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20/05/2009

Un peu de beauté (même folle et meutrière) dans ce monde de merde (9)

Richar Dadd est un peintre anglais du XIXème siècle (1817-1886) dont on connait tous un peu l'oeuvre, tant ses peintures ont pu servir d'illustrations à des livres, mais dont on connait mal le nom, particulièrement en France, et encore moins l'histoire.

Frappé par une insolation lors d'un voyage en Egypte, il est devenu fou, se croyant sous l'influence du dieu Osiris. De retour en Angleterre l'année suivante, c'est sous l'inflence prétendue d'Osiris qu'il tue son propre père qu'il croyait être le diable.

Il a fini sa vie en asile psychiatrique. Mais grâce aux directeurs des établissements où il fut interné (Bethlem puis Broadmoor), il a pu continuer à peindre jusqu'à la fin de ses jours, créant ainsi ce style unique et personnel, travaillé et peaufiné tout au long des années de son isolement (de 1844 à 1886) loin des tendances et des modes de son temps.

Son oeuvre la plus célèbre est The fairy feller's master-stroke, fruit de 9 ans de travail (1855-1854) et laissé inachevé (!).

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Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

La vie de ce peintre a inspiré un livre à Isaure de Saint Pierre. C'est ce livre, trouvé par hasard il y a de nombreuses années, qui m'a fait découvrir ce peintre que j'aime vraiment beaucoup et dont j'attend vainement une retrospective.

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Et pour illustrer ce billet, quoi d'autre que la musique envoutante de Michael Nyman pour "Meutre dans un jardin anglais", le premier film de Peter Greenaway ?

 

 

Alors, gaffe au soleil...

Et si vous croisez Osiris, soyez prudent.

Arf !

Zgur

 

I'm going up the country, babe don't you wanna go

Not a Parti "Socialiste" convention !

 

I'm going up the country, babe don't you wanna go
I'm going up the country, babe don't you wanna go
I'm going to some place where I've never been before
I'm going, I'm going where the water tastes like wine
Well I'm going where the water tastes like wine
We can jump in the water, stay drunk all the time

I'm gonna leave this city, got to get away
I'm gonna leave this city, got to get away
All this fussing and fighting, man, you know I sure can't stay
Now baby, pack your leaving trunk, you know we've got to leave today
Just exactly where we're going I cannot say, but
We might even leave the USA
Cause there's a brand new game that I want to play

No use of you running, or screaming and crying
'Cause you've got a home as long as I've got mine

Canned Heat Going Up The Country (1969)

 

Je suis trop jeune pour avoir vécu ça, mais assez vieux pour avoir été nourri (aussi) par cette musique.

Que j'aime toujours aujourd'hui.

I'm gonna leave this city, got to get away

Paz y Salud

Zgur

 

 

17/05/2009

Elections européennes : la campagne commence enfin

Alors on peut aussi commencer par acheter Ch'Fakir la livraison nationale du grand fakir amienois (avec des morceaux de Charançon dedans):

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On le trouve partout (même, en cherchant autre chose, au rayon presse d'un magasin Carrefour en province, c'est dire).

Alors, informez vous.

Achetez et lisez Ch'Fakir.

Et le 7 juin, votons !

Arf !

Zgur

 

Ajout 18.05.2009 : lire aussi Elections Européennes : L'Elysée envisage d'interdire le journal Fakir

Eurovision 2009 : KAAS-toi, pov'conne !

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Alors que toutes les antennes nous claironnaient à l'unisson depuis des semaines que c'était plié d'avance et qu'elle allait gagner, tellement sa chanson était bonne et tellement elle était une super méga vedette dans les pays de l'Est, Patricia Kaas s'est lamentablement vautrée au concours Eurovision de la chanson merdique.

Vous me direz qu'on s'en fout un peu. Beaucoup, même.

Ici comme ailleurs.

Ben oui.

Mais ...

Une fois de plus, l'enflure de la prétention journalistique s'est dégonflée d'un coup sur la pointe acérée de la réalité.

Une fois, ça va...

Toutefois...

Ce n'est pas la première fois.

Rappelez vous,  entre autres, les soit-disant "quatre mousquetaires" du tennis qui allaient, c'était gagné d'avance, ramener des trophées au pays, comme des ferrets à la reine et ont fini battus et le nez dans la poudreuse.

Alors, amis journalistes,

A l'avenir...

Arrêtez de vous palucher à l'avance !

Arrêtez de nous beurrer les Monts (de l'Arrée) !

Laissez les gagner d'abord, avant de répandre votre bave de contentement et de satisfaction cocardière.

Vous passerez moins pour des cons et ça vous libérera du temps pour parler de sujets autrement plus intéressants (genre: comparatifs des programmes des différentes listes aux élections européennes et leur cohérence avec les dires antérieurs et les activités des candidats à l'assemblée européenne, par exemple ).

Quant à la nullité du jeu de mot de titre, sâchez que la Maison Zgur ne recule devant aucun sacrifice ;0)

Arf !

Zgur

 

L'excellent dessin illustrant la louze est de l'excellent Snut que je découvre à cette occasion

13/05/2009

Le Charlie Hebdo libéré


Non, ce n'était pas un poison d'avril. Valtaire est nommé à France Inter dans les valises de Jean Luc Hees à la direction de Radio France, sur décision du minimonarque qui a si peur de se faire siffler dans les stades.

La bonne nouvelle, c'est que Charlie Hebdo est libéré du patron qui selon son successeur ressemblait si peu à son journal (reste à savoir qui y sera tondu pour faits de collaboration et pour fêter la Libération...)

La mauvaise nouvelle, c'est que France Inter va subir le knout du prognathe, peu réputé pour sa souplesse dans la gestion du personnel.

Enfin, on est toujours sans nouvelles de Baruch Spinoza, toujours retenu en otage depuis quelques milliers de jours dans les éditos de Spinoval.

Après Charlie, libérez Baruch ! (et Julien Coupat, tiens!)

Arf !

Zgur

 

Lire aussi : Hommage à Philippe Val chez Acrimed

11/05/2009

Richard Gasquet, victime de l'iPhone ?

Une possiblité d'explication pour le résultat positif à la cocaïne du tennisman Richard Gasquet : on lui aurait fait croire qu'il testait la nouvelle "app" de l'Iphone :

 

Snif Snif pour le tennis français ?

 

Mais le soi-disant "petit Mozart" du tennis français (qu'on a voulu transformer trop vite en gros mousquetaire avec les autres Monfils, Simon et Tsonga) se serait fait refiler un faux iPhone avec de la vraie coke dessus :

 

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Encore moins doué en téléphone qu'en tennis ?

Mwarf !

Zgur

 

 

Image du bas trouvée chez Korben

08/05/2009

"HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE" ou l'avis des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine

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Concernant la bouse législative "Création et Internet" dite loi "Hadopi", je relaie aujourd'hui l'appel de la FEPPIA, la fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine qui date du 20 avril (et qu'on m'a signalé hier) mais qui n'a rien perdu de son acuité.

En effet ce texte à destination des député(e)s avant la reprise de la "discussion" de la loi a le mérite de mettre en avant certains faits opportunément oubliés par les défenseurs de ce projet, par ailleurs peu avares d'arguments "homme de paille" (genre: tu es contre Hadopi donc tu es pour le vol, ou encore qui télécharge un mp3 vole un croissant, etc.) :

- la responsabilité des majors dans la dévalorisation de la musique au yeux du public

- la mauvaise foi des fournisseurs d'accès à Internet (FAI) qui prétendent n'être pour rien dans tout ce bazar mais qui faisaient et font de l'accès à la musique et aux films un de leurs arguments massue pour l'abonnement, particulièrement au haut débit (eh, qui a vraiement besoin de haut débit pour envoyer et recevoir des mails et lire la presse (ou les blogs) en ligne ou wikipédia ? Mais pour YouTube ou le pitoupi, c'est une autre affaire.)

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans cet appel qui émanent de ceux qui se démènent pour la création, et non pas des momies qui cherchent à maintenir leurs rentes et leurs positions de pouvoir. Finalement, je préfère encore certains neuneus qui ne disent pas que des conneries ;0).

 

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“HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE”
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.


Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de la création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone... n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l'asphyxie.

Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu'elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.

Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n'ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd'hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d'être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l'ensemble d'un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.

Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.

Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.

– Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d'écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.

– La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.

Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie.

Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?

Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de déocuvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d'une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.


A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d'une décision politique.

 

Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.

assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,

créer une redevance prélevée sur le chiffre d'affaires des FAI destinée à la création,

éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,

interpeller la sacem sur la nécessité d'adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,

favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),

réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d'autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…

lutter contre l'atrophie actuelle de l'offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,

intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prise de décisions concernant la filière musique.


Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les  majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d'une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

 

De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prêt à payer pour écouter de la musique.

 

 

Philippe Couderc

Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d'Aquitaine (22 labels adhérents)

 

Eric Petrotto

Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)

Les premiers labels signataires : 6AM  /  ABS BELLISSIMA  /  ADONE  /  AILISSAM  / AIMEZ-VOUS BRAHMS ? /  ALBA CARMA  /  AMANITARECORDS  /  AMOR FATI  /  AURASKY MUSIC  /  AZA ID  /  BANZAI LAB  /  BEE RDS  / BLACKHORSES-STUDIO /  CH+  /  CLAC! RECORDS  /  CLAPPING MUSIC / CODA MUSIQUE /  COLLECTIF CA-I  /  COMPOSIT MUSIC  /  CRASH DISQUES  /  CRISTAL MUSIQUE  /  CRYPTOHYTE  /  DA SKUD REKORDZ  /  DAQUI  /  DIAMOND TRAXX  /  DURANCE / EMOUVANCE / EXPRESSILLON /  FACTO RDS  / FACTOTUM RECORDS /  FARGO  / FREMEAUX & ASSOCIES / GRRR /  HORSNORMES!  /  ICI D'AILLEURS  / IDWET /  IMAGO  /  INNACOR  /  IN SITU /  IOT  /  IRFAN [LE LABEL]  /  JARRING EFFECTS  / JAZZ BOND ASSOCIATION / JEAN-PAUL HERVE / JERKOV MUSIQUES /  KIUI PROD  / KIOSK ECLECTIC RECORDS /  LA BALEINE  /  LA CHAUDIERE PRODUCTION  /  LA PLAGE SONORE /  L'ASSOS'PIKANTE  /  LAST EXIT RECORDS  /  LE CHANT DU MONDE  /  LE PETIT LABEL / LES Z'IMBERT & MOREAU /  LEOPRODUCTION  /  LOGISTIC RECORDS / TELEGRAPH /  MARABI  /  MARTINGALE /  MARV  /  MEDIATONE  /  MILLE MILLIARDS  / MUSIVI / MUSIC PLUS /  NACOPAJAZ  /  NOIR DESIR MUSIQUE /  NEOMME  /  NEURONEXION  /  NOVA EXPRESS RECORDS  / OCEANIK CREATIONS /  ODETTE PRODUCTIONS  /  PATCHWORK  /  PLATINUM RDS  /  PRIKOSNOVENIE  /  ROGUEART / SAMARKAND /  SEASON OF MIST / SOUNDWORKS /  SENS INVERSE  /  SEVENTEEN RECORDS / SLACKNESS RECORDS /  SO YOUZ  / SORRY BUT HOME RECORDING RECORDS /  SUISSAMUSIC  /  SYNCOPE  /  TALITRES  /  TER A TERRE  /  TERRA INCOGNITA /  TROIS HEURES MOINS LE QUART  /  TROISQUATRE!  / ULTRABOLIC / ULTRACK /  VAÏ LA BOT  / VIBRATION CLANDESTINE /  VICIOUS CIRCLE  /  VINILKOSMO ESPERANTO-MUZIK-PROD /  VOLVOX MUSIC   /  YOUTH WAY RECORDS /  YY Ainsi que le réseau ZONE FRANCHE et les fédérations, FEPPIA, CD1D et PHONOPACA.


si vous désirez vous associer à ce texte, écrivez à : contact@feppia.org / 06 16 98 85 07

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J'aime bien Deezer (et les autres) mais je comprends les arguments des producteurs indépendants. D'ailleurs combien reçoivent les artistes sur ces redevances ? Et sur les CD à prix cassés à la FNAC, Virgin ou Leclerc ? Sans doute pas grand chose.

Alors les abruti(e)s qui prétendent que Hadopi est un bon début pour la défense des artistes et prétendent qu"en face", il n'y a aucune proposition feraient mieux d'écouter ceux qui en font, justement, des propositions.

Et d'en tenir compte.

Sinon, le paysage culturel risque de ressembler à ça :

deforestation-tree-removal.JPG
Paysage culturel après le passage de Le forestier ...

 

Même si il n'y a pas vraiment de quoi rire sur le fond du problème ...

Mwarf !

Zgur

 

05/05/2009

L'amendement est rejeté ou une soirée hadopitres à l'Assemblée Nationale

hadopi.jpg

Hier soir, suivant les conseils de l'ami Falcon et de Numérama, j'ai regardé et écouté en direct le débat sur la loi dite 'Création et Internet", redite Hadopi.

Et je dois dire que c'est hadopire en pire (Mwarf !)

La bêtise basse du front de taureau et le mensonge ont été les seules réponses données par Mme Albanel et son équipe de bras cassés aux diférentes demandes d'amendements proposés par les députés de l'opposition.

hadopi-creation-internet.jpg

Toutes les explications les plus techniques sur l'impossibilité de fonctionnement du dispositif choisi par le gouvernement,

Toutes les explications les plus juridiques sur la contradiction du texte avec les principes généraux du droit  et aussi plus particulièrement des législations européennes,

Toutes les remarques sur le manque d'évaluations des lois précédentes (comme dadvsi), pourtant inscrites dans le texte même des lois non évaluées,

Toutes les craintes exprimées sur les pouvoirs exorbitants accordés à une autorité administrative sur des droits intellectuels mais qui avaient été justement restreints pour l'autorité judiciaire et les procédures pénales,

Tous les avertissements au gouvernement d'éviter de recommencer les mêmes erreurs commises dans le passé,

Tout ça n'a servi à rien contre la morgue, l'arrogance, les mensonges éhontés et la surdité d'une ministre (et de son équipe) en service commandé.

...

Donc, le texte passera.

Tel quel ou presque.

Il ne servira à rien sinon à encombrer les dossiers du conseil d'état et du conseil constitutionnel qui vont en refuser les principales dispositions.

Il ne servira en rien les artistes et leurs droits légitimes.

Il ne permettra pas d'arrêter les téléchargements gratruits et illégaux.

Il ne permettra pas toujours pas  de télécharger en payant raisonnablement ce qu'on a choisi d'acheter.

Il va couter des millions d'euros d'impôts en pure perte, en gaspillage d'argent public qui devrait être utilisé plus rationellement et efficacement, ailleurs et autrement.

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CE TEXTE EST UNE MERDE

A l'image de ceux qui le défendent bêtement sans le connaitre

A l'image de ceux qui le défendent en le connaissant (c'est encore pire).

Et à l'image de ce pouvoir sarkozyste qui prétend réformer alors qu'il saccage, qui prétend défendre x ou y alors qu'il tresse la corde pour les garroter, qui ment (de plus en plus) en prétendant dire la vérité.

Putain, deux ans que ça dure.

Je vous l'avais pourtant dit qu'il ne fallait pas les inviter.

Arf !

Zgur

 

 

 

 
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