadeloupéene Jacques Martial est président du Parc et de la Grande Halle de La Villette depuis 2006.  Ca doit aider un peu à penser à la culture créole dans l'organisation d'un programme culturel.

En effet :

Dans son projet, Jacques Martial souhaite donner une impulsion nouvelle à la « valorisation des cultures de la marge et de la périphérie », à la promotion d’un plus large métissage culturel dans la programmation de manifestations afin d’illustrer les multiples apports des migrations à la France. Il souhaite faire du parc de la Villette un lieu plus ouvert aux rencontres et aux débats notamment sur les questions relatives à la cohésion sociale et à la diversité culturelle. Pour Jacques Martial, « la Villette » doit devenir un espace de création et d’échanges dédié au « vouloir vivre ensemble ».

Source : Wikipedia

Mais cela va démarrer dans un contexte qu'il n'avait sans doute pas envisagé au moment du choix de cette programmation.

Et c'est pareil avec l'anniversaire des 30 ans du groupe Kassav programmé (indépendemment ?) le 16 mai 2009 au Stade de France lors d'une Nuit Créole (encore) qui promet d'être chaude avec sa centaine d'artistes invités à l'anniversaire.

nuit_creole.jpg

Alors, y aurait-il du Liyannaj dans la synchronicité ?

Ou Zot' Vini Pou ... dancer ?

 

En tous cas, ça va chauffer créole ce printemps et cet été à Paris.

Arf !

Zgur

 

 

22/03/2009

Un peu de beauté (et de liberté) dans ce monde de merde (4) : Mon oncle Benjamin

A la beauté de Claude Jade et de Jacques Brel dans ce film solaire et paillard.

A la liberté de Benjamin Rathery qui m'accompagne depuis que je le connais.

 

Je bois! Il boit
Je bois à la divine médecine des urines

Je bois! Il boit

Buvons un coup nom de Dieu la rirette
Buvons un coup et buvant tant et plus
Buvons un coup nom de Dieu la rirette
Buvons un coup, nous pisserons dru.

 

 

Mourir pour mourir
Que ce soit d'ivresse
Le coeur appuyé sur les amis de toujours
Mourir pour mourir
Je veux mourir de tendresse
Car mourir d'amour ce n'est mourir qu'à moitié
Je veux mourir ma vie avant qu'elle ne soit vieille
Entre le cul des filles et le cul des bouteilles.

 

Paz y salud !

Zgur

 

voir aussi Un peu de beauté dans ce monde de merde (3) et chez l'ami Fleuryval

08/02/2009

Hommage musical au peuple malgache

Au moment où la population de Madagascar se retrouve une fois de plus embringuée dans la folie de l'incurie et des appétits de ses dirigeants, actuels et revenants, un peu de musique de la Grande Île à découvrir :

 

Début du film "Mahaleo"

 

senge2.jpg

Découvrez Senge!

 



"E tiako Ô Malagasy" par Jaojoby

 

"Cette histoire dure depuis longtemps,

Mais elle n'est pas finie ..."

 

Paz y Salud

Zgur

 
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