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30/07/2014

Cent ans après, les hommes n'ont toujours rien appris de la guerre

Il y a cent ans presque jour pour jour commençait la première guerre mondiale, la fleur au fusil, les mensonges dans les journaux et la bêtise dans les conversations de bistrots (les réseaux sociaux de l'époque).

Mais derrière ces illusions et ces belles paroles, c'est la boucherie et la sauvagerie humaine qui se déchaîna.

D'où restèrent bien éloignés les plus acharnés en paroles.

Voilà deux livres à lire absolument dans le nombre considérable d'ouvrages déjà existants sur ce sujet et qui va encore se  grossir d'ouvrages plus ou moins dispensables à l'occasion du centenaire : "La Peur" de Gabriel Chevallier (surtout connu pour son "Clochemerle"), et "1914" de Luciano Canfora.

Je vous propose deux extraits des préfaces, à méditer en ce moment où cent ans après le début de la grande boucherie, des obus tombent sur des civils, en Syrie, à Gaza, où derrière et après les communiqués triomphants des états-majors des grandes puissances, RIEN n'est réglé en Irak, en Afghanistan, et dans tant d'autres pays ou régions du monde.

Décidément, les hommes n'ont toujours rien appris de la guerre.

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"Quand la guerre est là, ce n'est plus le moment d'avertir les gens qu'il s'agit d'une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. Il fallait le comprendre avant et agir en conséquence.

On enseignait dans ma jeunesse -- lorsque nous étions au front -- que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu de quels prolongements ont eu ces turlutaines : mercantis, trafiquants, marché noir, délations, trahisons, fusillades, tortures; et famines, tuberculose, typhus, terreur, sadisme. De l'héroïsme d'accord. Mais la petite, l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. D'ailleurs peu d'êtres sont taillés pour le véritable héroïsme. Ayons la loyauté d'en convenir, nous qui sommes revenus."

...

"C'est aux hommes d’État -- qui se disputent âprement la fonction de gouverner et d'assurer notre bonheur - qu'il appartient de nous éviter la guerre. 'est même la plus essentielle de leurs tâches."

Gabriel CHEVALLIER, préface à l'édition 1951
de "La Peur",
Livre de poche, pp 9 et 11


«Tout le monde devrait lire et relire
La Peur Jacques Tardi


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 Extrait de la préface

 

Nos dirigeants et ceux qui aspirent à nous diriger sont-ils à la hauteur, eux qui sont TOTALEMENT imperméables à d'autres visions/idées que les leurs ?

J'ai comme un gros doute.

Des somnambules ...

Arf !

Zgur_

 

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