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19/11/2007

Des arguments pour claquer la gueule aux anti-grévistes

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Hollywood oui, mais pas la propoagandastaffell ! 

 

Vous en avez marre de la  propagande anti-gréviste qui sévit ces jours-ci dans les medias ?

Vous êtes fatigués d'entendre parler de ces "privilégiés de fonctionnaires" ?

Vous enragez de ne pouvoir en placer une face à la logorrhée antisyndicale régurgitée par vos collègues de travail biberonns à TF1, RTL et aaux  autres ?

Alos voilà quelques arguments bien troussés (et trouvés grâce à SuperNo

 

Anti-grévistes, vos gueules !

Publié le samedi 17 novembre 2007.

La grève des transports pour la défense des retraites donne l’occasion à la droite de vomir sa bile haineuse. Micros et caméras pataugent dans la fange des inepties des anti-grévistes. Il faut répondre aux pires de ces délires.

"C’est une prise d’otages !". Non. Une prise d’otage, c’est si on t ’enferme dans une cave, menotté au mur, cagoulé, et que régulièrement on vient te foutre un pistolet sur la nuque en te menaçant de te buter parce que ta famille ne paye pas. C’est ça, une prise d’otage. Là, il s’agit simplement d’une grève.

"On nous empêche de travailler !". Non. Il n’y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Personne n’est empêché de travailler. Simplement il faut nous démerder tous seuls pour nous déplacer, sans les cheminot-e-s et les traminot-e-s. Au passage, la situation illustre l’absurdité totale de l’aménagement du territoire qui consiste à loger les travailleurs et travailleuses à l’est de Paris et à placer leurs entreprises à l’ouest. Si habitation et travail étaient plus harmonieusement organisés, les transports ne poseraient pas tant de problème.

"Supprimer les régimes spéciaux, c’est une question d’équité". Non. C’est une question de dumping social. L’équité, ce n’est pas aligner sur le pire régime, mais sur ce qu’on peut faire de meilleur pour le plus grand nombre. Et l’équité n’est pas non plus à géométrie variable. Si la préoccupation réelle du gouvernement Sarkozy était l’équité, il instaurerait un salaire unique. Puisque tou-te-s les travailleurs/euses sont sensés cotiser le même temps pour leur retraite, pourquoi donc ont-ils et elles des salaires différents ?! Voilà pour le coup qui est bien inéquitable ! Allez, hop, tout le monde aligné sur le salaire moyen (1903 euros par mois en 2005), y compris le président de la République qui vient de se tripler son salaire pour gagner 10 fois ce salaire moyen !

"La mondialisation oblige à supprimer les régimes spéciaux". Non. Ceux et celles qui pensent ça sont donc prêt-e-s immédiatement à toucher un salaire chinois ou indien, puisqu’"avec la mondialisation on n’a pas le choix" ? Bonne nouvelle pour leurs collègues qui vont pouvoir se partager la différence ! La mondialisation n’est qu’un prétexte pour cacher des choix purement idéologiques.

"Avec l’allongement de la vie, il faut bien travailler plus longtemps". Non. La productivité augmente plus vite que l’espérance de vie. Donc la richesse existe pour financer largement cet allongement de l’espérance de vie. Simplement il y a un choix politique idéologique : laisser les capitalistes, les actionnaires, les possédants, accaparer cette richesse supplémentaire au lieu de la distribuer à ceux et celles qui ont contribué à la produire.

"C’était une promesse de campagne, être contre est anti-démocratique". Non. La démocratie, ce n’est pas tout est à prendre ou à laisser. La démocratie, c’est l’élaboration collective du fonctionnement de la société. Il n’y a pas de débat sur cette question, mais un passage en force du fait d’une lubie d’un seul homme. La démocratie, ce n’est pas un chèque en blanc.

"L’opinion publique est contre cette grève, les sondages le prouvent". Non. Un sondage n’a jamais rien prouvé. Tout dépend de la manière dont on pose la question. Demandons si vous pensez normal de travailler plus pour gagner moins. 99% de Non ! Donc 99% de gens contre la contre-réforme des retraites de Sarkozy.

Alors les anti-grévistes, vos gueules ! Arrêtez vos arguments de pilier de comptoir sans logique. Faites-vous greffer des neurones ! Et soutenez plutôt ceux et celles qui sont en train de se battre pour le droit à la retraite de tous et toutes.

Car il faut être soit complètement stupide, soit totalement malhonnète pour imaginer que le gouvernement Sarkozy s’arrêtera aux régimes spéciaux. C’est l’ensemble du régime de retraite par répartition qu’il veut détruire pour faire plaisir aux actionnaires des assurances privées. Dès qu’il en aura fini avec les régimes spéciaux, c’est le régime général qui passera à la moulinette de l’allongement de la durée de cotisation (encore !) et de la réduction des pensions (encore et toujours !). Alors bien sûr que c’est chiant, crevant, exaspérant de devoir se débrouiller sans les transports en commun pour se déplacer. Mais les responsables, ce sont les saboteurs des retraites : Sarkozy, Fillon et Bertrand.

Battons-nous maintenant si nous ne voulons pas bosser jusqu’à ce que mort s’en suive !

AL 93

http://libertaires93.over-blog.com

Repris là : http://al.lyon.free.fr/spip.php?article35

 

"Mais c'est une grêve politique !"

Comme si les choix et les manières de faire du gouvernement et de sa majorité ne l'étaient pas. 

Et les privilégiés ne sont pas là où les mêmes veulent nous le faire croire. 

Arf!

Zgur

Commentaires

Scandalisé par certains journalistes ou hommes politiques qui ont l’outrecuidance d’invoquer les professions difficiles du secteur privé pour critiquer la grève .

En 1993, personne n’a protesté contre l’application inique et sadique des 40 années de cotisations à ces professions penibles. Ah les conseillers de Balladur ! Ah les benêts iniques ! Ah les ennemis de la Republique ! Ah la gauche pipo ! Ah Jospin ! Ah Valls ! Ah Dray ! ...des renovateurs, tu parles !

Parfois fils et filles d’ouvriers en plus et incapables de reformer les durées de cotisations appliquées aux professions penibles

Ah le Blondel qui s’est reveillé qu’en 1995 !

Ce sont la droite conservatrice ( 1993/1995) puis la gauche qui ont trahi les professions penibles du privé , maçons, les ouvriers, les salariés agricoles .

Aujourd’hui on voit des politiques, des journalistes et des comités anti greves invoquer l’equité et brandir les exemples des femmes de menages, des maçons, livreurs , ouvriers du secteur privé.

Et bien qu’ils poussent leur interêt soudain pour ces professions jusqu’à enteriner le fait qu’un journaliste, un cadre bancaire, un agent immobilier ne doit pas avoir la même durée de cotisation qu’un manoeuvre, un ouvrier en revêtemenst routiers et qu’ils demandent l’abrogation partielle de la loi inique de 1993 du gouvernement Balladur soutenu de fait par la suite par la gauche comique et par des dirigeants syndicaux charlatans

J’appelle à l’abrogation partielle du regime general de retraite pour tenir compte de l’esperance de vie et de la penibilité et ainsi de ramener à 36 annuités la durée de cotisation de ces professions ( Maçons, ouvriers BTP, femmes de menages , salariés agricoles).

Chiche l’equité Monsieur Bertrand, chiche les anti greves

Tout le monde n’est pas envieux . Si l’ouvrier EDF qui monte sur les poteaux electriques garde sa durée de cotisation en faisant greve et en provoquant une remise à plat des durées de cotisations des professions penibles evidentes du secteur privé , ce sera tant mieux !

Les categories bernées en 1993/1994 ne doivent pas être instrumentalisées par les auteurs de l’arnaque . Que vont faire les syndicats cette fois ? Vont ils encore oublier les professions difficiles du secteur privé qui ne peuvent faire greve !

Posons le debat de ces professions oubliées et on verra après où se situe vraiment l’egoisme !

Forza Juventus

Écrit par : Forza juventus | 19/11/2007

Oh les slogans desmanifestants anti greve ''Equité , equité , equité ..''et moi , et moi, et moi ''


Parce que d'apres vous la loi de retraite balladur en 93/94 etait juste, equitable ?

Tout le monde sait que les conseillers de Balladur ont fait une oeuvre ultra reactionnaire, anti ouvriers ..........d'autant plus facilement que les ouvriers du privé ne pouvaient faire grêve ,manifester.

Le regime general de retraite est un travail de gougnafiers, de benêts scribouillards incultes iniques qui connaissent rien à la vie et qui sont à gifler !


Ils etaient où en 1994 , tous ces champion de l'equité d'aujourd'hui ?

on a compris , c'est chacun pour soi.

ne comptez pas sur les ouvriers et les enfants de ces ouvriers bernés en 93/94 et abandonnés par la droite , la gauche et les dirigeants syndicaux ..pour participer à vos manifestations anti greve !

on a compris , c'est chacun pour soi. Inutile de vouloir instrumentaliser des categories apres les avoir ecrasées

Juste une dernier question aux anti greve .

êtes vous prêts au nom de l'equité à cotiser 42 ans pour notamment en partie permettre un retour à 36 annuités pour ces professions difficiles du privé ( , maçons, salariés agricoles,ouvriers de l'industrie, livreur, femmes de menages) que vous brandissez comme exemple dans vos argumentations anti ouvrier EDF , ouvrier SNCF.???

Écrit par : Forza Juventus | 19/11/2007

de tout coeur avec vous c petit bourge n'utilise pas le métro pour sortir de chez eux ils prennes l'eurent grosse limousine. niveler par le haut les avantages que vers le bas c la devise la plus intelligente les salariés devraient réagir mai malheureusement ils sont instrumentalisés par des journal-eux de droites qui dépasse les 20.000euro par moi alors forcement ils préfère la politique de sarko qui les allèges de 15 milliard sur l'eurent impôts

Écrit par : malot | 19/11/2007

Crever les pneus pour faire chier les non grévistes,ce n'est pas démocratique;l'équité c'est le salaire en fonction des responsabilités et de la pénibilité.Bloquer les villes,la vie des gens,atteinte à la liberté d'aller et venir est une forme de prise d'otage en effet,tout en ayant guère l'audace d'aller braver la loi pour se faire entendre;c'est plus "légal" d'entraver la vie des concitoyens pensez donc! les syndicats ne prennent pas de risques!!lol!! c'est quoi la démocratie? lorsque les fonctionnaires obtiennent par la force gain de cause? arrivisme plutôt!! j'espère que ce monopole prendra fin très bientôt." La démocratie,ce n'est pas un chèque en blanc",je suis bien d'accord,c'est pour ça que les cheminots devraient reprendre le boulot.
Faire payer les innocents,tels sont les actes des lâches.

Écrit par : guy | 19/11/2007

Otage :
- selon le wiktionnaire : "Personnes prises pour faire pression sur quelqu'un, sur un groupe voire sur un État, afin d'obtenir quelque chose d'eux"
- selon le ditionnaire "ATILF" : "Personne (ou ensemble de personnes) qui dépend de quelqu'un d'autre."

Ces grèves sont précisément destinées à faire pression sur l'Etat, en bloquant ou ralentissant l'activité économique. Par ailleurs, l'avantage que vous souhaitez retirer de cette grève concernent uniquement les cheminots. Il n'y a aucun altruisme là-dedans. Vous défendez vos intérêts, point barre. En bloquant les autres.

Les usagers sont bien des otages de cette situation. On doit aller bosser, faire nos courses, sortir, et pour ca on doit utiliser les transports en communs, c'est comme ca, il n'y a pas d'alternative. La ville et la vie s'est construite autour de ses moyens de transports. C'est un élément fondamental de nos villes modernes.

En l'occurence ces grèves nous empêchent précisément d'aller bosser : le peu de rames qui restent sont bondées, on ne peut pas les prendre. Et je ne vais pas aller au boulot à pied non plus.

Donc, je persiste : nous sommes les otages de votre mouvement.

Écrit par : guz | 19/11/2007

@ Forza Juventus

D'accord avec vous.
Et c'est vrai que certains bénéficient du système de base commun de retraite par répartition bien plus que d'autres (les cadres notamment) car leur espérénce de vie est plus élevée que celle des professions pénibles (maçons, ouvriers, etc.)
Mais il ne s'agit pas seulement d'un problème de cotisation ou de durée de cotisation.
C'est avant tout une question politique d'organisation de la société, les exemptions de charches (18 milliards d'euros par an) sont bien au dessus des quelques 200 millions de gains potentiels espérés par al réformes des régimes spéciaux.

@ Guz
Tant qu'à parler des définition du mot otage dans ATLIF, il faut aller jusqu'au bout et ne pas se contanter de ce qui vous arrrange.
Alors voilà :

OTAGE, subst. masc.
A. −Personne livrée ou reçue en garantie d'un accord, d'un traité. Servir d'otage. "La paix serait faite sous la condition que la ville livrerait deux cents otages au choix du comte" (Barante, Hist. ducs Bourg., t.1, 1821-24, p.220). François Ier accepta le traité de Madrid, donnant ses deux fils en otage à son ennemi (Bainville, Hist. Fr., t.1, 1924, p.150).
− P. anal., rare
‣Ville livrée ou reçue en garantie d'un accord, d'un traité. Les ennemis se firent donner des villes en otage (Ac.).
‣Chose livrée ou reçue en garantie d'un accord, d'un traité. V. blouser1 ex. 1.

B. −P. ext.
1. Personne dont on s'est emparé et qui est utilisée comme moyen de pression, de chantage. (Faire) fusiller un otage; hold-up avec prise d'otages.
"On m'avait menacé, à cause de mon nom, d'arrêter mes parents comme otages, si je tentais de m'en aller à Versailles "(Villiers de L'I.-A., Corresp., 1871, p.167).
"Les Boches (...) ont encore pris dix otages, à cause d'un train qui a sauté dans le voisinage" (Triolet, Prem. accroc, 1945, p.357). V. exécution ex. 6:

1. "... les notables sont tenus pour otages. Si l'on touche au moindre cheveu d'un soldat prussien (...), c'est M. le notaire, c'est M. le docteur, c'est M. le gros propriétaire qui seront collés au mur." Barrès, Colline insp., 1913, p.296.

2. Personne (ou ensemble de personnes) qui dépend de quelqu'un d'autre.
"Les Églises (...) sont partout devenues les alliées et les otages des puissances d'argent! " (Martin du G., Thib., Été 14, 1936, p.690):

2. "Avant le déjeuner, mes oncles l'emmenèrent à Marly. Il saluait les prêtres, les religieuses, les monuments aux morts, et toute la bourgeoisie de Marly, aux fenêtres, regardait avec considération cet otage du monde que promenaient les Dubardeau." Giraudoux, Bella, 1926, p.177.

http://www.cnrtl.fr/lexicographie/otage?


On est quand même bien loin des "usagers" qui sont génés pour aller travailler.

Et en élargissant le tableau, pourquoi sont ils génés ?
Parce qu'il sont obligés d'habiter loin de leur lieu de travail.

Et en élargissant aussi le tableau du coté des raisons de la grève, parce que le gouvernement a voulu aller au clash pour des raisons de tactique politicienne.
Parce qu'il a voulou imposer ses décisions prises a priori avant toute discussion/négociation (comme pour la réforme de la carte judiciaire)
Parce que nous avons un parlement croupion, simple chambre d'enregistrement des projets faits dans les cabinets ministériels.
Etc. etc.

Continuez donc à creuser les pourquoi des pourquoi et vous verrez que ce n'est pas aussi simple que vous le croyez.

Zgur

Écrit par : Zgur | 19/11/2007

je copie l'article et fais passer, en citant la source.
merci!!!

Écrit par : fanny | 19/11/2007

"Mais c'est une grêve politique !"

Et ça, c'est de la chansonnette ? :

Le Monde (article du 17.11.07) : "Le conflit perdure, et l'Elysée change de stratégie, tout en encourageant le ministre du travail, Xavier Bertrand, à "poursuivre ses efforts" en vue d'aboutir à une négociation. Nicolas Sarkozy a prévenu ses conseillers en fin de semaine : il souhaite désormais entrer"dans une deuxième phase" de la gestion de la grève dans les transports publics, alors que celleci est en passe de se prolonger au-delà du week-end malgré une mobilisation en baisse."La semaine prochaine, on fera de la politique et de l'idéologie", a déclaré jeudi 15 novembre le président de la République devant l'état-major de l'UMP, à Paris."

Parallèlement, M. Sarkozy encourage toutes les initiatives destinées à faciliter la vie quotidienne des usagers des transports en commun, notamment en Ile-de-France. Les maires UMP réunis jeudi 15 novembre au siège du parti ont été incités à multiplier les signes envers le public. Des bus de substitution, des centrales de covoiturage devraient voir le jour dès ce week-end. Il leur a été conseillé d'allonger les horaires d'ouverture des services municipaux, tels que les crèches [...]"

La distribution des tracts expliquant la réforme et stigmatisant "l'immobilisme" va s'amplifier. L'objectif est double, à quatre mois des municipales : présenter l'UMP comme un parti de bienfaisance dans les villes qu'elle gère, et prendre le Parti socialiste, favorable à l'alignement des régimes spéciaux sur le régime général, "au piège de ses contradictions". [...]"

Écrit par : Françoise | 19/11/2007

Merci Françoise

Ce n'est pas de la politique, c'est de la "bienfaisance" ;0D

Le grand retour des dames patronnesses!

Arf!

Zgur

Écrit par : Zgur | 19/11/2007

Que voulez-vous mon Cher Zgur, même au XXIe siècle, on peut bien avoir encore ses bons pauvres (riches) et ses bonnes œuvres.

Écrit par : Françoise | 19/11/2007

Hello,

Excellent article. J'en avais rédigé un du même genre, mais où le paragraphe sur le rapport productivité-espérance de vie était absent, lors de la 1ère grève de l'automne. Si cela te dit il est intitulé "polémique (victor)". Sinon, je suis effaré de voir comment les médias - du moins la quasi totalité des médias - reprend comme un seul homme les arguments du gouvernement et comment les français, la majorité de ceux qui sont sondés en tous les cas, suit le mouvement. Et je ne parle même pas ici de nombreux bloggeurs, pourtant d'habitude plutôt modérés dans leurs propos. Cette France commence sérieusement à me gonfler, voir à me faire peur.
Une dernière chose, le site d'info "rue89.com" a, il y a de cela quelques jours, publié un article d'un professeur d'une université allemande. Il y démontait de manière fort judicieuse m'a t'il semblé les arguments économiques et sociologiques de notre gouvernement et de ses séides. A lire.
Sur ce, @ + cher Zgur.

Écrit par : krissolo | 19/11/2007

Merci Krissolo

L'interview de l'économiste Arnaud Lechevalier, de l'Université de la Viadrina(Frankfort), en Allemagne dans Rue89 est effectivement très intéressante, je l'avais mis de coté.

Extraits :

"En réalité, il n’est pas équitable que tous les travailleurs cotisent le même nombre d’années car il faut prendre en compte les conditions particulières d’exercice de certaines professions."

"le gouvernement semble appeler de ses vœux une épreuve de force, et Nicolas Sarkozy vouloir montrer à son électorat qu’il ne cédera pas sur les principes. Si l’épreuve de force dure, on risque d’aboutir à un compromis où formellement la durée de cotisation sera de 40 ans, mais où par le jeu de bonifications ou de dispositifs particuliers, l’allongement de la durée effective d’activité pourraient être un peu moindre, tout au moins pour certains métiers « sensibles » relevant des régimes spéciaux. Une fois encore, le débat sur les retraites, sera passé à côté des questions essentielles"

"il est important de conserver des régimes publics très importants car ils sont seuls à mêmes de mutualiser les « chocs » à venir à l’échelle de la collectivité nationale toute entière et parce qu’ils permettent de multiples arbitrages politiques (entre générations comme entre catégories sociales) ; arbitrages que les retraites privées, reposant sur l’épargne, confient aux marchés financiers… "

"A terme, la question est donc de savoir quelle part de leurs revenus les citoyens veulent consacrer à terme aux retraites versées par les régimes publics, en d’autres termes quelle part de leur revenu ils souhaitent voir socialisée (soumis à des mécanismes de redistribution collectifs). C’est l’arbitrage central, qui devrait être explicitement posé et qui en recouvre un autre : celui du partage souhaitable à l’avenir des gains d’espérance de vie. Veut-on les voir affectés à une augmentation de la durée d’activité ou à une augmentation de la durée de retraite, et dans quelles proportions ?
Les questions ne sont jamais publiquement posées en ces termes, et pourtant la réforme Fillon a tranché : 2/3 des gains d’espérance de vie doivent se traduire par une augmentation de la durée de l’activité. "

Source là: http://www.rue89.com/2007/11/14/les-mauvais-calculs-de-la-reforme-des-retraites

Écrit par : Zgur | 19/11/2007

Un document PDF à lire sur "La casse du Code du travail" :

http://storage.canalblog.com/12/62/234095/19243097.pdf

Si vous n'aimez pas en PDF on le trouve aussi ici:

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2007/11/19/87-demolition-acceleree-du-droit-du-travail-democratie-en-danger

Écrit par : Françoise | 19/11/2007

Rien ne vaut une bonne vieille manif de droite mais si la réalité dépasse la fiction!!!!
Que fait Sarko en plein mouvement social?
Il règle lui-même l'affaire comme avec les pécheurs?
Non:
Il décore, mercredi, François Fillon de la Grand Croix de l'Ordre National du Mérite!!
(source http://www.elysee.fr/actualites/index.php?mode=agenda&lang=fr&month=11&year=2007&day=21&cyear=2007&cmonth=11)
Après l'annonce de son divorce un jour de grève,
les 172% d'augmentation et ça...

L'hyperomniprésident ou le culte de l'arrogance?

Écrit par : skalpa | 19/11/2007

un argumentaire d'utilité (ré)publique -

Écrit par : tgb | 20/11/2007

Sur les arguments pour "claquer" (je n'avais pas eu le sentiment d'agresser les gens en exprimant ma pensée... mais bon, pourquoi pas ?) les antigrévistes, un me plait : le premier. Le mot 'otage'...

Je suis de ceux qui pensent que les mots ont un sens. Employer de manière assez hontueuse et au final dangereuse des termes tels que "raffle", "SS", "fasciste", et accolés des symboles telles la croix gammée ou d'autre magnificité de ce genre sur des élus UMP ou socialiste, cela me révolte et me fait vraiment froid dans le dos.
Quelque part, je suis obligé de reconnaitre que le terme "otage" est largement sur-utilisé. Un otage, ce n'est pas ça.

Quand bien même certaines connaissances risquent de se voir mis en chomage technique de leurs petites PME pour cause d'arrêt de production, quand bien même reconnaitre que certains subissent plus que de menus désagréments en ce moment, ce ne soit pas non plus un acte de guerre vis à vis de personnes qui défendent ceux qu'il croient juste. Et rien de choquant à défendre ses positions.

Seulement, le respect de antigrévistes vis à vis des grévistes, et vice versa, cela me semblerait quelque chose d'important, qui serait sans doute au final plus efficace, pour l'ensemble de la société, que de vouloir "claquer" l'autre "camps".
On parle souvent de l'opposition qui est crée par certains entre les deux camps. Il ne faudrait pas le creuser...

Bonne journée

Écrit par : Falconhill | 22/11/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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