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17/03/2010

Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs (2/50) - 1980-1982 : UB40

Lors de sa création, Radio Nostalgie programmait du rock des années 50/60 : Gene Vincent (un peu), Johnny Halliday (déjà) beaucoup, les yé-yés (trop). Aujourd'hui, la nostalgie, ce sont les années 80. A toutes les sauces, la mode, la musique, la coke (?)...

Mais coté musique des années 80 qu'on fait subir aux auditeurs, je m'énerve vite. Ras le bol de ces merdes qui en étaient déjà à l'époque, même si elles on eu du succès.

Ras le bol des "besoins de rien (et surtout pas d'eux), (PAS) envie de toi", ras le bol des "Images", des "Ricci e poveri" à renier de honte ses origines italiennes, et de toutes ces autres bouses (françaises, italiennes ou d'ailleurs) pour les oreilles.

Il y avait plein d'autres musiques, qui ont eu du succès (ou pas) dans ces années 80.

En voici quelques unes que j'écoutais alors, sans volonté d'exhaustivité.

 

UB40 (à prononcer youbi forti et pas u b quarante, please) est une groupe de reggae qui a eu un immense succès dans les années 80 et 90. Mes albums préférés sont trois des quatre premiers, entre leur premier tube (Food for thought et les cuivres d'Astro) et leurs autres très grands tubes (Red, red wine, etc. :

ub40signingoff.jpg

Signing Off (1980) avec le super tube "Food for Thought"
dont nos amis playlisteurs nous parlaient récemment.

UB40Present-arms.jpg
dont est tiré la chanson "One in ten" sur le chomage (voir plus bas, et qui rappelle
le nom du groupe (tiré du nom du formulaire de chomage de l'époque)
et l'engagement des membres du groupe.

ub44.jpg
UB44, sans doute celui qui a eu le moins de succès.



UB 40 - One in ten (1981)

I am the one in ten
A number on a list
I am the one in ten
Even though I don`t exist
Nobody Knows me
Even though I`m always there
A statistic, a reminder
Of a world that doesn`t care

My arms enfold the dole queue
Malnutrition dulls my hair
My eyes are black and lifeless
With an underprivileged stare
I`m the beggar on the corner
Will no-one spare a dime?
I`m the child that never learns to read
`Cause no-one spared the time

[Chorus]

I`m the murderer and the victim
The licence with the gun
I`m a sad and bruised old lady
In an ally in a slum
I`m a middle aged businessman
With chronic heart disease
I`m another teenaged suicide
In a street that has no trees

[Chorus]

I`m a starving third world mother
A refugee without a home
I`m a house wife hooked on Valium
I`m a Pensioner alone
I`m a cancer ridden spectre
Covering the earth
I`m another hungry baby
I`m an accident of birth.

Les paroles de cette chanson parlent des dix pour cent de lapopulation au chomage au Royaume Uni du début des années 80 sous le Tatchérisme le plus brutal.

Je suis un parmi dix
Numéros sur la liste
Je suis un parmi dix
On s'demande même si j'existe
Personne ne me connais
Même si je suis toujours là
Une statistique, un rappel
A un monde qui n'en a rien a faire.

Trente ans après, dans la France de Sarkozy (et pas que), le chomage officiel atteint de nouveau les dix pour cent de la population active. Mais le chiffre réel n'en est sans doute pas souvent passé en dessous depuis longtemps (voir le site sur le NAIRU).

Chanson finalement désespérante derrière son rythme entrainant.

Jusqu'à quand ?

Paz y salud !

Zgur

 

Episode précédent : (1/50) - 1980 : Original Mirrors

 

Retrouvez toute la série en cliquant sur : Mes années 80 (musicales) sont plus belles que les leurs

13/03/2010

One (hu) man, one vote par Johnny Clegg et Savuka

Cette chanson a été écrite en hommage à l'anthropologue sud-africain David Webster, ami de Johnny Clegg et militant antiapartheid, qui fut assassiné en 1989 par des agents spéciaux du Civil Cooperation Bureau du ministère de la défense sud-africain chargé d'infiltrer et d'éliminer les opposants au régime.

 

One (hu) man, one vote (Johnny Clegg & Savuka) - 1989

Bayeza abafana bancane wema
Bayeza abafana bancane wema
Baphethe iqwasha, baphethe ibazooka
Bathi "Sangena savuma thina,
Lapha abazange bengena abazali bethu
Nabadala, bayasikhalela thina ngoba asina voti."

(The young boys are coming,
the young boys are coming.
They carry homemade weapons and a bazooka.
They say "We have agreed to enter a place
that has never been entered before
by our parents or our ancestors
and they cry for us, for we do not have the right to vote.)

Hayiyaah!

The west is sleeping in a fragile freedom
Forgotten is the price that was paid
Ten thousand years of marching through a veil of tears
To break a few links in these chains
These things come to us by way of much pain
Don't let us slip back into the dark
On a visible but distant shore -- a new image of man
The shape of his own future, now in his own hands -- he says:

Chorus:
One 'man, one vote -- step into the future
One 'man, one vote -- in a unitary state
One 'man, one vote -- tell them when you see them
One 'man, one vote -- it's the only way

Bayeza abafana abancane
(The young boys are coming)

Hayiyaah!

In the east a giant is awakening
And in the south we feel the rising tide
The soul inside the spark that gives breath to your life
Can no longer be made to hide
These things come to us by way of much pain
Don't let us slip back into the dark
On a visible but distant shore -- a new image of man
The shape of his own future, now in his own hands -- he says:

Chorus

 

La démocratie a un prix.

Et elle s'use surtout si on ne s'en sert pas.

Alors, demain dimanche, content ou pas, VOTEZ.

Et plutôt vote blanc ou nul qu'abstention car si on atteignait 40% de votes blancs (et nuls) plutôt que 40% d'abstention, cela aurait surement plus de poid dans le débat politique.

Paz y Salud

Zgur

 

 
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